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qui ont élé eiilendiis dansiine procédure cri- j minelle, la déposition qu'il? ont faite, pour voir s'ils y persistent : quand les témoins ont été récolé's et confrontés.
RECOLLECTEDR s. [-kol-lék-]. Celui qui rocueille des lois.
' RÉCOLLECTION s. f. [-kol-lèk-si-on] (lat. fcroltiijere. te recueJlir). Spiritual. Action par laquelle on se recueille en soi-même : profonde récollertion. (Vieu.x.)
* RECOLLEMENT s. m [-ko-Ie-]. Méd. Action de rocoilcr : le recollement de la peuii.
'RECOLLER v. a. Coller de nouveau : ce pai'io- S' st dt'colté, il faut te recoller.
* RÉCOLLET s. m. [ré-ko-lè] (lai. recolleclus, recueilli). Religieux réforme de l'ordre do Saint-François, ainsi nommé parce que ces religieu.^ n'admettaient dans leur ordre que ceux qui avaient l'esprit de récollection ou de recueillement. Il y avait aussi des RÉ-
C0LI.ETTE3. (VoV. FRANCISC.ilXS.)
* RÉCOLLIGER (Sei v. pr. [-ko-li-]. Spiritual. Se recueiilii' en soi-raème '. il faut se rccolliger pour bien faire son examen. (Vieux.)
* RÉCOLTE 5. f. (rad. lat. recotlectus, recueilli]. Action de recueillir les biens de la terre, et produit en nature qui en résulte i la récolte des blés. — Se dit quelquefois, dg., en parlant de certaines choses qu'on reçoit ou qu'on rassemble i cette quêteuse a fait une bonne révolte.
' RÉCOLTER V. a. Faire une récolte ; il a récolté btiiuroup de blé, beaucoup de vin, etc.
* RECOMMANDABLE adj. Estimable, qui mérite d'èire considéré ; sa vertu le rend recommnndablr.
' RECOMMANDARESSES s. f. pi. (préf. re; /at. comniainiarc. conlieri. Femmes qui étaient préposées par l'autorité, pour tenir un bureau où l'on se procurait des nourrices i aller chercher une nourrice aux recommandaresses. chez les rccommandaresses.
RECOMMANDATAIRE s. ra. Créancier quia fait emprisonner son débiteur.
* RECOBIMANDATION s. f. Action de recommander quelqu'un : c'est une puissante reconrmandation que celle d'un tel. — Conseil pressant i il fit cela malgré toutes mes recommandations.— Prière de la recommandation de l'ame, prière que l'E^'lise catholique fait à Dieu pour les agonisants. — Estime qu on a pour la vertu, pour le mérite '. la sainteté de sa vie l'avait mis partout en grande l'ecomm^mdation. — .\voiR l'honneer en recommandation, s'appliquer à ne rien faire qui blesse les lois de l'honneur, de la probité. (Vieux.) — Procéd. -Acle par lequel on déclare s'opposer à la sortied'un prisonnier arrêté à la requête de quelqu'un : ce prisonnie)- tient encore pour deux recommandations. (Vieux.)
RECOMMANDATOIRE adj. En forme de reconiiiiandiition.
* RECOMMANDER v. a. Ordonner à quelqu'un, charger quelqu'un de faire quelque chose : j'ai recommandé à mus gens de vous obéir comme à moi-même. — Recommander le secret a quelqu'un, lui ordonner ou le prier de garder le secret. — Exhorter une personne à quelque chose, à faire quelque chose, conseiller fortement quelque cùj.-o ; on lui a recommandé d'être sage. — Prier d'être favorable à, prier d'avoir altenlion à, d'avoir soin de : je vous recommande un tel. — Recommander quelqu'un aux prières, aux aumônes des fidèles, exhorter à prier Dieu pour lui, a lui fairedeschariti s. Recommander quelql ln au prône, le recommander aux prières ou aux charités des paroissiens, eu faisant le prône. — Il a été bien recommandé au prône, on a dit beaucoup de choies contre lui à quelqu'un qui peut lui nuire. — Il recommande son
RKCO
AME A Dieu, il se nrc jMmandea Dieu, il réclame j le secours de Dieu. :l prie Dieu d'avoir pitié de lui. Rendre recomniandable : iln'arien fait en- \ core qui puisse recommander son nom à la postérité.— S'opposer, par un nouvel écrou, à l'élargissement d'un prisonnier : il espérait bien ne pas coucher en prison, mais il vint deux ou trois créanciers qui le recommandèrent. — Se dit aussi en parlant des avis qu'on donne aux orfèvres et autres marchands, pour qu'ils aient à retenir des objets volés, dans le cas où l'acquisition leur en serait proposée : cet orfèvre a retenu ces flambeaux d'argent, parce qu'ils lui avaient été recommandés. — Se recommander V. pr. Il se recommande a tous les SAINTS ET SAINTES DU PARADIS, il implore l'assistance, la protection de tout le monde. — Se recommander a quelqu'un, a ses bontés, etc.. expression de politesse, formule decompliment : dites-lui que je me recommande bien à lui, que je me recommande à sa protection, à Ses bontés, à son souvenir, à l'honneur de son souvenir. — Cette personne, cette chose se RECOMMANDE d'elle-même, elle a assez de mérite, de valeur, pour qu'il ne soit pas nécessaire de la vanter ; le v7-ai mérite se recommande de lui-même.
•RECOMMENCEMENT s. m. Action de recommencer.
* RECOMMENCER v . a . Commencer de nouveau a faire ce qu'on a déjà fait : recommencer la guerre. — Recommi:ncer un élève, reprendre son instruction depuis les premiers éléments, depuis les principes : cet enfant avait été mal montré, il a fallu le recommencer. — Man. Recommencer un cheval.
remettre aux premières leçons : il est des chevaux qui oublient et qui se démentent, il faut les recommencer. — Fam. Recommencer de PLUS belle, recommencer sur nouveaux frais, faire de nouveau quelque chose avec plus d'ardeur que la première fois, après s'être reposé, après avoir pris de nouvelles forces: il avait été longtemps sayis jouer ; il a recommencé déplus belle. — Recomuenckh sur nouveaux FRAIS, recommencer de nouveau un ouvrage, un travail, comme si rien n'en eût été fait. — C'est toujours a recommencer, se dit en parlant d'un ouvrage où il y a toujours quelque chose à refaire, ou d'une chose qu'on répéterait inutilement: il ne profite d' aucun avis; avec lui c'est toujours à recommencer.
— V. n. Les troubles recommencèrent.
• RECOMMENCEDR , EUSE s. Celui, celle qui recommence.
* RÉCOMPENSE s. f. Le bien qu'on fait à quelqu'un, en reconnaissance d'un service, ou en faveur de quelque bonne action : juste récompense. — Châtiment, peine due à une mauvaise action : c'était un méchant homme, il a eu lu récompense qu'il méritait. — Compensation ou dédommagement :on lui donna tant pour rêcompeme des pertes qu'il avait faites. — Particul. Jurispr. Indemnité ou remploi dû lorsqu'on fait des liquidations de communautés conjugales ou de successions : récompense due à la communauté par les époux, aux époux par la communauté. — En récompense loc. adv. En revanche, en retour : je vous prie de me rendre ce bon office et en récompense, je ferai pour vous telle chose.
• RÉCOMPENSER v. a. [-pan-] (rad. compenser). Donner une récompense, faire du bien à quelqu'un en reconnaissance de quelque service, ou en faveur de quelque bonne action : il y a un Dieu qui récompense et qui punit.
Oui, oui, celle rerlu sera récompensée.
J. RAcr:<i. La mbaiJe.icic III, se. m.
— Punir, infliger la peine due à une mauvaise action : il a été justement récompensé de ses perfidies. — Dédommager : je sais bien que vous avez perdu cette fois-ci, mais une autre fois je vousrécompenserai. — Récompenser
RECO
LE TEMPS PEiiDu. réparer une perte de temps.
— Se récompenser v. pr. Il s'est bien récompensé de ses pertes.
' RECOMPOSER v . a. Composer une seconde lois : recomposer une administration.
— Chim. Réunir les parties d'un corps qui avaient élé séparées par quelque opération.
* RECOMPOSITION s. f. Chim. Action de recomposer un corps, ou elfet qui résulte de cette aclion.
•RECOMPTER v. y. Compter de nouveau :
je puis m'élre trompé, recompte: cette somme.
' RÉCONCILIABLE adj. Qui peut être réconcilié. Ne s'emploie guère qu'avec une négation : ces deux personnes, ces deux maisons, ces deux familles ne sont pas réconciliables.
* RÉCONCILIATEUR, TRICE s. Celui, celle qui réconcilie des personnes brouillées ensemble.
* RÉCONCILIATION s. f. Raccommodement de personnes qui étaient mal ensemble : véritable, sincère réconciliation. — Cathol. Ado solennel par lequel un hérétique est réuni a l'Eglise, et absous des censures qu'il avait encourues. — Cérémonie qu'on fait pour rcbénir une église profanée.
* RÉCONCILIER v. a. (lat. reconciliare). Rcmeltre bien ensemble des personnes qui étaient brouillées : je les ai réconciliés. — Cette bonne action me réconcilieaveclui, elle me fait revenir sur son compte, elle me fait oublier les griefs que j'avais contre lui. — Cathol. Réconcilier un hérétique a l'Eglise, lui donner l'absolulion après qu'il a abjuré son hérésie. Réconcilier une église, la rehénir avec de certaines cérémonies, quand elle a été profanée. — S'emploie quelquefois, fig., en parlant de certaines choses qui sont ou qui semblent opposées, etsigniOe, concilier, accorder : réconcilier le théâtre avec la morale, avec la religion. — Se réconcilier v. pr. Se dit des personnes qui, après avoir été brouillées, se raccommodent : je me suis réconcilié avec lui. — Se réconcilier avec soimême, se remettre bien avec soi-même, en apaisant les reproches de sa conscience. — Se réconcilier avec Dieu, demander pardon à Dieu de ses péchés, et rechercher la grâce par le moyen des sacrements. — ^ Se dit aussi, chez les catholiques, lorsque, peu de temps après avoir été à confesse, on y retourne avant que d'aller communier, pour s'accuser de fautes légères qu'on a commises dans cet intervalle, ou de quelque péché que l'on a oublié dans sa confession : il alla se réconcilier avant que de se présenter à la sainte table.
•RÉCONDUCTION s. f. (lat. reconduction. Jurispr. Ne s'emploie que dans celle phrase. Tacite reconduction, continuation de la jouissance d'une ferme, d'une maison au mémo pris et aux mêmes conditions après l'expiration d'un bail, et sans'qu'il ait été renouvelé : il occupe cette maison par tante réconduction. — Législ. « On nomme tacite réconduction le renouvellement qui s'opère, de la location d'un immeuble, sans convention expresse et en vertu de la loi, lorsque le I preneur continue sa jouissance, après l'expiration d'un bail écrit, sans opposition de la part du bailleur. Ce renouvellement ne s'oj père pas lorsqu'il y a eu un congé signifié I par l'une des parties à l'autre, ou lorsqu'au [ moment de l'e-ipiration du bail, l'une des parties était incapable de conlracter et non pourvue d'un représentant légal. La tacite réconduction est censée faite aux conditions du bail précédent, et pour une durée déjeri minée par l'usage des lieux (C. civ. 1738, 1-.39. 17.59). » (Ch. y.)
* RECONDUIRE v. a. Accompagner quelqu'un lorsqu'il s en retourne : tout en causant je l'ai reconduit à une demi-lieue sans m'en
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apercevoir. — Accompagner par civilité une personne d(inl on a reçu visite, lorsqu'elle s'en va : ne faites point de cérémonie, ne me reconduisez pas. — S'smploie quelquefois iron . et fam . en parlant d'un homjne qu'on chaise, qu'on expu'se en le maltraitant : reconduire un insolent à coups de bàlon.
' RECONDUITE s. f. Action de reconduire quelqu'un : jaire la reronduite. — S'emploie surtout iroM. : la reconduite qu'on lui fit ne fut pas aoréable.
* RÉCONFORT s. m. Consolation, secours dans l'Hldiclion : Dieu sera notre réconfort. (Vieux.)
RÉCONFORTANT, ANTEadj. Qui réconforte
— s. m. Ce qui réconforte : prendre un réconfortant.
* RÉCONFORT ATION s. f. Action de réconforter ;\'icux).
* RÉCONFORTER v. a. Conforter, fortifier : cela réconforte ieslomac. — Consoler dans l'affliction : il est si désolé, que rien ne peut le réconforter. (Vieux.; — Se réconforter V. pr. U fut longtemps à se réconforter.
* RECONNAISSABLE adj. Facile à reconnaître : il est si changé, qu'il n'est pas reconnaissable.
* RECONNAISSANCE s. f. Action par laquelle on se remet dans l'esprit l'idée, l'imaf;e d'une chose ou d'une personne, quand on vient à la revoir : il y avait bien des années qu'itn'avait vu son frère, il le reconnut d'abord, et on s'étonna d'une si promfilereconnaissanne.
— Action d'examiner en dé. ail et avec soin certains objets, pour en constater l'espèce, le nombre, etc.: faire la reconnaissance des lieux, des meubles, des papiers. — Guerre. Action d'examiuerla position, la nature d'un terrain, el les dispositions des ennemis : legénéral est (dté faire une reconnaissance. — Mar. Action d'apercevoir, de déeouvrirdes côtes, des rades, etc., en naviguant : il fit ta reconnaissance d'une baie qui avait échappé à tous les autres jiavigateurs. Se dit quelquefoisdes marques, telles que les balises, qui indiquent des pusses ou quelque danger. —Acte par écrit, pour reconnaître qu'on a reçu quelque chose, soit par emprunt, soit en dépôt, ou pour reconnaître qu'on est obligé à quelque chose : il me donna ses pierreries en garde, je lui en donnai ma reconnaisi-ance. — Reconnaissance DE pnoME^sE ou d'ècriture, acte par lequel un homme reconnaît qu'une promesse est delui, que l'écriture qu'on lui représente est de sa main : il avait fait une promesse sous seing privé, et il en a pasaé reconnaissance. — Vérilicalion : quand un homme nie un billet qu'on prétend élre de lui, il faut en venir à la reconnaissance par comparaison d'écriture. — Reconnaissance d'enfant, acte par lequel on reconnaît être le père ou la mère d'un enfant naturel : il n'y eut de reconnaissance que de la part du père. — Diplom. Action de reconnaître un gouv.rnement étranger: la reconnaissance de l'Autriche, de l'Angleterre ne se fit point attendre — Aveu, confession d'une faute : cette prompte reconnaissance de sa faute lui en a mérité le pardon. — Gratitude, souvenir des bienfaits reçus : je suis pénétré de reconnaissance pour toutes vos bontés.
Comptez sur lu reconnaissance Quanti l*inlérèt vous en répond.
FLOBun.
— Récompense qu'on donne pourreconnattre un bon ollice, un service : il vous a bien servi dans celte affaire, cela mérite quelque reconnaissance. {Peu us.). — Législ. (• On donne généralement le nom de rec.onnaissance au oillel non négociable ou piumessesuus seing privé, par lequel uue seule partie s'engage envers l'autre à lui payer une somme d'argeat ou
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une certaine quantité de denrées qui se vendent an nombre, au poids ou à la mesure. Pour que celle reco naissance soit entièrement valable, elle doit être écrite en enli'T de la main de celui qui l'a souscrite; ou du moins, il faut qu'outre la signature, il ait écrit de sa main, un bon ou wn approuvé, portant en toutes lettres la somme ou la quantité: exceplédans le casoù l'acte émane de personnes qui ne savent écrire que leur nom, tels que marchands, artisans, laboureurs, vignerons, gens de journée et de service (G. civ. 1326.) — La reconnaissance d'un enfant naturel par son père ou sa mère n'est valable que siellea lieu par acte authentique. Elle peut être faite, savoir : 1° dans l'acte de naissance de l'enfant, par une déclaration expresse ; 2' par un acte postérieur dressé par l'officier de l'état civil; 3° dans l'acte de célébration du mariage des père et mère de l'enfant; et celte reconnaissance est dite alors légitimation (voy. ce mot) ; 4° par un acte notarié dressé en minute et en la présence ellective de deux notaires ou d'un notaire etde deux témoins; ou par un testament public; 5» par un tribunal ou un juge de paix lorsqu'il est donné acte de la déclaration faite devant lui. Tout acte contenant reconnaissance d'un enfant naturel doit être transcrit sur ses registres par l'oflicier de l'étal civil qui a reçu l'acte de naissance de cet enfant, et il doit en être fait mention en marge dudil acte de naissance. La reconnaissance d'un enfant naturel peut être faite par un mineur ou par une femme mariée, sans qu'il soit besoin d'aucune assistance ou autorisation. Un enfant naturel peut être reconnu avant sa naissance ; il peut aussi l'être après son décès. La reconnaissance n est valable qu'à l'égard de celui qui l'a faite. Aucune reconnaissance ne peut avoir lieu au profit d'enfants nés d'un commei'ce incestueux ou adultérin. Toute reconnaissance d'enfant naturel peut être contestée par ceux qui y ont intérêt, La reconnaissance faite pendant le mariage, par l'un des époux, au proiil d'un enfant naturel qu'il aurait eu, avant son mariage, d'un autre que de son époux, ne peut nuire ni à celui-ci, ni aux enfants issus de ce mariage; elle produit seulement son effet, après la dissolution du mariage, lorsqu'il n'en reste pas d'enfants. Les enfants naturels qui ne sonlpai légitimés, mais qui sont seulement reconnus n'ont que des droits rigoureusement restreints dans la succession du père ou de la mère qui les a reconnus. Ces droits ont été indiqués plus haut, aux mots Quotité et Succession. » (Ch. Y.)
* RECONNAISSANT, ANTE adj. Qui a de la reconnaissance, de la gralilude : il est fort reconnaissant des services que vous lui avez rendus.
RECONNAISSEMENT s. m. Examen, classement que l'on fait des carreaux de pierre meulière.
RECONNAISSEUR, EUSE s. Personne chargée de laiie une reconnaissance.
* RECONNAÎTRE v. a. Se remettre dans l'esprit 1 idée, l'image d'une chose, d'une personne, quand on vient à la revoir où à l'entendre : il y avait longtemps que ]e ne l'avais vu, j'ai eu de la peine à le reconnailre. — Connaître, distingu. r, à quelque signe, à quelque caractère, d'après quelque indication, une personne ou une chose qu'on n'a jamais vue : je l'ai 7'econnu au portrait que lous m'en aviez fait. — Fig., aux sens moral : ./(• reconnais cet homme à ses perfidies. Se F.MRE heconnaItre, douuer des indicalmiis pour prouver qui on est.— Signifie quelquefois, avec la négation, oublier, nrgliger, ne plus avoir egaid, ne plus écouter : il ne reconnaît plus la voix de la nature. — Pai venir à connaître, à apercevoir, à découvrir la vé-
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rite de quelque chose : on a reconnu son innocence.— Admettre une chose comme vraie, comme inconleslable : reronwiitre les vérités de l'Evangile. — Considérer, observer, remarquer : reconnaître les dispositions de quelqu'un. — Guerre. Reconnaître un pays, une place qu'on veut attaquer. — Reconnaître une PATROUILLE, UNE RONDE, ctc, s'assurer qu'une patrouille, qu'une ronde, etc., n'est point ennemie, ni suspecte : le caporal sortit du posie ]iour reconnaître la patrouille. — Mar. Reconnaître un bâtiment, le découvrir, l'apercevoir. Reconnaître une terre, en observer la situation. — Avouer, confesser : il a reconnu sa faute, son tort. — Reconnaître pour, avouer pour, reconnaître en telle qualité : il a reconnu un tel pour son fils. — Reconnaître SON SEING, SA SIGNATURE, avuucr qu'oo a signé l'écrit dont il s'agit. On dit de même. Reconnaître une lettre, une écriture, une promesse, un billet. — reconnaitre un enfant, déclarer, reconnaître authentiquementqu'on est le père ou la mère d'un enfani naturel: on ne peut reconnailre les enfants 7iés d'un commerce adultérin ou incestueux. — Reconnaître une redevance, une rinte, en passer un aveu, une reconnaissance. Reconnaître un gouvernement, déclarer, reconnaître, d'une manière expresse ou tacite, qu'il a été légitimement établi : son gouvernement avait été reconnu par les puissances étrangères. On ditde même, Reconnaitheunprince, UN SOUVERAIN. - Guerre. Faire reconnaître un officier, le proclamer en présence de la troupe où il doit commander. — Avoir de la gratitude : reconnaître les bienfaits, les grâces qu'on a reçues. — Reconnaître un service, le récompenser : rejidezmoi ce service, je le reconnaîtrai dans l'occasion, en temps et lieu.— Se reconnaître v. pr. Trouver son image, sa ressemblance dans un miroir, dans un portrait: on se reconnaît difficilement soi-même dans un portrait. - Fig. Retrouver ses sentiments, ses opinions dans un autre : il se reconnaît dans son fils. — Se remettre dans l'esprit l'idée a'un lieu, d'un pays qu'on a quitté, et où l'on se retrouve : je me reconnais dans cet endroit. — Par ext. Ce manuscrit est si plein de ratures, que je NE puis plus m'y RECONNAÎTRE, Ics nonibieuses ratures de cet écrit m'en rendent la lecture difficile, et presque impossible. — Connaître qu'on a péché, r|u'on a failli, et s'en repentir: il avait fort mal vécu dans sa jeunesse, mais il se reconnut sur ses vieux jours. — Reprendre ses sens, ou penser à ce qu'on doit faire, y faire réilexion : il est mort, sans avoir eu un instant pour se reconnaître.
* RECONQUÉRIR v, a. Se conjugue comme
Conquêiir. Hemellre sous sa doininalion par voie de conquête : ce prince reconquit toutes les provinces que l'étranger lui avait enlevées.
— Reconquérir l'estime, l'amitié de quelqu'un, recouvrer l'estime, l'amitié de quelqu'un.
RECONSTITUANT, ANTE adj. Méd. Se dit des médicaments qui restituent à l'organisme les éléments vitaux qu'il avait perdus.
— Substantiv. Prendre un reconstituant. — Les principaux reconstituants sont, suivant les cas et les causes : l'hypophosphite de chaux, les ferrugineux, l'arséniate de soude, le quinquina, les eaux minérales ferrugineuses ou arsenicales, les bains de mer, l'hydrothérapie et, en général, les toniques et une alimentation substantielle.
RECONSTITUER v. a. Constituer de nouveau.
* RECONSTITUTION s. f. Juri-^pr. Constitution de rente à prix d'argent, lors de laquelle celui qui emprunte s'oblige d'employer la somme à lui prêtée, au remboursement d'une autre rente par lui due, ce qui s'exécute par le même acte; au moyen dequoi, le nouveau créancier est subrogé aux hypothèques de l'ancien
RECO
* RECONSTRUCTION s. f Action de reconstruire : o« a ordo/mt; la reconstruction de cet édifice.
'RECONSTRUIRE v. a. Rebâtir, relever, rétatîlii- un édifice : î7 a fait reconstruire sa maison à grands frais.
RECONVENIR v. n. (préf. re; franc, con- «t /»>!. Former une demande reconvenlionnolle.
• RECONVENTION s. f. Palais. Action, demande que l'on forme contre celui qui en a lui-même formé une le premier, et devant le même jupe : la reconvention n'estadmi^eque lorsque la demande du défendeur a de la coniiexité avec ta demande principale.
•RECONVENTIONNEL, ELLE adj. Jurispr.
(Jui est de la nature d'une reconvention.
— Demande reconventionnelle, celle qui est opposée à l'action judiciaire principale. — Ou nomme demande reconventionnelle celle formée incidemment, devant le tribunal, par le défendeur, et qui tend à combattre l'action intentée contre lui. Toute demande reconventionnelle peut être formée, en cours d'instance et par un simple acte d'avoué à avoué, tant qu'il n'a pas été statué au fond sur la de- 1 mande principale, et les deux demandes sont alors instruites et jucées en même temps.
RECONVENTIONNELLEMENT adv. Dune manière recunvenliuniielle.
* RECOPIER v. a. Transcrire de nouveau : il faudra recopier ce passage, cet acte, cette lettre.
* RECOQUILLEMENT s. m. Action de se re-
coquillei ; état de ce qui est recoquillé.
' RECOQUILLER V. a. [« mil.] (rad. coçui'i/e). Retrousser en forme de coquille : pourquoi avez-vous recoquillé les feuilles de mon livre .
— Se recoquiller V. pr. Les vers de terre se recoquitlent. — Il n'y a point de si petit ver
QUI NK SE RECOQUILLE, SI l'ON M.\RCHE DESSUS, il
n'y a point de si petit ennemi qui ne songe à se défendre et à nuire, quand on l'attaque.
• RECORDÉ. ÉE part, passé de Recorder.
— Prat. EXPLOITS RECORDÉS, ceux dans lesquels l'huissier doit être assisté de deux témoins ou recors : une saisie doit être précédée d'un commandement recordé. (Vieux.)
• RECORDER v. a. (lat. recordari, remettre à l'esprit;. Répéter quelque chose, alin de l'apprendre par cœur. .Ne s'emploie guère que dans cette fihrase Recorder sa lkçon. — Fig. et fam. Recoeder sa leçon, tâcher de se bien remettre dans l'esprit ce qu'on doit faire ou ce qu'on doit dire en quelque occasion. On dit dans le même sens, avec le pronom personnel, Se recorder. — Se recorder v. pr. Se RECORDER AVEC QUELQU'UN, Se Concerter avec lui : avant de jouer notre scène, il faudra nous) recorder.
' RECORRIGER v. a. Corriger de nouveau : il corriiic et recoirige sans cesse,
•RECORS s. m. [re-kor] (rad. recorder.) Celui qu'un huissier mène avec lui pour servir de témoin dans les exploits d'exécution, et pour lui prêter main-forte en cas de besoin : un huissier avec ses recors, assisté de deux recors.
' RECOUCHER v. a. Coucher de nouveau : cet C'ifant s'est levé trop matin, il fout le recoucher. — Se recoucher v. pr. Se remeltreau lit .je m'étais levé de trop bonne heure, je me suis recouché.
' RECOUDRE V. a. Se conjugue comme Coudre. Coudre une chose qui est décousue ou déchirée : votre manche, votre doublure, etc., s'est décousue, s'est déchirée, faites-la recoudre.
■RECOUPE s. f. Se dit des éclats qui s'enlèvent des pierres, quand on les taille, et dont on se sert quelquefois pour garnir et
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pour affermir les allées des jardins : il faudrait mettre de la recoupe dans celte allée. — Se dit aussi de la farine qu'on tire du son remi.s au moulin : faire du pain de recoure. — Morceau d élofle qui reste quand on taille des vêtements.
* RECOUPEMENT s m. Archit. Se dit des retraites laites à chaque assise de pierre, pour donner plusd'empalement etde solidité à. un bâtiment.
* RECOUPER V. a. Couper de nouveau : cet
haljtt avait été malcoupé, ila fallu le recouper.
' RECOUPETTE s. f. Troisième farine qu'on tire du son des recoupes mêmes.
* RECOURBER v. a. Courber en rond par l'exlrtmite, par le bout : recourber un fer.
* RECOURIR V, n. Se conjugue comme Courir. Courir de nouveau : j'ai couru et recouru. — Demander du secours, s'adresser à quelqu'un pour en obtenir quelque chose ; il faut recourir à Dieu dans l'affliction. — En term s de Proced., Recourir en cassation, se pourvoir en cassation. — Se ditégaleraeut en parlant des choses, et signifie avoir recours : recourir à la clémence, à la bonté, à la miséricorde du prince.
" RECOURS s. m. [re-kour]. Action par laquelle on recherche de l'assistance, du secours : avoir recours à Dieu. — Refuge; et, dans cette acception, ne se construit guère qu'avec le verbe Etre : tout mon recours est en Dieu. - Jurispr. Droit de reprise par voie légale, l'action qu'on peut avoir contrequelqu'un pour être garanti ou indemnisé : si je perds mon procès, j'aurai mon recours contre un tel, ou sur un tel. - Recours en cassation, pourvoi en cassation. (Voy. Pourvoi). — Recours en GRACE, demande p;ir laquelle on s'adresse au prince pour obtenir la remise ou la commutation d'une peine intligée par jugement.
" RECOUSSE s. f. Reprise d'une peronne ou d'une ctiose emmenée, enlevée par lorce. 11 est vieux et ne se dit plus qu'en parlant d'un navire repris sur l'ennemi dans les vingtquatre heures qui suivent le moment de son amarinage. (Voy. Rescousse.)
•RECOUVRABLE adj. Km. Qui peut se recouvrer : deniers recouvrables .
• RECOUVRANCE s. f. Vieux mot qui signifiait recouvrement, action de recouvrer. .N'est plus employé que dans cette dénomination,
NoTRK-DaME DE RECOUVRANCE.
• RECOUVREMENT s. m. Archit. Se dit de la partie d'une pierre, d'un morceau de bois, d'une tuile, etc., qui couvre un joint, une entaille : tes dalles de cette terrasse sont à recouvrement.
• RECOUVREMENT s. m. Action de recouvrer ce qui esi perdu : pour parvenir au recouvrement des clioses perdues, on se sert d'affiches, de publications â son de tambour, etc. — Se dit aussi en parlant de la santé, des forces du corps : cela contribua beaucoup au recouvrement de sa santé, au 7-ecouvremcnt de ses forces. — Perception des deniers qui sont dus, et les diligences qui se (ont pour les recouvrer : celte administration est eharyée du recouvrement des impôts indirects. — pi. Se dit quelquefois des dette.- actives, descréances d'un avoué, d'un huissier, d'un notaire : cet avoué, ce notaire a vendu son élude et ses reconvremeits.
• RECOUVRER v. a. (lat. recuperare). Retrouver, reuU'eren possession; acquérir de nouveau une ihose qu'on avait perdue : il a recouvré sa bourse. — Recevoir le payement d'une somme due, et particulièrement, taire la levée, la perception des impôts : on l'a chargé de recouvrer les contributions de cet arrondissement.
• RECOUVRIR V. a. Se conjugue comme