REÇU
Etabli, consacré : les usages reçus. — s. m. Ecrit par lequel on déclare avoir reçu quelque chose : je voits donnerai un reçu de cette somme. — Quittance sous seing privé, par laquelle on reconnaît avoir reçu une somme : il prétend que je ne l'ai pas payé, mais j'ai son reçu.
•RECUEILS. m.[-keuï;i mil.]. Assemblage, réunion de divers actes ou écrits. d'ouvra?es en prose ou en vers, de pièces de musique, deslampes, etc. : il va faire imprime)- le recueil de ses œuvres.
RECUEILLAGE s. m. Action de recueillir, de rassembler.
* RECUEILLEMENT s. m. Action de se recueillir; état d une personne qui se recueille : le recueillement est nécessaire à la prière.
' RECUEILLIR v. a. Se conjugue comme Cueillir. Amasser, serrer les fruits d'une terre, faire la récolte des fruits d'une terre : c'est un pays oii l'on ne recueille ni blé ni vin. — Fig. Recueillir du fruit de quelque chose, en tirer de l'utilité, du profit : il n'a recueilli aucun fruit de ses travaux. — S'emploie, fig., en parlant des biens qu'on reçoit par voie d'hérédité: il a recueilli depuis peu une grande succession. — Ras>embler, ramasser plusieurs choses dispersées : recueillir les débris rf'tm naufrage. — S'emploie aussi fig. et au sens moral, dans cette acception : c'est un homme qui s'amuse à recueillir tous les bruits de ville, toutes sortes de nouvelles. — Recueillir les voix, les suffrages, prendre les voix, les sulfrages, les avis de ceux qui se trouvent dans une assemblée où il s'agit de décider quelque chose. — Recueillir ses esprits, ses idées, rappeler ses esprits, ses idées, son attention, afin de s'appliquer à l'exumen de quelque chose : après qu'on lui eut donné le temps de recueillir ses esprits. — Recueillir ses forces, les rassembler pour les porter tontes sur quelque point, pour faire ou pour supporter quelque action qui exige toute la vigueur dont on est capable. — Compiler, réunir en un corps plusieurs choses de même nature éparses dans un auteur, dans plusieurs auteurs : il a recueilli tout ce qu'il y avait de plus beau sur ce sujet dans les meilleurs ouvrages. — Recevoir ce qui tombe, ce qui découle : recueillir le suc d'une plante. — S'emploie aussi fig. et au sens moral, dans une acception anal. : c'est moi qui ai recueilli ses derniers soupirs, ses dei'niers sentiments. — Inférer, tirer quelque induction : je n'ai pu rien recueillir ele tout le grand discours qu'il nous a fait. — Recevoir humainement et charitablement chez soi les survenants, ceux qui sont dans le besoin : ilrecueille charitablement les pass'ints chez lui. — Se recueillir v. pr. Rassembler toute son attention pour ne s'occuper que d'une seule chose : après s'être recueilli quelques instants, il s'exprima en ces termes. — Dévotion. Détacher son esprit des objets de la terre. e( le ramener en soi, pour se livrer à la méditation religieuse, à. de pieuses contemplations : chaque jour elle va dans sofi oratoire, et y passe quelque temps à se recueillir.
* RECUIRE V. a. Cuire de nouveau : il faut recuire ces confitures. — Se dit aussi dans un grand nombre d'arts où l'on remet l'ouvrage au feu pour sa perfection et sa conservation, pour lui don lier une pi us grande solidité, etc. : on recuit le verre soufflé et façonné, pour éviter qu'il ne se fende.
RECUISSON s. f. Action de recuire.
■ RECUIT, ITE part, passé de Rixuire. Cuit de nouveau. — Extrêmement cuit : cela est cuit et recuit. — Adjcctiv. Méd. Se dit des humeurs, des matières durcies, épaissies, échautfées, qui se trouvent dans le corps humain : des matières recuites dans l'estomac. — Substantiv. Opération de recuire quelque ouvrage : le fer forgé se convertit en acier par
RKCU
unrennt. On dit de même au féminin. Recuite : la recuite de la porcelaine, du verre, des mHiiux.
BECDITEDR s. m. Ouvrier qui recuit les raét.'iux.
* RBJDL s. m. JT-ku]]. Mouvement d'une chose i|ui rpculc. Se dit principalement du canon : le recul du canon qwtnd il lire. — HurloL'. Echappement a bkcul, celui qui fait reculer la loiie de rencontre.
* RECULADE s. f. Aclion d'une ou de plusieurs vDiiur s qui reculent : les reruladetf sont dnngi-reuseii pour les voitures il pour lex gens de pied. - Se du aussi, au propre et au ii?uré. de ceux qui, s'étant trop avancés, sont obligés de faire Je» pas eu arrière : la foule grossissait, avançait, la gurde lui a fait faire une reculade.
* RECULÉ. ÉE part, passé de Reculer, — Kloisné, luiiiUin : il loge dans le quartier de la ville k plus reculé. — Fig. Etre bien reculé, ôlie en arrière, être bien moins avancé que les autres : cet écolier est bien reculéi
' RECULÉES, f. Nes'emploie quedans cette locuiioii laniiiière et ppu usitée, Feu de reculée, grand feu qui oblige à se reculer : ils 1 se chauffent bien, ils font, ils ont toujours un feu lie reculée.
' RECULEMENT s. m. Action de reculer : le recutement d'un carrosse, d'une charrette. — Seller. La pièce du harnais d'un cheval de trait, qui sert à le soutenir en reculant, principalement à la descente.
* RECULER V. a. (préf. re; fr. cul). Tirer ou pousser en arrière : reculez un peu votre chaise. — 'Reculer une muraille, une haie, un FOSSÉ, les reporter plus loin : il faut reculer de deux mètres cette muraille. — Heculer les bornes, les frontières d'un Etat, les porter plus loin, accroître le territoire de cet Etat. — Fi^'. Eloi^-'iier quelqu'un du but qu'il se propose, retarder quelque alfaire : la maladie de mon rapporteur a reculé le jugement de mon procès. - V. n. Aller eu arrière: faitesreculer cette voiture.
Hé quoi! loin d'approcher, vousrecules tous deux. J. Kicins. La Tht^baïde, acte IV, f>c. m.
— Se dit aussi, fi?., des alt'aires et des personnes : vos affaires reculent au lieu d'avancer.
— Il ne recule -jamais, on ne l'a jamais vu reculer, se dit d'un tioinme très brave; et, li;;., d'un homme qui soutient avec fermeté ses droits, ses opinions. On dit, dans le même sens, Il aimkrait uikux se paire hacher en
PIÈCES QDK DK RECULER. — ReCULER POUR MIEUX
SAUTER, céder, temporiser, pour mieux prend e ses avantages. Il a reculé pour mieux sauter, il a negli;.'e. saorilié un petit avanlaf.'e présent, pour s'en procurer un plus grand dans la suite. Cela se dit aussi, lorsque, après un mauvais succès, on eu oblienl un très grand.
— Fig. Ditiérer, éviter de faire quelque chose qu'on cxi;.'e on qu'on désire de nous : je voudritis qu'il me rendit ses com de.-^, mais il recule t'jujijurs. — Fam. Il ne recule a rien, se dit d'un homme qui ne craiiu puml le travail, qui se prête a tout ce qu'un exige de lui. — Se reculer v. pr. Se retirer plus loin : reculezvous un peu.
' REGULONS lÀ) loc. adv. En reculant, en allant en arrière : les écrevissrs vont à reculons. — Fig. et fam. Cette affaire marche a RECULONS, au lieu d'avancer vers sa tin, vers -lin teiiiip, ellfi s'en élo gne.
RÉCUPÉRATION s. f. Action de récupérer.
• RECUPERER v. a. (lat. recuperare). Recouvrer ; je n'ai jnmais pu récui^ércr me.\ débounés dans celte affaire. — Se récupérer, v. pr. Se réeu erer de ses pertes. On du quelquefois absoi. Se BÉcupim..! : il avait fait quelques pertes, mais il parvint à se récupérer.
REDA
•RÉCURER V. a. 'Voy. Ecureb.
•RÉCURRENT ENTE adj. [kur-ranl (lat.
recurrens). Anal, et Pbysiol. Qui revient, qui remonte vers son origine — Nerfs récurrents, nerfs inférieurs du larynx. — Artères RÉCURRENTES, certaines artères de l'avantbras et de la jambe. - Sensibilité récurrente, sensibilité observée sur les racines antérieures des nerfs rachidiens. — Algèb Série récurrente, série dans laquelle chaque ternie est formé avec un certain nombre de termes qui le précèdent, combinés d'après une mêmp loi.
* RÉCURSOIRE adj. Jurispr. Qui ouvre un recours : action lécursoire.
* RÉCUSABLB adj. Qui peut être récusé : ce juge est parent de ma /lartie, est intéressé dans la cause, il est récusable. — Se dit aussi de ceux auxquels on est dispensé d'ajouter foi : vous avez beau assurer ce fait, on ne vous croira point, vous êtes récusable. — Se dit également des choses : témoignage récusable..
' RÉCUSATION s. f. Action par laquelle on récuse : causes de récusation. — Lég^isl. << Le droit de récuser des juges n'est accordé aux parties que dans certains cas déterminés par la loi. Quand il s'agit des membres, soit d'une cour de justice, soit d'un tribunal civil ou correctionnel, soit d'un tribunal de commerce, soit d'un tribunal arbitral, les causes de récusation et les formes à employer pour les faire valoir sont détaillées au Code de procédure civile. Tout juge qui connaît une cause de récusation en sa personne est tenu de la déclarer à la chambre, laquelle décide s'il doit s'abstenir. Le ministère public est récusable lorsqu'il est partie jointe, mais non lorsqu'il est partie principale (C. pr. 3"8 à 396J. En ce qui concerne les juges de paix, les causes de récusation sont plus restreintes que pour les autres juges, et la procédure est spéciale (id. 44 à 4";). Il en est de même pour les prud'hommes (Régi. 20 fév. 1810, art. 5i et s.). La récusation des jurés d'assises est soumise à des règles particulières qui ont été exposées plus haut. (Voy. Jury.) Les témoins appelés à déposer dans une enquête civile, ou drtus une atiaire crim nelle peuvent être reprochés ou récusés dans les ca- prévus par la loi. » (Ce. Y.)
* RÉCUSER V. a (lat. recusare). Refuser de soumettre sa cause à la connaissance et à la décision d'un .|uge, parce qu'on a ou qu'on croit avoir des motifs de ciaimire qu'il ne soit partial : ce conseiller est parent de ma partie, je le récuse. — Se dit aussi en parlant d un témoin, d'un expert contre lequel on a des reproches à alléguer : il récusa les témoins qu'on lui confrontait, les experts qu'on avait nrimmés. — Se dit pareillement en parlant de toutes les personnes dont on re ette I autorité ou le témoignage : je réeuse l'hnmme que vous dites, il ne sait rien de cette affaire. — Se dit de même en parlant d'un témoignage, d'une auloiité : je récuse votre témoignage. — Se récuser v. pr. Ce juge, voyant qu'on le voulait récuser, se récusa luimême.
' RÉDACTEUR s. m. Celui qui rédige : le rédai-le.uv, les rédacteurs d'un journal.
•RÉDACTIONS, f. Action par laquelle on redire, et résultat de cette action : la rédaction d'un acte, d'un traité, d'un arrêt, d'une loi. — Knscmble des rédacteurs d'un journal : toute la rédaction donna sa démission.
•REDAN s. m. (dérivé de redent). Archit.Se dit de.s ressauts qu'on est obligé de faire de distance en distance, en construisant un mur sur un terrain en pente. On ne l'emploie jjuère qu au pluriel : un mur construit parrednns. — Foitif. Se dit des liâmes, des l'.ices qui t'oriuenl des an;;les saillants et rentrants, de manière à se Manquer récipioquement.