‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 564 sur 639 · VERG · texte numérisé non relu

VERG

— Mesure dont on se servait pour mesurer les terres. On appelait aussi du même nom une certaine mesure pour les étolfes. — pi. Plusieurs menus brins de bouleau, de ?enêt, d'osier, etc., av/c lesquels on fouette, on fusli^e : poignée de verues. — Se dit, fig., des peines et des afflictions dont Dieu se sert pour punir les hommes : il fant bénir les verges dont Dieu nous frappe. — Membre génital : lecanal de la verge. — Bot. Verge d'or, espèce de solidage (solidago virga aurea), que l'un cultive quelquefois dans nos jardins d'agrément.

* VERGÉ. ÉE adj. Se dit d'une étofte où se trouvent quelques fils d'une soie plus grossière que le reste, ou d'une teinture soit plus forte, soit plus faible. — Se dit aussi d'une sorte de papier qui porte les marques des vergeures.

•VERGÉE s. f. Se disait autrefois de l'étendue d'une verge carrée.

VERGENNES (Charles Gravieh, comte de), homme d'Eiat iraoçais, ne a Uijon en 1717, mort à Ver.sailles eu 1787. Après une longue carrière diplomatique, il devint en 1774 ministre des aliaires étran^'eres. Il se montra très bien disposé en faveur des patriotes américains: les traités de commerce et d'alliance avec les colonies espagnoles (1777-'7S), et le traité de paix définitif avec la Grande- Bretagne (3 sept. 17s3) furent conclus sous son admini-lration. Al'intérieur, il provoqua la chute de Necker, et devint, en 1783, président du conseil royal des finances.

* VERGER s. m. Lieu planté d'arbres fruitiers : un verger bien planté.

* VERGER V. a. Mesurer une étoffe, une toile avec la verge; jauger avec la verge. (Voy. Verge.)

* VERGETÉ, ÉE part, passé de Vergeter.— Teint vergeté, peau vergetée, teint, peau où il parait de petites raies oe diliérentes couleurs, et plus ordinairement rouges : elle a la peau toute vergetée.

' VERGETER v. a. Nettoyer avec une vergetle. '

* VERGETIER s. m. Artisan qui fait et qui vend des veri/eltes, des décrottoirs, etc.

* VERGETTE s. f. Epousselte, brosse composée de soies de cochon, de sanglier, ou de menus brins de bruyère attachés ensemble, et servant à nettoyer des habits, des étolfes, etc. ; il faut donner deux ou trois coups de vergettes a cet habit, à ce chapeau.

VERGETTURES s. f. pi. Raies longitudinales roui-'eàtres dont est souvent marquée la peau du ventre chez les femmes qui ont eu des enfants.

* VERGEURE s. f. [vèr-ju-re]. Pap. Se dit des lils de laiton altachés en long sur la forme où l'on coule le papier. — Raies que font ces nis. et qui sont marquées sur la feuille de papier : le papier vvlin est sans vergeures et sans pontuseaux.

* VERGLAS s. m. [vèrr-glâ](de verre et de glace). Glace mince étendue sur la terre, sur le pavé, et formée par une petite pluie qui se gèle au moment où elle tombe : le pavé est

couvert de verglas.

* VERGNE s. m. [gnmW.] (lat. verna, printemps;. L'un des noms de l'aune commun.

(Voy. Aune.)

VERGNIAUD (Pierre-Victurnien), révolutionnaire liançais, né à Limoges le 31 mai 1^b9, décapité le 31 oct. 1793, Avocat einineiit à Bordeaux, il fut élu à l'Assemblée législative en 1791, en devint le président le 31 oct., poussa a la proclamation de la republique en 1792, et fut envoyé à la Convention. Depuis la condamnation du roi jusqu'à l'arrestaliou des Girondins (2 juin 1793), dont il

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élaif ?e chef le plus éloquent, il combattit i-ciistamnientRobespieiTeet les montagnards. Devant le tribunal révolulionnaire, le ^4oct., il se di-fendit avec chaleur et vivacité, mais il n'en monta pas moins sur l'échaiaud avec ses ccllès-ues.

* VERGOGNE s. f. (lat. verecundia). Honte : c'est nn homme sans vergogne.

VERGT, ch.-l. de cant., arr. et à 21 kil. S. de Perijrueux (Dordogne); 1,850 hab.

' VERGDE s. f. (lat. virga). Mar. Pièce de bois longue et roude, qui est attachée en travers des mâts d'un navire pour en soutenir les voiles : la grande vergue ou la vergue du grand mdt. — Ces delx bâtiments sont VERGUE A VERGUE, il? sont l'un à côté de l'autre, de manière que les estrémilés des vergues de l'un et de l'autre se correspondent et sont trè* [irès.

VERGY (Gabrielle de), héroïne légendaire, épouse du sire de Kayel, qui lui fit mangpr le cœur de Raoul de Coucy, bon amant. Celhorrible incident de l'histoire féodale a servi de sujet à diverses poésies et a une tragédie de Belloy (Comédie-Française, 12 juill. 1777).

VERHUEL (Charles-Henri), comte de Seve- NAAR, amiral hollandais, né à Doelichem en 1761, mort àParis eu 184^i. 11 se distini;iia dans plusieurs actions et eut un commandement dans la flottille de Boulogne. Après la chute de Napoléon, il se fit naturaliseï- Français. Son nom était oublié, lorsqu'il écrivit, en 1840, au président du tribunal chargé de juger Louis-Bonaparte, arrêté a Boulogne : « Sauvez sa tête, c'est un père qui vous en conjure ». (Voy. Hortense et Louis Bonaparte.|

VERIA [vé-ri-a] (anc. Berœa), ville de la Maceduine (Turquie d'Europe), à 60 kil.

O.-S.-O. de Saionique; environ 10,000 hab. Ruines antiques coijsidérahles. Fabriques de lapis, tissage et teinture de coton.

'VÉRICLE s. f. Joaill. Se dit des pierres fausses, contrefaites avec du verre ou du cristal : des diamants de véricle.

"VÉRIDICITÉ s. f. Caractère de vérité dans un discours, dans un témoignage : on contesti la véridicilé de ce récit, de ce témoignage. — Se dit aussi du narrateur, du témoin même : la véridicilé de cet historien est admirable.

• VÉRIDIQDE adj. (lat. veridicus). Qui aime à dire la venté, qui a l'habitude de la dire : c'est un homme véridique.

' 'VÉRIDIQUEMENT adv. D'une manière véridique.

" VÉRIFICATEUR s. m. Celui qui est commis pour verilier oes ouvrages, des devis, des comptes, des écritures, etc., pour examiner s'ils sont tels qu'ils doivent être, ou tels qu'on les a déclarés : vérificatfur de l'enregistrement, des douanes, des ^joids et mesures.

' VÉRIFICATION s. f. Action de vérifier : il a été admis a la vérification de tel fait; les experts I ommis pour la vérification des écritures; la vérification des passages cités ; vérification faite, on trouva tout ce qui était énoncé. — Dans l'ancienne législation, la vérification d'un édit, l'enregistrement d'un édit par le parlement. — Législ. e La vérification d'écritures peut être ordonnée par justice, lorsque la partie à laquelle on oppose un acte ou autre écrit sous seing privé que l'on prétend avoir été souscrit par elle désavoue son écriture ou sa signatuie, ou lorsque ses héritiers ou ayants cause déclarent qu'ils ne reconnaissent pas 1 écriture ou la signature de leur auteur (C. civ. 13â3 et s.). Les formes à suivre pour obtenir devant le tribunal de première instance la reconnaissance d'écritures privées par celui de qui elles émanent, ou s'il y a lieu, leur vérification, sont tracées

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