VELI
* VEINÉ, ÉE adj. Qui a des veines. Ne ?p dit guère que du bois, du marbre, et de quelque* (lierres : bois veiné.
■ VEINER V, a. Imiter par des couleurs le^ veines du iiiarbro ou du bois.
* VEINEUX. EUSE. adj. Plein de veines : ks blessures sont à craindre dans les parties nerveus' s.
' VEINULE s. f. Anat. Se dit des petites veines, des vaisseaux capillaires.
VÊLAGE s. m. Action de vêler, de mettre bas.
VÉLANI s. m. Espèce de chêne. Voy. Chêne.
* VÉLAR s. m. (celt. vchlar, cresson). Bot. Genre de crucifères, comprenant plusieurs espèces d'herbes, dont la principale est le vclar officinal ou herbe aux chantres {erysimnm offinale), très commun chez nous, et qui eiit)e dans la préparation du sirop d'érysimum, employé comme pectoral et légèrement tonique.
* VÉLARIUM s. m. [vé-la-ri-omm] (mot lat.) Anliq. loin. Grande toile dont on couvrait les amphithéâtres ou les théâtres pour préserver les spectateurs du soleil ou de la pluie.
VELASQUEZ (Diego -Rodriguez de Silv.\ y) [vé-lass-kèzz], peintre espagnol, né en l-i99, mort le 7 août 1760, Il eut pour maîtres Herrera le vieux et Francisco Pacheco, à Séville; mais il se forma surtout luimême. Son modèle principal était un petit paysan qu'il peignit avec ses haillons dans toutes sortes d'expressions et d'attitudes, il excellait dans la nature morte. En 1fi22, il alla à Madrid, et l'admiration qu'excita son portrait dePhilippelV, le fit nommer peintre de la cour. En 1G27. son tableau VExpuhion des Moresques d'Espagne, lui valut la charge d'huissier de la chambre royale. Au nombre de ses chefs-d'a-uvre, on compte le fameux tableau des Jlffnmas représentant l'infante Marguerite et ses filles d'honneur, et qui par la perspective, l'air, la couleur locale et l'expression de la vie dans les figures, y compris celles des animaux, est presque sans rival. 11 fut nommé premier chambellan en H.ïî, et, dès lors, ne peignit plus guère. La galerie royale de Madrid contient environ 60 de ses ouvrages : portraits, histoire, genre, paysages, car il étailégalementgrand peintre dan- toutes ces branches.
' VÉLAOT. ('.basse. Cri dont on se sert pour annuneer qu'on voit le sanglier, le loup, le renard, ou le lièvre. On crie. Taïaut, lorsqu'on voit le cerf, le daim, ou le chevreuil.
VELAY (Le), ancien pays de France (Languedoc); ch.-i. le Puy; villes princip., Ys^engeaux et le Monestier; il est compris aujourd'hui en partie dans le dép. de la Haute-Loire
* VELCHE s. m. [vèl-che]. Nom d'un ancien peuple celle. (Voy. Belges.) — Homme ignorant, sans goût, ennemi de la raison et des lumièrrs : ce sont de véritables Velches.
VÊLE s. f. Veau femelle.
VELEMENT s. m. Action de vêler, de mettre ba*.
■ VÊLER v. n. Se dit d'une vache qui met bas ; /'; vache vient dcvêlcr.
VELEZ-MALAGA, Menoba, ville d'Espagne, prov. et a 24 kil. E. de Malaga et à 3 kil. de la Méditerranée; 22,000 hab. Raisins secs, vins, liqueurs, huile, sucre.
VELIA ou Elea (Elée), ancienne ville grecque sur la côte 0. de l'Italie méridionale. On croit qu'elle fut fondée par des colons ioniens venus de Phocée, vers o44 av. J.-C. Elle était fameuse pour sa hardiesse commerciale. Les fondateurs de l'école philosophique d'Elée. Parménide et Zénuu,y naquirent. (Voy. Eli.mique, Ecole). On attribue sa destruction aux Sarrasins, dans le vni" ou
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le ix" siècle. Ses ruines sont à 1 kil. et demi de l'embouchure de r.\lento (anc. Haks), dans la province de Principato citcriore.
* VÉLIN s. m. Peau de veau préparée, qui est plus mince et plus unie que le parchemin : peau vélin. — Papier vélin, papier imitant la blancheur et l'uni du vélin, et où il ne paraît aucune des marques appelées
PONTl'SE.iUS et VEIIGE3RES.
VÉLINES, ch.-l. de cant., arr. à 34 kil. 0. de Bergerac (Dordogne) ; 850 hab.
VELIOCASSES ou Vellocasses, peuple de la Gaule romaine, dans la II' Lyonnaise: cafi., Hotomagus (Rouen).
VÉLIQUE adj. Qui a rapport aux voiles.
* VÉLITEs. m.(Iat. vêles). Soldat légèrement armé. — Corps de chasseurs qui avait été créé, en France, par Napoléon.
* VELLÉITÉ s. f. [vèl-lé-] (du lat. vetle, vouloir). Volunlé faible et imparfaite, qui n'a point d'effet : vos résolutions ne sont que des velléités, que de simples velléités.
VELLEIUS PATERCULUS. Voy. P.mkrculus.
VELLETRI (anc. Velitrse], ville de l'Italie centrale, à 3.'i kil. S.-E. de Rome; 15,000 hab. C'était à l'origine une grande cité latine on volsque. Garibaldi y battit les Napolitains en mars 1849. Elle fut la capitale d'une délégation papale jusqu'en 1870.
VELLORE, ville de l'Inde britannique, dans l'Arcot septentrional, sur le Palar, à IS.ïkil. O.-S.-O. de Madras; 50,000. hab. Commerce important. Il y a non loin de là une forteresse considérable.
•VÉLOCEadj. (lat, velox). — Astron. Se dit pour exprimer la vitesse du mouvement d'une planète. (Vieux.)
VÉLOGER V. n. Se livrer à l'exercice du vélocipède.
VÉLOCIFÈRE s. m. (lat. velox, velocis,\He; fero, je purtei. Voiture publique d'une marche rapide.— .\neien nom du vélocipède. — Les Vélocifères, comédie représentée au théâtri; du Vaudeville, le 29 floréal an XII (19 mai 1804). Elle avait pour auteurs Dupatv, Chazet et Moreau ; son succès fut colossal. On applaudissait à outrance le couplet suivant :
Vous, partisans du petit trot.
Cochers qui ne tous pressez guère, Voulez-vous arriver plus tôt Que le plus prompt vélocifére?
Sachez remplacer aujourd'hui La rapidité par l'adresse.
En partant deul jours avant lui.
Vous le gagnerez de vitesse.
VÉLOCIMÊTRE s. m. (franc, t'é/o'-c; gr.
melron, mesure). Instrument pour mesurer la vitesse des projectiles. Avant 1841), on se servait dans ce but d'un canon suspendu
I dans un pendule, en observïint l'axe qu'il décrivait dans son recul. On arrivait à une évaluation approximative avec une erreur probable de quelques pieds à peine par
I seconde. En 1840, Wheastone suggéra l'em-
I ploi de l'électricité pour obtenir les données nécessaires au calcul et, depuis IS.'JO environ, on en fit usage exclusivement.
Un écran de fil métallique fin faisant un circuit électrique est placé à chaque extrémité d'une ligne mesurée d'avance (de 100 pieds ordinairement), de manière que le projectile rompe en passant les deux cercles; ces deux ruptures se télégraphient instantanément elles-mêmes à une machine qui les enregistre, de telle sorte que l'intervalle de temps écoulé entre elles peut se lire ^urle-champ. L'appareil enregistreur s'appelle chronographe. 11 y a beaucoup de chronogiaphes de .sy.stèmes divers, mais ils impliquent tousuii principe mécanique. Lessignes enrei;iblrcurs doivent se faire au moyen de parties de la machine se mouvant à une vi-