‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 565 sur 639 · VÉRI · texte numérisé non relu

VÉRI

par les articles 103 à 213 du Code de procédure civile. Le demandeur peut, sans permission du juge, faire assigner à trois jours pour avoir acte de la reconnaissance d'écriture, et afin d'obtenir, dans le cas où le défendeur dénierait son écriture, quelavérifical ion en soit ordonnée. S lie tribunal se trouve suffisamment éclairé sans avoir recours à une expertise, il déclare l'écrit vrai ou faux. S'il ordonne la vérification, il commet un juge devant lequel elle sera faite par trois experts, et il statue après avoir reçu leur rapport, et, s'il y a lieu, après enquête. S'il est prouvé que la pièce a été écrite ou signée par celui qui l'a déniée, il est condamné à une amende de I.dO fr., outre les dépenset les dommagesintérêts. L'acte sous seing privé qui a été reconnu vrai devant le tribunal, ou déclaré tel par le jugement, a la même foi que l'acte authentique (C. civ. 1 322). Lor>que la contestation s'applique à une écriture authentique, celui qui prétend que cette écriture est l'alsiliée, doitemplover la procédure de l'inscription de faux. (Vôy. Faux.) » (Ch. 'V.)

* VÉRIFIER V. a. (du làl. verus, vrai; facere, fairej. Examiner, rechercher si une chose e=t vraie, si elle est telle au'elle doit être ou qu'on l'a déclarée -.'vérifier un fait. — Faire voir la vérité, l'exactitude d'une chose, d'une proposition, d'une assertion : vérifier une allégation par témoins, par des pièces, par ites monuments, etc. — Art de vérifier les dates, titre a'un grand ouvrage hislunque des bénédictins de Sainl-.Maur. (Voy. Art.)

' VÉRIN s. m. Machine composée d'une vis et d'un écrou, par le moyen de laquelle on élève de très grands fardeaux.

* VERINE s. f. Nom de la meilleure espèce de tabac que l'on cultive en Améiique.

' VERINE s. f. Mar. Lampe de verre à cul rond, qu'on suspend au-dessus du compas de route dans l'habitacle, pour éclairer le timonier pendant la nuit.

•VÉRITABLE adj. Vrai, en tant que vrai est opposé a falsifié, à contrefait: de véritable or. — Un véritable AMI. un ami effectif, un ami solide. — Qui contient vérité, qui est conforme à la vérité : relation réritable. — Réel : voilà la véritable cause de sa disgrâce.

Jérusalem conquise et ses murs ab.ittus ITonl point élernisé le grand nom de Titus ; 11 fut aimé, voilà sa grandeur véritable.

TOLTÀIIIB.

— Il signifie quelquefois, bon, excellent dans son genre : c'est un véritable capitaine; un véritable orateur.

' VÉRITABLEMENT adv. Conformément à la vérité : parlez-moi véritablement. — Réellement, de fait ; Jésus-Christ est ressucité véritablement. — A la vérité : véritablement je vous dois cette somme, mais vous m'avei donné du temps pour vous la payer.

VERITAS s.m [-tass](mot lat. qui signifie vérité) Ullice international de renseignements divers. On dit aussi bureau-véritas.

' VÉRITÉ s. f. (lat. Veritas). Qualité de ce qui est vrai , conformité de l'idée avec son objet, d un récit, d'iine relation avec un fait, de ce que l'on dit avec ce que l'on pense : une proposition d'éternelle vérité. — Se dit encore par opposition à fausse opinion, à erreur : confesser la vérité. — Axiome, principe certain, maxime constante : c'est une véiité importante, sensible, palpable, reconnue de tout le monde. — Sincérité, bonne foi : c'est un homme l'iein de vérité. — Peint. Imitation, expres-ion fidèle de la nature : il y a bien de la vérité dans celte télé, dans ce paysage. — En venté loc. adv. Certainement, assurément, 'Je bonne foi : je vous le dis en vérité.

— A la vérité loc. adv. Se dit lorsqu'on avoue quelque chose, qu'on explique ou qu'on restreint aussitôt ; à la vérité nous

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avons été battus, mais nous étions inférieurs er{ norubre.

* VERJUS s. m. [vèr-ju] (de vert et de jus']. Suc acide qu'on tire des raisir(s qui ne sont pas mûrs : une pinte de verjits. — Raisin qu'on cueille encore vert : ;ie: manqci pas cette grappe de raisin, ce n'est que du verjus. — Certaine espèce de raisin qui n'est p^s bon à faire du vin, et dont les grains, longs et gros, ont la peau fort dure : du verjus confit. — C'est jus vert ou verjcs, se dit de deux choses entre lesquelles on ne remariiue aucune différence, et dont le choix est indifférent.

' VERJUTÉ. ÉE adj. Où l'on a mis du verjus : une sauce verjutée. — Qui a une pointe d'acide comme le verjus ; du vin verjuté.

VERJUTER V. a. Assaisonner avecdu verjus.

VERMAND, ch.-l. de cant.. arr. et à 12 kil. N.-U. de Saint-Quenlin (Aisne); 1,300 hab. Est peut-être l'anlique Augusta Veromanduorum. — Camp romain.

VERMANDOIS, Veromanduorum Ager, ancien pays de Picardie, aujourd'hui partagé entre les dép. de l'Aisne et de la Somme. Cap., Saint-Quentin. Villes princ. : Vermand, Ham, Saint-Simon et le Cafelet. Habité primitivement par les Véronianduens, il fut érigé en comté par Charlemagne, 'en faveur de Pépin, roi d'Ualie, dont les descendants le conservèrent jusqu'au milieu du XI'- siècle. Des mariages le tirent ensuite passer à Hugues de France, puis aux comtes de Flandre (1136). Philippe-Auguste le réunit au domaine royal en 1213.

* VERMEIL, EILLE adj. [/ mil.] (lat. wrmiculus, cochenille). Qui est d'un rouge un peu plus foncé que l'incarnat. Se dit princi|ialement des fleurs et liu teint: rose vermeille. — Une plaie vermeille, celle dont les chairs sont d un rouge vif, ne sont point livides.

' VERMEIL s. m. Argent doré : un service de vermeil.

VERMEILLE (Mer), nom sous lequel ^on désigne le golie de Californie. (Voy. ce niot.)

VERMEJO ou Bermejo, rivière de l'Amérique I léridionale ; elle arrose la Bolivie, la répubjique Argentine et le Paraguay et se jette Jans le Paraiiâ, après un cours de 1,900 kil. Elle serait presque partout navigable, si elle n'était obstruée par des arnres.

* VERMICELIER s. m. Celui qui fai)iique, qui i-end du vermicelle, des macaronis et auli es pâles semblables.

* VERMICELLE ou Vermicel s. m. (ital.

vermicelli). Espèce de pâte en forme de vers longs et menus, dont on fait des potages : potage au vermicelle. (Voy. Macaroni.; — Potage fait avec cette pâte : une assiette ae vermicelle.

VERMICELLERIE s. f. Fabrique de vermicebe.

VERMICIDE adj. (lat. vermis, ver; cœdcre, tuerj. (Jui lue les vers.

* VERMICULAIRE adj. (lat. vermiculus, petit ver). Qui a quelque rapport aux vers, qui leur ressemble à quelque égard: lemouvemcnt vermiculaire ou péristatlique des intestins.

' VERMJCULÉ, ÉE adj. Archit. Se dit des ouvrages travaillés de manière qu'ils repiésententdes traces de vers : 6ossa(/es cermiculés.

* VERMICIULURES s. f. pi. Archit. l'ravail qui represeiue des traces de vers.

* VERMIFORME adj. Anat. Se dit de certains muscies qui ont la tonne d'un ver : les muscles qui amènent les doigts vers le pouce sont vermiformcs.

' VERMIFUGE adj. (lat. vermis, ver; fugio je chasse). Méd. Se ait des remèdes piopres a

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faire monrir les vers engendrés dans le cor[<p humain, ou à les en chasser : poudre vermifuge.

— s. m. Cest un excellent vermifuge.

VERMIGLI iPietro-Martire) [ver-mi-lii;

imll.], appelé vulgairement Pierre-Mabtyr, réformateur italien, né en I tiOO, morten I S62, Il acquit de la célébrité par son ^^avoir et son éloquence, se convertit au proti'stanlisme

Eendant qu'il était prieur des Aupu^tins à ucques, se réfugia en Suisseen lo42, et fut, bientôt après, nommé professeur de théologie à Strasbourg. En 1347, il fut appelé à Oxford pour y faire des leçons sur les saintes Ecritures. A l'avènement de Marie, il reprit sa chaire à Strasbourg, et fit en même temps des leçons sur la philosophie aristotélicienne jusqu'en I no6, où il devint professeur de théologie à Zurich. On a imprimé après sa mort plusieurs de ses ouvrages en latin et en anglais.

VERMIGRADE adj. Qui marche comme nu ver.

VERMILAR'TE s. f. Larve qui a la forme d'un ver.

• VERMILLER v. n. f// mil.] (du lat. vermis. vert). Vén. Se dil des sangliers qui fouillent la terre avec leur boutoir pour y chercher des vers, des oignons ou des racines : les sangliers vont vermiller dans les pacages, dans les prés. iVoy. Vermillonner, neutre.)

•VERMILLON s. m.. [Il mil.]. Minéral d'une couleur rouge fort vive, qui est une combinaison naturelle de soufre et de mercure, et qu'on nomme autrement Cinabre : une livre de vermillon. — Couleur vive et éclatante qui se tire soit du vermillon de mine, soit du vermillon artificiel : appliquer du vermillon.

— Couleur vermeille des joues et des lèvres : ses joues ont un beau vermillon.

' VERMILLONNER v. a. Enduire, peindre de vermilioii.

• VERMILLONNER v. n. Vén. Est employé pour le blaireau dans la même acception que Vkrmiller pour le sanglier. (Voy. Vermiller.)

VERMINATION s. f. Pulluiation des vers inte-tiiiaux.

" VERMINE s. f. coll. (du lat. vermis, ver). Toute Sorte d'insectes malpropres, nuisibles et incommodes, comme sont les poux, les puces, les punaises, etc. : cet enfant est plein df vermine. — Toute sorte de gens de mauvaisevie, degarnements dangereux ou incommodes pour la société : ce quartier n'eit habité que par de la vermine.

' VERMINEUX. EUSE adj. Méd. Se dit des maladies causées ou entretenues pardesvers intestinauN ; maladies vtrmineuses.

VERMINIÈRE s. f. Tas de vermine.

VERMIS s. m. [vèr-miss]. Nom donné à plu^ieuI s parties du cervelet quiont un aspect vermiforme.

' VERMISSEAU s. m. Petitver déterre : ces oiseaux vivent de moucherons et de vermisseaux.

Pas un ftiut petit morceau De mouctie ou de vennisseau.

La FONTÀinB,

VERMONT, l'un des états de l'Union américaine, ainsi nommé des mots franc, vert et mont, à cause de la principale chaîne de montagnes qui le traverse, entre 42» 44' et io" 3' lat. N. et entre 73» bs' et 7."i° 41' long. 0. ; 24,77-2 kil. carr. ; 333,0U0 hab. Cap. Montpel'ier; villes princ. : Rutlaiidet Burlington. 11 est divisé en 14 comtés. Les Green Mountaim (montagnes Vertes) le traversent du N. au S.; il eslbornéà l'E. par lelli-'UveConnecticul et, au N.-O., par le lac Champlain. Climatsain, quoique très froid. - As^emblée générale composée d'un sénat de 30 membres et d'une chambre de 241 représentants. Le "Ouverueur et les autres oïliciers civils sont

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nommés parla législature; mais les j nées sont élu^ par le peuple. L'instruction est oliligattiire de 8 à U aii^ I.'ôtat do Vermont fut

Sceau de l'état de VermODt.

séparé de celui de New-York et admis dans l'Union en 1791.

* VERMOULER (Se) v. pr. Etre piqué des

vers : du bois qui commence à se vermouler.

' VERMOULU, UE part, passé de Vermouler. Se dit du buis, du papier, etc., quand il est percé en plusieurs endroits par les vers : ce coffre, ce buffet est tout vermoulu.

' VERMOULURE s. f. La trace que les vers laissent dans ce qu'ils ont rongé : il y a de la vermoulure dans ce bois. — Poudre qui sort des trous faits par les vers.

* VERMOUT s. ra. [vèr-moutt]. Vin blanc dans lequel on a fait infuser des plantes amères et aromatiques.

VERNACULAIRE adj. (lat. «emacu/us, indigène . Qui e>L du pays.

* VERNAL, ALE, AUX adj. (lat. vernalis). Qui appartient au printemps.

VERNATIÛN s. f. But. Préfoliation.

VERNE (Jules), écrivain français (1828-

VERNET. nom d'une famille de peintres français : (Antoine^ peintre décorateur (né a Avi^'non en Ibsy. mort en 1733), eut 22 enfants, dont plusieurs se distinguèrent, ainsi que beaucoup de ses petits-enfants, dans diHérentes branches de l'art. — 1. (Claude- Joseph , connu sous le nom de Joseph Vcrntjt.iils aîné d'Antoine, né à .\vignoii k- 14 août 1714, mort à Paris en 1789. Il eut la re- ' putation de premier peintre de marine de l'Europe. Jusqu'en 1733, il séjourna surtout; en Italie; à celle époque Louis .XV le chargea | de peindre les ports de mer de France. Après avoir terminé 15 tableaux sur les 20 qui lui avaient été commandés, il s'établit à Paris. Ses œuvres sont répanduesdans toute l'Europe, et la plupart ont été gravées. — 11. (Antoine-Charles-Horace), appelé d'ordinaire Carie Vernet. (ils du précédtni.né à Bordeaux le U août 1738, mort à Paiisie 27 nov. 1836. Ses peintures hippiques étaient regardées comme des chefs-d'œuvre. En 1804, il exposa la Bataille de Marchgu. que les critiques prennent pour le point de départ do l'Ecole française moderne de peinture militaire. Il peignit ensuite les principales batailles de iNapoléon. De nombreuses et lines gravures ont popularisé ses petittableaux et particulièrement ses caricatures sur les alliés. — 111. (Jean-Emile-Horace) ou Horace Vernet, lils au précèdent, né le 30 juin 1789, mort à Paris le 17 janv. 1863. Vers 1810, il exposa la Prise; de la Redoute, où il rompait avec la classique de convention de David et de son école; et dès lors, il peignit des scènes militaires d'après l'observation directe et l'expérience. En 18H,ilfut uouime dessinateur du dépôt de la guerre.

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Ses tableaux : le Chien du ri'(jimrnt. la Barrière de Ctichy. le Soldat de Waterloo, la Mort de Poniatowski, le Bivouac du colonel Moncey, et bien d'autres, jouirent d'une popularité immense. A l'exposition de 1822, la plupart de ses envois furent exclus à cause de leurs tendances bonapartistes. Il les exposa alors dans son atelier, où l'on se rendit eu foule. En 1828, il fut nommé directeur de l'académie française à Rome. U revint à Paris en 1833, et (it. à différentes époques, desvoyages en Algérie, en Russie et en Orient. A partir de 1836, il consacra surtout ses efforts à peindre des batailles, dont les plus grandioses se rapportent aux carapairnes napoléoniennes et à la conquête de l'Algérie et des t.'ibleaux de genre illustrant la vie des Arabes algériens. On a publié en 1864, une collection des lettres qu'il écrivit dans ses voyages. Sa seule enfant, Louise, épousa le peintre Paul Delaroche. 'Voy. Joseph, Carie et Horace Vernet, Correspondances et biographies, par Uuiande (1865).

VERNET-LES-EAINS, comm. de l'arr. et

à 1 -i kil. S. de Prades (Pyrénées-Orientales) ; SliO hab. 1i sources sulfurées sodiqiies, de 18» à SSo. Maladies de la peau, affections des tioumons, catarrhes, maladies des voies uriiiaiiesetdes voies digestives, douleurs rhumatismales, blessures.

VERNEUIL.Ferno/îum, ch.-l.decant., air. et à 3i)kil.S.-0. d'Evreux(Eure).surrAvre et sur 1 Iton; 4,200 hab. C'est une des nombreuses petites villes normandes qui attirent les voyageurs par les monuments antiques qu'elles possèdent. Bataille du 17 août 1424. entre les Anglo-Bourguignons que commandait le duc de Bedfort, et les Français sous les ordres du comie de Narbonne. L'indiscipline des au:;ilii.ires lombards et l'arrivée inattendue de 2,000 archers anglais amenèrent la défaite des Français.

VERNEUIL (Catherine Henriette de Balzac d'Entragces, marquise de}. (Voy. Entragues.)

* VERNI, lE part, passé de Vernir. —Couvert d'un vernis : cuir verni; table vernie.

VERNIER s. m. [vèr-nié](de Vernier, n. pr.). Inslninient qui sert à apprécier les fractions d'une unité Af longueur tracée sur une règle divisée. iSotre ligure en fera, mieux

rroT

qu'une description, comprendre le principe. Les 10 divisions du vernier étant égales à 9 des 10 subdivisons d'un pouce sur l'échelle des pouces le long de laquelle il est mobile, la différence entre les divisions correspondantes sera de ,^, de pouce. Aujourd'hui, les verniers sont munis d'une échelle de centimètres. Pour la mesure des angles, on se ^ert d un vernier circulaire,

VERNIER (Pierre), géomètre, né àOrnans en 1380, mort dans la même ville le 14 sept. 1637. C'est à Bruxelles qu'il publia, e'n 1631, son ouvrage intitulé Construction, usage et propriétés du quadrant nouveau de mathcmati'/ues, où il décrit l'instrument auquel est resté le nom de Vernier.

' VERNIR V. a. Enduire de vernis : vernir une imaje, un tableau, une table, un pot.

* VERNIS s. m. Solution de matière résineuse dont on recouvre lasuilace de certains corps pour leur donner un aspect brillant et fiûur les protéger contre l'air et Ihumidité. Les principales substances qui entrent dans la composition des vernis sont, comme élé-

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