VENU
déesse de l'amour et do la beauté. Ils la représentaient comme sortie de l'écume de la mer, d'où lui venait son nom (iypoç, écume). Elle aborda d'abord à Cythère, et cle làelle alla à Chypre. Ces deux ilesétaient lesdeux grands centres de son culte; elle (:n prenait les noms d'Aphrodite, de Cythérienne, Paphienne, et Cyprienne. Elle épousa llephaistos (Vulcain) mais elle eut de nombreuses amours tant avec lesautres dieux, particulièrement Mars,
Vénus Ast.irte.
qu'avec les mortel-. La planète Vénus et le mois d'avril lui étaient consacrés. Vénus était un sujet favori de la sculpture antique. Les statuesconnues sous les nomsde Vénus de Médicis et de Vénus de Milo sont parmi les plus célèbres œuvres de l'antiquité qui nous sont parvenues. La première, exhumée au xvii'siècle en 1 1 morceaux, se trouve à Florence; l'autre, trouvée dans l'île de Milo en 1820, est au Louvre, à Paris. — Chez les Phéniciens, les Carthaginois et les Syriens, cette divinité était représentée par Vénus Astarté. (Voy. Astabté.)
* VÉNUS s. f. Une des sept planètes, la plus proche du soleil après Mercure: venus directe. — Dans l'ancienne nomenclature chimique, signifiait, le cuivre. Vitriol de Vénus, vitriol bleu ou de cuivre (sulfate de cuivre). L'acétate de cuivre porte souvent encore le nom de Cristaux de Vénus. — Encycl. Vénus voyage à une distance moyennedel0o,81.T,000 kil. du soleil. L'excentricité de son orbite n'excède pas 0,00(i86, de sorte que sa plus grande distance, 106,o38,000 kil., ne dépasse pas sa moindre distance 103,000,000 de kil., de plus ([ue de 1 ,538,000 kil. environ. L'inclinaison moyenne deson orbite sur l'écliptique est d'environ 3° 23' 31"; mais son cours n'est pas aussi fortement incliné sur le plan moyen du système solaire. Sa révolution sidérale moyenne est complète en 224 jours 700787, et sa révolution synodique moyenne en .583 jours 920. Son diamètre est d'environ 42,100 kil.; son volume est égal à 835 millièmes de celui de la terre, et sa masse à 883 millièmes environ (sa densité dépasse celle de la terre dans la proportion de 103 à 100). Vénus suivant la même route que la terre, ne se voit jamais en opposition à celle-ci; elle passe entre le soleil et la terre lorsqu'elle est le plus près de nous. A ce moment, elle est naturellement invisible, puisque son hémisphère obscur est tourno vers la terre. D un autre côté, lorsqu'elle tourne son hémisphère pleinement illumine vers la terre, non seulement elle en est a son plus grand éloignoineot, mais elle se trouve presque directement sur la prolongation d'une ligne qui irait de la terre au soleil, et elle se perd par conséquent, dans l'éclat supérieur de- ce dernier astre. Entre ces phases, elle montre toutes les formes que présente la lune. Bien ijue celte planète approche de la terre beaucoup plus que Jupiter, sa nvulo en beauté, on n'a pas pu jusqu'à
VER
présent en examiner la surface au télescope avec des résultais satisfaisants. Snn prand rclat présente une difficulté qui n'existe pas avec Jupiter, quelque graude que soit la ressemblance de ces deux planètes lorsqu'on les voit dans des conditions pareilles à l'œil nu. De Vico, à Rome (I839-'41 ), fit une série d'observations d'une txaclitude un peu plus irrande que celles qu'on avait faites jusque là; il en déduisit la période de rotation de 23 h. 21 m. 22 s. En acceptant ce résultat on trouve pour les trois planètes Vénus, laTerre et Mars, les périodes de rotation : S.'î h. 21 m. 2'i s., 23 h. .jG m. 4*.. et 24 h. 37 m. 23 s., croissant d'une manière presque uniforme en raison de leur éloignement du soleil. Plusieurs circonstances montrent évidemment que Vénus a une atmosphère. On y a observé des taches que l'on croit être des nuages, et pendant ses transits en 1761 et depuis, on a remarqué autour de son disque une sorte de pénombre lumineuse.
* 'VÉPRE s. m. (lat. vcsper). ke soir, la fin du jour : aur le v(^pre.
•VÊPRES s. f. pi. Lit. cathol. Partie des heures de l'office divin, qu'on disait autrefois sur le soir, et qu'on dit maintenant pour l'ordinaire à deux ou trois heures après midi: rhanter lèpres en musv[UC.
■ VER s. m. [vèr] (iaf. vermis). Zool. Nom vulgaire des annolides, des helminthes, des larves d'insectes et, en général, de tous les animaux de petite taille, à corps mou, nu et dépourvu d'ailes, de forme plus ou moins allongée. — Vkr de terre, nom vulgaire du lombric. — Dans une brochure intitulée : l'Humus et les Vers de terre, Darwin calcule que par acre de terre, il y a en moyenne 33,000 vers qui, chaque année, ramènent à la surface du sol au moins 10 tonnes de terre végétale que la charrue serait impuissante à extraire des entrailles de la terre. Et il couckit : "Il est douteux qu'il existe au monde des animaux jouant un rôle aussi important que ces créatures d'un organisme inférieur». (Voy. Lombric.) — Etre nu comme IN VER, être entièrement nu. — C'est un ver DE TERRE, se dit d'uu iiomme qui est dans un état fort abject. — Je l'écraser.m comme un VER, se dit par menace en parlatit d'Un homme qu'on croit pouvoir battre, confondre, punir aisément. — Tirer les vers du nez A quelqu'un, l'amener à dire ce qu'on veut savoir, en le questionnant adroitement. — Ver rongeur, le remords qui tourmente continuellement le coupable, ou un chagrin dont la cause est cachée. — Ver blanc, larve du hanneton. — Ver du fromage, larve de la mouche du fromage {musca pulris). — Ver DU LARD, larve de la fausse teigne {fihalxna jnnguinalis). — Ver luisant, larve du lampyre. — Ver des noisettes, larve du balanine. — Ver a soie, chenille du bombyx du mûrier, [bombyx mori], dont le cocon est forint de iils de soie. Nous en avons donné la description entoraglogique à notre article soie. Nous ajouterons ici que la maladie la plus dangereuse de ces utiles insectes est la muscardine. (Voy. MuscARDiNE et Epii'hyte.) Depuis quelr|ues années, les sériciculteurs se livrent à I ilève du cynthia bombyx, ou ver à soie de l'allante. — Vers intestinaux, nom donné à diverses espèces d'enlozoaires qui vivent on parasites dans les intestins de l'homme ou des animaux. On donne aussi le même nom à des ascarides lombricoîdes (ascaris lumbricoîdes) assez semblables à des vers de terre et qui se réunissent dans l'intestin grêle et dans l'estomac, d'où ils sont souvent rejelés, par la bouche; ce sont des anima.ix très prolifiques, on a trouvé dans une seule femelle 64 millions d'œufs; et à des ascarides 'oerniieulaires ou oxyures {vj:yuris vermiculuris), petits v(;i's blancs qui siègent au pourtour de Taiius, où ils causent souvent une
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forte démangeaison. Ces parasites se développent de préférence chez les eîifants faibles et scrol'uleux. Leur présence se manifeste ordinairement par une affluence de salive à la bouche, le matin à jeun; par la dilatation des pupilles; par la pâleur du visage et un cercle bleuâtre autour des yeux, des coliques, des alternatives de constipation et de
et papilli
ctirysalidc, cocon
diarrhée. Les fruits et l'eau de citerne non filtrée paraissent avoir une certaine intluencc sur le développement de ces parasites. On tue les lombrics par le semen-contra ou la santonine; on détruit les oxyures par une macération d'ail pilé en lavement. — Les autres familles principales de vers intestinaux sont: 1° les niîmatoïdes (voy. ce mot), ou vers ronds, qui se développent dans les intestins, les reins et les poumons et dont les
jeunes s'enkystent dans les muscles ou sous l'épiderme. Les némato'ides se distinguent des cestoïdes et des trématodes par un appareil digestif plus compliqué, par un système nerveux et par l'individualité de sexe. La plupart des espèces sont vivipares. La plus grande est le strungylus gigas, qui se trouve chez le chien ; l'une des plus petites est la fUnire sanguinolente {fUaria sanguinolenla); t" les ACANTiiociîi'UALES, OU vcTS comus (voy.
ACANTHOCÉrUALE Ct EcHINORnVNQUE) ; 3" les
TRÉMATODES OU vcrs plats, caractérisés par leur forme allongée et aplatie et par des disques suceurs ventraux. Le fasciole (distoma heiialicum) en est l'espèce principale (voy. Fasciole); 4° les cestoïdes ou lénioides, appelés vers solitaires, ([uaiid ils ont atteint leur état adulte. Ils haliilcnt les intestins des
VER
animaux vertébrés. Pendant leur développement, on les trouve enkystés dans les tissus et dans les organes de leurs hôtes. Ces animaux sont particulièrement remarquables en raison des phénomènes extraordinaires que l'on observe pendant leur développement.
Les proglottides (système de reproduction) ne se produisent q'ue dans le canal alimentaire de l'homme et de quelques animaux carnivores; mais les œufs contenus dans ces proglottides ne peuvent se développer dans une pareille situation; et pour produire de nouveaux individus, il faut absolument que
llëmatoïdes : — A. Filr B. Tclc: C. QuciR- (I plus
œufs sortent du corps et soient avalés par un animal herbivore. En atteignant l'estomac le ce dernier, l'œuf avalé produit un em- |j|\un qui trace sa voie à travers les parois de 1 fstomac à l'aide de petits crochets dont il est pourvu, et qui entre dans un autre organe où il s'enkyste dans un sac; il se déveliippe alors de son extrémité postérieure une \tsicule contenant un liquide. Sous cette lui me, ce petit être était autrefois considéré comme un individu distinct appelé hydatide ou ver cystique. Il est démontre aujourd'hui que les hydatides qui produisent la ladrerie du porc ne sont que des jeunes ténias. Ils ne contiennent alors aucun organe de reproducliun et ne peuvent atteindre un état supérieur de développement s'ils ne sont introduits d'une façon ou d'une autre dans le canal alimentaire d'un animal Carnivore. Ils liassent ensuite dans l'intestin de celui-ci et s'attachent à la paroi par les suçoirs de leur tôle. Ils atteignent une longueur de 3 à 10 m., mais leur corps proprement dit ne se compose que de la partie de l'animal nommée tête; le reste est formé de 600 à 'iOO segments aplatis, constituant le système de reproduction et ap- |ielés proglottides.
L'animal est absolument sans bouche ct sans organe de digestion ; la nulri-
i. Animal unkyslé; •:. Le lion S eliectue cheZ même quand sa télé s'est dé- |^,j pg,. imbibition. ïcloppc^e; 3, Tête et cou gros- , / . „„,,„;.
si-- 4 relit crochet. LOI^que 16 Cainl-
vore évacue un ou plusieurs segments de proglottides, il donne la liberté à des milliers dœufs qui sont susceptibles de devenir ensuite la pâture d'un herbivore et de recommencer la pérégrination de leur ancêtre. Les études sur les difi'érentes transformations du ténia ont été faites par Goetze (xviii»siècle). par Steenstrup (1844), par Siebold et Diijardin. Kûchenmeister produisit le ténia en faisant manger à des carnivores de la viande mal cuite do cochon ladre et de celle d'autres animaux contenant des kvstcs. Le ténia adulte est plat, aniielé et très long; il vit et continue de développer ses proglottides, tant que la tête (son vrai corps) n'a pas été e.\pulsée. Il donne lieu à un grand appétit et à une sensation de tortillement dans l'estomac ; les seuls signes certains de sa présence dans l'intestin sont les fragments rejetés par les selles. Quand ce parasite se développe dans l'intestin, il est rare qu'il abrège les jours de son hûle; mais si, porte par la circulation du
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