‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 531 sur 639 · YALE · texte numérisé non relu

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'VALETAILLE s. f. Multitude de valets : çwe

faites- vous de t'Aite celle valetaille 2

•VALET-A-PATIN s. m. Instrument de chirurgie; sorte de pince qui sert à saisir les vaisseaux ouverts, dont on doit faire la ligature.

* VALETER V. n. Avoir une assiduité basse et servile auprès de quelqu'un par intérêt : c'est une âme basse, il n'a fait que valeter toute sa vie. — Faire beaucoup de courses, de démarches qui donnent de la |ieine, et demandent de la patience : il m'a, fallu valeter trois ans pour obtenir un emploi.

VALETTE (Claude-Denis Auguste), jurisconsulte et honiiiie politique, né à Salins (Jura), le la aoiit 180.ï, mort à Paris, le 10 mai 1878. Il siégea à la Constituante et à la Législative, fut incarcéré à Vincennes, le 3 déc. 18.ïf et rentra ensuite dans la vie privée. Il a laissé de nombreux ouvrages de législation.

VALETTE (La), ch.-I. de cant. du dép. do la Charente. (Voy. Villebois-Lavalette.)

VALETTE ou La Valette (ital. La Valett,i), cap. de l'ile de .Malte, sur la côte N.-E.; 60,000 hab. Le Grand Port, à l'E., s'enfonc d'environ 2 kil. dans les terres. Cinq forts commeindentles approches du côté de la mer, et cinq lignes de fortifications traversent l'isthme. La ville est en amphithéâtre, et les rues sont reliées les unes aux autres par des escaliers: Le gouverneur réside dans l'ancien palais du grand-maître des chevaliers de Malte. Il y a une université, qui date de 1838. (Voy. Malte.)

VALETTE (Jean Parisot de la), grandmaitre des chevaliers de Malte, né en 1494, morten 1568. Il devint grand-maître en 15.57. En 1.16o, il résista, avec 700 chevaliers cl 8,000 soldats, en y comprenant les habitants qui avaient pris les armes, aux 180 navires et aux 30,000 hommesdeSolimanleMagniliqUt.

La Hotte turque mouilla dans le golfe de Mugiarro, le 18 mai. La V'alette avait construit de nouvelles fortifications. Il soutint un des plus terribles sièges doni l'histoire fasse mention, jusqu'au 8 sept., où l'arrivée du vice-roi de Naples" avec 8,000 hommes, mit la déroute chez les Turcs. On estime qu ils avaient perdu 30,000 hommes (ayant reçu constamment des renforts); il restait à peine 600 hommes avec La Valette. 11 fonda la ville qui porte son nom, \'aletta, et où il transporta de Cilta-Vecchia, la résidence des chevaliers.

* VALÉTUDINAIRE adj. (rad. lat. mletudo, santé). .Maladif, qui est souvent malade : cet homme, celle femme est fort valétudinaire. — Substantiv. Les convalescents et les valétudinaires.

' VALEUR s. f. (lat. valor).Ce que vaut une chose, suivant la juste estimation qu'on en peut faire : il faut que vous me rendiez mon cht val, ou la valeur. — Valeur .nominale, valeur arbitraire donnée aux pièces par la loi ; à la différence de Valeur réelle ou intrinsèque, valeur du métal dont la pièce est formée. — Banque et Econ. polit. Toute sorte de biens diponibles : déposer des lahurs. — Mus. Durée que doit avoir chaque note, et qu'indique sa figure : la valeur a'une blanche est le double de la valeur dune noire. — Juste signification des termes, suivant l'usage reçu ; cet homme ne connaît pas, ne sait pas ta valeur des termes dont il se sert. — La valeur de loc. fam. dont on se sert en quelques occasions pour exprimer l'estimation approximative qu'on iait ne quelque espace de lieu ou de temps et de quelque autre chose que ce suit : nous avons fait en nous prom-nant la valeur de deux lieues. — Valeur reçue loc. dont on sert dans les pro-

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messes et dans les lettres de change, pour marquer qi'on a reçu autant que la somme qui y est spécifiée : vous payera à il o>i sieur... dix mille francs, valeur reçue en mnrckiindift's. valeur reçue comptant. — Valeur en compte autre loc. dont on se sert dans les letlies de changée, pour indiquer qu'on est en compte courant avec la personne ou la société au profit de laquelle la lettre est faite — Législ. » On entend généralement par valeurs mobilières les titres d'emprunts publics; les actions et les obliirations de sociétés, et tous autres titres semblables, soit nominatifs, soit au porteur. Les valeurs mobilières, admises à la cote journalière de la bourse, ne peuvent être négociées valablement que par l'iniermédiaire des agents de change. Ce monopole est fondé sur l'article 76 du Code de commerce, et il est confirmé par la jurisprudence.notamment par un arrêt de la cour de cassation du f'^juili. 1885 (Aif. Force et Pf Métier). — Impôts sur les valeurs mobilières. Les divers impôts qui frappent les valeurs mobilières, titres d'actions, d'obligations, etc., ont été déjà mentionnés dans plusieurs articles de ce Dictionnaire. .(Voy. Revenu, Société, Timbre, etc.) Ce sont les suivants : 1° les droits de timbre proportionnel ou de timbre par abonnement auxquels sont assujettis les titres d'actions et d'obligations des sociétés civiles ou commerciales, et les titres des obligations des départements, communes et autres établissements publics. Il faut ajouter à ces titres ceux d'actions ou d'obligations des entreprises étrangères et même les effets publics des gouvernements étrangers, lorsque ces titres ou ces efleLs publics sont négociés en France ou ■mentionnés dans un acte soumis à la formalité de l'enregistrement (voy. Timbre et Société); 2° le droit de trarusmission de oO cent., par 100 Ir , qui est perçu sur la négociation des mêmes valeurs, lorsque les titres sont nominatifs, et qui est également perçu lorsque l'on opère la conversion d'un titre au porteur en titre nominatif ou d'un titre nominatif en titre -au porteur. Ce droit est remplacé, pour les titres français au porteur, par une taxe annuelle de transmission qui est de 20 cent, par 100 fr. et qui est basée sur le cours moyen du titre à la Bourse de Paris pendant l'année précédente (L. 23 juin 1X57, etc.). (Voy. Société, Impôts, 111.) 3° l'impôt sur le revenu, établi par la loi du 29 juin 187S et qui frappe chaque année sur les intérêts et dividendes des actions ou obli gâtions et sur les parts d'intérêt dans certaines sociétés. Cet impôt, dont nous avons détaillé les bases au mot.SociÉTB (Impôts, IV) s'applique aussi aux inlérêts des emprunts contractés par les départements, les communes et les autres établissements publics, sauf lorsqu'il s agit d'emprunts faits à la caisse des dépôts et consignations (Décr. 6 sept. ■1872, art. 6.). Il frappe en outre snr le montant des lots ou des primes de remboursement (uii ^ont attribués aux porteurs des litres. —Valeurs appartenante des pupill-S. Les titres au poiLKur a|ipartenant à un mineur ou à un inlerdiL doivent être convertis en titres nominatifs par les soins du tuteur, dans le délai de irois mois, ou aliénés par lui, avec l'autorisation du conseil de famille, à moins que ce conseil n'en ordonne le dépôt. La même obligation est imposée pour les titres appartenant à un enfant assisté ou à un aliéné (L. 27 fév. 1880). — Recouvrement de valeurs perdues. Le propriétane d'un titre d'action ou u obligation au porteur, qui en est dépossédé par quelque événement que ce soit, peut se faire restituer contre cette perte. A cet ellet, il doit faire nolilier par huissier à l'établissement débiteur, le nombre, la nature, la valeur nominale, le numéro et la série des titres perdus. L'exploit doit énoncer, autant que

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