‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 534 sur 639 · VALS · texte numérisé non relu

VALS

bonnes qualités qu'on n'a pas : c'est un fanfaron qui veut se faire valoir. — Tenir lieu, avoir la force, la significalion de : i'M en chiffre romain vaut mUl<\ le D vaut cinq cents, le C vaut cent. etc. — Valoir v. a. Procurer, faire obtenir, produire : i-ette bataille lui a valu le bâton de maréchal de France. — Avaloir Comm. et fin. Ce cju'on fournil, soit en billets, soit en marchandises, à compte d'une plus forte somme qu'on doit fournir : je vous envoie vingt balles de draps, dont vous rr.iirerrz le prix à valoir sur ce que ji' doit fournir our ma part dana la société — Vaille que vaille, tout coup vaille 16c. adverb. et lam. A tout hasard : donnez votre pétition vaille que vaille. — Tout coup vaille, à de certain jeux, signifie qu'en attendant la décision de ce qui est en contestation, on ne laissera pas de jouer : je prétends que la balle a douUlé, mais je ne laisse pas de jouer tout coup vaille.

VALOIS (Le\ Valcsiensis Ager, petit pays de l'ancienne Ile-de-France, entre le Sois^onnais, la Champagne, la Brie, l'ile-de France, et le Beauvaisis; ch.-l. Vez, puis Crespy; villes princ: Senlis, Corapiègne, VillersCôtlerets et la Ferté-.Milou. H esl aujourd'hui divisé entre les dép. de l'Aisne et de l'Oise. Le comté de Valois fut donné par Philippe III à son dernier fils Charles, dont le lils devint roi sous le nom de Philippe IV (1328). Charles VI l'érigea en duché-pairie et le donna à son frère le duc d'Orléans (1402). Plus tard Louis XIV l'octroya àson frère Philippe d'Orléans.

VALOIS (Maison de), branche cadette de la ilynaslie capétienne; elle tirait son nom du domaine de Valois dans l'Ile-de-France. Elle occupa le trôi.e de France 261 ans, depuis l'avènement de Philippe VI. en 1328, jusqu'à la mort de Henri 111 en 1589, suivie de l'avènement de Henri IV, le premier des Bourbons. (Voy. France.)

• VALOREM (Ad) [-rèmm], loc. lat. qui signifie : si.ion la vdieur des choses.

VALPARAISO [val-pe-raï'-so] I, province du Cliili, sur le Pacilique, comprenant l'île de Juan Fernandez; 4,1 20 kil. carr. ; 180,000 hab. Elle est montagneuse; on y exploite des mines de cuivre et d'argent, mais la principale industrie est l'agriculture. — 11, capitale, sur la baie du même nom, à 110 kil. N.-O. de Santiago; 100,000 h, La baie est presque entourée par une haute chaîne de collines sur lesquelles la ville s'étage. Elle est vaste, bien abritée, excepté au N., et de bonne profondeur. La position de Valparaiso est très avaulageuse au point de vue du commerce; c'est le principal port de l'Océan Pacifique du Sud. Un chemin de fer la relie a Saiiuago.

VALREAS, ch.-l. de cant.; arr. et à 33 kil. N.-N.-E. d'Orange (Vaucluse); 5,000 hab.

Garance, soie, châtaignes. Patrie du cardinal Maury.

VALROMEY (Le), Vallis Romanct, petit pays du Bugey, aujourd'hui compris dans le dép. de l'Ain ; ch.-l. Chàleauneuf, puis Champagne. La maison de Savoie le céda à. la France en i60l.

VALS, station minérale et commune du cant. d'Aubenas, arr. et à 52 kil. N.-O. de Privas (Ardècbe), au confluent de la Volane et de l'Ardèche ; 4,000 hab. Plusieurs suui ces bicarbonatées sodiques, parmi lesquelles la source de Sainte-Désirée et celle de Saint- Dominique. Gravelle rouge, certains catarrhes de la ve==ie, dyspepsie, engorgement des viscères abdominaux, hydrupisies passives, leucorrhées, fièvres intermittentes rebelles.

* VALSE s. f. Espèce de danse allemande, introduite en France vers 1790, et dans laquelle le cavalier et la dame tournent en-

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semtde et parcourent ainsi la salle, en variant leurs altitudes danser tme valse. - Air sur lequel on exécute cette danse .jouer une valse. ' VALSER V. n. (ail. walxcn, tourner). Danser la valse, une valse : il ne sait pas valser.

* VALSEUR, EDSE s. Celui, celle qui valse: n/i bon vahcitr.

VALTELIN, INE s. et adj. De la Valteline; c]ui appartient a ce pays ou à ses habitants.

VALTELINE (ital. Val Tetlina: ail. Veltelliii un Velllin), vallée de Lumliardie, séparée de l'iîngadine par les Alpes Rhetiennes, et du Tyrol par l'Ortler et le Stilfser Joch. La vallée de Valteline proprement dite a 7o kil. de lonf:.: elle forme avec les vallées de Borraio et de Chiavenna. la province de Sondrio. Elle est remarquable par sa fertilité; ses principales productions sont : le vin, les céréales, les fruits et le fromage. — La Valteline. saisie par la Ligue Grise en 1312, lui fut cédée en 1530. Du 19 au 21 juillet 1620, les catholiques y firent, à l'instigation de l'Espagne, un immense massacre de protestants. La Valteline fut neutralisée en 16:59, annexée à la république cisalpine en 1797, à rilalie en 1807, à l'Autriche en 1814, à l'Italie en 1860.

VALTREUSIER s. m. Argot. Voleur de malles.

* VALUE s. m. Ne s'emploie que dans celte locution, Plus-value, somme que vaut une chose au delà de ce qu'on la prisée ou achetée : il faut encore payer tant pour la plusvalue. Dans le sens opposé, on d\l moins-value. — Plus-value, moins-value, diliérence en plue ou en moins du rendement des impôts par rapport aux prévisions du budget : des plus-values ; des moins-values.

VALVACÉ, ÉE adj. Bol. Indéhiscent.

VALVAIRE adj. Qui se rapporte aux valves.

* VALVE s. f. (lai. valva, battant de porte ou de fenêtre). Conchyl. Se dit pour coquille, etsert à former les mots Univalve, en parlant des coquillages qui n'ont qu'une seule coquille; Bivalve et Multivalve, en parlant de ceux qui en ont deux ou plusieurs. — Bot. Pièce qui forme un péricarpe sec : les péricarpes des crucifères et des papilionacées ont deux valves, ou sont bivalves ; celui des violettes a Irois valves, ou est trivalve, etc.

VALVE, ÉE adj. Muni ou formé de valves. VALVÉEN, EiNNE adj. Qui est produit par l'expansion des valves.

VALVIFORME adj. Quialaformed'une valve.

VALVULAIRE adj. Qui est muni de valvules.

* VALVULE s. f. Anal. Membrane qui, dans les vaisseaux ou autres conduits du corps de i'homnie et de l'animal, dirige les liqueurs dans un certain sens, et les empêche de refluer :ily a plusieurs valvules dans cette veine.

VALVULITE s. f. Inflammation des valvules.

* VAMPIRE s. m. Être fabuleux, admis par la superstition pupulaire, surtout en Grèce, en Hongrie, en Moravie, en Silésie, en Pologne et en Russie, et analof^ue à la goule des Persans et des Arabes. Ou représente les vampires comme des personnes décédées qui abandonnent leur tombe pour tourmenter les vivants, surtout leurs parents jeunes, en leur suçant le sang, en leur aj'paraissant, en ]iroduisanl des bruits étraiigos, et souvent eu les faisant mourir phtisiques. — S'emploie, fig., pour désigner ceux que l'on accuse de s'enrichir par des gains illicilcs, et aux dépens du peuple, qu'ils dévorent. — Manim. Genre de chéiroptères du groupe des chauves-souris, ayant pour type le vampirc spectre {vampirus spcctrum), énornie chauVe-souris de l'Amérique du Sud. Le vampire est de la grosseur d'une puulc. H se

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