‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 549 sur 639 · VEIN · texte numérisé non relu

VEIN

* VEILLEUSE s. f. Petite lampe qu'on laisse brûler pendant la nuit dans une chambre à coucher : allumez la veilleuse. — Petite mèche enduite de cire, qui briile dans une veilleuse, et qui est portée sur l'huile par une petite rondelle de carte doublée de liège : acheter U7ie boite de veilleuses.

VEILLONS AU SALUT DE L'EMPIRE, hymne révolutionnaire composé, en I / 33, par Girey- Diipré et Bois-Guyon, alors emprisonnés lun et l'autre comme brissolins. Ce chant révolut onnairefutpeut-êtreleseuldece genre quele premier Empire ne proscrivit pas, sans doute à cause de son titre; les musiques militaires le jouèrent fréquemment comme marche jusqu'en I81Î). En voici le premier couplet :

Veillons au salut de l'Empire, Veillons au maintien de oos droits ; Si le despotisme conspire.

Conspirons l;i perte des rois.

Liberté, liberté,,.

Que tout mortel te rende hommage !

Tremblez, tyrans : il faul eipier vos forfaits. Plulôl la mort que l'esclavage 1 (".'est la devise des Français.

VEINARD, ARDE s. Personne qui a de la veine, de la chance. (Pop.)

• VEINE s. f. [vè-ne] (lat. vma). Vaisseau, espèce de petit canal par lequel le sang, venant des artères, retourne au cœur. Se dit quelquefois, au pluriel, de tout le système des vai -seaux saMguins:i;emec(ï!;e. Ouvrir lavkine, saigner : on lui a oucert la veine- — Veine poétique et, absolument Veine, le génie poétique, le talent pour la poésie : il a une veinenoble et féconde; la douceur de sa veine ; sa veine est tarie. — Il est en vkine, il est dans une disposition d'esprit favorable au travail de la poésie, de l'éloquence, des arts. ■ — Géol. Se dit de certaines parties longues et étroites où la roche, la terre est d'une autre qualité ou d'une autre couleur que celle qui est auprès ; «fine de sable. — Se dit aussi des endroits d une mine où se trouve le métal ou le minerai : veine d'or. Cet homme est tombé sur une bonne VEINE, il a rencontré heureusement. — Se dit encore des marques longues et étroites qui vont en serpentant dans le bois, et dans les pierres dures : c'est un bois qui est plein de veines. — «.v Avoir de la veine, avoir de la chance. — Encvcl. On donne le nom de veines à quatre systèmes de vaisseaux sanguins, ditlerents dans leur structure, dans leur cours, dans leurs fonctions, et n'ayant de commun que le fait d'amener le sang au cœur, mais non de l'emmener hors de ce viscère. Les deux premiers conduisent du sang impur ou veineux, et les deux autres du sang pur ou artériel. Quant à l'anatomie spéciale de la circulation veineuse en général, il suffira de dire que toutes les veines venant des membres inférieurs et des organes pelviques et abdominaux portent leur contenu dans la veine cave inférieure, et celles de la tête, des membres supérieurs et du thorax, dans la veine cave supérieure; que ces deux gros vaisseaux déversent leur sang dans l'oreillette droite du cœur, d'où il entre dans le ventricule droit, pour être envoyé par ce ventricule et par le canal de l'artère pulmonaire jusqu'aux poumons, où il se purifie. Il revient artériel par les veines pulmonaires, jusqu'à l'oreillette gauche, et de là, par le ventricule gauche et l'aorte, dans tout le. corps. Les veines communiquent presque partout ensemble; elles forment des réseaux et des plexus dont les plus remarquables, chez l'homme, sont ceux qui se trouvent aux environs et à l'intérieur de l'épine dorsale. Les veines sont des organes passifs, qui déterminent le cours du sang par la contraction des muscles. Le sang est empêché d'affluer vers les vaisseaux capillaires jusqu'à un certain point, par les vulves semi-lunaires des veines qui se ferment pour prévenir la régurgitation.

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