VAIS
mois d'emprisoniif'inenl, s'il esl âçé de seize ans au moins. Mais il pput, même n\ue-, ju jugement passé en force de chose jugée, être réclamé par délibération du conseil municipal de la commune où il est né, ou être cautionné par un citoyen solvable, et dans ce cas, si le gouvernement accueille la réclamation ou agrée la caution, le condamné, au lieu de subir sa peine, est renvoyé dans la commune qui l'a réclamé, ou dans celle qui Uiiest assignée pourrésidencesur la demande de la caution. Si l'individu déclaré vagabond par lugement est nn étranger, il peut être expulsé du lerritoire français. Le vasabond qui a été trouvé porteur d'effets d'une valeur supérieure à 100 fr. et qui n'en justifie pas la provenance esl puni d un emprisonnement de six mois à deux ans. S'il a été trouvé, soit travesti, suit porteur d'armes , soit muni d'instruniiMils propres à commettre des vols ou d'autres délits, il esl puni de deux à cinq ans d'emprisonnement (C. pén. 269 à 2"3, 277 et s.) (Voy. Mendicité.)— Le préfet de police esl investi par la loi du 9 juillet 1852 du droit d'interdire, par un arrêté approuvé par le ministre de l'intérieur, le séjour du département de la Seine, pendant deux ans au plus, à tout individu qui n'a pas de moyens d'existence ou qui a été condamné depuis moins de dix ans pour vagabondage. Celte interdiction peut être renouvelée. Le prétet du Rhône a les mêmes droits dans les communes qui composent l'agglomération lyonna se. Les conlraventions à ces arrêtés d'inlordiclion de séjour sont punies d'un emprisonnement de huit jours à uu mois; en cas de récidive, l'emprisonnement esl de deux mois à deux ans.» (Ch.Y.)
* VAGABONDER v. n. Faire le vagabond.
'VAGANT, ANTE adj. Qui erre.
* VAGIN s. m. (lat. vagina, gaine). Anat. Canal qui conduit a la matrice.
* VAGINAL, ALE, AUX adj. Anat. Qui a rap|iort au vagin : membrane vaginale.
VAGIN ALITE s. f. Inflammation de la tunique vaginale.
VAGINITE s. f. Inflammation du vagin.
VAGINULE s. f. (dimin. du lai. vagina, gaîne). Petite gaine.
* VAGIR V. n. (lat. vagire). Pousser des vagissements.
* VAGISSANT. ANTE adj. Qui vagit.
* VAGISSEMENT s. m. Cri des enfants nouveau-nés.
VAGON s. m. Orthographe non académique de wagon.
* VAGUE s. f. [va-ghe] (anc. haut ail. wdc) L'eau, soit de la mer, soit d'une rivière, soit d'un lac, lorsqu'elle est agitée et élevée audessus de la superficie par les vents, par la tempête, ou par quelque autre cause : de grandes vagues.
' VAGUE adj. (lat. vagus). Indéfini, qui n'a point de bornes fixes et déterminées : lieux vagues. — Incertain, qui manque de fixité, de solidité : esprit vague. — Se dit aussi de certaines causes et de certains effets, dont on ne peut nettement se rendre compte, et qui plaisent par ce qu'ils ont d'incertain et d'iudéûni : une vague et douce mélancolie. — Peint. Se dit de ce qui manque de précision, de netlclé; et souvent, par éloge, des formes indécises, des teintes aériennes ou vaporeuses qui donnent à la composition une sorte de
VAGUEMESTRE s. m. [va-ghe-mè-sire] >ain. — En vain loc. adv. Inutilement ; il
(ail Wdgenmeister). Officier chargé de la duile des équipages d'une armée : le vaguemestre d'un réghniut. — Officier de la maison du roi et de celle des princes. (Vieux.)
* VAGUER V. n. (lat. vagari). Errer çà et là, aller de côté et d'autre à l'aventure : vagner par les champs. — Fig. Se dit des pensées qui ne se fixent pas : laisser vaguer son imnginution.
VAGUER v. a. Brasser : vaguer de la bière.
VAIGRE s. f. Mar. Planche qui sert au revêleraent intérieur d'un navire.
* VAILLAMMENT adv. [va-ia-man : Il mil.] Avec valeur . il a vaillammcrit combattu.
* VAILLANCE [Il mil]. Valeur, courage :
grande vnillance.
* VAILLANT, ANTE adj. [va-ian, // mil.], irad. lat. i;aioî', courage). Valeureux, courageux : un vaillnnt capitaine.
' VAILLANTS, m. Le fonds du bien d'une personne, son capital : il amis tout smi vaillant à cette charge. — Adverbial. // a dix mille écus vaillant.
VAILLANT (Jean-Baptiste-Philibert, comte) maréchal de France, né à Dijon le 6 déc. 1790, mort le 4 juin 1872. Au sortir de l'Ecole polytechnique, il fil la campagne de Russie (1812) et resta prisonnier de.s Russes jusqu'en 1814. Il se distingua à Ligny et à Waterloo, entra dans létal-major, lors du relour des Rourbons, fui envoyé en Afrique comme surveillant des fortifications (183i), rentra à Paris en 1840 pour s'occuper des défenses de cette capitale, fut crée maréchal à la suite de l'expédition de Rome et prit le portefeuille du ministère de la guerre le 11 mars 18o4. 11 occupa le poste de ministre pendant 5 ans; devint, en 1860, ministre delà mai-onde l'empereur et accumula plusieurs emplois qui lui rapportaient 263,000 fr. par an. Après le 4 septembre, il se relira un inslant à Saint-Sébastien.
VAILLANT (François le). Voy. Le Vaill.^nt.
VAILLANT I. (Jean-Foy), émiuent numismate, né a Beauvais en 1632, mort à Paris en 1706. Chargé par Colberl de reunir une collection de médailles orientales, il fut pris en mer, par les pirates algériens, fut délivré au bout de qualre mois, subit une épouvantable tempête pendant son retour et jela à la mer une grande partie de son précieux trésor. Il a laissé, en latin, des ouvrages estimés. — 11. (Jean- François Foy), lils du précédent, né à Rome en Ib7a, mort en 1708, écrivit un ouvrage sur le Café et une dissertation sur les Cabires.
' VAILLANTISE s. f. Action de valeur.
(Vieux.)
VAILLY, ch.-l. de cant., arr. et à 26 kil. N.-O. de Sancerre (Cher), 1,200 hab. Source minérale.
VAILLY ou 'Wailly, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. E. de Soissons (Aisne), sur l'Aisne, 1,650 hab. Eglise gothique, tour de l'ancien château.
* VAIN, VAINE adj. (lat. vanus). Inutile, qui ne produit rien : faire de vains efforts. — Vaine pâture, se dit des terres dont la pAture est libre, où tous les habitants d'une commune peuvent conduire leurs bestiaux; et généralement de toutes celles où il n'y a ni semences, ni fruits. — Frivole, chimériqti
cnarme mystérieux: couleur vague. — Vague qui n'a aucun fondement solide et raisonna-
s. m. Il y a du vague dans ce qu'il m'a dit. ble ; espérance vaine.
— Un grand espace vide, ou qu'on se tn rcu réel succède à de camej blucttes.
figure comme tel : le vague de l'air. CoLtm d'iublbvii.lb. vincorutani, acUt i"
' VAGUEMENT adv. D'une inaiiièrn vague:
ne parler, ne répondre que vaguement.
— Orgueilleux, superbe; et alors il ne se dit guère que des personnes : il est extrêmement
travaille en vain.
* VAINCRE V. a. (lat vincere). Je vaincs, lu vaincs , il vainc ; nous vainguons , vous vainquez, ils vainquent. Je vainquais. Je vainquis. Je vaincrai. Je vaincrais. Que je vainque. Que je vain- /utS!^e, e'c. Le présent et l'imparfait de ce verbe sont peu usités. Remporter quelque rrand avantage sur ses ennemis, dans lu .'uerre : les Romains ont vaincu tes plus belliqueuses nations de la terre.
Qui veut mourir ou vaincre est rarement vaincu,
COBNBILLB.
— Se dit également des avantages qu'on remporte sur ses concurrents, sur ses compétiteurs : vaincre quilqu'unà la course, à la lutte.
— Surpasser, lorsqu'il y a une sorte d'émulalion entre les personnes : vaincre tes autres en générosité, en politesse. — Se dit aussi en parlant des obstacles qu'on surmonte : il a vaincu sa mouvaise fortune.
De l'amour aisément on ne vainc pas les charmes. Th. (x>nNBiLLE. ArianCt acte IV, se. iv.
— Se dit de même en parlant des passions qu'on surmonte : vaincre sa colère, son dépit, son amour, son ambition. — Se vaincre v. pr. Dompter sa passion, ses passions.
* VAINCU, UE part, passé de Vaincre. — s. Les vainqueurs et les vaincus.
' VAINEMENT adv. En vain, inutilement:
il a parle vainement.
•VAINQUEUR s. m. Celui qui a vaincu:
Alexandre fut vainqueur des Perses. — Le
vainqueur DK PlIARSALE, DE CoUTIUS, DE Ro-
caoY, d'Austerlitz. etc., celui qui a vaincu à Fhaisale. à «".outras, à Rocroy, à Austerlilz, etc. — Celui qui a remporté quelque avantage sur son concurrent: être vainqueur à la course, à la lutte. — Adjecliv. Un aik vainqi:elb, des airs vainqueurs, un air de hardiesse, de suffisance, de confiance extrême: prendre un air vainqueur, des airs vainqueurs.
' VAIR s. m. (lat. varius, varié). Terme dont on se servait anciennement pour désigner une fourrure blanche et grise. Ne s'emploie aujourd'hui qu'en parlant d'armoiries, et signifie, un des métaux du blason, composé de plusieurs petites pièces égales, qui sont ordinairement d'argent et d'azur, rangées alternativement, et disposées de telle sorte, que la pointe des pièces d'azur est opposée à la pointe des pièces d'argent, et la linsp ,■! la base: tel porte de vair. (Voy. Héraldique.)
VAIRE. ÉE adj. Quia des couleurs variées.
(Voy. HÉRALDIQUE.)
' VAIRON adj. m. (du lat. varius, varié). Se dit proprement de l'œil d'un cheval quand la prunelle est entourée d un cercle blanchâtre, ou quand le cheval a un œil d'une f.Tçon et un d'une autre : ce cheval a l'œil vairon,
* VAIRON s. m. Hisl. nat. Petit poisson a'nsi appelé à cause de la variété de ses couleurs.— Vairon artificiel, appit de pêche.
VAISE ou Vaize. nom de l'un des faul)ouri!s de Lyon, sur la rive droite de la Saône.
VAISON, Vasio, ch.-l. de cant., arr. et à 25 kil. N.-E. d'Orange (Vaucluseï; sur les deux rives de l'Ouvèze; 3,000 hab. Restes gallo-romains.
* VAISSEAU s. m. (lat. vasctlhim). Vase, ustensile de quelque matière que ce soit, desliné à contenir des liquides : vai.^s<au de terre. — Bâtiment de bois, construit d'une manière propie à transporter des hommes et des marcnandises par mer et sur les grands fleuves. Dans les ports de mer, on ue donne ordinairement le nom de Vaisseau qu'aux bâtiments de l'Elat : vaisseau de guerre. —