VÉRO
logie avec ceux de la variole, mais qui n'a rien de dangereux.
* VÉROLE, ÉE adj. Qui à la vérole : vet homme . xl vérole. — s. Un vérole; une vérolée.
* VÉROLIQUE adj. Qui appartient à la vérole.
VÉROMANDDENS, Veromnndui, peuple delà Galba Belgica, enire les .Neivii et les .Suesiones, dans le moderne N'erniandois. La ville principale était Augusta Veromanduorum (Saint-Quentin, ou peut-être Vermand).
* VÉRON s, m.Voy. Vairon,
VERON (Louis-Désiré), journaliste français, né à Paris le 5 avril 179S, mort dans la même ville en sept. IS67. Après avoir pratiqué la médecine pendant plusieurs années, il fonda la Revue de Paris en 1829. fut directeur de rOpéra (1S3I-'3j), acheta un intérêt dans l'organe de Thiers, le Constitutionnel . et en devint le seul propriétaire en 1S44. En 1849, il abandonna Thiers pour Louis-Napoléon, dont il applaudit le coup d'Etat du 2 déc. 1831. 11 fui élu deux fois au Corps législatif. En janv. 1862, il quitta définitivement le Constitutionnel. Parmi ses œuvres, on cite les Mémoires d'un hovrqeois de Paris (18o4-'56, I vol.). - Véron (Eugène). (V. S.)
VÉRONAIS, AISE s. et adj. De Vérone; qui appartient a celte ville ou à ses habitants.
VÉRONE (ital. Verona) . I, province du N.-E. derilalie, en Vénétie, sur les frontières du Tyrol, séparée de la province de Brescia, par le Mincio et le lac de Garde ; 2,747 kil. carr. ; 400,000 hab. Elle est traversée par r.\dige et par 9 autres cours d'eau navigables et 13 canaux. Céréales, riz, soie, olive et vin. — II, cap. de la province, sur les deux rives de l'Adige, dans une des plus belles régions del'ltalie septentrionale, à 99 kil. 0, de Venise: 09,000 hab. Les fortifications très
VERP
Brenner en 1867 a luit do Vérone le centre du commerce avec l'Allemagne, comme elle était jadis le centre stratégique du N-E. de l'Italie. — Vérone fut une colonie romaine florissante. En 489, après la défaite d'Odoacre, elle fut prise parThéodoricle Grand, qui y tint souvent sa cour. Charlemagne s'en empara en 774, et elle devint plus tard ville libre. La famille Scala y obtint le pouvoir suprême en 1260, et fut renversée en 1387 par Giovanni-Galeazzo Visconti de Milan.
(Voy. ScALA.) Au commencement du xv siècle, elle fut annexée au territoire de Venise. Masséna s'en empara le 3 juin 1796. Le congrès de Vérone (1822), amena Tintervenlion française en Espagne en 1823. En 1866, Vérone fut avec toute la Vénétie, incorporée au royaume d'Italie.
VÉRONÈSE (Paolo Cagliari), connu sous le nom de Paul , peintre italien, né à Vérone vers I.Ï30, mort en 1,388. Il éludia à Vérone et à Rome, et devint l'un des plus grands maîtres de l'école vénitienne. Il se di-tint-'ua surtout par la hardiesse du dessin, le brillant coloris des costumes et des accessoires et une merveilleuse facilité. Sa plus grande toile est sa fameuse JVoce de Cana (Louvre), qui ne mesure pas moins de 30 pieds sur 20. Les 3 tableaux représentant la it/orï de s«'H( Sébastien (Venise), passent pour les meilleures de ses œuvres religieuses, et Venise couronnée liar la Renommée (plafond de la chambre du Grand Conseil) est la plus fameuse de ses pièces allégoriques. Ses productions sont presque innombrables. Dans sa Famille de Darius amenée devant Alexandre (British national Gallery), hommes et femmes portent le costume vénitien et tous les accessoires sont du xvi" siècle; et l'on remarque, dans tous ses autres ouvrages, le même dédain de la vérité historique.
* VÉEONinTTï; .. f Rot. Genre de scrofula- ^ riées, comprenant en-
importantes de la ville furent presque entièrement détruites en exécution du traité de Lunéville (1801); mais les Autrichiens en firent depuis une place formidable. Il y a plusieurs belles avenues, entreautresle Corso. La cathédrale contient des chapelles et des monuments d'une admirablerichesse, ctl'Assomption, du Titien. Vérone est, dans toulela forme du terme, une ville de palais. La galerie de peinture contient une vaste collection, surtout par les maîtres véronais. Parmi les antiquités romaines, on remarque lamphitheâtre , contemporain du Colysée de Rome: il est construit en marbre, et avait 313 pieds de long, avec des sièges pour 22,000 s[>eetaleurs" Dans la partie qui est encore intacte, on a ménagé un cirque, et des boutiques sous les arcades. Soieries, lainages, toiles, eic. L'ouverture du chemin de fer de
viron 160 espèces i'herbes ou de sousaibrisseaui, dont 50 ^■spècessoijt françaises et dont un grand nom- Dre d'autres sont culti\ees dans les jardins 1 agrément. L'espèce indigène principale, la véronique offiiinale 1 vtî onica olfirinalis ) , appelée aussi thé d'Europe, parce que ses infusions sont assez agrea'bles, croit sur j 1rs coteaux boisés, ■1 dans leslieux secs, etc.
;' C'est une plante viva- I ce, a liges hautes de ] 13 a 30 centim., cy- ; lindriques, raides, velues, couchée-, à fleurs d'un bleu pâle ou d'un blanc rosé, en grappes lâches, axillaires. L'usage de celle plante tonique et peu astringente est aujourd'hui abandonné. Le l"Cat'iinga [veronica teccaLunga) ou véronirjac rressoimée, cresson de cheval, etc., est autiscorbutique.
VÉRONIQUE (Sainte), personnage dont l'identité a été contestée et qui, d'après la tradition, aurait essuyé avec un linge blanc le visage de Jésus lorsqu'il montait au Calvaire. Le visage du Sauveur resta peintsurce linge, d'où les mots vera ikon (vraie ressemblance). Ce mouchoir de sainte Véronique est conservéà Saint-Pierre de Rome; mai»la cathédrale de Milan en possède un autre que l'on ne considère pas comme moins authentique.
VERPILLIERE (La), ch.-l. de cant., arr. et à 29 kil. N.-E. de Vienne (Isère); 1,250 hab.
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• VERRAT f. m. [vèr-ra] (lat. verres). Pourceau niii n'est pnint châtré : jeune verrat.
■VERRAZZAÎJI(Giovanni)[ver-rat-sa"-ni](nppelé au-si Vvrrazano). navig-ateur flormtin, né vers 148j, mort en 15"J7. D'abord au service de François 1", il visita la côte septentrionale de l'Amérique, dès 1308. Il se rendit en-uite fameux cooinie corsaire contre les Espajinols, les Portugais, et, en 1522, il captura le vaisseau sur lequel Cortez envoyait à Charles- Quint les dépouilles du iMexique. 11 finit par être fait prisonnier, conduit en Espagne et mis à mort. En lo,ï6, Ramusio publia dans sa collection de voyages une lettre éci-ite par Verrazanià François \",k Dieppe, le 8 juillet l-'>2i, comprenant le récitd'un voyage d'exploration sur les côtes de l'Amérique du Nord depuis le 34^ jusqu'au ,tO« degré de lat. Verrazzani fut doncle premier explorateur français des côtes américaines du iV., et peut-être le pi-emier qui soit entré dans la baie de New-York.
* VERRE s. m. (lat. vitrum]. Corps transparent et fragile, produit par la fusion d'un mélange de sable et d'alcali ou de chaux, ou d'oxyde de plumb ; ucr/'t; de foiigèie. — Cela ESTA METTRE SOUS VERRE. Se dit d'une chosc précieuse, curieuse, délicate, qui mérite d'être conservée. On dit, à peu près dans le même sens, d'une femme mignonne et bien parée,
qn'ELLE EST A METTRE SOUS VKRRE. — VbRRE AR- DENT, verre convexe au moyen duquel on ra-semble les rayons du soleil, pour brûler les lualières qu'on lui oppose à une certaine dislani-;e. — Verre de plomb, verre d'antimoine, verre prcjuit par la fusion de la silice avec les oxydes de ces métaux. (Voy. Oxysul- FURE.) — Particul. Sorte de vase à boire, fait de verre : verre de cristal. — Para. Choqi'er LE VERRE, faire toucher son verre plein de via contre celui d'une personne avec qui l'on boit, en signe de bonne amitié. — Ai'l vet>-r. L'œil de ce cheval est cul de verbe, le cristallin de son œil a une opacité qui annonce une cataracte. — Se dit aussi de la liqueur que contient ou peut conteairun verre ordinaire : verre de vin. — En chimie, tout produit d'une fusion ayant l'éclat particulier caraclérisé par les mots vitreux, dur et friable, qu'il soit transparent ou non. Dans le langage commun, c'est le produit trans-
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la couleur et la beauté, lun; trenl que l'art avait été porté k un h<vut degré de perfeclion par les Egyptiens. Non seulement ils employaient le verre pour laire des vases :i
parent de la fusion de la silice avec un alcali auquel s'ajoute de la chaux ou un oxyde métallique. L'art de faire du verre était connu des Kgvptiensà une époque très reculée. Des peintures, trouvées sur une tombe à Beni- Hassan, que l'on suppose dater du règne d'Osortasen 1", vers 3(i00 ans av. J.-C, représentent des souffleurs de verre thébains travaillant avec des chalumeaux très semblables à ceux qui sont aujourd'hui en usage. On a trouvé à 'i'hèbes une perle de collier d'une matière analogue à notre nnoderne crowngtass, portant en hiéroglyphes le nom de l'épouse de Tholhmés 111, qui régnait vers l.'iOO av. J.-C. Au Musée britannique, il y a, parmi les antiquités égyptiennes, une sorte de petite bouteille en verre opaque bleu clair, sur laquelle sont peints en jaune les noms et les titres du même monarque. Des ornemeuls imitant les pierres précieuses pour
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\ase de Poilland , 2 figures opposées, , 3, devise du fond , 4, devises des anses.
boire, mais aussi pour des ouvrages de mosaïque, pour les figures des dieux et les eqiblèmes sacrés, et même pour les cercueils, el atteignaient partout un surprenant éclat de
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couleurs. On suppose que les Phéniciens apprirent de.s Eygpliens cet art ([ui flurlssait à une époque tréjs reculée h Sidon et a Tyr. On a trouvé dans les ruines de Ninive des lentilles, des vases, des bouteilles en verre, etc.; mais on ne voit pas de preuve qu'on se
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soit servi de verre pour les fenêtres. On conserve au Musée britannique un petit vase de verre transparent vert sur lequel sont gravés au trait un lion et le nom el les titres du monarque as.syrien Sargon (719 av. J— G.); on regarde ce va>e comme le plus ancien spécimen de verre transparent. Il vient du palais de Nemrod à Ninive. La remarquable collection fale par Di Ce-nola de spécimens pris dans les tombeaux de Dali, dans l'ile de Chypre (l866-'70i et déposée au muséum métropolitain d'art à New-York, montre que la fabrication du verre avait une grande extension chez les Grecs, et qu'ils y avaient acquis beaucoup d'habileté. Cette colleclioii, la plus considérable que l'on connaisse, se compose de 1,700 pièces, les unes simples el unies, les autres variées de formes et de couleurs irisées et incrustées. Ce-t à l'époque de Cicéron que la fabrication du verre fut introduite à Rome. Pendant le règne de Néron, elle lit de grands progrès, el on arriva à des résultats très remarquables pour les articles (l'oinementati m. Au m' siècle, les objets de verre étaient d'un usage commun. Les ruines d'Herculanum et de Porapéi ont fourni de nombreux échantillons de verre romain. On y voit que le verre s'employait à l'oinpéi pour laisser passer le jour dans l'intérieur des maisons, bien qu'il y eu aussi des fenêtres garnies d'une espèce de talc transparent. La grande perfection où était arrivé cel art chez les Romains éclate dans le célèbre vase lîarberini ou de Poriland qui e»t au Mu-ée britannique, et que I on leiiarde comme le plus beauspéciraen connu deverreàdoublecouche.
Ce vase a été trouvé au milieu du xvi' siècle dans un sarcujiliage de marbre près de Rome. Après avoir fait, pendant [ilus de deux siècles, le principal ornement du palais Barberinià Rome, il fut ai helé par le du; de Portland pour t,0-'9 livn s sierlini.', el ilacé dans le Musée britannique. Il a environ 30 centimètres de haul,etse compose de deux couches de verre, celle de dessous d'un bleu fonce et l'extérieure d'un blanc opaque. Les figures en relief font saillie en bhanc sur un beau fond bleu. Elles représentent, d'après quelques-utis, le mariage de Pelée et de Thétis. — Au xiii' siècle, et pendant plusieurs des siècles suivants, le verre de Venise fut le meilleur et le plus renommé. Les verreries principales élaienl à Murano, l'une des îles voisines de Venise C'est la qu'on (il probablement les premier? miroirs de verre ; les miroirs vénitiens devinrent fameux dans toute l'Europe. La Bohème acquit ensuite une grande réputation dans cet art, et ses produits sont, encore célèbres, surtout le verre gravé. Les Français marchèrent de bonne heure sur les traces des Vénitiens. En 1034, on essaya de labriqucr des miroirs en verre souffle; mais, vers 1666, on jugea nécessaire de faire venir des ouvriers de Venise. Une fabrique fut construite àTourlaville près de Cherbourg. En 1688, Abraham Thévart apporta à Paris la méihode pour faire de grandes p aques de verre coulé au lieu de veire-oufUe.En lfi6o, la manu facture de glaces fut établie à Saint-Gobain. Au xviii' siècle, l'entreprise était était en pleine prospérité, et elle ^e^t encore aujourd'hui, car ses produits comptent parmi les plus beaux du monde. — La première allusion positive à l'emploi du verre pour les fenêtres se trouve dans Laclance. vers la lin du iii" siècle, et dans saint Jérôme, vers la fin du iv". Bède le Vénérable rai porte que les fenêtres vitrées furent introduites en Angleterre en ii7i; mais elles ne serviri ni, pendani plusieurs ^ièclcs, (]iie pour les édifices religieux. En lO'IO, le duc de Uuckingliam fit venir des ouvriers de Veiii-e el les inslalla à Lambelh. Ls verre anglais qu'on appelle ooum-ijlass est d'une qualité incomparable. — Aux Etats-Unis, la labrication du verre fut iiitru luilo de très
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bonne heure. Dés 1793, on t"abriqii;i à Boston d'excellent crou)«-3?flSS. En 1SI7, il se fonda une compagnie à East Can)l)rid;.'e (The Nciv Eiigland glass Company) (.lour la fabrication du flint-gliiss; elle existe encore et ses produits sont lrè> renommés. La prenjièrc manufacture de fiiaces fut établie vers 18.')! à Cheshire(MassachuS' t's), et se transporta pins tard à Lonox. — Le verre esl un composé chimique, où différentes substances de nature analogue se remplacent les unes les autres pour donner les diverses varioles du produit. L'élément principal est l'acide silicique ou la silice qui se combine avec la potasse, la soude, l'oxyde de plomb, la chaux, l'alumine, et d'autres substances, pour faire dos silioates de cesbases, considérées comme des fondants. L'acide boiique peut prendre la place de l'acide silicique pour produire des borates vitreux ou du verre. Sans s'occuper
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VEKI!
précieuses: ii contiout beaucoup d'o.vvde
de plumb. et aussi dos oxydes métalliques
pour donner lit coiilrur ; 7° Vémail, qui
se compose desilioo, do soude et d'oxvde
de plomb, mais (^ui est rendu opaque
par de l'oxyde d'éla.n ou d'antimoine, l,s- ,„upe avec oes ciseaux u
quels toi ment avec la soude un slannale ou santé, qu'il fait tomber d
un ant.momate. Aces variétés n peut a|uulor monl^ tl poussé sous un,
\ev.r,-e soluUe. qui est un simple'silicite de l'on enFoL^e dlifs ?e mou
des substances employées pour colorer ou décolorer, on peut dire que les éléments essentiels du verre ordinaire son! la silice et l'acide borique, les alcalis, la chaux et l'oxyde de plomb. Le D'' Knapp a donné la classification suivante des variétés de verre : l^le verre à bouteille, qui comprend les variétés dont on l'ait les llacons et les tubes; les variétés à couleur foncée se distinguent par la large proportion d'oxyde de fer et d'alumine qu'elles contiennent, tandis qu'aucune ne contient d'oxyde de plomb; *2'> le verre à vitre, qui est un silicate de potasse ou de soude, avec de la chaux et de l'alumine; 'A" le verre à miroir, ne différant du précédent que par la plus irrande pureté et l'absence complète de couleur; 4° le flint-ylass emplové pour broyer, etc., et qui se comp ise de silice, de potasse et d'oxyde de plomb; 5° le cristal, pour les instruments d'optique et le service de la table; il se compose de silice ou d'acide borique, de potasse et d'une plus giande proportion de plomb que le précédent: 6» le strass, avec lequel on imite les pierres
soude ou de potasse, ou un mélange dos deux. La silice, si emplovée dans la fabrication du verro, se présente sous forine de sable. Le sable le plus pur et le meilleur du monde entier pour la fabrication de verre se tire de Lanesboroiigh (Massachusetls) et de certaines autres localités du même cointe (Borkshire). On en exporte uneoertaine quantité en Europe, où il est connu sous le nom de sable blanc de Borkshire. Au second rang vient le sable de Foiitainetdeau. - On fabrique le verre en taisant fondre les matériaux dans des creusets ou pots de terre réfractaire, placés dans un fourneau. Un pot de gros.seur raoyenno peut contenir de oOO à 600 kilogr. de verre tomlu. Pour le verre de vitre et le verre à bouioille ordinaire, lecreuset est un simple vase rond ouvort au sommet mais pour fondre !.■ /liiit-ylnss, comme il est nécessaire de garantir les matières en fusion de toute impureté e.\léiipure, lesommet du pot affecte la forme d'une voûte ou d'un capuchon, lequol correspond avec le trou par où l'ouvrier retire le verre fondu. D'ordinaire on place de 8 à 1 2 pots autour du feu central du fourneau. Outre ce fourneau à fondre le verre, il y en a un autre pour le réchauffer à différentes reprises pondant le cours de la fabrication, et aussi un four à recuire. Pour la fabrication des articles de ménage, on se sert de deux procédés : le soufflage et la presse. Dans le premier, on emploie quelquefois un moule, pour les bouteilles par exemple ; mais beaucoup d'objets ne doivent leurs formes qu'à la dextérité de l'ouvrier. L'instrument pour travailler le verre porte le nom de canne du verrier; c'est un tuyau ou chalumeau à souftlet, en fer forgé, long de 1 m. 30 à 1 m. 75, avec un calibre de i/-l centim. à 2 centim. 1/2 do diamètre, le bout le plus large étant celui de l'embouchure. La fabrication au moule est relativement simple. On cueille dans le creuset avec le bout de la canue la quantité de verre fondu nécessaire; on le roule sur une plaque de fer nommée marbre et on le laisse refroidir un peu; on le met dans le moule et on souffle Jusqu'à ce qu'il prenne la forme requise. La description de la fabrication d'un verre à vin donbera un exemple de la façon dont on opère sans moule. L'ouvrier, après avoir cuoilli à l'extrémité de sa canne la quantité voulue de verre (1, lig. 5). la roulesur le marbre, et la distend en souftUnldans le chalumeau jusqu'à ce qu'il lui ail donné la forme représentée en î ; après l'avoir aplatie à une extrémité avec la molette, il lui fiit prendre la forme 3. On applique alors à l'extrémité aplatie du vaso, une masse de verre (4), que l'ouvrier, en faisant tourner le chalumeau, transforme comme on le voit en o. On fixe une boule à l'exlromité de cotte lige i6); on étend et on aplatit cette boule comme en 7. On adapte une tige de fer, dont le bout est chargé d'une petite masse de verre, au pied du verre à vin; on sépare celui-ci du chalumeau suivant la ligne pointillée qu'on voit en 8. On ébarbe les bords du verre avec des ciseaux (9), après quoi il est paré comme en 10. On le sépare enfin de la tige de 1er par un coup sec et on le remet à un enfant qui le porte au four a recuire, au bout d'une tige fourchue. Dans la fabrication par la presse, on se sert d'un moule creux d'acier ou de fer, dont la surlace intérieure a la forme que l'on vont donner à l'objet. Ce moule peut Être d'une ou de plusieurs pièces;
dans ce dernier cas, on les démonte pour on
U Idbncation d un verre a boire à fond plat Un ouvrier cueille à l'extrémité d'une canné une masse de verre, dont un autre ouvrier coupe avec des ciseaux une quantité suffi- ' ns lu- moule. Ce e presse a bras, et Ion entonce dans le moule un piston en 1er doux avec assez de force pour obliger le verre oliaud à remplir tout l'espace entre les parois du moule et le piston, dont la grosseur et la forme sont proportionnées à celle du moule. On relève le piston, on enlève le
moule de la presse, on le retourne et le voi le on tombe, le fond en haut. On y attache une canne munie d'un peu de verre fondu, on fait chaulfer le verre dans un autre fourneau, et on le polit soicneusement avec un outil en bois pendant qu'on le tourne; enfin, on le prend sur une fourchette et on le porto à larecuite. Par ce procédé, on fabrique des articles avec une rapidité a laquelle on ne parviendrait pas en soufflant, mais les produits en sont moins estimés. — Le verro qu'on emploie communément pour les car-
reaux de vitres est une des variétés les plus dures. Il n'est pas de nature à faire des vases on à prendre d'autres formes par le découpage ou sur la meule. Outre les glaces, que ion emploie pour les fenêtres de luxe, il y a deux sortes de verres à vitres. La première de ces deux variétés se souffle en globe et s'aplatit en disque circulaire que l'on coupe en carreaux rectangulaires. Le crown-glass a un brillant remarquable: il est exempt des ondulations ou raies qui gâtent souvent la surface du verre fait par la méthode du cylindie. Pour faire du verre en plaques, l'ouvrier cueille à l'extrémité du chalumeau 10 kilogr. de verre environ, qu'il souffle en forme de cylindre. On fait ouvrir l'extrémité la plus éloignée du chalumeau en soufflant et en tournant le cylindre à la bouche du fourneau. L'autre extrémité est ensuite dé-
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tachée; on pratique une fente longitudinale dans le cylindfe, que l'on ouvre et que l'on étend en feuille sur une pierre di>po!;ée à cet elfet dan> un four spécial. On pulil alors la surface et l'on garde la feuille de verre 24 ou 36 heures dans le fourneau à recuire, d'où on la sort pour lui donner le dernier poli- et la couper en carreaux. — Les bâtiments où se fabrique le verre plat ou en plaques sont d'ordinaire fort grands. Au centre se trouve le fourneau de fonte, qui est carré et a des ouvertures sur deuï côtés parallèles pour faciliter le travail; des deux côtés du grand édifice sont disposés les fours à recuire. Deux sortes de creusets sont en usage: le pot ordinaire, ouvert au sommet, pour fondre le verre; et les bassins ou cuvettes dans lesquels on porte le veire fondu à la table où on le coule. Le bassin, rempli de verre'liquéfié, est mis sur un chariot et vivement conduit à la table de coulage. Celle-ci consiste en une plaque massive , d'ordinaire en fer, supportée par une charpente et placée généralement à la bouche du fourneau à recuire. De chaque côté de la table sont des rebords ou barres de métal qui maintiennent le verre et dont la hauteur détermine l'épaisseur de la glace. Un cylin dre de cuivre ou de bronze, d'un pied de diamètre environ, et reposant surces barres s'étend à travers la table. Le verre liquide est versé en face du cylindre qui, en roulant d'un bout de la table à l'autre, l'étend en une feuille de largeur et d'épaisseur unil'oi mes. On passe ensuite la glace dans le four à recuire, où elle reste environ cinq jours Il faut environ cinq minutes pour prendre le verie, le couler et le mettre dans le four à recuire. De là on porte les glaces dans des magasins où on en polit la suiface. — Il n'y a pas de variété de verre plus importante dans l'industrie que celle dont on fait les lentilles des instruments d'optique. On applique à cet usage le flint-glass et le crowti glass; mais chacun a ses défauts. En I7."i3, John Dollon, opticien anglais, construisit le premier des verres objectifs achromatiques formés de deux espèces de verre de densité ditïerente; mais il n'arriva pas à leur donner plus de 5 à 8 centim. de diamètre d'ouverture. Lorsque le besoin de télescopes d'un pouvoir grossissant plus considérable se fit réellement sentir, il fui difficile de faire du fliut-glass assez exempt de stries pour une lentille de 40 centim. de diamètre. Le Suisse Guinaud construisit des lentilles d'une grande perfection en flint-glass, avec un diamètre de ".il centim. Un de ses fils donna son secret à Bontemps, et en 1828 on fabriqua en France des lentilles de 30 à 35 centim. A l'exposition de Londres en 1831, M.M. Chanu et C'" exposèrent un disque de Uint-glass pesant 100 kil. et d'un diamètre de 75 centim., et à l'exposition de Paris, eu 18-3o, ils en exposèrent un autre du même diamètre en crown-glass. On se sert de lentilles de flint-ylass et de crown-glass dans les verres objectifs des télescopes achromatiques, leur combinaison annulant la tendance inégaie de chacune de ces variétés de verre à disperser les rayons lumineux. — La France produit à elle seule pour 28 millions de francs de glaces. Cette industr.e est limitée à un petit nombre d'établissements: il n'y en a que six en France, six eu Angleterre, deux en Allemagne et deux en Belgique. On fait aussi en Angleterre une grande quantité de verres grossiers et non polis, pour l'horticulture et pour d'autres usages. La France produit annuellement pour environ 1b millions de fr. de verre à vitre, et une centaine de millions de bouteilles estimées à 20 millions de fr.; la production du llint-glass monte à lo millions de fr. et celle de la verrerie de table ordinaire au même chiffre à peu près. La production totale dépasse 75 millions. Aux Etats-
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Unis, il y a plus de 200 verreries qui occupent un capital de plus de 70 millions de fr. et dont la production dépasae 'J.i millions. — Verre coloré et orné. La verre moulé ou pres.-é n'a jamais tout son éclat, et ne donne jamais très nettement les lignes du moule. On remédie à ce défaut par un procédé qui consiste à passer le verre à la meule et à le polir ensuiie. Pour le flint-glass peu dur, on y arrive ai-ément en appliquant sa surface à des disques de fer ou de cuivre garnis d'émeri et mus d'un mouvement rotaloire; pour un polissage moins fin, le sable humide remplace l'émeri. On se sert aussi de pierres au lieu de disques métalliques. Une meule plus douce enlève les marques laissées par la première et le polissage se termine par des disques en bois sur lesquels on applique de la pierre ponce ou du tripoli, et finalement une préparation d'étain et de plomb. On grave des lettres et des dessins sur le verre au moyen de petits disques tournants en cuivre. On obtient de jolis effets en gravant à travers une couche extérieure de verre coloré jusqu'à ce que l'on atteigne une couche intérieure de verre blanc, transparent ou émaillé; nn décore ensuite avec de l'or des aidbebque= ou autres h^ure peintes Ce
travail s exécute surtout en Bohême, en Bavière et en France. L'eau-forte s'applique aussi à l'ornementation du verre. On couvre d'abord le verre d'un vernis ; on trace les lignes à graver à travers ce vernis, et un y applique une solution qui ronge le verre laissé à nu. Les verres colorés se produisent soit sur la composition incolore appelée strass, pour l'imitation des pierres précieu.-es, soit en introduisant les dilférents oxydes colorants dans les matières dont on fabrique le ilint et les autres espèces de verre. Dan- ce dernier cas, la matière colorante se fond intimement avec le verre qui est alors coloré dans toutes ses parties. On applique aussi des couleurs à la surface du verre ; et, quelquefois, grâce à leur fusibilité plus grande, elles s'incorporent, pour ainsi dire, au verre. On peut faire des objets à surface colorée en prenant au bout du chalumeau une masse de verre blanc et en la trempant dans un creuset de verre coloré. Eu coupant ou en enlevant certaines parties de la mince couche colorée et en laissant à nu le verre Ijhinc, on produit des ornementations très variées. Pour les verres émaillés et gravés, on broie l'émail en poudre impalpable et l'on en fait une pâte qu'un étend sur le verre avec une brosse. Lorsque cette pâte est sèche, on y grave les ornements, puis le verre est amolli au feu jusqu'à ce que l'émail soit vilrilié et fasse corps avec lui. — Les Vénitiens et les Bohémiens sont renommés depuis longtemps pour l'habileté et l'ingéniosité qu'ils déploient dans la fabrication des verres orne.~.
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Un grand nombre des effets ingénieux obtenus aujourd'hui sont imités de la fabrication ancienne, dont beaucoup de spécimens merveilleux sont conservés dans les musées d'Europe. Le verre de Venise à filigrane, qui consiste en verres émaillés blancs ou colorés, entrelacés en spirales et enfermés dans une enveloppe de verre transpaient. sert à faire des pieds de verre à vin, des gobelets, etc. La mosaïque se fait en rangeant verticalement côte à côte des colonnes de petits cubes de verre différemment colorés, opaques ou transparents , et d'uniforme longueur, de telles sortes que leurs extrémités supérieures représentent des fleurs, des arabesques, etc., et en soumettant la masse à une chal-ur suffisante pour mettre le tout en fusion. Il en résulte un cylindre ou colonne solide et homogène qui, coupée à angles droits et latéralement, donne un certain nombre de couc'nes ou d'e.\emplaires du même dessin. Les anciens pratiquaient ce procédé avec une grande habileté et faisaient ainsi, dit-on, de vrais tableaux. Le verre congelé est une des rares variétés de l'art vénitien que les anciens ne connaissaient pas : on en considérait le procédé comme perdu; mais il a ete récemment remis en pratique à la manufacture de Falcon, en Angleterre. Les veines ine^ulieies, les fissures, et les brisures seinbldl les a celles du marbre, dont l'aspect le caia lerise, s'obtiennent en immergeant le verie thaud dans de l'eau froide, en l'en retiiant proniptement, en réchauffant la masse et en l'étendant au chalumeau. L'inciustation en camée est aussi d'origine moderne elle est due aux Bohémiens. La figure, ai le a^oir été chauffée, est introduite dans un p\luidre de verre, attachée par une extrén l a un chalumeau et ouveit ;i l'autre. On te n e ensuite cette extrémité ouverte, et la f u e et le verre ne font plus qu'une masse homo°-ene. - Verre soluble. Silicate artificiel de soude ou de potasse, ou double silicate de ces deux alcalins. On peut le faire en foulant 8 ou 10 parties de carbonate de soûle ou de potasse sec avec 15 parties de sable blanc ou de quartz pulvérisé. La plupart de tes verres sont légèrement solubles dans 1 eau, à cause des matières alcalines qu ils contiennent, et cette solubilités'accroit SI Ion fait chauffer l'eau. On applique le verre soluble aux murs de briques et de pierre pour les durcir ; on s'en sert aussi pour mettre les objets à l'épreuve du feu, pour fixer les couleurs sui- le coton et le papier, pour fabriquer la pierre artificielle de Ransome, etc. — Fil de verre. On prend un tube ou une baguette de verre que l'on soumet à la flamme de la lampe d émailleur. Dès que le verre est au rouge feu, on fixe son extrémité sur un dévidoir auquel on imprime un mouvement des plus rapides. En un instant, le dévidoir se trouve chargé d'un écheveau de fil de verre d'une finesse et d'une flexibilité telle qu'on peut le travailler comme du fil ordinaire. On a employé ce fil pour faire des perruques, des aigrettes, et même, en le combinant avec la soie, pour confectionner certains tis.-us. On s'en sert aussi pourallénuerla /i/wière électrique. (Voy.) — Peinture sur verre. Un suppose que l'art de la peinture sur verre est d'origine byzantine et postérieure au commencement de l'ère chrétienne. Les plus anciens échantillons qu'on en connaisse ne remontent pas au delà du commencement du xi" siècle. Les vitraux des cathédrales d'.Angers et de .Saint- Denis, les plus anciens de ceux dont on puisse dire la date authentique, furent peints vers le milieu du xii" siècle. La France a toujouis été le pays le plus liche en vieux vitraux peints. C'est vers le milieu du xvi» siècle que cet art atteignit son apogée. Albert Durer, Bernard Palissy et d'autres éminents arti>tes le pratiquèrent et les
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œuvres qu'ils ont laissées s'atlniiiciil encore dans les églises de celle époque, telles que la cathédiale de Coioo-ne, k^ nioutier d'York, et tant d'autres. Mais dès le siècle suivant cet art éiait en pleine décadence. Dans les anciens vitraux, 1rs llg'ures élaienl composées de verres colorés, et les ombres se faisaient avec des couleurs foncées qu'on étendait aux endroits voulus et qu'on faisait fixer au feu. On n'employait que des couleurs vives, le vermeil et le bleu surtout. Le fond était une mosaïque de cercles, de carrés e^ de losang-es à fiirines massives, remplis d'ornements on feuillage dans le style roman. Au-dessus se trouvaient des médaillons représentant des sujets historiques et bioL'raphiqnes tirés de la vie des sainis. Lorsque l'on commença à peindre des figures, elles furent généralement grotesques et dili'ormes; mais les costumes furent d'une exactitude remarquable. Les morceaux de verre devinrent plus grands, et il ne fut pas rare qu'une seule figuie occupât toute une fenêtre, debout, au-dessous d'un dais bleu ou rouge, lichement travaillé. Dans la dernière moitié du ïV siècle, on vit paraître non seulement des feuilles, des plantes et des arbres, mais même des paysages et des hâlimentsen perspective. Après un long déclin, le xix° siècle a vu une renaissance dans l'ait de la peinture sur verre, que l'on pratique aujourd'hui sur une grande échelle en France, en Allemagne et en Angleterre. C'est à Munich que se font les plus beaux ouvrages. Dans les premiers temps, les vitraux peints étaient exclusivement réservés à l'ornementation des fenêtres des églises et ne représentaient que des sujets sacrés; maison les applique aujourd'hui à la décoration générale, et on y traite toute sorte de sujets profane^. On croit qu'il est possibie aujourd'hui d'atteindre un degré de perfection supérieur à ce que le moyen âge nou- a laissé de mieux. 11 est certain que les procédés en usage alors ont été retrouvés par les recherches modernes, de sorte qu'il est facile de reproduire et la qualilé et les couleur's des anciens vitraux. — La peinture sur verre dillére de tous les autres modes de peindre, à l'exception de la peinture sur porcelaine. Les couleurs sont dilférentes, étant toutes minér-ales; on ne les applique pas simplement al'extérieur, maison les fixe en les taisant fondre dans la substance même. La couleur s'étend habituellement avec une brosse, comme pour la peinture ordinaire; puis le verre est exposé à la chaleur et la peinture s'y incorpore, grâce au fondant qu'elle contient. Dans l'histoire de l'art, il y a eu, pour les vitraux, deux procédés principaux. Jusqu'au milieu du xvi= siècle, le svstème mosaïque prévalut. D'après ce procédé, le verre était coloré à la manufacture, el lorsque l'on avait massé ensemble les différentes couleurs, on marquait les contours et les ombres à l'émail. Le procédé anglais est d'employer l'émail le moins possible, et seulement l'émail brun. Les dillérentes nuances de jaune sont les seules que l'on puisse produire sur le verre sans en altérer la surface. On les obtient en appliquant une composition dont le principal élément est l'oxyde ou le chlorure d'argent. On expose le verre à la chaleur rouge; celte composition pénètre le verre et lui communique sa nuance.
'VERRE, ÉE adj. [vè-ré]. Se dit des matières qu'on a saupoudrées de verre en poudre : papier verre.
' 'VERREE s. f. Plein un verre : prendre une tisune par verrées. (Peu us.)
• VERRERIE s. f. Lieu où l'on fait le verre, les ouvrages de verre : établir une verrerie. — Art de faire du verre : il entend bien la verrerie. — Toute sorte d'ouvrages de verre : une charretée de verrerie.
VERRES [vér-rèss], gouverneur romain de
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Sicile, mort en 43 av. J.-C. Il fut propréleur de Dolabflla, préteur de Cilicie (80-79), et prit liartà-es Pxaciiaids,pui5 ilse tournaconlrelui et contrilma à le faire condamner. Avec l'argent gagné à pi lliT les provinces, il se fit élire prêteur en 74, el le soi't le désigna pour préteur urbain. Il obtint ensuite pour trois ans l'administration de la Sicile, alors la plus riche province de la république, qu'il désola par ses rapines. Les Siciliens chargèrent Cicéron de le poursuivre. De son côté, il se fit défendre par Hortcnsius, el il eut l'appui des .Métollus etdesScipioiis. Mais tous les efforts qu'on put faire pour lui obtenir un acquittement furent inutiles, et, avant l'expiration des neuf jours consacrés à l'audition des témoins, il s'enfuit à Marseille (Massilia), où il resta 27 ans exilé, 11 périt victime des proscriptions d'Antoine. ' VERRIER s. m. Ouvrier qui fait du verre el des uuvr'agps de verre : le métier de verrier ne dérogeait point à noblesse.— Ct\m qui vend des ouvrages de verre, soit en boutique, soit dans les rues : acheter des ouvrages de verre chez unverrier. Dans ce sens, il a vieilli : on dit maintenant, Fa'i'encieh. — Ustensile de ménage, ordinairement fait d'osier, dans lequel on range les verres à boire, les carafes, etc.
* VERRIÈRES, f. Ustensile de table, espèce de cuvette remplie d'eau, dans laquelle on place les verres.
* VERRIÈRE ou Verrine s. f. Morceau de verre qu'on rnel au devant des châsses, des reliquaires, ou devant des tableaux, pour les conserver. (Vieux.)
VERROCCHIO (Andréa) [ver-rob'-ki-o], artiste Uorenlin, né en 1432, mort en 1488. 11 était orfèvre, peintre, sculpteur très distingué, el il fut le premier à prendre des moulages des formes humaines pour arriver à un dessin plus exact. Les peintures qu'on lui attribue sont en généi'al apocryphes.
•VERROTERIES, f. [vè-ro-le-rij. Comm.
Menue maiL-haiidise de verre, comme grains, bagues, patenôtres, etc. : on porte beaucoup de verroterie aux sauvages pour trafiquer avec eux.
' VERROU s. ra . [vè-rou] (du lat. veruculum, petite broche). Pièce de fer plate ou cylindrique, qu'on applique à une porte, afin de pouvoir la fermer, et qui va et vient entre deux crampons : gros verrou.
' VERROUILLER v. a. [Il mil.]. Fermer au verrou : verruudler une porte. — Se verrouiller v. |ir. S'enfermer au verrou.
' VERRUE s. f. (lat. veruca). Poireau, sorte de petite tumeur qui se forme à la surface du corps, surtout au visage et aux mains, el qui parait due à l'épaississement de l'épiderme. Le meilleur moyen de faire disparaître les verrues est de les cautériser tous les trois jours avec lacide nitrique.
" VERRUQUEUX, EUSE adj. Hist. nat. Qui a la forme d'une verrue; qui est parsemé de verrues.
* VERS s. m. [vèr](lat. versus). Assemblage de mots mesurés et cadencés selon certaines règles fixes et déterminées : vers lutins. Vers grecs. — S'emploie quelquefois au singulier, dans un sens collectif : les vers de ce poète, son vers est concis, énergique. — Vers libres, vers de différentes mesures, qui ne sont pas soumis au retour d'un rhytme régulier, comme le sont les stances, les strophes d'une ode. — Vers blancs, vers non rimes, dans les langues où la rime est en usage : la langue anglaise a des vers rimes, et admet aussi les vers blancs.
' VERS (lat. versus). Préposition de lieu servant à désigner à peu près un certain côté, un certain endroit, une certaine situation ; vers l'orient. — Se met quelquefois au
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heu dune autre préposition. Ainsi on dil. F.NVOYÉ VERS TEL PRrNCE D'ALLr^MAGNE, ministre auprès de tel prince d'Allemagne. - Environ -.vers les quatre heures.
VERSAGE s. m. Action de verser.
VERSAILLAIS, AISE s. et adj. De Versailles : qui appartient à celte ville ou à "es habitants.
VERSAILLES, ch.-L du dép. de Seine-el- Oi-o, à 19 kil. S-O. de Paris, au milieu d'une plaine sans eau; par 48° 47' fl6" lat. N et' par 0» 12' a- long. 0.; 50,000 hab. — Avknt Louis .XIV, cette ville n'existait pas; mais le grand roi ayant résolu d'abandonner la résidence de Saint-Germain, parce que la vue des tours de Saint-Denis, où se trouvaient les caveaux des rois, lui était désagréable, fil élever en cet endroit, jusqu'alors désert, une ville toute neuve suivant ses idées elle gortt de son époque. C'est pourquoi Versailles est bâtie avec une régularité monotone. Le palais imposant qu'il s'y fit construire ne mesure pas moins de 41.5 m. de long.; c'est un édifice majestueux, mais qui manque d'unité. Il y a été établi par Louis-Philippe (1837) un înusee historique Te.nîerma.nt des statues et des tableaux qui représentent les événements ou les personnages de notre histoire militaire. Pour les vastes pièces d'eau des jardins, on essaya de détourner la rivière d'Eure et l'on commença l'aqueduc de Maintcnon; mais cet ouvrage demeura inachevé et l'on dut y suppléer par la machine de Marly. 36,0Ca hommes et 6,000 chevaux furent occupés à la fois au terrassement des jardins et du parc. — Le parc relie le grand elle petil Trianon au palais. (Voy. Trianon.) C'est à Versailles que résida à peu près continuellement la cour depuis 1682 jusqu'à la Révolution. C'est à Versailles que se'réunirent lesétatsgénéraux et que se forma l'Assemblée nationale; c'est là que la cocardfi tricolore fut foulée aux pieds; el la cour dut rentrer à Paris avec l'Assemblée nationale, après le soulèvement du 6 oct. 1789. C'est encore à Versailles, devenu le quartier général du roi de Prusse (19 sept. 1870 -fi mars 1871) que Guillaume fut proclamé empereur d'Allemagne (18 janv. 1871) el que fui-ent signées la capitulation de Paris (28 janv.) et les préliminaires de paix (-26 fév.). Quelques jours plus tard, le palais devint le siège du nouve.Tu gouvernement français el le centre d'opération de l'armée chargée de vaincre l'insurrection comnuinaliste de Paris. Versailles reprit son calme accoutumé lorsque les Chambres se transportèrent de nouveau à Paris en 1879.
'VERSANT, ANTE adj. Qui verse facilement, qui est sujet à verser. N'est usité qu'en parlant des carrosses et autres voilures semblables : lescarrosses haut supendus sont fort versants.
•VERSANT s. m. La pente d'un des côtés d'une chaîne de montagnes : le vei'sant septentrional des Pyrénées.
' VERSATILE adj. Qui est sujet à tourner, à changer. iNe se dit guère qu'au moral : un esprit versatile.
* VERSATILITÉ s. f. Qualité de ce qui est
versatile : une grande versatilité d'esprit, de caractère, de sentiments.
* VERSE (À) loc. adv. N'est employée que dans celte phrase. Il pleut a verse, il pleut abondamment. (Voy. Averse.)
* VERSE adj. m. Géom. N'est usité que dans celte locution, Le sinus verse d'un angle, la partie du rayon du cercle qui est comprise entre l'arc et le pied du sinus.
* VERSÉ, ÈE part, passé de Verser. — Adj. Exercé, expérimenté : c'est un homme versé dans les affaires-
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