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Couvrir. Couvrir de nouveau : recouvrir un toit, une maison. — Lb temps, le ciel se recouvre, il s'obscurcit de nouveau par des nuages. — Fig. Masquer, cacher avec soin sous des prétextes spécieux, sous des apparences louables, quelque chose de vicieux : il a eu soin de recouvrir tout cela de beaux prétt'Xtes.
•RECRACHER v. a. Rejeter de la bouche une ctiose qui excite le deyoïit : à peine avaisje mis ce fruit dans ma bouche que je l'ai recraché. — Cracher de nouveau : il ne fait que cracher et recracher.
• RÉCRÉANCE s. f. (bas lat. renredentia). Jurispr. canon. Jouissance provisionnelle des fruits d'un bien qui est en litige : on lui adjugea la récréance, à charge par lui de donner caution. — Lettres de récré^nce, se dit, soit des lettres qu'un princeenvuie asonambassadeur ou minisire, pour les présenter au prince d'auprès duquel il le rappelle: soit des lettres qu'un prince donne à l'ambassadeur ou ministre, rappelé d'auprès de lui, pour les remettre au prince qui le ra[ipelie : le roi a envoyé une lettre de réiréance à son ambassadeur pour le faire revenir.
• RÉCRÉATIF, IVE adj. Qui récrée : jeu
récréatif, (bara.)
• RÉCRÉATION s. f. Occupation, exercice qui fait diversion au travail, et qui sert de délassement : prendre un peude récréation après le travail. — L'heure de récréation,
L HEURE de la RÉCRÉATION, OU sinipl . ,
La RÉCRÉATION, un ceriam temps accorde aux religieux, aux élèves pour se délasser, pour se diveriir: l'heure de la récréation est près de finir. — Cet écolier, ce religieux est a la
RÉCRÉATION, EN RÉCRÉATION, il eSt aveC ICS
autres pendant le temps de la récréation. On dit de même. Les élevés sont en récréation. — Au pi. Quelques ouvrages où l'on tire de la science des sujets de récréation : ce savant composa des récréations plUtologiques.
•RECRÉER V. a. Donner une nouvelle existence, remettre sur pied : on a recréé ce tribunal peu de temps après sa suppression.
• RÉCRÉER V. a. Réjouir, divertir : il faut des jeux qui récréent et qui ne fatiguent pas l'esprd. — Se prend au>si fig., comme dans ces phrases : Le vin récrée les esprits, le vin ranime les esprits. Le vert KECRÉt la vue, le vert fait plaisir à la vue. — Se récré..r v. pr. Se divertir : quand on a beaucoup travaillé, il est bon de se récréer.
' RÉCRÉMENT s. m. (lat. recrementum, ordure). Al-d. Se dit des humeurs telles que la salive, la bile, etc., qui, après avoir été séparées du sang, y sont repor.ées, ou sont retenues en certains endroits du corps pour dittérents usages.
• RÉCREMENTEUX, EUSE, ou récrémentitiel. elle adj. .\ledec. Se dit des humeurs appelées réciéineiiis : humeurs récrémenleuses ou réerémnitilietles.
•RECRÉPIR v. a. Crépirde nouveau : recrépir un vieux inur. — Recrépi» =on visage, mettre beaucoup de fard, pour cacher »es rides. — Recrépir un vieux conte, une vieille histoire, les renouveler enlesaccomniodaul à sa guise. Recrépir UN ouvrage DE littérature, lui duuner en conservant le fo.id, une nouvelle forme, tant bonne que mauvaise. — v* Se recrépir V. pr. Se redresser.
RECRÉPISSAGE s. m. Action de recrépir.
■ RECRIER (Se) v. pr. Faire une exclamation ur quelque chose qui surprend et qui parait extraordinaire, soit en bien, soit en mal : il ne put entendre une proposition si injuste sans se récrier. — Chasse. Se dit des chiens qui redoublent de voix, lorsque, après avoir relevé un dél'aut et rapproché l'animal, ils viennentà le relancer : les chiens se récrient.
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RECRIMINATEUR. TRICE adj. Qui récrimine ; qui a !■■ caractère de la récriminalioii.
• RÉCRIMINATION s. f. Accusation, reproche, iu|urc iciiJinle à repousser une aulre accusation, un autre reprociie, une autre injure : tout ce qu'il dU contre moi n'est qu'une réanminalion.
' RÉCRIMINATOIRE adj. Qui contient une récriinin ilioii. qui se fait par récrimination : ■plainte rccrim'matoire.
' RÉCRIMINER v. n. (bas lat. recriminare, répondrfi a une incrimination). Répondre à des accusations, à des reproches, à des injures, par d'autres accusations, d'autres reproches, d'autres injures : il n'a fait que récriminer.
' RÉCRIRE V. a. Ecrire de nouveau ce qu'on a déjà écrit : vous avez mal écrit cela, récrivez-le. — Ecrire une seconde, une troisième lettre : je lui ai écrit, il ne répond point; il faut lui récrire. — Faire réponse par lettre : il ne me récrit point ; c'est signe qu'il vient. — Fig, Changer considérablement le style d'un ouvrage, d'un morceau : cet ouvrage, ce morceau pèche par le style, il faut le récrire.
RECROISETÉ, ÉE adj. Blas. Se dit d'une croix dont chaque branche se termine par une aulre croix.
* RECROÎTRE v. n. Se conjugue comme Croître. l'ieiidre une nouvelle croissance : la rivière était diminuée, mais elle recroit.
' RECROQUEVILLER (Se) v. pr. [Il mil.] (altérât, de recoquiUcr). Se dit de certains cho ses, telles que le parchemin, le cuir, etc., qui se retirent et qui se replient lorsqu'elles sont exposées à l'action d'une chaleur trop vive : le parchemin, la peau, la corde à boyau se recroqueville auprès du feu.
"RECRU, UE adj. (du bas lat. recredere, s'avouer vaincu!. Harassé, las, excédé de fatigue -.voilà une jument si recrue, qu'elle ne peutplus inurcher.
' RECRUDESCENCE s. f. [-dèss-san-] (lat. recrudescere, reprendre des forces). .Méd. Retour et accroissement des symptômes d'une maladie, après un mieux sensible. — Se dit aussi dans le même sens des épidémies. — Fig. La recrudescence de la guerre civile.
RECRUDESCENT, ENTE adj. [-dèss-san].
Pathol U"i se maniieste de nouveau avec des symptômes plus graves.
* RECRUE s. f. (substantiv. participial du verbe rccrui^re). Nouvelle levée de gens de guerre, pour remplacer les cavaliers ou les fantassins qui manquent dans une compagnie, dans un régiment : la recrue est partie. — Action de lever des hommes pour des recrues: on a cessé la l'CCî'we. — Se ditquelquefois des hommes qu'on a levés : il nous est arrivé des rec/ues. — Se dit, fig. et fam., des gens qui surviennent dans une compagnie sans )' être attendus : voici une agréable recrue qui nous airive. — Se dit aussi des nouveaux membres admis dans une société, dans un corps savant ou politique.
• RECRUTEMENTS, m. Action de recruter:
officier de recrutement. — Hist. « C'est seulement vers le milieu du XV siècle que I on commence à trouver établies quelques règles précises sur le recrutement de l'armée française. Chaque paroisse était tenue de fournir un homme sur cinquante feux, pour faire partie des compagnies d'archers. En outre, chaque ville ou bourg devait donner un certain nombre de soldais en proportion de sa population. Le régime des enrôlements volontaires fut adopté en 1498; mais on rétablit les levées forcées en 1601, sans renoncer aux enrôlcnicnls, car ceux-ni donnaient un [dus grand nombre de soldats que les mi-
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lices, grâce aux moyens infâmes qu'employaient les racoleurs de l'arméL'. « On « rencontrait, dit Paul Lacroix [Institutions, " usages, elc, du xvni" siècle, cliap. v) des « racoleurs .-ous tous les déguisements ; on (< en voyait au\ portes de la capitale, guetci tant les nouveaux venus. Le racolage usait <i de toutes sortes de violences et ceux qui <c se rendaient coupables de ces violences <i monstrueuses n'encouraient pas d'autre (1 châtiment que la prison, d'après l'ordon- « nance royale de 1716. On comprend donc « qu'ils osaient enlever lesjeunes gens jusque « dans les maisons et sur les chemins, pour « les enrôler de vive force. Néanmoins, per- « sonne n'était admis à s'enrôler avant seize (( ans, et l'enrôlement, pour être valable, ne « devait pas avoir moins de six années de « durée. » Les grades d'oflîcier se transmettaient à prix d'argent, et ils étaient exclusivement réservés aux nobles. En 1792, le service obligatoire de la garde nationale, et les enrôlements volontaires donnèrent à la France les armées qui la sauvèrent alors de l'invasion. Le décret du 24 février 1793, par lequel la Convention ordonna la levée en masse de tous les Français de dix-huit à quarante ans, non mariés ou veufs sans enfants, rendit la nation victorieuse de ses ennemis coalisés. l,a conscription appliquée par le tirage au sort fut établie par laloi du 19 fructidor an IV. Ce système, combiné avec le remplace;nentmilitaire,a duréjusqu'en 1872, sauf les modifications qu'y avaient introduites les lois du 10 mai 1818, du 9 juin 1824 et du 21 mars 1832. il faut eucore mentionner la loi du 2b avril iSo'o qui a aboli le remplacement militaire en instituant l'exonération moyennant une somme fixe, et aussi la loi du V' février 1868 qui avait organisé les réserves connues sous le nom de garde nationale mobile. — Législ. « Le mode de recrutement de l'armée française est aujourd'hui déterminé par la loi du 27 juillet 1872, en vertu de laquelle tout Français qui n'est pas déclaré impropre au service par un conseil de revision peut être appelé, depuis l'âge de vingt ans jusqu'à celui de quarante ans, à faire partie de l'armée active et des réserves. Il doit appartenir à l'armée active pendant cinq ans, a la réserve de l'armée active pendant quatre ans, à l'armée territoriale pendant cinq ans, et à la réserve de l'armée territoriale pendant six ans. Aucun remplacement n'est admis. Sont exclus du service militaire : 1° les individus condamnés a une peine altlictive ou infamante ; 2° ceux qui, ayant été condamnés àdeux années au moins d'emprisonnement, ont été placés par le jugement sous la surveillance de la haute police, et interdits, en tout ou en partie, des droits civiques, civils ou de famille Sont exemptés, les jeunes gens que leurs infirmités rendent impropres à tout service actif ou auxiliaire dans l'armée. Sont dispe/isès du service d'activité en temps de pais, mais non en temps de guerre : 1° l'aîné d'orphelins de père et de mère ; 2° le fils unique ou laine des fils, ou, à défaut de fils ou de gendre, le petit-fils unique ou l'aîné des petits-fils d'une femme actuellement veuve ou d'une femme donlle mari a été légalement déclaré absent, ou d'un père aveugle ou entré dans sa 70'^ année; 3=' le plus âgé de deux frères admis à faire partie du même tirage, si le plus jeune est reconnu propre au service ; 4° celui dont un frère est dans l'armée active ; 3° celui dont un frère est mort en activité de service ou a été réformé ou retraité, par suite de blessures reçues ou d'infirmités contractées dans les armées de terre ou de mer. Sont dispensés à titre conditionnel : l'ies membres de l'instruction publique, les élèves de certaines écoles, les menibresct novices de certaines associations religieuses vouées à l'instruction publique, cl les maitrcs
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cl élèves des écolesentretenues dans le même but par des associations laïques, pourvu que les uns et les autres, avant le tirai'c au sort, aient pris, devant le recleur de l'académie, l'engagement de se vouer peridant dix ans à l'instruction publique, et qu'ils réalisent cet engagement; 2° les élèves ecclésiastiques dé-ignés par les évêques et les jeunes gens autorisés à continuer leurs études pour se vouer au ministère dans les cultes salariés par l'Etat, à la condition qu'à l'âge de vingtsix ans les premiers soient entrés dans les ordres majeurs et que les seconds aient reçu la consécration. Peuvent être dispensés à litre provisoire, comme soutiens de famille, et s'ils en remplissent ell'ectivement les devoirs, les jeunes gens présentés par le conseil municipal de leur commune et qui sont admis par le conseil de revision, dans la limite de 4 p. 100 du nombre des jeunes gens du département reconnus propres au service et compris dans la première partie des listes du recrutement cantonal. Des sursis d'appel peuvent être accordés, en temps de paix, par les conseils de revision, et dans la même limite de 4 p. 100. Ces sursis ne confèrent ni exemption, ni dispense, et ils ne sont accordés que pour un an ; mais ils peuvent être renouvelés pour une seconde année. Les jeunes gens dispensés du service de l'armée active, ceux qui sont dispensés à tiire de soutiens de famille et ceux qui ont obtenu des sursis d'appel, sontappelés, en cas de guerre, comme les hommes de leur classe. Le miiiislre de la guerre fixe, chaque année après les opérations de recrutement, le chiffre des hommes de la classe qui resteront sous les drapeaux pendanllescinqannées; les autres, après une année de service, rentrent dans leurs foyers et restent pendant quatre ans, en disponibilité de l'armée active. Les hommes envoyés dans la réserve de l'armée active sont assujettis, pendant le temps de ladite réserve, à prendre part à deux manœuvres, dont la durée ne peut dépasser quatre semaines pour chacune. Tout Français, sachant lire el écrire, peut être autorisé, dans cerliines conditions, à contracter dans l'armée un engagement volontaire de cinq années ; et des rengagements peuvent être. reçus pour une durée de deux à cinq ans. En cas de guerre, des engagements volontaires peuvent être contractés pour la durée de la guerre. Sont admis à contracter un engagement conditionnel d'un an les bacheliers es lettres ou es sciences, lesjeunes genspourvus de certains diplômes, ceux qui font partie de certaines écoles del'l-lat, et ceux en nombre limité qui ont satisfait à des examens .spéciaux. Chaque engagé conditionnel doit verser à lEtal une somme qui est fixée par le ministre de la guerre el qui est aujourd'hui de I ,-500 fr. Sont déférées aux tribunaux ordinaires et punies d emprisonnement et d'amende la plupart des iniractions aux lois sur le recrutement, ainsi que les fraudes ou manœuvres employées par les jeunes gens dans le but de se soustraire aux obligations du service militaire. Le recrutement de l'armée active se fait sur l'ensemble du territoire de la France. Ce territoire est divisé en dix-huit régions, dont chacune est occupée par un corps d'armée, l'Algérie lormanl une dix-neuvième région militaire.
Chaque région comprend (ilusieurs divisions. (Voir le détail au mot Fr.ince.) Un officier supérieur esl placé à la tête du service de recrutement de chaque subdivision ; et dans chacune, il y a un ou plusieurs bureaux do recrutement. Ces bureaux sont chargés de l'immatriculation des hommes de la disponibilité et de ceux de la réserve, de la tenue des contrôles de l'armée territoriale, du service de la mobilisation de l'armée, de celui des réquisitions, et du recensement des chevaux, mulets el voilures susceptibles d'être
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ulilisés pour les besoins de l'armée (L. 24 juillet 1873, ait. 5 et 18; L. 13 mars 1875, avt. 18'. Suivant les dispositions de la loi du 27 juillet 1872 (art. 34 et 3;-i) et de la loi du 18 novembre 1873, les hommes appartenant A la disponibilité ou à la réserve de l'armée active, alarmée territoriale ou à sa réserve, sont tenus, lorsqu'ils changent de résidence, d'en faire la déclaration à la mairie de la commune qu'ils quittent et à la mairie de celle où ils vont s'établir. (Vo v. Domicile.) Le mode de recrutement de l'armée qui a été adopté en France en 1872 a été en grande partie emprunté aux lois militaires que la Prusse avait mises en vigueur dés IS09 et qu'elle n'a cessé d'améliorer et de compléter depuis cette époque. Ce système de recrutement a aussi été adopté : par le Danemark, en 1867; par l'Autriche-Hongrie, en 1868; par la Russie et la Suisse, en 1874; par l'Italie, en 1^7.^; et par l'Espagne en 1877. Dans le Royaume-Uni, aux termes d'une loi qui date do 1752, tout sujet anglais est tenu au service militaire depuis dix-huit ans jusqu'à quarante-cinq ans ; mais chaque année, le parlement suspend l'exécution de cette loi qui a été refondue en 1881. Depuis celte époque, les engagés volontaires qui forment l'armée anglaise doivent rester sept ans dans l'armée active ; puis ils passentsuccessivemcnl dans la première et dans la seconde réserve. L'exonération du service militaire,, moyennant une indemnité en argent, est pratiquée en Angleterre, en Espagne et en Portugal ; certaines substitutions sont admises entre parents, en Hollande, en Espagne et en Russie, et le remplacement existe encore en Belgique, en Hollande et en Turquie. — Voir, dans le St'pplnnent, le mot r.ECitrTEMEXT, oîi nous résumons les princi paies modifications apportées au mode de recrutement de l'armée française par la loi du 15 juillet 1889. Cette loi a abrogé et remplacé celle du 27 juillet 1872. La durée du service militaire imposé à tout Français est portée à vingt-cinq années Ce temps de service est ainsi réparti : trois ans dans l'armée active ; sept ans dans la réserve de cette armée; six ans dans l'armée territoriale ; et neuf ans dans la réserve de ladite armée. La durée du service est comptée du l^"' novembre de l'année dans laquelle le jeune homme a été inscrit sur les tableau.x de recensement. (V. S.)
" RECRUTER v. a. Faire des recrues pour remplacer les fantassins ou les cavaliers qui manquent dans une compagnie, dans un régiment : recruter un rérjimmt. — Se dit, flg. et fam., en parlant des personnes qu'on attire dans une association, dans un parti : il rccriite partout dus associés. — Se recruter v. pr. Faire ses recrues : ce régiment s'est recruté dans tel département. — Remplacer les membres qui manquent : le sénat romain se recrutait parmi les fonctionnaires publics.
• RECRUTEUR s. m. Celui qui fait des recrues : un recruteur. — Adj. Un officier 7-ecruteur.
• RECTA adv. [rèk-ta] (mot lat. formé de reclus, droit). Ponctuellement : il a payé recta a l'échéance. ^Fam.)
RECTAL, ALE adj. (rad. rectum). Qui appartient au rectum.
' RECTANGLE adj. (lat. reclus, droit; fr. anjle). Geom. Se dit, soit d'un triangle qui a un angle droit, soit d'un parallélogramme qui a quatre angles droits : un triangle rcctanglc. — Substantiv. Parallélogramme qui a tes quatre angles droits : tracer un rectangle.
• RECTANGULAIRE adj. Géom. Se dit d'une fit'ure qui a quatre angles droits, et d'un
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triangle qui a un angle droit : une figure rectangulaire.
RECTANGULARITÉ s. f. Forme rectangulaire.
* RECTEUR s. m. (lat. rector). Se disait autrefois du chef d'une université : le recteur de l'université de Paris. — Chef de chacune des académies qui composent l'université de Fiance : le recteur de l'académie de Bordeaux. — Se dit, dans quelques provinces, du curé d'une paroisse.
'RECTEUR, TRICE adj. Chim. Ne s'emploie que dans cette expression, Esphit recteur, partie aromatique d'une plante : esprit recteur de lavande. — Zool. Pennes nEcinicE^, plumes ou pennes de la queue des oiseaux qui servent a diriger leur vol.
* RECTIFIABLE adj. Qui peut être rectifié : une erreur reetijiablc. — Géom. CounoES rec- TiFLiBLEs, courbes qui peuvent être rendues équivalentes à une droite.
RECTIFICATEUR, TRICE s. Personne qui
rectifie.
•RECTIFICATIF. IVE adj. Qui rectifie, qui
sert à rectifier. — Budûet rectificatif. (Voy. Budget.)
* RECTIFICATION s. f. Action de rectifier : travailler à la rectifi''ation d'un compte. — Chim. Opération par laquelle une liqueur distillée estrendue plus pure au moyen d'une ou de plusieurs nouvelles distillations : rectification de l'esprit-de-vin. — Géom. Rectification d'une courbe, opération par laquelle on trouve une ligne droite égale en longueur à une ligne courbe. — Action de rendre droit : rcetifîeation d'une route.
•RECTIFIER V. a. \vèk-]{\at. reclus, droit; faccre, faire). Redresser une chose, la remettre dans l'état, dans l'ordre où elle doit être : rectifier la construction d'une phrase. — Chim. Rectifier une liqueur, la distiller de nouveau pour la rendre plus pure : rectifier de l'eau-de-vie, de i'esprit-de-vin. — Géom. Rectifier une courbe, trouver une ligne droite qui lui soit égale en longueur. — Se rectifier v. pr. Se redresser : le jugement se rectifie avec l'âge.
' RECTILIGNE adj. [rèk-] (lat. reclus, droit ; fr. ligne). Géom. Se dit des figures terminées par des lignes droites : triangles rectitignes, par opposition aux Triangles sphé- RiQUEs, dont les côtés sont dos arcs de cercle.
RECTINERVE adj. (lat. reclus, droit; nenus, nerf). Bot. Qui a des nervures droites.
' RECTITUDE s. f. (lat. rectitudo). Conformité à la règle droite, aux vrais principes, à la saine raison : il a autant de rectitude dans l'esprit que de droiture dans le cœur.
Mais celte rectitude Que ^ous voulez en tout avec ex-ietitude, Colle pleine doelriue où vous vous rcnrcrlllfl, L:i liouvcz-vous ici dans ce que vous aimez? Molière. Misanthrope.
' RECTO s. m. [datif du lat. reclus, droit ; fous-enl. folio). La première page d'un feuillel. Se dit par opposition à Verso, qui est la seconde page : il faut refaire tout le recto de ce feuillet.
' RECTORAL, ALE, AUX adj. Qui appartient au recteur : l'autorité recturale.
* RECTORAT s. m. Charge, office, dignité du recteur : il aspirait au rectorat. — Temps durant lequel on exerce celte charge : pendant son rectorat.
' RECTUM s. m [rèk-tomm] (laf. rectum, droit,'. Aaat. Le dernier des trois gros intestins, celui qui aboutit à l'anus. 11 est muni, à .-on extrémité anale, d'un muscle constricteur, le sphincter, qui le tient fermé.
* REÇU, UE part, pas-é de Recevoir. — Adj.