‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 535 sur 639 · VANA · texte numérisé non relu

VANA

nourrit ordinairement d'insectes ; mais, pressé par la faim, il suce le sang des pelits quadrui'Çdes, et même aussi, dit-on, des hommes plongés dans le sommeil; mais on

Vampire spectre (vampinis ?peclniin).

a beaucoup exagéré la description de ses mœurs sanguinaires, et, d'après les voyageurs les plus dignes de fci, c'est une créature plus horrible que redoutable.

VAMPIRIQUE adj. Qui a les habitudes des vampires.

VAMPIRISME s. m. Cruautés exercées par les vampires.

* VAN s. m. (lat. vannas). Instrument d'osier, qui est fait en coquille, qui a deux anses, et dont on se sert pour remuer le grain, en le jetant en l'air, afin de séparer la paille et l'ordure d'avec le bon grain : nettoyer du grain avec le van.

VAN [vann]. I, ville de l'Arménie turque, à 230 kil. S.-E. d'Eizeroum, près de la rive orientale du lac Van ; 30,000 hab. La ville, est dans un beau site, mais elle est misérablement bâtie. Il s'y fabrique des cotonnades grossières qui s'exportent; il y a aussi des raffineries de sel. Son nom vient de celui du roi arménien Van (371-351 av.J -C). Les arméniens l'appellent Shamiramaperd, cité de Sémiramis, sa prétendue fondatrice. Vers la fin du X' siècle, elle devint la capitale du troisième royaume arménien de Vashburagan. L'invasion des Turcs Seldjoucides au xi' siècle fut fatale à la ville et au royaume. — 11, lac salé, le plus grand d'Arménie, à 1,500 m. au-dessus du niveau de la mer; 7,550 kil. carr. Ses eaux en sont du bleu le plus foncé. La végétation de ses bords est célèbre par sa luxuriante richesse. Il n'a pas d'issue.

VAN, particule hollandaise qui équivaut au de français.

VANADITE s. m. Sel produit par la combinaison de l'acide vanadeux avec une base.

VANADIUM s. m. [va-na-diomm] (de Vanadis, la Vénus Scandinave). Métal rare, découvert, en i80t par Del Rio, qui le trouva dans le minerai brun de plomb (connu aujourd'hui sous le nom de vanadiiiilt.) de Zimapan au Mexique, et qui l'appela érythronium. Mais les chimistes y virent presque tous du brome, opinion que Del Rio finit lui-même par adopter. En 1830, Sefstroem trouva que le fer fait avec le minerai magnétique de Taberg, en Suède, ainsi que la cendre qui en provenait, contenait un métal particulier qu'il appela vanadium, de Vanadis, un des noms de la déesse Scandinave Freyja; Woehier, de sou côté, découvrit que ccinelal était le même que celui du minerai de plomb de Zimajian. On l'a depuis rencontré dans beaucoup d'autres localités et beaucouji d autres combinaisons. Son poids atomique esl il I ,:< ; symbole, V. Les sels d'acide vanadiquc, ou danbydiliic vanadiijue, V- 0°, servent,

VANG

avec la teinture de noix de Galles, à la fabrication de l'encre noire fixe.

VAN BUREN. I. (Martin), le huitième président des Etats-L'nis. né en 1782, mort le 24 juillet 1862. Il étudia le droit, et, après avoir été magistrat dans le comté de Columbia en 1808, il fut élu au sénat de l'élal de New-York en 181 J. De ISIS à 1819, il fut avocat général [attorney generul]de l'état. En 1821, il fut élu au sénat des Etats llnis, et lit partie de la convention chargéede réviser la constitution. Gouverneur de New-York en 1828, il fut secrétaire d'état dans l'admiui.-tralion du président Jackson, en mars 1829. En 1831, il fut nommé ministre en Angleterre, mais le >énat ne voulut pas ratifier celle nomination. Vice-président en 1832, il fut élu président en 1836. Le pays était alors au milieu d'une crise financière sans précédent, et, deux mois après l'installation du nouveau président, la catastrople éclata par la suspension de paiement en espèces dans toutes les banques. Après un échec dans la session extraordinaire du congrès convoqué par le président, le système qu'il préconisait et qui, sous le nom de indépendant treasury System, caractérise sa magistrature, fuladoptécomme loi en 1840. La même année, les etïorts de l'opposition firent élire le général Harrisoii contre Van Bu ren que les démocrates représentèrent de nouveau. Il éprouva de nouveaux échecs à plusieurs élections consécutives; il rentra dans la vie privée, et fil un voyage en Europe (18o3-'55). H a laissé un ouvrage intitulé : Inquiry into the Orifjin and course of Political Parties in tke United Salîtes- (1867). — 11. (John) fils de précédent; avocat; né en 1810, mort en 1866, attorney général de l'état de .New-York en 1845. il se distingua depuis au barreau de la capitalede cet étal par son éloquence et son esprit. En 1866, il fit un voyage en Europe et mourut pendant le retour.

VANCOUVER (George) [vann-kou'-veur], navigateur anglais, né vers 1738, mort en 1798. 11 était aspirant de marine dans le second et le troisième voyage du capitaine Cook (l772-'75 et 1776-'80). Quelques sujets anglais, établis à Noolka s'étant pris de q-uerelle avec les officiers espagnols, Vancouver reçut l'ordre de s'y rendre avec une petite escadre et de recevoir la reddition de Noolka d'après les ordres de la cour de Madrid au commandant espagnol. En allant, il explora les lies Sandwich, remplit sa mission (1792), et au relour, releva une grande partie delà côte occidentale de l'Amérique du Sud. Sa relation a été publiée en 1798(3 vol. in-4<>).

VANCOUVER (Ile), île de l'océan Pacifique, sur lacôteN.-O. de l'Amérique du Nord, faisant partie de la Colombie britannique; longueur, du N.-N.-O. auS.-S.-E.; 465 kil.; largeur maximum, 150 kil.; 34,643 kil. carr. ; 6,000 bab., sans compter les Indiens. Elle est séparée du territoire de Washington au S. el au S.-E. par le détroit de Kuca et le canal de Haro, et de la Colombie britannique continentale au N.-E. par le golle de Géorgie, le détroit de Johnston, el celui de la Reine Charlotte. La côte est très découpée et bordée de nombreux ilo.s. La localité la plus importante est Victoria. Une chaîne de montagnes d une élévation moyenne de 800 m. elatteignanljusqu'à1,9U0 m. au mont Arrowsmilli, coupe l'ile par le milieu de N. au S. Les richesses minérales consistent surtout en bouille, anthracite el bitume. Il y a des sources salées. Le climat est égal et sain. Llle est bien boisée, el exporte une grande quantité depoutresel debois de construction. Le froment, les pommes de terre, les navels cl autres légumes donnent d'abondantes recolles. Les Indiens, qui sont nombreux, domeurenl surtout le long de la côte, el sont paisibles. — Le navigateur Vancouver prit

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