URI
rapportait autrefois les végétations minuscules qui, sous les noms "de nielle ou de rouille, produisent parfois de si désastreux etlets sur les céréales. Aujourd'hui les champignons nuisibles aux récoltes sont placés dan» d'autres genres, et on ne laisse dans le genre «î-edo que des espèces qui, quoique végétant sur les plantes, ne peuvent leur être nuisibles.
* UREE s. f;*(gr. oxtron, urine). Chim. Substance qui colore l'urine, et qui est le radical de l'aeide urique. (Voy. Urine.)
UREMIE s, f. (gr.oiiron, vivine ; aima, sang). Pathul. Accumulation del'urfe dans le sang.
"URETERE s. m. (gr. ourétêr ; de ouron, urine). Anal. On appelle ainsi les deux canaux qui portent l'urine des reins à la vessie : // avait de petites pierres dans l'uretère.
URETERITE s. f. Inflammation des uretères.
URÉTRAL, ALE adj. Qui a rapport à l'urètre.
' URETRE s. m. (gr. oureô, uriner). Anat. Canal par où sort l'urine : le canal de l'uièlre. Quelques-uns écrivent, Ukèthre.
URETRITE s. f. Inflammation ne l'urètre.
URÉTROPLASTIE s. fr. (fr. urètre; irr.
p/usso, je fuiiuej. Opération qui a pour but de réparer une perte de substance survenue dans I urètre.
URÉTROSCOPE s. m. (fr. urètre: gr. skopeù, j'exaiiiii]e). Inslriiment servant à examiner l'intérieur de l'urètre.
URÉTROTOMIE s. f. (fr, urètre; gr. tome,
section), l^ci^lon de l'urètre. — Urfe. (V. S.) URFÉ I. (Anne d'), poète, né dans le Forez en loao. Il avait épousé, enl.57.'i, Diane de Château-Morand, fil annuler son mariage en 1598 et entra dans les ordres. Il a laissé un recueil de 150 sonnets intitulé Diane. — 11., (Honoré d'), romancier, frère du précédent né a Marseille en 1568, mort en 1625. 11 se signala dans les guerres de la Ligue, épousa Diane de Château-Morand, dont'le mariage avec son frère avait été annulé, et s'en sépara bientôt pour se retirer à iNice où il composa VXstrée, roman pastoral en 5 parties. On a encore de lui iaSi'j'fine (Paris, 1611), la Sylvanire (1625), des Epitres morales (1394), etc.
URGEL ou Sec d'Urgel, Orgelum, ville d'Espagne (Catalogne), au pied des Pvrénées; à 45 kil. S.-Û. dePuycerda; 3,057 hab. Evéché comprenant la république d'Andorre dont l'èvêqiie d'Urgel partage avec le gouvernement français la suzeraineté. Urgel fut prise parle; Français en 1703, en 1809 et en 1823.
* URGENCE s. f. [ur-jan-se], (rad. lat. urgere, presser). Qualité de ce qui est urgent : attendu l'urgence du cas.
* URGENT, ENTE adj. [ur-janj. Pressant, qui ne soulfre point de retardement : il l a assisté dans son urgente nécessité.
URI, canton de Suisse, séparé du Tessin au S. par les montagnes du Saint-Gothard, et contenant, au iN., une partie du lac de Lucerne; l,076kil. carr.; 17,0UU hab. presque tous catholiques et de langueallemaiide. C'est l'un des trois cantons primitifs et un des 4 cantons forestiers confédérés plus tard. Il est célèbre pour la sublime beauté de ses paysages La route qui franchit le Saint-Gothard traverse la Keuss, le principal cours d'eau du canton, sur plusieurspouts. parmi lesquels le stupéfiant Pont-du-Diable. Le nouveau tunnel du Saint-Gothard passe près d'Airolo. Ce village, avec Andermalt et Hospenthal, est la localité la plus connue de la belle vallée d'Urseren. Uri est un pays essentiellement pastoral. Le gouvernement y est une détjiocratie pure. Cap., Altorf.
URIN
URIAGE, célèbre station minérale, commune de Saiiit-.Maitin-d'Uriaire, cant, de Domène, arr. et à 12 kil. E. de Grenoble (Isère), dans une jolie vallée des Alpes. Source chlorurée sodique sulfureuse, à -4- 27°. Allections cutanées, paraplégies essentielles, affections lymphatiques, scrofules, suites delà syphilis, etc. Grand établissement.
URIMETTHUMMIM (hebr. urim, lumière; tummim, vérité ou iieifoction). Partie de l'ornement que le grand-prêtre portail sur la poitrine chez les anciens Hébreux. On croit que c'étaient les 4 rangs de pierres précieuses disposés sur le plastron du grand-prêtre. Lorsqu'il adressait un appel àDieu, la réponse se manifestait d'une manière ou d'une autre au moyen de ce plastron. Suivant d'autres, Urim et Thunimim étaient des imas-es personnifiant la révélation et la vérité, et placées entre les plis du plastron.
' URINAIRE adj. Anat. et Méd. Qui a rapport à l'urine : conduit urinairc,
*URINAL, AUX s. m. Vase k col incliné, où les malades urinent commodément : ce malade demandi' l'urinai. — Espèce de réservoir qu'on adapte à la verge, dans quelques cas d'incontinence d'urine, et qui reçoit ce liquide à mesure qu'il s'écoule.
URINATION s. f. Physiol. Evacuation des principes en dissolution.
' URINE s. f. (lat. urina). Liquide excrémentiliel, ordinairement d'une couleur citrine, sécrété par les reins, conduit par les uretères dans la vessie, et delà poussé dehors à des intervalles plus ou moins longs : urine épaisse, chargée, trouble, claire, acre, mardiconte, purulinti', sanguinolente. — Miîdecin DES URINES, celui qui prétend connaître toutes les maladies par l'inspection des urines. (Voy. Uroscopie.) — Encycl. Les caractères physiques et chimiques sont, en général, les mêmes dans l'urine des diliérents animaux. Chez l'homme, c'est un liquide d'une couleur claire et ambrée, à consistanced'eau, à réaction modérément acide, et d'un poids spécifique moyen de 1,024. Sa quantité movenne par jour est de 1.000 gr.; mais elle'varie, dans de certaines limites, suivant la quantité de liquide absorbé en mangeant et en buvant, et celle qui est perdue par la transpiration ou autrement. L'nrée, qui s'y trouve dans une proportion approximative de 3 p. 100, est l'élément le plus caractéristique et le plus impoi'tant de l'urine. Si, par une cause quelconque, le sang ne peut plus l'éliminer, les effets d'un empoisonnement ne tardent pas à se manifester. (Voy. Albuminurie.) Les urates de soude, de potasse et d'ammoniaque sont des combinaisons de ces bases avec un corps acide azoté d'origine organique, l'acide urique. L'acide urique seul est extrêmement insoluble dans les liquides aqueux; mais ses combinaisons salines avec les l,a-es alcalines déjà nommées sont facilement solubles dans la proportion d'eau que contient ordinairement l'urine. Elles peuvent cependant être décomposées par l'addition d'un acide libre à l'urine, ou par le dévloppemenl d'un acide semblable dans l'urine même, par suite des changements produits par la décomposition. Le nouvel acide se combine alors avec les bases alcalines, et l'acide uriqueinsoluble, ainsi mis en liberté, se dépose en se cristallisant. C'est de cette manière que la gravelle se forme dans l'urine, et que les calculs d'acide urique augmentent de volume.
* URINER V. n. Evacuer l'urine : ;/ urine bien. Ne se dit guère que des malades.
URINEUR.EUSE adj. Ornith. Se dit des oiseaux qui rejettent fréquemment des excréments plus ou moins liquides.
* URINEUX, EUSE adj. Qui est de la nature de 1 urine, qui a l'odeur de l'urine fermentée
URQU
URUG
URINOIR s. m. Endroit préparé sur la i vint bientûl après ^.'ouvcrnfiur de l'Entrepublique pour permettre d'uriner dé- 1 Rios. Les hostilités ayantreconimencé contre ,gni Bncnos-A} Tes, i! fut battu à Pavon le 17 sept.
ce ni m
URINOMÈTRE s. m. (l'r. urine; gr. metron, mesure). Aréonièlre destiné à déterminer la pesanteur spécilique de l'urine.
• DRIQUE adj. Chim. Se dit d'un acide produit par la combinaison de l'urée avec l'oxygène, et qui l'orme la plupart des calculs de la vessie : acide urirjue.
* URNE s. f. (lat. ur7ia]. 'Vase qui, chez les anciens, servait à divers usag-es, comme à renfermer les cendres des morls. et qui sert maintenant à recevoir les billets pour tirer au sort, etc. : tirne sépulcrale. — Se dit aussi des vases sur lesquels sont appuyées les figures des dieux et des déesses, des fleuves et des fontaines. — Se dit encore de certains vases de porcelaine, de faïence ou d'aulre matière, qui ont la forme des urnes antiques.
— Bot. Espèce de capsule qui forme la Iructification des mousses, et qui ressemble ordinairement à une petite urne.
UROBRANCHE adj. (gr. aura, queue; fr.
(./■(OicA/es). MoU.Qui a les branchies près de la queue.
UROCÈLE s. f. (gr. ourcm, urine ; kélé, tumeur). Infiltration d'urine dans les bourses.
UROCHROME s. m. (gr. ouron. urine : chromii, couleur;. .Matière colorante de l'urine.
UROCRISIE s. f. (gr. ouron, urine; lirisis, jugement). Diagnostic par l'inspection de l'urine.
URODÈLE adj. (gr. oîiro, queue; dèlos, manifeste). Qui est pourvu d'une queue visible.
— s. m. pi. Famille de batraciens coniprenaiil les genres pourvus d'une queue : >alaniandre , triton , ménopome , amphiunie, axolotl, raénobranche, piotée, sirène, etc.
UROPODE adj. (gr, oura, queue ; pous, podos, pied). Zool. Qui marche en s'aidant de saqueue.
UROPRISTE adj. (gr. oura, queue; pristis, scie). Eiitoni. Se dit de certains insectes dont l'abdomen se termine par une tarière en forme de scie.
DROSCOPIE s. f. (gr. ouron. urine; shopeô j'examine). Examen de l'urine pour en tirer le diagnostic des maladies. L'uroscopie a été élevée à la hauteur d'une science par le D' Goupil.
URQUHART (David) [eur'-koueurtt], écrivain ang.ais, né en Ecosse en JSOo.mort en 4 877. )1 fit des voyages en Orient, fut seciétaire de légation a Constantinople de 183o à 1836, et membre du parlement de 1847 à 18o2. 11 a publié de nombreux ouvrages sur la Turquie et l'Orient: Travcls m Spain and Morocco (1850, 2 vol.); Progress of Russia (lSo3), etc.
URQUIZA (Justo-Joséde)[our-ki'-sâ], général et homme dElat argentin, né en ISUO, mort en 1870. Un des chefs des Gauchos (voy. Galchos), il gagna la faveur du dictateur Hosas, et fut fait, en 18i2, gouverneur de l'Entre-Rios. Eu ■l8i;i-'4o, il commanda les forces argentines dans l'Uruguay ; mais en lSol,s'étanl déclaré contre Rosasets'étanl allié avec l'Uruguay et le Brésil, il força le général Oribe, qui assiégeait Montevideo, à capituler avec son armée. H se tourna alors contre Rosas, l'écrasa à Monte Caseros, le 3 lév. 18o2, et le força à s'exiler. Bienlôl après, il devint gouverneur provisoire de larépublique .Argentine; et lorsque la nouvelle consiilulion (encore en vigueur) commença à être appliquée, à la lin de 1853, on le choisit comme président pour six ans. Par le traité du 1 1 nov. 18b9, il réunit Buenos Ayres à la confédération. A l'expiration de ses fonctions,
1861. Il se retira du service actif en 18(i4 et fut assassiné en avril 1870, par son gendre, le général Lopez Jordan.
URSIEN,IENNE adj.(rad. lat. wrsus, ours). Qui ressemble ou qui se rapporte à l'ours.
URSIN, INEadj. De l'ours ;^ui est propre à l'ours.
URSINS. Voy. Juvénal.
URSULE, sainte de l'Eglise catholique romaine; elle était, dit-on, fille d un prince chrétien de la Grande-Bretagne, vivant au IV'-' ou au V siècle. Pour éviter d'épouser un prince pa'ien. elle fit un pèlerinage à Rome avec dix nobles compagnes, escortées chacune de 1,000 vierges. A leur retour, elles furent massacrées a Cologne, par une armée de Huns, parce qu'Ursule refusa d'épouser le roi de ces barbares. On pense que le nombre de ses compagnes est une erreur de quelque copiste, qui aura lu cette inscription XI MM VV onze mille vierges, au lieu de 11 vierges martyres. D'autres pensent que la légende des onze mille vierges martyres est due à la découverte d'une inscription à Ursula Vndecimilla Virgines, dans laquelle le nom propi-e Undecimilla fut traduit par onze mille. On visite encore à Cologne les ossements de sainte Ursule et de ses onze mille compagnes. — Fêle le "21 oct.
■ URSULINE s. f. Religieuse de l'ordre de sainte Ursule. — Les ursulines forment un ordre monastique de l'Eglise catholique, fondé a Brescia, en 1333, par sainte Angèle de Mérici et placé sous l'invocation de sainte Ursule (14-4-1540). Ce fut d'abord une association libre de veuves et de jeunes lemmes pour l'enseignement gratuit des filles, ainsi que pour les visites et les secours aux pauvres. En 1672, à l'instance de saint Charles Borromée, le pape Grégoire XIU érigea la congrégation en ordre religieux, sous la règle de saint Augustin, avec un quatrième vceu ajouté aux trois vœux monastiques ordinaires, celui d'enseigner gratuitement les jeunes filles. Mais plusieurs congrégations conservèrent l'organisation indépendante qu'elles avaient a l'origine, et l'ordre se aivisa longtemps en ursulines » primitives» et ursulines « régulières ». En 171b, les ursulines avaient en France plus de 3b0 monastères. Elles ont beaucoup de couvents aux Etats-Unis, mais elles n'existent plus en Ualie, en Suisse et en Allemagne, depuis 18/1.
* URTICAIRE s. f. (lat. urlica, ortie). Méd. Eruption a^sez semblable à celle que produirait l'application des ieuilles d'orties sur la peau. — L'urticaire est une éruption de plaques proéminentes plus rouges ou plus blanches que la peau circonvoisine. Elles sont quelquefois accompagnées d'un (iruiit incommode. Il suffit pour se débarrasser de l'urticaire, de prendre quelques bains lièdes et des laxatifs.
URTICANT, ANTE adj. Qui produit une piqûre analogue a celle de l'ortie.
' URTICATION s. f. Chir. Sorte de llugellation qu on pratique avec des orties, pour exciter une vive irrilation à la peau.
URTICÉ, ÉE adj. (du lat. urtica, ortie). Qui ressemble ou qui se rapporte à l'ortie.
* URTICÉES s. f. pi. Bot Famille de plantes dicotylédones dialypétales hypogynes dont les caractères principaux sont ceux qui appartiennent à l'ortie. — Genres principaux : ortie et pariétaire.
URTIQUER V. a. Flageller avec des orties.
URUGUAY ou Banda oriental de I Uruguay
il fut nommé commandant en chef, et rcde- , [ou-rou-gouaï'j, répuidiiiuf
.MiK'l lil^i
URUG
Ssd, entre 30° et 35° lat. S. et entre .j.ï» et 60° .jO' long.O. Limites: au N., auN.-O. et à l'E., le Brésil; au S.-E. et au S., l'Atlantique; au S.-O. et à l'O., le Rio de la Plala et l'Uruguay qui le séparent de la république Argentine; tSti.O-.'ii kil. carr.; 77<.l,800 hab. Cap.. Montevideo. Des chaînes de collines boisées traversent l'intérieur. Les pampas, grandes plaines ondulées recouvertes de grandes herbes, forment le trait caractéristique du pays. Le point culminant est le Cerro Pelado, qui n'a pas plus de 800 m. Le Rio Negro, long de 5'iO kil. et tributaire de rUruL.'uay, est le plus grand cours d'eau de l'intérieur. Le climat est doux et sain. Il y tombe beaucoup de pluie en toutes saisons de l'année. Le sol est très riche et donne d'abondantes récoltes de céréales, une grande variété de fruits et de légumes, des cannes à sucre et du colon. On trouve de l'or, de l'argent, du plomb, du fer, du cuivre, du marbre, des agates, de l'altiâtre, des améthysles. La république de l'Uruguay se divi.>e en 19 départements. Sur la population, 190.00(1 hab. sont étrangers et se répartissent à peu près ainsi : 60,0tiO Italiens, 30,000 Basques, autant d'Espagnols et autant de Fiançais, 20,000 Brésiliens, 10,01)0 Argentins, 10,000 Anglais et Allemands, 2,IJU0 Portugais et 12,000 Africains. Le gros de la population indigène est un mélange de sang indien, européen et africain. La grande richesse du pays consiste dans ses pâturages; cependant le chilfre de la population agricole s'accroît rapidement. On exporte principalement des peaux, de la laine, du suif et de la viande de bœuf séchée. L'industrie y est très arriérée. Il y a 1,127 k. de chemins de fer, et 3,764 kil. de lignes télégraphiques en exploitation. — La forme du gouvernement est, en Ihéorie, républicaine et semblable à celle des Etats-Unis; mais, en pratique, c'e-tun despotisme militaire alternant avec l'anarchie. Le président est élu pour quatre ans. Il nomme quatre ministres : pour riiilérieur, les allaires étrangères, les finances et la guerre. Le pouvoir législatif se compose d'un sénat de 19 membres, un pour chaque département, élus pour six ans et présidés par un vice-président élu pour quatre ans, et dune chambre de députés de 69 membres élus pour trois ans. Les dépenses excèdent constamment les recettes ; dette publique de 400 millions de fr. Les écoles, au nombre d environ 250, sont fréquentées par 17,000 élèves. — Le premier établissement fait à demeure dans l'Uruguay fut celui des missionnaires jésuites en 1022. Des colonies espagnoles et portugaises vinrent s'y établir ensmle. L'Espagne et le Portugal s'en disputèrent la possession jusqu'en 1724, époque où la victoire resta aux Espagnols. En 1776, ce territoire fut compris dans la vice-royauté de Buenos-Ayres sous le nom de district de la banda oriental. Lorsque la guerre de l'inpendance éclata en iSll, la Banda oriental prit d'abord parti pour Buenos-Ayres; mais, en 1814, Montevideo ayant été secouru contre les Portugais, qui avaient envahi le pays, celui-ci tomba au pouvoir de José Arligas. Les Portugais l'envahirent de nouveau en 1810, et, après la chute d'Artigas, en 1821, forcèrent le corps législatif à décréter l'annexion au Brésil. En 182b, une révolution éclata; l'indépendance du pays fut proclamée, et elle fut reconnue, en 1828, la partie septentrionale ayant été cédée au Brésil, et le reste formant la république de l'Uruguay oriental. Des discordes intestines éclatèrent peu après l'adoption de la constitution de 1830. Les guerres civiles les plus importantes ont été : celle qui a commencé en 1839, sous Oribe, aidé par Rosas, diclaleur de Buenos-Ayres, laquelle amena l'intervention de l'Angleterre et de la France, et aboutit au renversement de Rosas en 1852 ; et celle qui du commença eu 1860, sous Flores; celui-ci,
USAG
battu en 1803, fut rétabli par le Brésil en I860, époque où la république Arjroiititie, le Brésil et l'Uruguay conelurenl un traité d'alliance contre le Paraguay.
URUGUAY, rivière de l'Amérique du Sud; elle nail sur le versant occidental de la Serra do Mar, dans la province de Santa Catbarina (Brésil) Elle coule à l'O. jusqu'à la frontière de la république Argentine, puis au S.-O. et au S , entre ce pays d'un côté et le Brésil et l'Uru^'uay de l'autre; puis elle s'unit au Parana pour formerlaPlata; longueur, ),300kil. La ralaracle de Salto Grande est à 400 kil. au-dessus de sa jonclion avec le Parana. Les steamers la franchissent souvent pendant les grandes eaux; au-dessus les vaisseaus de 5 pieds de tirant d'eau naviguent sans obstacle pendant "lOO kil. Dans la partie inférieure de son cours, pendant près de 16.ï kil., la rivière s'élargit en Jac de 6 à 10 kil. de large. Le Rio Negro est son affluent le plus considérable.
URUMIAH ou Oroumiah [ou-rou-mi'-a]. I, ville de I Azerbijan (Per^e), à 110 kil. S.-O. de Tabriz; de 25,000 a ,iO,000 hab. C'est une des plus belles villes de Perse. Les presbytériens d'Amérique y dirigent une mission florissante. Urumiah, sous le nom de Thabarma, était une ville sacrée chez les anciens Perses, comme étant le lieu de naissance de Zoroaslre. — IL (Lac), dans le voisinage de la ville. Long de 130 kil. et large de 45; il n'a nulle part plus de 25 pieds de profondeur. Ses eauï, très saturées de sel, ressemblent à celles de la mer Morte; leur couleur est d'un bleu profond ; de là le nom arménien de Kapotan Zauw « mer Bleue ». Le lac reçoit beaucoup de cours d'eau importants, mais n'a aucun déversoir. Près de sa rive orientale se trouve Maragha, qui avait autrefois une immense population, réduite aujourd'hui à 20,000 hab. environ. Les Arabes donnent au lac le nom de cette ville.
* URUS s. m. [u-russ]. Voy. Aurochs.
* US fuss], terminaison de beaucoup de mots latins, qui s'em|iloie en français dans cette locution, Un s.\v,\nt en US, un savant qui atfecte une grande connaissance des langues anciennes, particulièrement du latin.
■ US s. m. pi. [uss] (lat. usus). Usages. Se joint presque toujours avec Coutcmes, et signifie, les règles, la pratique qu'on a coutume de suivre en quelque pays, en quelque lieu, touchant certaines matières : us et coutumes de Picardie.— Usaqnva. ("V. S.)
'USAGE s. m. [u-za-je] ffr. user). Coutume, pratique reçue : c'était t usage du pays, du temps. — Emploi d'une chose : faire usage d'un aliment. — Emploi qu'on fait des mots de la langue; il offre alors deux sens bien distincts. En général, il se dit de l'emploi des mots, tel que la coutume l'a réglé : l'usage est l'arbitre souverain des langues, est le tyi-an des langues. — Quelquefois, il se dit de l'emploi particulier qu'on fait des mots, soil que, servi par son talent et consultant l'analogie, on trouve des moyens neuf^ de s'exprimer, soit qu'on tombe dans des fautes qu'entraîne le défaut de goût et de raison : l'usage qu'il fait de cette expression est heureux. - Droit de se servir personnellement d'une chose dont la propriétéest à un autre : £n vendant sa bililtothéque, il s'en est réservé l'usage sa vie durant. — Mettre tout kn USAGE, employer tous les moyens :
Là pour nous eachanter tout est mis en usage; Tout prend un corps, une àme, un esprit, un visage,
BoiLBiU.
— Jurispr. Se dit aussi du droit qu'ont les -W)isins d'une forêt ou d'un pacage, d'y couper le bois qui leur est nécessaire, ou d'y mener paître leur bétail : on a ôté, on a confirmé les usages aux riverains de ces forêts, de vcs maruis, — Habitude, pratique d'une
USAN
chose : (7 a l'usage de ces matières, de ces termes. — E.vpérionce de la société, habitude d'en pratiquer les devoirs, d'en observer les usages : l'usage du monde, de ta vie, ou simpl., l'usage. — Usages, au plur., se dit, en librairie, des livres dont on se sert pour le service divin, comme bréviaires, rituels, diurnaux, heure?, processionnels, missels, etc. (Vieux.) — LégisL « Suivant l'ancienne législation romaine, le droit d'usage d'une chose ne comportait pas le droit d'en recueillir les fruits. Cette jouissance devint ensuite plus étendue; et notre Code civil porte que celui qui a l'usage d'un fonds peut en prendre autant de fruits qu'il en faut pour ses besoins et ceux de sa famille; mais il ne peut céder ni louer son droit. L'usage est donc un usufruit restreint; il n'est créé par la loi dans aucun cas, etil résulte toujours d'un contrat ou d'un testament. L'usager doit contribuer aux charges (contributions, réparations, frais de culture, etc.) dans la proportion de ce dont il jouit. Le droit d'usage prend le nom de droit d'habitation, lors(]u'il a pour objet une maison (G. civ. 62o à 6,36). — Nous avons parlé ailleurs de certains droits d'usage qui ont été concédés au profit réciproque des habitants d'une ou de plusieurs communes. (Voy. P.^rcours.) Les droits d'usage concédés dans les bois de l'Etat, des communes, des établissements publics ou des particuliers sont limités par les dispositions du code forestier et par l'ordonnance réglementaire du ^<" aoiit 1827. En ce qui concerne les droits d'usage en bois (atl'ouage et maronage),les forêts peuvent en être partiellement affranchies au moyen des cantonnements. (Voy. ce mot.) Quant aux autres droits d'usage dans les forêts (pâturage, glandée, etc.), ils peuvent être rachetés moyennant des indemnités qui sont réglées de gré à gré ou fixées par les tribunaux. — Ceux des usages commerciaux qui sont relatifs à la livraison des marchandise- vendues, et aux retenues à déduire pour tares, emballages, etc., sont, à défaut de conventions, réglés et détaillés dans le tableau annexé à la loi du 20 juin IS66. — Les usages locaux ont force de loi en certaines matières (voy. Coutume), et sont invoqués très fréquemment lorsqu'il s'agit de fermage de terres, de la location des maisons, etc. Ces usages ne sont pas exclusivement la reproduction des anciennes coutumes locales ; ils changent nécessairement lorsqut; le système de culture se modifie, et ils varient d'un lieu à un autre, de telle sorte que les juges de paix et les tribunaux peuvent souvent hésiter dans l'application. C'est donc un véritable service rendu à tous que de les codifier, ainsi que cela à été fait, dès 1842, par la Société libre de 1 Eure, pour les usages locaux du département. Cette société avait préalablement soumis le projet de rédaction de ce code départemental à tùuî ies tribunaux, juges de paix, avocats ei officiers ministériels de la contrée. (Voy. B.^il, Congé, etc.) » (Ch. Y.)
* USAGER s. m. Jurisp. Celui qui a droit d'usage dans certains bois, ou dans certains parages : on a taxé les usagers.
* USAMCE s. f. [u-zan-se]. Usage reçu : l'usance du pays, des lieux. (Vieux.) — Terme de trente jours : il a une lettre sur un tel à usance. — Législ. « En droit commercial, liisance est uu délai de trente jours qui commence à courir le lendemain de la date d une lettre de change. Cet effet de commerce peut être tiré, suit à une ou plusieurs usances de date, soit à une ou plusieurs usances de vue. (C. comm. 120, 132.) C'est l'ordonnance royale sur le commerce du mois de mars 1073 (titre V, art. .ï) qui a ainsi fixé uniformément l'usance à trente jours, pour tenir lieu de l'échéance au mois.» (Ch. Y.)
•USANTE adj. f. .lurisp. N'est usité que
USSE
dans cette phrase, Fille .M.-ijRunE u^iante tt JOUISSANTE DR SES DROITS, fille majeure qui n'a ni père ni mère, et qui n'est sous l'autorité do personne. Uscogue. (V. S.)
• USE, EE part, passé de User. — Ce cheval EST USÉ, A les jamues itskes. sfis janibos ne valent plus rien. — C est in homme usé. il est très affaibli par le travail, par les maladies, ou par les débauches. — Une pensée USÉE, une pensée qui a été employée souvent, et à laquelle on ne fait plus' attention. Ou dit de même. Ce sujet est usé; ces sioyensla SONT usés. — Une passion usée, un amour refroidi, diminué par le temps. — Avoir lb goOt usé, avoir le goiit émoussé par le trop fréquent usage des ragoûts forts et piquants, ou des liqueurs violentes.— Usedom. (V. S.)
• USER v. n. [u-zé](baslat. iisari, fréquent, de uti). Faire usage de quelque chose, s'en servir : tiser de remèdes. — Se dit aussi en parlant des choses morales : user de menaces.
— User bien de quelque chose, en faire un bon usage ; et, User mal de quelque chose. en faire un mauvais usage, en abuser : il use bien de son crédit; il use bien de sa faveur.
— En user librement, familièrement avec quelqu'un, avoir avec quelqu'un un procédé libre, une manière d'agir familière : je vous demande pardon, si j'en use si familièrement, si librement avec vous. — Absol. En oser, agir de telle et telle manière : il faut savoir comme on en use dans ce pays; on en use ainsi entre gens d'honneur. — User v. a. Consommer les choses dont on se sert : on use. bien du bois dans cette maison. — Détériorer imperceptiblement les choses, en les diminuant à force de s'en servir : tes enfants vsejit beaucoup d'habits et de souliers. — User ses ressources. les prodiguer et les affaiblir. — User sa jeunesse auprès de quelqu'un, passer sajeunesse à servir quelqu'un. — Diminuer par le frottement : il faut user sur ta pierre- la pointe de ces ciseaux. — Amoindrir, affaiblir : la jouissance use l'amour. — ■ Chir. Consumer : poudre pour user les chairs. — S'user v. pr. Les marbres, les pierres s'ut^ent. — -User s. m. Se dit en parlant des choses qui durent longtemps : cette étoffe, ce drap est d'un bon user. — Cet homme est bon a l'user, plus on le fréquente, plus on le trouve officieux, honnête, d'un commerce agréable et siir. On dit aussi, On ne connaît bien les gens qu'a l'user
USEUR s. m. Celui qui use par le frottement.
' USINE s. f. [u-zi-ne] (bas lat. usina, fabrique). Etablissement tel que forge, papeterie, filature, moulin, etc. : une grande usine. — Les points principaux de la législation concernant les usines ont été ré>umés aux mots suivants : Etablissement, Machine, Manufacture.
USINIER s. m. Exploiteur d'une usine.
• USITÉ, ÉE adj. (lat. us, coutume). Qui est en usage, qui est pratiqué communément ; cela est fort usité dans ce pays. — Se dit principalement des mots et des phrases qui sont en usage dans une langue : ce mot n'est guèn usité.
USSAT-LES-BAINS, station minérale, dépendant de la commune d'Ornolac, cant. de Tarascon, arr. et à 18 kil. S.-E. de Foi.x (Ariège), dans une gorge étroite, sur l'Arlège ; 220 hab. Eaux bicarbonatées sulfatées calciques. Etablissement où l'on traite les affections du système nerveux, les mala lies de l'utérus, la stérilité, les all'ection.i du tube digestif, les atonies organiques, la chorée, etc. — Aux environs, nombreuses grottes pleines du souvenir des .Albigeois.
USSEL, ch.-l.d'arr. à 61 kil. N.-E. deTulIa (Corrèze), sur une colline, par 45" 32' .SO" lat. iN. et 0° 1' 41" long. 0. ; :j,300 hab. Lai-
USUF
nase?, tannerîps; commerce de bestiaux. 1 Vieille éirli^e (mon. hist.)
. DSSON, villa?e de l'arr. et à 9 kil. 0. d'Issoire Puy-de-Dôme) ; 1,000 hab. Ruines d'un ancien château fort des comtes d'Auverfrne, que Dufi-uesclin ne put prendre en 1371 et i[ue Louis XI convertit en prison d'Etat. Mareuerite de Valoi>, première femme de Henri IV, y passa 18 ans et y écrivit ses 3/(?tnoirr^.
USTARITZ, ch.-I. de cant., arr. et à 14 kil. S. de Rayonne (Basses-P^Ténées), sur la rive gauche de la Nive; 2.eC0hab. C'est l'ancienne capitale du pays de Lahourd.
• USTENSILE s. m. [uss-tan-si-le] (lat.
ratensilia). Se dit de toutes sortes de petits meubles servant au ménage, et principalenienl de ceux qui servent à l'usage de la cuisine : fout l'inventaire ne consistait qu'en tjuelqucs ustrnsilcs de cuisine. — Se dit aussi des diverses instruments propres à certains arts : les iistensiles aratoires.
•DSTION s. f. [uss-ti-on] (lat. ustio). Action de brûler. — Chir. Etfet du catuère actuel. — Chim. Espèce de calcination par laquelle on réduit en cendres une substance.
• DSDC.1PI0N s. f. [u-zu-ka-pi-on](Iat. usus, usage; c p rc, prendre). Droit romain. Manière d'acquérir par la possession, par l'usage.
• USUEL. ELLE adj. [u-zu-èl] (lat.MS«aiis). Dont on se sert ordinairement : meubles usuels.
• USUELLEMENT adv. Communément, à l'ortliiiaiie : >:ela se doit usiielkment.
•USUFRUCTUAIRE adj. (lat. «sws, usage; frnctus, fruit). Droit. Qui ne donne que la faculté de jouir des fruits : le douaire des fonmcft est un droit usufructuaire.
• USUFRUIT s. m. [u-zu-frui] {\a.\..ususfructus). Droit. Jouissance des fruits, du revenu d'un héritage, des intéiêls d'un capital, dont la propriété appartient à un autre ; il n'a ■point cette terre en propre, il n'en a que i'iisufruit. — Législ. « L'usufruit est le droit de jouir des biens meubles ou immeubles dont un autre a la propriété, comme le ferait le propriétaire lui-même, mais à la charge d'en conserver la substance. L'usufruit est donc un démembrement de la propriété; c'est à la fois un droit réel et une servitude personnelle, temporaire, presque toujours viagère, dont la jouissance peut être cédée par celui qui en est le titulaire. Le droit d'usufruit est établi, soit en vertu d'une disposition de la loi, soit par contrat, soit par testament. La jouissance légale attribuée aux père et mère sur les biens de leurs enfants âgés de moins de 18 ans et non émancipés (C. civ. 384) est un véritable usufruit, bien qu'elle ne puisse être cédée. La loi attribue aussi au père ou à la"m6requi, en .succédant à leur enfant se trouvent en concours avec des collatéraux non privilégiés, l'usufruit du tiers des biens dévolus à ceux-ci. (Voy. Successio!^.) Le titulaire d'un évêché ou d'une cure a l'usufruit des biens composant la mense épiscopale ou curiale. (Voy. Mense.) L'usufruit, lorsqu'il n'est pas établi par la loi, résuite le plus souvent des donations laites entre époux, au prolil du survivant, soit par leur contrat de mariage, soit par un acte postérieur (id. 1094). L'usufruitier peut se servir de tous les objets soumis à sou droit, et de chacun selon sa destination. Il a droit : 1° aux fruits naturels, qui sont les produits spontanés de la terre, les produits et le croit des auiniaux; 2" aux fruits industriels qu'on obtient d'un fonds par la culture; 3° aux fruits civils qui sont les loyers ou fermages d'immeubles, les inléi'ôts des capitaux et les arrérages des rentes. Mais les fruits naturels ou industriels étant acquis à l'usufi-uitier seulement par la ré-
USUF
coltc, il a droit à ceux qui sont pendants par | branches ou par racines au moment où l'usufruit est ouvert; et, au contraire, ceux de ces produit- qui sont dans le même état au moment oii l'usufruit s'éteint appartiennent au propriétaire du fonds. Il n'y a pas lieu, dans un cas ni dans l'autre, à récompense pour frais de labour et semences. Quant aux fruits civils, ils s'acquièrent jour par jour, et en conséquence, ils appartiennent à l'usuTruitier à proportion de la durée de son usufruit. Lorsque l'usufruit porte sur des choses dont on ne peut faire usage sans les consommer, comme l'argent, les grains, les boissons etc., l'usufruitier a le droit de s'en servir, mais à la charge d'en rendre de pareille quantité, qualité et valeur, ou leur estimation, à la fin de l'usufruit. L'usufruitier n'a pas le droit d'abattre les futaies non aménagées, ni d'exploiter les mines ou carrières dont l'exploitation n'était pas commencée avant sa jouissance. Il ne peut consentir, pour une période de plus de neuf années, des baux qui soient obligatoires pour le propriétaire, et il ne peut les renouveler plus de trois ans avant leur expiration s'il s'agit de biens ruraux, et plus de deux ans avant la même époque s'il s'agit de maisons. La loi impose diverses obligations à l'usufruitier. Avant d'entrer en jouissance, il doit faire dresser à ses frais, en présence du propriétaire ou lui dûment appelé, un inventaire des meubles et un état descriptif des immeubles soumis à l'usufruit; et il doit aussi donner caution valable de jouir en bon père de famille, à moins qu'il n'ait été dispensé de cette obliobligation par l'acte constitutif, ou qu'il ne s'agisse, soit de l'usufruit légal des père et mère, soit de l'usufruit que s'est réservé le vendeur ou le donateur de la nue-propriété. Lorsque cette caution est due et qu'elle n'est pas fournie, les immeubles doivent être affermés ou mis en séquestre, les denrées et les meubles qui dépérissent par l'usage doivent être vendus (les autres restant en la possession du propriétaire), et toutes les sommes disponibles sont placées. Les intérêts de ces sommes appartiennent à l'usufruitier, ainsi que les loyers et fermages des immeubles, les revenus des valeurs mobilières et tous les autres fruits qui ont pu être recueillis depuis l'ouverture de son droit. Pendant la durée de sa jouissance, l'usufruitier doit veiller à la conservation du fonds et au maintien des droits du propriétaire. Il est tenu aux charges annuelles grevant les biens ou la portion de biens dont il jouit, telles que contributions, intérêts de dettes, etc. IJ est également tenu aux réparations d'entretien. Les grosses réparations sont à la charge du nu-propriétaire; mais l'usufruitier doit lui {jayer les intérêts des sommes déboursées. Si l'usufruitier fait des constructions nouvelles, des améliorations ou da grosses réparations sans qu'il y ait -u à ce sujet aucune convention avec ie propriétaire, il n'a aucun droit de réclamer une indemnité. L'usufruit prend fin par l'une des causes suivantes : l" parla niorlde l'usufruitier; 2° par l'expiration du ternie pour lequel il a été accorde ; .S" par l'acconiplissenienl de la condition résolutoire qui a été stipulée; 4» par la consolidation, c'est-à-dire par la réunion sur une seule tête des qualités d'usufruitier et de propriétaire ; b" par la destruction totale de la chose soumise à l'usufruit; 6» par la renonciation de l'usufruitier au droit dont il jouit; 1" par l'abus de jouissance, lor^que les tribunaux reconnaissent les faits sultisant^ pour prononcer la cessation de l'usulruit; 8° par le non usage pendant trente ans; 9" par l'expiration d'une période de jouissance de trente ans, lorsque l'usufruit a été constitué au prolit d'uue personne morale, sans terme fixe ou pour une durée plus longue; 10° par la résolution du droit de celui qui a constitué
TISUR
l'usufruit; et H» par la prescription acquise au profit d'un tiers possesseur (G. civ. .'178 à 624). Dans aucun cas, l'usufruitier ne peut prescrire le droit de propriété de l'objet dont il jouit, à moins que son titre de possession n'ait été interverti (id. 2!.'Î6 et s.). Le droit d'usufruil peut être exproprié à la requête d'un créancier de l'usufruitier (id. ?404). L'usufruit d'un immeuble étant susceptible d'hypothèque (id. 2118), l'acte qui l'a constitué ne peut être opposé aux tiers qui ont des droits sur le même immeuble, que lorsque cet acte a été transcrit au bureau des hypothèques, conformément à la loi du 23 mars 188-5. » (Ch. \.)
USUFRUITÉ, ÉE adj. Dont l'usufruit n'appartient pas au propriétaire : terre usufruitée.
* USUFRUITIER, 1ÈRE s. Droit. Celui, celle qui a l'usufruit : le pi-opriétaire et l'usufruitier. — adj. RÉPARATIONS USUFRUITIÈRES, CelISS
qui sont à la charge de l'usufruitier.
USUM (Ad). Voy. Ad usum.
USUMASINTA [ou-sou-raa-sinn'-ta], rivière appelée Chicsoy dans son cours supérieur.
(Voy. GU.ATEMAU.)
• USURAIRE adj. (fr. usure). Où il y a de l'usure : contrat usuraire.
' USURAIREMENT adv. D'une manière usuraire.
' USURE s. f. [u-2U-re](lat. usura). Intérêt, profil qu'on exige d'un argent ou d'une marchandise prêtée, au-dessus du taux fixé par la loi ou établi par l'usage en matière de commerce : grosse usure. — Fig. Rendre AVEC usure, payer AVEC usLBE, rendre, en bien ou en mal, au delà de ce qu'on a reçu : Dieu rend avec usure ce que l'on a fait pour lui. — Dépérissement qui arrive aux habits, aux meubles, etc., par le long usage qu'on en fait : son habit est percé; ce n'est pas accidint, c'est usure. — Anat. Usure dks dents, détérioration par suite d'un long usage. — Lég:isl. 0 Toute stipulation d'intérêt constituait, sous l'ancien droit, le crime d'usure, lorsque le fonds n'avait pas été aliéné, ou lorsque le débiteur n'avait pas été, par une demande en justice, mis en demeure de payer le capital. Aujourd'hui l'usure ne constitue un délit que lorsqu'une personne est convaincue de prêter habituellement à un taux d'intérêt qui excède le taux légal. Nous avons exposé en parlant de l'intérêt (voy. ce mot) la législation relative à l'usure.»
(Ch. y.)
USURER V. n. Prêter à usure.
• USURIER, 1ÈRE s. Celui, celle qui prête à usure : c'est une iisiirière qui prête sur gages. — Se dit, par ext., de ceux qui profilent des malheurs ou des nécessités d autrui pour accroître leur fortune.
* USURPATEUR, TRICE s. (lat. usurpator). Celui, Celle qui, par violence ou par ruse, s'empare d'un bien, d'un pouvoir, d'une dignité, d'un titre, etc., qui ne lui appartient pas. Ne se dit guère qu'en parlant de choses importantes : les usurpateurs sont rarement tranquilles. — Absol. Celui qui a usurpé une souveraineté : l'usurpalenr fut renversé d{t trùne.
' USURPATION s. f. Action d'usurper, ou résultat de cette action ; l'usurpation de l'autorité sotweraine. — Se dit quelquefois d« la chose même qui est usurpée: la plupart des terres de cette seigneurie n'étaient que des usurpations. — Législ. <■ Toute usurpation commise sur un bien rural doit être dénoncée dans la huitaine au propriétaire par le fermier (C. civ. 1768) ou par l'u^ufruitier, sous leur responsabilité (id. 614). Les u^urpalioii> sur la largeur d'un chemin public constituent des contraventions, et ceux qui les ont commises sont punis d'une amende de U à lôfr.
UTIG
(C. pén. 4*9, 11"). — Quiconque a usurpé des fonctions publiques, civiles ou militaires, est puni d'un enifirisonnenient de deux à cinq ans. S'il s'affit d'un costume, d'un uniforme ou d'une décoration, l'emprisonnement est de siï mois à deux ans; et si c'est un nom ou un titre de noblesse qui a été usurpé, la peine est une amende de 500 à 10,000 fr. (C. pén. 258. 259; L. 28 mai 1858).» (Ch.Y.)
* DSURPÉ, ÉE part, passé de Usurper: un titre usuryié. — Fig. Réputation usurpée, qui n'est fondée sur rien, ou qui surpasse de beaucoup le mérite de celui qui l'obtient.
* USURPER V. a. [u-zur-pé] (lat. usurpare). S'emparer, par violence ou par ruse, d'un bien, d'une dignité, d'un titre qui appartient à un autre : !'/ n'était pas héritier de la couronne, il l'avait usuri)ée. — Fig. Usurper la RÉPUTATION, LA GLOIRE, l'estime, l'olitenir par fraude, sans droit légitime. — Usurper v. n. Vous usurpez sur mes droits, sur im s possessions. Ce laboureur tache toujours d'usurper SUR SES VOISINS, c'est-à-dire, d'accroître son terrain en poussant sa culture sur le leur.
* UT s. m. [ult]. Mus. Première des notes de la gamme. Nom du signe qui représente cette note : le ton d'ut,
UTAH. territoire occidental de l'Union américaine, à l'O. du Colorado, et à l'E. de la Nevada, entre 37» et 42» lat. N., et entre 11!» et H6° long. 0.; 220,000 kil. carr.; 150.000 hab., dont 20,000 Ânclais. Cap., Salt-lake-city , la ville des Mormons (voy. iMoRuoNs), ville princ. Ogden. La population ne comprenait que 10,000 hab. en 1850. Ce territoire comprend une partie d'un vaste plateau au N. duquel s'étend le grand lac Salé, et qui est traversé par les monts Wahsath (branche des .Montagnes Rocheuses). Sol généralement stérile; climat froid et inconstant. Mais des espaces étendus sont couverts de pâturages. La principale richesse se compose de minéraux. L'Utah fut organisé en territoire en 1850.
UTAHS ou Utes, grande tribu d'Indiens américains appartenant à la famille des Shoshones, et errant sur une grande partie du Nouveau-Mexique, de l'Utah, du Colorado et du Nevada. Ils sont vigoureux, robustes et braves, là où le gibier est abondant; mais certaines bandes' qui vivent sur des pays stériles sont misérablement pauvres. Us se sont ordinairement montrés amis des blancs, bien qu'ils aient parfois pillé les émigrants dans les plaines. Leur richesse consiste principalement en chevaux — Utelle. (V. S.)
UTÉRALGIE s. f. (fr. utérus; gr. algos, douleurj. Pathol. Douleur nerveuse de l'utérus.
* UTÉRIN, INE adj. (rad. utérus). Se dit des frères et des sœurs nés de même mère, mais non pas de même père : c'est son frère utérin.— Jurispr. S'emploie quelquefois subs tanliv. an pluriel : les utérins et les consanguins. — Méd. Fureur utérine, ou nymphomanie, maladie du sexe féminin, qui consiste en un penchant irrésistible et insatiable à l'acte vénérien.
UTÉRITÉ s. f. Inlla-ramation de l'utérus. UTEROMANIE s. f. Fureur utérine.
UTÉROTOMIE s. f. (fr. utérus; gr. tome, seclion). Incision du col de l'utérus.
* UTÉRUSs. m.[u-té-russ](mot. lat.). Anat. Syn. de matrice.
UTICA, ville de l'état de New-York (Etats- Unis), sur la rive méridionale du Mohawk, à la jonction des canaux de l'Erie et du Chenango. à 95 kil. O.-N.-O. d'AIbany; 33,000 hab. Elle est élégamenl bâtie en amphithéâtre à partir de la rivière jusqu'à une hauteur de 150 pieds. Grand commerce de fromage. L'industrie y est florissante, .\silc d'aliénés
UfRiî
appartenant à l'état. Utica a été classée comme cité en 1832.
* UTILE udj. (lat. utilis). Profitable, avantageux, qui sort à quelque chose : c'est un homme qui vous sera utile dans vos affaires. — Procéd. Jours utiles, jours qui sont comptés dans les délais accordés par les lois, et dans lesquels les parties peuvent réciproquement ai-'ir en justice : les dimanches ne sont pas au nombre des jours utiles. —Ordre utile, rang des créanciers qui, d'après la date de leur hypothèque, seront payés sur les biens du débiteur. — En temps utile, dans le temps prescrit, déterminé. On l'emploie surtout en termes d'administration. Faire sa réclamation en temps utile. — Utile s. m. Ce qui est utile : préférer l'honnête à l'utile.
UTILE DULCI, derniers mots d'un vers d'Horace (Art pnét. v. 344), signifiant, l'utile à l'agréabte.
' UTILEMENT adv. D'une manière utile :
il a travaillé utilemeut pour lui et pour les siens. — Procéd. Etre utilement colloque, être colloque en ordre utile, de telle manière qu'on sera payé de sa créance : il est un des plus anciens créanciers, il ne peut manquer d'être colloque utilement.
UTILISABLE adj. Que l'on peut utiliser.
UTILISATION s. f. Action d'utiliser.
'UTILISER V. a. Tirer de l'utilité, tirer parti d'une chose : vous venez de bâtir, il faut utiliser les matériaux qui cous restent.
•UTILITAIRE adj. Qui vise à l'utilité. Ne se dit guère qu'en parlant d'une école philosophique qui ne reconnaît pour principe du bien que l'utilité. — Substantiv. Les utilitaires.
UTILITARISME s. m. Doctrine des utilitaires.
* UTILITÉ s. f. (lat. utilitas). Profit, avantage : ceia n'esi pas d'une grande utilité. — Cela n'est d'aucune utilité, cela n'est d'aucun usage, ou cela ne sert de rien. — s. f. pi. Théâtre. Se dit de l'emploi des acteurs qui jouent toutes sortes de rôles de peu d'importance : elle joue tes utilités.
UTI POSSIDETIS. Diplom. Expression qui prend pour base des arrangements subséquents l'état actuel des possessions que l'on veut régler.
UTIQUE (lat. Vtica), ancienne ville d'Afrique, sur le bord occidental du Bagradas, près de la baie de Carthage, dont l'emplacement est occupé aujourd'hui par le village de Bu-shatter, à une petite distance au N.-O. de Tunis. Pendant la troisième guerre Punique, elle se soumit à Rome, et pendant les luttes entre Marius et Sylla et entre César et Pompée, elle semble avoir été une place de grande importance. Les Arabes la détruisirent au vu" siècle.
* UTOPIE s. f. (gr, ou, non ; topos, lieu). Ce qui n'est en aucun lieu, nulle part; se dit en général d'un plan de gouvernement imaginaire, où lout est parfaitement réglé pour le bonheur de chacun, comme au pays fabuleux d'Utopie, décrit par Thomas Morus, dans un livre qui porte le titre d'UiopiA : chaque rêveur imagine son utopie.
UTOPIQUE adj. Qui a le caractère d'une utopie.
* UTOPISTES, m. Celui qui crée des utopies ou qui y croit. — Adjectiv. Doctrine utopiste.
UTRAQUISTE s. m. (lat. ulraque, l'une et l'autre). .Nom donné aux Hussites de la Bohème qui comiîiuniaientsous les deux espèces. (Voy. Calixtin.)
UTRECHT, I,. province des Pays-Bas, bornée au N. par le Zuyderzée; 1,384kil. carr.;
mm
200,000 hab. Elle est arrosée par le Rhin et ses branches, le Vecht et r.im^tel. Certaines portions sont élevées et couvertes de bruyères et de tourbières ; mais les terres basses" sont iches et fertiles. — II, capitale de cette province, sur le Vieux Rhin, à 32 kil. S.-E. d'Amsterdam; 80,U00 h;ib» dont un tiers environ de calholiques. Elle est entourée de forts, possède une belle promenade et de jolis squares, et renferme Ihdtel national des monnaies et trais cathédrales. L'université compte environ oOO étudiants : on va récemment ajouté un nouveau musée physiologique. On y fabrique des cigares, des tissus de coton, do soie, de lin, de laine, des tapis, de la peluche (velours d'Utrecht). Il y a beaucoup de mai.sons d'édition. — Utrecht est la plus vieille de toutes les villes bataves. Les Romains l'appelaient Trajectum ad Rhenum et L'Itrajeclura. L'union qui jeta les bases de la république des sept Provinces Unies fut organisée à Utrecht en 1579. Lo traité d'Utrecht, signé le 11 avril 1713, et complété par la paix de Rasladt (1714) et d'autres traités, mitfinà la guerre de Succession d'Espagne. Par ce traité, Philippe V était reconnu roi d'Espagne; les Pays-Bas espagnols, Naples, Milan et l'Ile de Sardaigne étaient laissés à l'empereur Charles VI ; la Sicile était donnée à Victor-Amédée II de Savoie, et l'Angleterre obtenait Gibraltar, Minorque, les territoires de la baie d'Hudson, Terre-Neuve, Saint-Chiistophe et l'Acadie. Louis XIV, vaincu, dut détruire les forlilications de Dunkerque, chasser de France le prétendant Charles Sluart, et reconnaître la dynastie prolestante qu'il avait voulu détruire en Angleterre.
UTRICULAIRE adj. (du lat. utrieulus, petite vessie). Qui à la forme d'un utricule. — s. f. Bot Genre de scrofulariées utriculariées, comprenant plus de 100 espèces d'hi'rbos d'eau douce, dont quelques-unes se trouvent dans toutes les parties du monde. Certaines espèces prennent racine dans les bords boueux ou sablonneux des étangs; elles ont alors de petites feuillesen forme d'alêne, et une tige Ue.xible et mince portant tantôt une seule fleur, tantôt un petit nombre de fleurs. La
Ulriculaire vulgaire (Utricularia vulgans). Petilc a^ec ses feuilles divisées et ses utricules grossis deui fois. — Utricule très grossi.
plupart de ces plantes, cependant, sont flottantes et sans racines, leurs tiges secondaires sont garnies de feuilles divisées en segments d'une finesse capillaire, et portent un grand nombre de petites vésicules qui, au temps de la floraison, permeltent a la planie de flotter à la surface et de projeter des tiges nues qui se chargent de quelques fleurs jaunes ou pourprées. Les utnculaiies, ainsi que les pinguieula qui s'en rapprochent beaucoup, sont aujourd'hui classées parmi les plantes insectivores; en eûet, les vésicules digèrent de minuscules crustacés et autres animaux
"iJG4
UVA
microscopiques. — Un naturaliste américain ayant placé dans un bocal garni de petits poissons, un p\eàd'ulriculaire commune (ittricularia vuhiaris), put constater, au bout de quelques heures, qu'un certain nombre de ces animaux, s'étant approchés de la ves-;ie dont la plante est pourvue, avaient été saisis parcelle-ci, qui les avait fait entrer dans son intérieur et les avait étouffés. Il en conclut que l'utriculairese nourrit de petits poissons.
UTRICULARIÉ, ÉE adj. Qui ressemble ou qui se rapporte à l'utriculaire. — s. f. pi. Famille de scrolulariéos ayant pour type le genre utriculaire. On dit aussi Lentidulariées.
* UTRICUIiE s. m. (lai. utriculus, petite outre). Bol. Cellule du tissu des végétaux, — Petite outre pleine d'air, servant à soutenir dans l'eau les feuilles et les racines de quelques plantes.
UTRICULIFORME adj. Qui est eu forme d'ulricule.
UVAROFF (Sergei) [ou-va-rof], comte et boninie d'état russe, né en 178.Ï, morteu 18.55. 11 remplit diverses fonctions importantes, et, en qualité de ministre de l'instruction, il fonda des institutions savantes et le département asiatique à la chancellerie. Il fut créé comte en <846, et se retira en 1848, à la suite de mesures restrictives vis-à-vis de l'enseignement. Il a publié Etudes de philologie et de critique{\Si3), et Esquisses politiques et littéraires (1849).
UVA-URSI s. m. (mot lat. qui signifie : raisin
UZBE
d'ours). But. Nom scientifique du raisin d'ours (arctostaphylos uva-ursi], appelé aussi busserole.
UVÉA (île). Voy. Lovalty.
* UVÉE s. f. (lat. uva, grappe de raisin). Anal. Une des tuniques de l'œil : on lui a percé l'uvée.
UVÉITE s. f. InQammalion de l'uvée.
UVIFORME adj. Qui a la forme du raisin.
UVULAIRE adj. Qui a rapport à la luette ou uvulc. — Bot. Genre de véralrées, dont une espèce ]'uvulaire de la Chine (uvukiria Sinensis), est recherchée dans nos jardins d'agrément à cause de la beauté de ses fleurs pendantes, d'un rouge brun.
UVULE s. f. (lat. uvula, diminut. de uva, raisin). Luette.
DXELLES (Nicolas du blé, marquis d'], maréchal de France, né à Chalon-sur-Saône en 10o2, mort en 1730. Il embrassa d'abord la carrière ecclésiastique, se consacra aux armes en 1689, eut la protection de Louvois et devint maréchal de camp en 1675. En 1689, il défendit vaillamment Mayence, reçut le gouvernement de l'.^lsace, fut nommé maréchal de France en 1703 et, à l'avènement de Louis .\V. entra au conseil de régence.
UXELLODUNDM. ville des Cadurces, dans l'Aquitaine première ; probablement le village moderne de Capdenac, à 6kil. S.-E. de Figeac (Lot).
UZ3ECKS, peuple tartare du Turkestan.
UZES
C'est la tribu la plus civilisée du pays, et elle forme la population indigène dominante dans le Khiva, le Bokhara, et le Khukan. Bien que beaucoup d'Uzbecks soient nomades, le pins grand nombre appartiennent à la classe qu'on appelle habitants à demeures fixes. D'après une estimation russe, ils sont au nombre de l,oOO,000. Au temps de Timour, ils demeuraient au M. du Sir Darya, d'où ils envahissaient le Bokhara. C'est dans le Khokan qu'on trouve les échantillons les plus purs de cette race. Ce sont des mahoniétans zélés.
UZÉGEOIS, territoirede l'ancienne France,
dont lizès était le chef-lieu.
UZEL, ch.-l. decaiit., arr. et à 15 kil. N.-O. de Loudéac (Côtes-du-Nord), près de l'Ousl; 1.550 hab. Ruines d'un vieux manoir.
UZERCHE, ch.-l. de cant., arr. et à Tio kil. N.-O. de Tulle (Corrèze), sur une colline; 3,250 hab. Belle église, sites pittoresques. Patrie du chirurgien Boyer.
UZES [u-zèss], Ueense castrum, ch.-l. d'arr. à 24 kil. N. de Nîmes (Gard), près de la rive droite de l'Âuzon, par 44° 0' 46 " lat. N. et 2» 4' 59" long. E. ; 5,200 hab. Bonneteries, draperies, chapelleries, tanneries, etc. 'Vaste et sombre château féodal au milieu de la vieille ville, ancien palais épiscopal. — Uzès fut conquise par Clovis en 507; elle devint duché-pairie, adopta le protestantisme et fut démantelée par Louis XIU (1639). Patrie de l'amiral Brueys.