‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 51 sur 639 · ti · texte numérisé non relu

ti

11 résulte du tableau comparatif que nous venons de publier que, de 1896 à 1901, les villes dont les noms suivent ont vu baisser leur population de :

Caen 830 liah

Angoulêrae 72i —

Besancon 2.744 -

Toulouse 1.316 —

Saint -Etienne 1.300 —

Lille 840 —

Lyon 13.622 —

Le Crcusot 1.216 —

C'est naturellement Paris qui détient le record de l'augmentation de la population avec 148,604 habitants en plus; immédiatement après vient Marseille avec un accrois sèment de 47,428 âmes. Pendant la période de cinq années qui vient de s'écouler, Dunkerque n'a pas réussi à gagner plus de 33 habitants.

La population présente en France le 24 mars 1901 s'élève à 38,641,333 personnes, alors que le 29 mars 1896, — date du précédent dénombrement — elle n'était que de 38,228,969 personnes. L'augmentation, pendant la dernière période de cinq années, est donc de 412,364 individus; elle n'avait été que de 133,819 pendant la période précédente (1891-1896).

Le résultat est encore plus frappant si, comme le fait aujourd'hui la Revue générale d'adminislratioti on le compare à la période de dix années 1886-1896. Pendant ces dix ans l'augmentation de la population n'avait été que de 299.072 personnes; l'augmentation de la seule période quinquennale 1896-1901 lui est donc supérieure de plus d'un tiers, et l'on ne peut (]u'envisager avec satisfaction la marche ascensionnelle que semble suivre le mouvement de la population française.

Comme on l'avait déjà constaté en 1896, ce sont les centres urbains qui ont surtout

RECE

bénéficié d'un accroissement de population.

Paris, par exemple, a aujourJ hui 148.604 liabitants de plus qu'en 1896, .Marseille 47,428, Nice 18,853, le Havre 11.067, Brest 9,524, Limoges 7,130, Boulogne-sur-Seine 7,080, .\ngers 6,694. Nantes 6^584, Asnières 6,573, Toulon 6.511, Nancy 6,315, Nîmes 6,045, Tourcoing 3,739, Cannes 5,560, Saint-Denis 5.491, Renues 5,241, Levallois-Perret 5,236, Clicliy 5,088, etc.

Mais les augmentations portent sur 28 départements seulement. Les diminutions au contraire s'étendent sur 59, et principalement sur les communes rurales.

Il y a parfois diminution dans l'ensemble du département, lors même que la population des villes ou centres industriels de ces mêmes départements s'est accrue.

Allemagne. — Le recensement a été opéré dans tout l'empire allemand, le l" décembre 1900.

Le chiffre total de la population est de 56.345,014 personnes qui se décompose ainsi : 27,731.067 du sexe masculin et 28,613,947 du sexe féminin.

Dans ce total, la Prusse seule figure pour 34 millions et demi, la Qavière pour 6.200,000, le royaume de Saxe pour 4.200,000, le Wurtemberg pour 2,300,000 habitants.

Le précédent recensement de 1895 accusait 52,279,901 personnes. Dans ces cinq dernières années la population de l'empire a donc augmenté de plus de 4 millions, soit 7,78 pour cent.

Le chiffre du premier recensement, celui de 1871, était de 41.058,792. L'empire allemand, depuis qu'il existe, a donc vu sa population s'augmenter de 15.286,222 personnes, soit une proportion de 37,22 pour cent.

A kace-Loi raine. — Recensement du 1" décembre 1900.

La population de l'.Msace- Lorraine a augmenté de 76,465 personnes depuis le dernier recensement de 189 ■.

La population s'élève actuellement à 1,717,561 habitants; elle était en 1895 de 1,640,986 habitants.

La Basse-Alsace s'est augmentées de 19,559 habitants, la Haute-Alsace de 17,475, et la Lorraine de 39,231 habitants.

La Lorraine doit cette accroissement important au développement peut-être exagéré de son industrie minière et métallurgique.

Les grandes villes ont bénéficié d'une augmentation constante et plus importante que celle des campagnes.

Strasbourg compte 150.268 habitants, contre 133,608 eu 18;i5 (augmentation, 14,660).

Metz accuse 58,466 habitants, contre 59,722 en 1895; mais cette diminution n'est qu'apparente, car elle porte exclusivement sur des effectifs militaires qui. depuis 1898, ont été transférés dans des casernes suburbaines (environ 9,000 habitants^

Colmar : 36,8ii0 habitants contre 26,000 en 1895. L'augmentation porte partiellement sur 3,160 soldats nouvellement arrivés.

Mulhouse : 83,463 habitants, contre 82,186 en 1S95.

Guebwiller ; 13.200 habitants, contre 12,439 en 1893.

Saverne : 8,496 habitants, contre 8,321 en

Sarrebourg : 9,108 habitants, dont 3,090 civils et 4,033 militaires. En 1870, la population était de 2,249 habitants.

Thionville : 10,017 habitants, dont 2,200 militaires. La partie principale de la garnison (4.000 habitants) est à Bassse-Yutz.

Sarreguemiiies : 14,673 habitants, contre 13,000 en 1895.

RECE

Morhange : 7,081 habitants, dont 4,519 militaires.

Ani/lelerre. — Les résultats complets du recensement anghis ne sont pas encore connus et ceux rnèmc que l'on a maintenant ne sont pas absolument définitifs. Il s'en dégage en tout cas cette conclusion que la population des campagnes diminue au prolit de celle des villes.

Le comté de Londres qui avait 4,228,317 habitants en 1898 en a aujourd'hui 4,536,034.

Le fait est tros frappant pour certaines villes maritimes. Plvmouth passe de 88,926 à 107,309, Portsmoutli de 139,270 à 189,160. De même pour certains centres houilliers : Cardiff passe de 128,915 à 163,844. Salford, Leicefter et Newcastle dépassent 200,000 habitants.

Le mouvement de la population du comté de Londres a été le suivant :

En iSSl 3.815.S44 hab.

ISil 4.211.743 —

Il semble que le centre de Londres se dépeuple au profit des nombreux faubourgs.

Afrique du Sud. — On vient de publier le rapport officiel de M. Charmanne. consul général de la Belgique à Durban. M. Charmanne évalue la population blanche de la future confédération sud-africaine, y compris la colonie du Cap. le Transvaal, l'Orange, le Natal, la Rhodésie, le Basulolaud et le Bechuanalaud, à 823.0(i0 habitants, dont 393,400 Anglais et 431,600 Hollandais.

La population des deux Etats boers est évaluée à 302,250 habitants, dont 158,000 Hollandais et 144,230 Anglais.

'RECENSER v. a. Faire un recensement :

c'est lui qui a été chargé de recenser la population de votre quartier.

RECENSEUR. EUSE s. Personne chargée de faire un recensement.

♦RECENSION s. f. Philol. Comparaison d'une édition d'un auteur ancien avec les manuscrits : le texte de cet écrivain grec a été établi d'aiirès It^s plus favanies receiuions. — Texte revu et édité par un critique : la recension d'Homère jar Aristarque.

* RÉCENT. ENTE adj . latin recens) . Nouveau, nouvellement fait, nouvellement arrivé ; un événement récent. — I.a mémoire ex est enxûre TOUTE RÉCENTE, SB dit 611 pariant de choses qui sont arrivées il n'y a pas longtemps. — Avoir la mémoire récente de quelque chose, s'en ressouvenir comme d'une chose nouvellement arrivée.

' RECEPAGE s. m. [re-se-pa-je] (rad. fr. cep). Action de receper, ou résultat de cette action.

" RECEPEE s. f. La partie d'un bois cpi'on a recepée : le rendez-vous de chasse était à la recepée.

' RECEPER v. a. Tailler une vigne jusqu'au pied en coupant tous les sarments : il a fallu receper les vignes. — Se dit aussi en parlant des arbres et arbustes qu'on coupe par le pied, afin qu'ils poussent mieux : receper des bois taillis. — Se dit également en parlant des pieux, des pilotis^que l'on coupe sous l'eau et à fleur du sol : machine à receper.

' RÉCÉPISSÉ s. m. (lat. récépissé, inf. passé de reci'/.ece, recevoir!. Ecrit par lequel on reconnaît avoir reçu des papiers, des pièces, etc. : je lui donnerai, je lui communiquerai ces pièces sous ou sur un bon récépissé.

• RÉCEPTACLE s. m. [rè-si-pla-kle](lat. receplaculum\. Lieu où se rai-emblent plusieurs choses de divers endroits. Se prend ordinairement en mauvaise part : c'est le réce/U'icle de foutes les ordures, de toutes les immondices de la ville, de la maison. — Se dit aussi en

RECE

parlant des personnes : celle maison, celle caoerne esl le réceptacle des gunix. des filous, des voleurs, etc. — Archit. hydrau!. Bassin destiné à rassembler des eaux; qui y sont amenées de plusieurs endroits par divers conduits. — Bot. Fond du calice d'une fleur, au milieu duquel est fixé l'ovaire : étamines insérées sur le réceptacle. On le dit aussi quelquefois du pfacenta. (Voy. Placenta.)

RÉCEPTEUR s. m. (rad. lat. reci ère, recevoir). Récipient dans lequel se déversent des eaux surabondantes. ^ Appareil télégraphique qui reçoit les dépêches.

RÉCEPTIF, IVE adj. Se dit des organes susceptibles de recevoir l'expression des objets extérieurs.

• RÉCEPTION s. f. [ré-sèp-si-on] (lat. réceptic). Action par laquelle on reçoit. En ce sens, ne se dit guère que de certaines choses, comme lettres, paquets, ballots, etc. : la réception d'un paquet, d'une lettre. — Palais. Réceptiox de caution, acte par lequel on est reçu, accepté comme caution de quelqu'un.

— Accueil, manière de recevoir; et alors ne se dit que des personnes : faire une t,onnc réception, une tnauvaise réception àqw Iqu'un.

— Action de recevoir plusieurs visites à la fois, avec une espèce de cérémonial : c'est demain jour de réception. — Cérémonie par laquelle quelqu'un est reçu dans une compagnie, ou installé dans une charge : le jour de sa réception au conseil d'Etat, à la cour de cassation.

• RECERCLER v. a. Cercler de nouveau, on mettre de nouveaux cercles : rccercler une cuve.

• RECETTE s. f. Ce qui est reçu en argent ou autrement : la recette et la dépense. — Forcer en recette, augmenter, à la charge du comptable, la recette qu'il accuse. — .action et fonction de recevoir, de recouvrer ce qui est dû, soit en deniers, soit en denrées : faire la recette d'une terre, hi recette des r- ntes de quelqu'un. — Bureau où l'on reçoit les deniers : il a été ordonné que les deniers .«ernvnt portés à la recette générnle. — Composition de certains remèdes ou médicaments : une bonne recette pour tu fièvre. — Ecrit qui indique la manière de faire cette composition : donnez-nvii la recelte 'le ce remède. — Se dit, dans les deux acceptions, de certaines méthodes, de certains procédés, dont on se sert dans les arts, dans l'économie domestique, etc. : une recette pour conserver des fruits. — Se dit, fig. et fara., de la méthode de se conduire eu affaires, dans le monde : cet homme-là n'entend rien en affaires, je ne veux point de ses recettes, je ne prendrai point de ses recettes. — Finances. Partie du budget qui prévoit les sources et la quantité du revenu public.

• RECEVABILITÉ s. f. Procéd. Qualité de ce qui est recevable : la cour statue sur la recevabdité de la demande en revision.

' RECEVABLE adj. Admissible, qui peut être admis, qui doit être reçu : fournir des marchandises bo)ines et recevaOles. — Palais. Il a été déclaré non recevable dans sa i>e- M-iNDE, sa demande a été rejetée par des fins de non-recevùir.

• RECEVEUR, EUSE s. Celui, celle qui a charge de faire une recette, soit en deniers, soit en denrées : la receveusi- de billets, dans un spectacle. — «.v Typogr. Ouraer qui reçoit les feuilles après l'impression. — La législation concernant les receveurs de l'Etat, des communes et des établissements pubHas a été résumée au mot Comptable.

• RECEVOIR V. a. (lat. recipere) Je reçois, lu rcCoi>, il reçriit; nous recevons, vous recevez, ils reçoivent. Je recevais. Je reçus. Tai reçu. Je recevrai. Je recèlerais. Reçois, recevez.. Que je reçoive. Queje reçdsse. Recevant. Heçu.Acai-

RECE

RECH

1er prendre ce qui est donné, ce qui est i chien dans cn jeu de quilles, lui faire un présenté, ce qui est olfeil sans qu'il soiL dû : très mauvais accueil. — Etre reçu chez quelrecevoir un don, un présent. Kn ce sens, il guuN, êlre admis dans sa société : il eut reçu

s'emploie aussi absoL : c'est un homme qui aime à recevoir. On dit proverbial.. Il vaut MIEUX DONNEB QUE RECEVOIR. — Toucher cequi est dû. cn être payé : rece%mr le revenu d'une terre, le prix d'un loyer, le salaire d'une peine, le prix d'un travail, les émoluments d'une place. — Se dit é?alement en parlant de tout ce qui est délivré, fourni procuré à quelqu'un : les sold'its ont reçu des vivres pour trois jours. — Se dit particul. en parlant des choses qui sont envoyées ou adressées a quelqu'un, lorsqu'elles sont remises entre ses mains, lorsqu'elles parviennent jusqu'à lui : recevoir une injonction, un ordre, des ordres. Celte phrase se dit quelquefois en parlant d'ordres qui sont donnés de vive voix : la dernière fois que fai vu le ministre, j'en ai reçu l'ordre de... — Se dit, dans un sens analogue en parlant des personnes : recevoir un messa'jer. un courrier, un parlementaire, un ambassadeur, des députés. — Se dit souvent en parlant des biens qui arrivent, des choses

?[ui sont données, accordées, comme grâce, aveur, récompense, etc., soit par Dieu, soit par les hommes : recevoir des grâces de Dieu, des grâces d'en haut. — Fig. Recevoir le bâton DE MARÉCHAL DE FRANCE, LE CHAPEAU DE

CARDINAL, LA CROIX d'honnedr, être nommé maréchal de France, cardinal, membre de la Légion d'honneur. Se dit de même en parlant des maux qui arrivent, de ce qu'on subit, de ce qu'on éprouve de fâcheux, soit par hasard, soit par la volonté d'autrui : recevoir une tuile sur la tête, un seau d'eau sur le corps. — Se dit encore, tant au sens physique qu'au sens moral, en parlant des impressions, des modifications, etc., qu'une chose subit éprouve : la terre reçoit les influences du ciel; le miroir reçoit les imuyes des objets. - On dii dans une acception analogue. Recevoir un NOM, une dénomination, etc. — Se dit aussi en parlant de ce qui est transmis, communiqué, de ce dont on fait part : recevoir une bonne., une mauvaise éducation. — Se dit, dans ce sens, en parlant des sacrements ; recevoir le bapli'me. — Ce malade a reçu tous ses sacrements, les sacrements de la pénitence, de l'eucharistie et de l'extrême-oncliou lui ont été administrés depuis sa maladie, parce qu'il parait être en dan^-er de mourir. — Tirer, emprunter, faire venir de : cette maison ne reçoit ses jours que de la rue. — Se dit en outre des choses qui servent à recueillir, à contenir celles qui viennent y aboutir, qui viennent s'y rendre: une gouttière qui reçoit toutes les eaux d'un toit. — Se dit également des peisonnes et signifie, retenir : enpassant il m' a jeté ce paquet, je l'ai reçu dans mon cha peau. — Se dit aussi en parlant de certaines paroles ou de certains écrits qui sont donnés pour servir d'a-surance, de gage, etc. : j'ai reçu sa parole qu'il n'en ferait rien. — Se dit aussi en parlant de ce qui est confié : recevoir de l'argent en dépôt. — Fig. Recevoir LES derniers soupirs DE QUELQU'UN, 1 assistera sa mort. Guerre. Recevoir le mot d'ordre, prendre le mol d'ordre; ou, dans une autre acception, se faire dire le mot d'ordre pai ceux de qui on a druit de l'exiger : la rondemajor reçoit toujours le mot. — En parlant de certaines choses, sigiifîe agréer, accepter : il en a reçu ta proposition avec joie. — Bien RECEVOIR, mal reckvoir, approuver, désapprouver : cette opinion fut bien reçue dans le pu'jii';.— Accueillir : il m'a reçu à bras ouverts, cordialement, avec de grandes démonstrations de joie. — Il l'a reçu en brave, en homme de CŒUR, se dit d'un homme qui s est préreii lé courageusement à un ennemi qui venait l'attaquer. - Les ennemis ont été reçus a grands COUPS decanon, on a fait sur eux un très grand feu, lorsqu'ils se sont approchés. — Recevoir

dans la meilleure société. — Recevoir visite, RECEVOIR la visite DE QUELQU'UN, être vi-ité j par quelqu'un. — Recevoir des visites, être visité par diverses personnes ; il n'y a pas d'homme qui reçoive plus de visites. — Admettre | chez soi les personnes par qui l'on est visité : pendant le premier mois de son deuil, elle ne recevra pas de visites. On dit dans la même acception : madame une telle ne reçoit pas aujourd'hui. — Donner retraite chez soi : on défendit de recevoir ce proscrit. — Admettre : après un certain temps, on n'est pas reçu à demander les arrérages d'une rente échue. — Procéd. : recevoir quelqu'un à serment. — Fin DE NON-RECEVoiR, exception préalable qui consiste à soutenir que la partie adverse n'est pas recevable dans sa demande : alléguer des fi,7is de non-recevoir. — Se soumettre, délérer à quelque chose, comme à une loi, à une régie, à une vérité reconnue : recevoir une décision avec respect, avec une parfaite soumission. — Recevoir les ordres de quelqu'un, être soumis à sa volonté, à ses ordres : je n'ai point d'ordres a recevoir de lui. — Recevoir les ordres DE quelqu'un, savoir de lui ce qu'on peut faire qui lui soit apréable : je ne manquerai pas de recevoir vos ordres avant que de partir. — Installer dans une charge, dans une dignité, dans un emploi, etc., avec le cérémonial ordinaire : le jour qu'il fut reçu conseiller à la cour de cassation.

RECEY-SUR-OURCE, ch.-l. de cant., arr. et à 28 kil. S.-E. de Châlillon-sur-Seine (Côted'Or); 806 hab.

* RECEZ s. m. [re-sé] (lat. recessus, action de se retirer). Droit public, relatif aux dièles de l'ancien empire d'Allemagne. Acte où, avant qu'une diète se sspare, on recueille et l'on rédige les délibérations qu'elle a prises : recez de l'empire.

* RÉCHAMPIR v. a. (rad. champ). Peint.

Détacher les objets du fond sur lequel on peint, soit en marquant leurs contours, soit par l'opposition des couleurs. On dit aussi, Echampir. — Dor. Reparer avec du blanc de céruse les taches ou bavochures que la couleur jaune destinée à recevoir la dorure a pu faire sur les fonds.

RÉCHAMPISSAGE s. m. Action de réchampir; résullat de cette action.

* RECHANGE s. m. Se dit en parlant de certains objets que l'on tient en réserve pour remplacer, au besoin, d'autres objets semblables. En ce sens, il ne s'emploie jamais qu'avec la préposition de : des armes, des cordages, des rames de rechange ; un mât, un timon, une roue, etc., de rechange. Ou appelle iiiênie quelquefois ces divers objets Des rechanges. — Corps de rechange, parties de certains instruments à vent qu'on change selon les divers tons dans lesquels on veut jouer; une flûte à corps de rechange. — Comm. Droit d'un nouveau change qu'on fait payer par celui qui a tiré une lettre de change, lorsqu'elle a été proteslée '.payer le change et le rechange.

RECHANGER v. a. Changer de nouveau.

* RÉCHAPPÉ, ÉE part, passé de Réchapper. S'emploie subslantiv. dans cette phrase populaire, Un réchappé de la potence, un vaurien, un homme capable des plus mauvaisesactions.

* RÉCHAPPER v. n. Etre délivré, se tirer d'un grand péril • il a une fâcheuse maladie, il n'en réchappera pas. (Fam.)

Malgré ](:^ soins des supp6ts d'Esculape, Da»e genm L't seul dis maui afTii'iii; Sa femme en souffre; ils craignent lotis les deux, Lui qu'il ucn meure, elle qu'il n'en réchappe. Lu Brck.

quelqu'un COMME UN CHIEN, LK recevoir cumme UN j duDs uiie amie à feu.

RECHARGE s. f. Seconde charge de poudre

RECH

* RECHARGEMENT s. m. Action de recharger. Ne se dit guère qu'en parlant de marchandises : frais de rechargement.

' RECHARGER v. a. Charger de nouveau, imposer de nouveau quelque charge : on arechargé ces marchandises sur le même bâtiment. — Charger de nouveau une arme à feu : recharger un canon, un fusil, un pistolet. — Faire une nouvelle attaque, retourner au combat : après avoir plusieurs fois chargé les ennemis sans parvenir à les entamer, il les rechargea encore, et les rompit entièrement. — Donner un ordre encore plus pressant : je vous avais chargé et rechargé de lui dire cela, et cependant vous n'en avez rien fait. En ce sens, il est familier. — Charronn. Recharger un essieu, grossir les bras d'un essieu, usés et atfaiblis par le frottement. — Se recharger v. pr. Reprendre son fardeau, sa charge : aidez-lui à se recharger.

' RECHASSER v. a. Chasser, expulser une seconde fois, de nouveau : il arechasséce valet qu'il avait repris. — Repousser d'un lieu en un autre : on rechassa les ennemis jusque dans leur camp. — Fam. Chasser de nouveau en quelque endroit : c'est un bois où j'ai chassé et rechassé.

' RÉCHAUD s. m. Ustensile de ménage dans lequel on met du feu pour chauffer les mets, et pour d'antres usages : mettre quelque chose sur le réchaud.

* RÉCHAUFFÉ, ÉE part, passé de Réchauffer. Chautfé de nouveau.

Ua diaer rechange ne valul jamais rien, Bdileau.

— Substantiv. Ce diner n'est que du réchauffé. - Cet ouvrage n'est qu'un réchauffé de tel autre, et absul., n'est que du réchauffé, n'est qu'un réchauffé, tout ce qu'il contient a déjà été dit, les pensées n'en sont rien moins que neuves.

* RÉCHAUFFEMENT s. m. Jard. Se dit du

fumier neuf dont on se sert pour réchauffer les couches refroidies : remuer, changer un réihauffement.

♦RÉCHAUFFER v. a. Echauffer, chauffer ce qui était refroidi : faites réihauffer ce potage, ce ragoût. — Prov. et fig. C'est un serpent que j'ai réchauffé dans mon SEIN, c'cst un ingrat qui tourne contre moi les biens, les avantages qu'il a reçus de moi. — Jard. Réchauffer une couche, y mettre du réchauflement, du fumier neuf. — Fig., au sens moral : ses amis s'étaient fort refroidis, mais cette bonne nouvelle les a réchauffés. — Se réchauffer v. pr. Il avait froid, il s'est réchauffé à courir.

* RÉCHAUFFOIR s. m. Fourneau qui sert à réchauffer les plats qu'on apporte d'une cuisine éloignée.

RECHAUSSEMENT s, m. Action de rechausser.

* RECHAUSSER v. a. Chausser de nouveau : rechausser un enfant qui s'était déchaussé. — Rechausser un arbre, remettre de la terre au pied d'un arbre. — Archit. Refaire le pied d'une vieille construction, ou le fortifier avec de nouvelles pierres : rechausser un mur, une terrasse, un pilier. — Se rechausser v. pr. Il ne fait que se déchausser et se rechausser.

* RÉCHE adj. (anc. ail. resche, dur, âpre). Rude au toucher : cette étoffe estréche. - Fig. Cet HOMME est rêche, il est difficile à vivre.

* RECHERCHE s. f. Action de rechercher, perquisition : travailler à la recherche de la vérité — Se dit souvent, surtout au pluriel, des travaux de science et d'érudition, et de leurs résultats : il a fait de grandes recherches, de profondes recherches sur ce point de chronologie. — Examen, perquisition de la vie et des actions de quelqu un : la recherche des

RECH

concussionnaires, des dilnpidtteurs de la fortune pnldiiiue. — Poursuite que l'on fait en vue fie se marier : faire la recherche d'une demoiselle, d'une veuve. — Se dit en outre du soin, de l'art, du i-afflnement qu'on met dans certaines choses; et il emporte assez ordinairement une idée de blâme : il y a de la recherche dans sa parure, dans ses meubles, dans ses repas. — Enquête judiciaire : on ne fit aucune recherche sur sa mort. — Couvreur et Paveur. Réparation que l'on fait en remettant des tuiles, des ardoises ou des pavés aux endroits où il en manque: il suffira de faire tine recherche à ce pavé, à cette couverture. — Eaux et Forêts. Opéiation par laifuelle on s'assure des arbres qui manquent et qui doivent être remplacés. — La recherche de la paternité es' interdite; au contraire, la recherche de la maternité est admise en principe. (Yoy. les mots .Matkrmté et Paternité.)

* RECHERCHÉ, ÉE part, passé deRECHERCHER.

— On trouve d.\ns ce livre des choses bien recheucuées, des passages bien recherchés, on y trouve des matières, des questions curieuses, soigneusement examinées, des citations peu communes, etc. Ces expressions vieillissent. — Adjeiitiv. Se dit des choses où le travail et l'art se font trop sentir, qui manquent de naturel, où il y a de laffeclation : parure recherchée. On dit de même.

Une PERSONNE RECHERCHÉE DANS SA PARURE, DANS SES EXPRESSIONS. — Un HOMME FORT RE- CHERCHÉ DANS LE MONDE. DANS LA SOCIÉTÉ. Un

homme qu'on désire de fréquenter, qu'on s'empresse d'attirer et de recevoir chez soi.

— Peint., Sculpt., etc. Figure bien recherchée, figure bien travaillée, jusque dans les moindres détails, bien finie.

* RECHERCHER v. a. Chercher de nouveau :

je l'ai cherché et recherché sans le pouvoir jamais trouver — Chercher avec soin : rechercher les secrets de la nature. — Faire enquête des actions ou de la vie de quelqu'un : il est arrêté prisonnier, on recherche sa vie. — Tâcher de se procurer, d'obtenir : on recherche beaucoup les tableaux de cet artiste, les produit de celte fabrique. — Rechercher one demoiselle,

UNE VEUVE EN MARIAGE, OU absol., RECHERCHER

UNE DEMOISELLE, UNE VEUVE, faire Ics poursuitcs nécessaires pour obtenir de l'épouser. — En parlant des personnes, désirer de voir, de connaître, de fréquenter : c'est un homme aimable que tout le monde recherche. — Sculpt., Peint., etc. Réparer avec soin les moindres défauts d'un ouvrage, en retrancher jusqu'aux moindres choses qui pourraient nuire à sa beauté, en exprimer avec soin les plus petits détails : rechercher une figure de plâtre, une fiç/ure de bronze. — Man. Rechercher un cheval, l'animer, multiplier les aides, redoubler d'action sur lui, solliciter une plus grande vivacité dans la sienne, hâter ses mouvements dans une seule et même allure, ou dans un air quelconque: les mauvais écuyers estrapasseril un cheval en croyant le rechercher. — Se rechercher v. pr. Les hommes de goût se recherchent.

RECHERCHEDR, EDSE s. Personne qui fait des recherches. — ^om donné par Voltaire aux inquisiteurs.

RECHIGNARD, ARDE adj. Qui rechigne; qui a l'habitude de rechigner.

RECHIGNEMENT s. m. Action de rechigner.

* RECHIGNÉ. ÉE part, passé de Rechigner. Qui rechigne. — Adjectiv. Un visage rechigné.

* RECHIGNER y. n. [gn mil.] (rad. réche). Témoigner par l'air de son visage la mauvaise humeur où l'on est, le chagrin, larépugnance qu'on éprouve : il fait les choses de mauvaise grâce et en rechignant.

RECHIGNEUX, EUSE adj. Qui a l'habitude des rechigner.

* RECUOIR v. n. Tomber de nouveau; et.

REGI

fig., refomber dans une même maladie, dans

une même faute. (Vieux.)

* RECHUTE s. f. Seconde chute, nouvelle chute. Ne se dit pui-vc qu'au figuré, en parlant du retour d'une maladie dont il n'y avait pas lonirtemps qu'on était guéri : la rechute est àcraindre. — Fi.a:. Retour au péché, ou, en général, à la même faute : les fréquentes rechutes mènent à l'endurcissement.

RECHUTER v. n. Faire une rechute, une nouvelle chute. — Pathol. Retomber malade au moment où l'on se croyait guéri.

* RECIDI'VEs. f. {\nt.recidivus, qui retombe dans la même faute; de recidere, retomber). Rechute dans une faute; action de commettre de nouveau le même délit, le même crime : je vous pardonne pour cette fois, mais prenez garde à la récidive. — Méd. Réapparition d'une maladie après une suérison en apparence complète et au bout d'un laps de temps queltjuefois fortlon^: ta récidive d'une tumeur. — Legisl. « La récidive entraine presque toujours une aggravation de la peine que la loi applique à la seconde infraction. Quiconque, ayant été antérieurement condamné à une peine aftlictive ou infamante, (voy. Peine), a commis un second crime emportant comme peine principale la dégradation civique, est condamné au bannissement ; si la peine intligée par la loi est le bannissement, le coupable est condamné à la détention; si la peine est la détention, ou celle des travaux forcés à temps, elle est portée au maximum et peut être élevée jusqu'au double; si la peine est la réclusion, lecoupable est condamné aux travaux forcés à temps; si celte dernière peine est applicable au second crime, elle est portée au maximum et peut être élevée jusqu'au double; si le second crime emporte la peine de la déportation, le récidiviste est condamné aux travaux forcés à perpétuité. Cependant, si le second crime emportant la peine des travaux forcés a été commis par un détenu, cette peine doit, en exécution de la loi du 2'; décembre 1880, être subie dans la prison même où le crime a été commis. Celui qui, ayant été condamné antérieurement aux travaux forcés à perpétuité, commet une second crime emportant la même peine, est condamné à la peine de mort. Quiconque, ayant été condamné, soit pour crime, soit correctionnellement, à une peine supérieure à une année d'emprisonnement, a commis soit un délit, soit un crime qui n'est puni que de peines correctionnelles, est condamné au maximum de la peine, et cette peine peut être élevée jusqu'au double. Le Code de justice militaire ne porte aucune aggravation de peine contre les récidivistes, sauf en cas de désertion; et l'individu qui, avant été anlérieureraeut condamné par un tribunal militaire ou maritime, est traduit devant un tribunal correctionnel ou une cour d'assises pour un fait postérieur, n'est passible des peines de la récidive qu'autant que la première condamnation a été prononcée pour un crime ou un délit punissable d'après les lois pénales ordinaires(C. pén. 56 à 38). En matière de contraventions de simple police, il n'y a récidive que que s'il a été rendu contre le contrevenant, dans les douze mois qui ont précédé la première contravention, un précédent jugement pour contravention de police commise dans le ressort du même tribunal. La récidive entraine alors la peine de l'emprisonnement pendant trois jours au plus, pour les contraventions de police de la première classe, et ladite peine pendant cinq jours au plus pour les contravenlionsde la deuxièmeclasse et de la troisième (id. 474, 478, iSi. 483). En dehors des règles générales qui précèdent, un grand nombre de dispositions particulières contenues dans les lois de répression s'appliquent aux cas de récidive. On constate qu'en France,

REGI

depuis un certain nombre d'années, la proportion des récidivistes s'accroît sans cesse, eu égard au nombre total des inculpés. Le projet de loi Bérenger semblait devoir apporter à cet état de choses des remèdes efficaces, en améliorant le régime des prisons, en instituant la libération condilionnelle des détenus, en allouant des subventions aux comités de patronage des libérés, et en facilitant la rénabilitation des condamnés. Jusqu'à ce jour, quelques parties de ce projet ont seules été converties en lois. Nous l'avons dit ailleurs, ce qui nous parait être le plus urj-'ent, c'est la transformation des prisons qui. dans l'état actuel, sont l'école du vice et la source de la récidive. La loi dn 27 mai 1883 a prescrit la relégation, c'est-à-dire l'internement perpétuel dans les colonies françaises des récidivistes ayant encouru certaines condamnations dans un intervalle de dix ans. (Voy. Relégation.) » (V. S.) (Ch. Y.)

* RÉCIDIVER V. n. (fr. récidive). Faire une récidive retomber dans une faute; commettre de nouveau le même délit, le même crime : prenez garde de récidiver. — Méd. Se dit d'une maladie guérie qui reparaît après un laps de temps plus ou moins long : la maladie a récidivé.

* RÉCIDIVISTE s. m. Qui est en état de récidive, qui commet le délit, le crime pour lequel il avait déjà été condamné : le tribunal jugea plusieurs récidivistes.

•RÉCIF [ré-sifi'] (esp. alrecife). Chaîne de rochers à fleur d'eau : une mer pleine de récifs. On écrit aussi Rescif et Ressif.

RECIFE ou Pernambuco [ré-si'-fé; pernamm-bou'-ko], port de mer du Brésil, capitale de la province de Pernambuco, à 1,650 kil.N.-E. de Rio-deJaneiro; 120,000 hab. Elle se trouve à l'embouchure commune du Beberibe et du Capibaribe, qui forment un delta qui embrasse plusieurs îles. Elle a un lycée, une école de aroit et un gymnase provincial. Le port, protégé par un récif (d'où le nom de Hecife) est très commode; mais il est inaccessible aux bâtiments au-dessus de 700 tonneaux. Manufactures florissantes de tabac, de savon et de papier. La valeur des exportations est, eu r.ioy., d'environ 64,043,940 fr., et consistent surtout en coton, sucre, mélasse, rhum et peaux.

RECINER V. n. (préf. re; lat. cœnare, goûter). Faire une collation.

' RÉGIPÉ s. m. (lat. recipe, prenez). Ordonnance d un médecin pour quelque malade : tes apothicaires gardent tes rédigés des médecins. — Par ext. Toute sorte de recettes et de formules de remède : cette femme vous donnera, cous indiquera des récipés pour toutes les maladies.

' RÉCIPIENDAIRE s. m. [-pi-an-] (lat. recipiendus). Celui que l'on reçoit dans quelque corps, dans quelque compagnie, avec une certaine solennité, avec un certain cérémonial : dans l'Académie française, le récipiendaire prononce un discours et le directeur y répond.

■ RÉCIPIENT s. m. [-pi-an] (lat. recipiens). Vase, ordinairement de forme ronde, destiné à recevoir les produits d'une distillation ou de toute autre opération chimique : xm récipient de verre. — Cloche de verre qu'on place sur le plateau d'une machine pneumatique, et où l'on renlerme les corps que l'on' veut mettre dans le vide : pomper l'air du récipient.

•RÉCIPROCITÉ s. f. Etat, qualité, caractère de ce qui est réciproque : la réciprocité de l'amitié, des sentiments, des services.

' RÉCIPROQUE adj. (lat. reciprocus). Mutuel : amour réciproque. — Graium. Verbes réciproques, verbe prouominaux qui expri-

HEOI

T\KCO

•RECLUSION ou Réclusion s. f. Etat d'une personne renlerinée : il s'est condamné liiiinéma à une re'liision absolue. — Pailiciil. Peine infligée aux personnes qu'on renferoie dans une maison de force : il a éié condamné (lia réclusion. — Législ. » La réclusion est l'une des peines appliquées par la loi en matière criminelle ; elle est àla fois afllictive et infamante, et sa durée est de cinq ans au moins et de dix ans au plus. Tout individu de l'un ou de l'autre sexe, condamné à la peine de la réclusion, doit être renfermé dans une maison de lorce ou maison centrale (voy. Prison) et employé à des travaux dont le produit peut être appliqué en partie à son profit. La condamnation à la réclusion entraine accessoirement la dé^'radation civique et l'interdiction lépale du condamné (G. pén. 7, 21,28, 29). L'accusé de moins de seize ans qui, étant reconnu avoir agi avec discernement, a encouru la peine de la réclusion, est condamné à être renfermé dans une maison de correction, pour un temps égal au tiers au moins et à la moitié au plus du temps pendant lequel il aurait pu être soumis à la réclusion (id. 07), » (Cii, Y.)

RECLQSIONNAIRE s. m. Personne qui est condanuice à la réclusion.

RECOCHER v. a. Techn. Rabattre l'argile, le mastic ou la pâte avec le creux de la main.

* RECOGNER v. a. Cogner de nouveau :

recoi/nez ce clou qui se détache. — »» Fig. Repousser, battre : 7ios troupes recognèrent l'ennemi.En ce sens il a vieilli, et ne se dit plus que dans le langage populaire : ce tapageur se fera reeogner.

' RÉCOGNITIF adj. m. [-ghni-]. Jurispr. Ne

s'emploie que dans l'expression. Acte rkco-

GNiTiF, acte par lequel on reconnaît ou on la-

qédiedè i>hèdr"e'.' — Ûas. Ce qui est chanté ! l'ivre, iiue marchandise, un médicament, etc. | tifie une obligation, en rappelant le titre qui

■ ' • • ' - :-i.. I „i.. ,,,«.„„.„„„! ,^„.^ r>o.. ,,r,Q nMr,r,n,>o r,^io,ic; j'a Créée. — La production en justice d'un

meniraclion réciproque de plusieurs sujets les uns sur les autres, comme dans ces phrases : ces deux proi>osilions se contredisent ; ces quatre hommes se battaient et se disaient des injures. Souvent, pour exprimer avec plus de clarté le sens réciproque, on ajoute les mots l'un l'autre, ou un des adverbes réciproque-

ME.NT, UUTLELLEMKNT, OU l'OU plaCC le mOt

ENTRE avant le verbe : ces deux hommes s'aident réeiiiroquement; ils s'aidaient l'un l'autre; ilss'entr'aident. — Log. Propositions réciproques, doux pro|<ositions telles que le sujet de l'une peut devenir l'attribut de l'autre, et réciproquement : ces deux propositions, l'homme est un animal raisonnable, l'animal raisonnable est un homme, sont réciproques. — Mathémat. Raison réciproque, est la même chose que raison inverse. (Voy. Inverse.) — Sub-tantiv. Je vous rendrai la réciproque, je vous rendrai la pareille. — Log. L'inverse: la réciproque est vraie.

* RÉCIPROQUEMENT adv. Muiuellement, d'une nianiére réciproque : ils se rendent réciproquement de bo7JS offices. — Il faut qu'une

femme SOIT FIDÈLE A SON MARI, ET RÉCIPROQUE- MENT, il faut que le mari le soit aussi, le soit de son côté.

RÉCISION s. f. [-zi-on] (lat. rccisio). Action de couper, de retrancher.

* RÉCIT s. m. (lai. rccitare, réciter). Relation, narration d'une chose qui s'est passée: le récit d'un fait, d'un événement. — Fam. Faire UN grand rkcit, de grands récits de quelqu'un. DE QUELQUE CHOSE, BU parler avantageusement, en dire beaucoup de bien: c'fiiJa! homme dont j'ai entendu faire un grand récit, de grands récits. — Art dram. Narration détaillée d'un événement important qui vient de se passer : le récit Je Théraméne, dans la tra

UECL

citer une histoire. — Mus. Chanter ou exécu- ' ter un récit.

RÉCITEUR. EUSE s. Personne qui récite.

* RÉCLAMANT, ANTE s. Jurispr. Celui, celle qui pi'ésenle une réclamation : le tribunal n'admit pas la prétention du réclamant.

RÉCLAMATEUR, TRICE s. Personne qui réclame.

* RÉCLAMATION s. f. Action de réclamer, de revendiquer, de s'opposer, de revenir contre quelque chose : on procédera à la vente des meubles, nonobstant la réclamation du marchand qid les a loués. — Etre en réclamation, avoir réclamé, et attendre le résultat de sa réclamation : il y a six mois que nom sommes en réclamation. — Réclamation d'état, action judiciaire ayant pour objet de faire statuer sur l'état civil d'une personne à laquelle cet état est contesté.

"RÉCLAME s. m. Fauconn. Le cri et le signe qu'on fait à un oiseau pourle faire revenir au leurre ou sur le poing: un oiseau qui revient au réclame.

* RÉCLAME s. f. (lat. reclamare, rappeler). Typogr. Mot que l'on mettait autrefois audessous de la dernière ligne d'une feuille ou même d'une page d'impression, et qui élait le premier de la feuille, de la page suivante. — Noie manuscrite qui, sur une épreuve, rappelle au correcteur le dernier mot et le dernier folio d'une épreuve. — Vérifier la RÉCLAME, s'assurer qu'il n'y a ni bourdon ni doublon dans le jiassage d'une feuille à l'autre. — Plain-chant. Partie du répons que l'on reprend après le verset : il y a des répons à double réclame. — Journalisme. Petit article inséré dans le corps d'un journal et qui a pour objet d'attirer l'attention sur un

par une voix seule, ou joué par un instru- plus sûrement que par une annonce ostensiment seul : un récit bien chanté. — Partie blemenl payée. — Fig. et fam. Faire de la RÉCLAME, faire des appels bruyants à la publicité, chercher par tous les moyens à attirer l'attention du public.

RÉCLAMER v. a. (lat. reclamare). Implo-

qui. dans une symphonie, exécute le sujet principal.

•RÉCITANT, ANTE adj. Mus. Se dit des voix et des instruments qui exécutent seuls,

ou qui exécutent la partie principale. — rer, demander avec instance : réc/aï?ie)- /'as- Partie RÉciTAWE, celle qui est chantée par sistance, h secours de Bien. — Réclamer les

saints, implorer le secours des saints. — Revendiquer, demander une chose à laquelle on a des droits : il trouva le cheval qu'un lui avait pris, et le réclama. — S'interposer en faveur de quelqu'un qu'on doit protéger : vous avez fait arrêter mon domestique, je vais le réclamer. — Fauconn. Réclamer un OISEAU, l'appeler pour le faire revenir sur le poing ou au leurre. — v. n. Contredire, s'opposer de paroles : cela a été résolu; y a-t-il quelqu'un qui réclame, qui réclame contre ? — Protester, revenir contre quelque acte : «« majeur peut rédamer dans les dix ans de majorité contre les actes faits pendant sa minorité. — Se réclamer de v. pr. Déclarer qu'on est au service de, qu'on est son parent, qu'on en est connu, ou prolégé.

RÉCLINAISON s. f. Situation d'un plan incliné vers l'horizon. — Chir. Abaissement.

une seule voix ou exécutée par un seul instrument, 01' celle qui exécute le sujet principal.

* RÉCITATEUR s. m. Celui qui récite quelque chose par cœur : un bon récilateur. (Peu us.)

* RÉCITATIF s. m. Mus. Sorte de chant qui n'est point assujetti àla mesure, et qui doit être débité d'une manière plus ou moins soutenue : il y a un beau récitatif dans cet opéra. ■- RÉCITATIF obligé, récitatif accompagné et coupé par les instruments. — En- CYCi,. Le récilalif, partie que les Italiens appellent inusiea parlante, musique parlante, est une sorte de déclamation artificielle adaptée à une notation musicale pour imiter les inflexions du discours naturel et qui forme le milieu entre la récitation ou langage ordinaire, auquel elle ressemble, et l'air mesuré ou chant. Elle fut introduite à Rome par Emilio dcl Cavalière en IGOO, et elle est aujourd'hui un élément reconnu de la composition vocale dans le grand opéra italien, les oratorios et les cantales.

RÉCLINER V. n. (lat. reelinare, pencher). S'éloigner de la ligne perpendiculaire.

* RECLOUER v. a. Clouer de nouveau : cette planche s'est déclouée, il faut la reclouer. RECLURE V. a. (lat. rccludere). N'est d'u

* RECITATION s. f. Action de réciter, de sage qu'à I infinitif et aux temps formés du prononcer un discours qu'on sait par cœur, participe. Rcnfeimer dans une clôture étroite en prenant un ton moins élevé que celui de et rigoureuse, où l'on n'a aucune comraunila déclamalion, et plus élevé que le ton de cation avec le reste des hommes : reclure un la simple lecture. —Action de réciter, en pénitent, un religieux. — Se reclure v. pr musique.

* RÉCITER V. a. (lat. rccitare). Prononcer à voix haute, et d'une manière soulenue, quelque discours, quelque morceau de prose ou de vers, qu'on sait par cœur : il nous récita

sa comédie. — Raconter, faire uo récit : ré-

tilre récognitif ou confirmatif d'un autre acte ne dispense pas de la représentation du litre primordial. (Voy. Preuve.)

RÉCOGNITION s. f. fré-ko-ghni-si-on](lat.

rccognitio). Heconnaissance d'une personne ou d'une chose. — Philos. Acte par lequel la mémoire reconnaît une idée elfacée. — Jurispr. Nouvel examen d'une chose.

* RECOIFFER v. a. Coifl'er une seconde fois, réparer le désordre d'une coiffure : le vent avait dérangé ses cheveux, on a été obligé de le recoiffer. — Se recoiffer v. pr.

* RECOIN s. m. Coin plus caché, moins en vue : il était dans un recoin oh l'on eut bien de la peine à le trouver. — Fig. et fam. Les recoins DU CŒUR, DE LA CONSCIENCE, IcS replis du

cœur, de la conscience, ce qu'il y a de plus caché dans le cœur, dans la conscience.

* RÉCOLEMENT s. m. Jurispr. Action par laquelle on recelait les témoins : fairelerécolement des témoins. — Procéd. Faire le récoLEMENT d'un INVENTAIRE, vérifier tous les elfets, tous les papiers contenus dans un inventaire. — Faire le récolement de meubles ET d'effets saisis, vérifier s'ils sont tous portés sur le procès-verbal de saisie. On dit de môme, Procès-verbal de récolement. — Procès-verbal de visite que font les af;ents de l'administration forestière, pour vérifier si une coupe de bois a été laite conformément aux ordonnances : récolement de bois. — Dans un inventaire de récoleinenl, l'olficier ministériel se borne à constater l'existence des objets déjà décrits dans un inventaire précédent. — Lorsqu'un huissier, se présentant pour saisir les meubles d'un débiteur, trouve une saisie déjà faile, il se borne à dresser un procès-verbal de récolement, lequel vaut opposition sur les deniers de la vente (C. pr

Se reclure dans une cellule.

' RECLUS, USE part, passé de Reclure.

Il est reclus dans sa chambre, dans sa maison, "!'.'','" il n'en sort point, et ne veut voir personne : , "" • .

il demeure reclus datis sa maison toutklongde \ ' RECOLER v. a. (lias lat. rceolare, c\amil'hiver. — Substantiv. C'est unreclus. \ nei de nouveau). Junspr. Lire à des lémoins

Page 1