VERT
* VERSEAU s. m. Aslron. L'un des douze sipnes du zodiiiqtie, celui que. par la suite de la révolution annuelle de la terre, le soleil semble parcourir du 50 janv. au 20 fév. à peu près : le air/tie du Versequ.
"VERSEMENT s. m. Fin. Action de verser de l'argent dans une caisse : faire un versement.
' VERSER V. a. (lat. versare). Epancher, répandre, transvaser : verser de l'eau dans une aiguière, dans une cruche. — Se dit en parlant des grains, dans le même sens qu'en parlant dessubstancesliquides : verser du blé dans un sac— A bsol. Mettre du vin ou quelque autre boisson dans un verre : verser à boire. — Se dit aussi en parlant des espèces d or et d'argent, des sommes, des fonds qu'on apporte à une caisse, qu'on vient v déposer : verser des fonds dans une caisse. Verser v. n. Se dit d'un carrosse, d'une charrette, et de toute autre voilure, lorsque par accident elle toipbe sur le côté. On le dit pareillement des personnes qui sont dans la voiture : les cabriolets gui sont suspendus trop haut sont sujets à verser. — Se dit encore en parlant des blés sur pied, lorsque la pluie ou le vent les couche : s'il pleut longtemps, les blés verseront.
' VERSET s. m. Petite section composée crdinaiieraenl de deux ou trois lignes, et contenant le plus souvent un sens complet. Ne se dit guère qu'en parlant des livres de l'Ecriture : les chapitres de l'Ecriture sainte sont divisés par versets. — Se dit aussi de quelques parole^ tirées ordinairement de l'iîcrilure, et suivies quelquefois d'un répons, qu'on dit, qu'on chante dans l'office de l'Eglise : chanter un verset et un répons. — Par ext. Signe d'imprimerie qui sei'Ç à marquer les versets, et qui a la forme d'un V barré [f).
VERSEUR ^T. m. Appareil établi à l'orifice d'un puit>. d une ipine, etc. pour vider les wa;.'ous. - Verseuse s. f. Ustensile qui sert à verser le café.
VERSICOLORE ail,i.(lat. versus, varié; color, couieur). Qui a diverses couleurs.
■* VERSICULES ou Versiculets s. m. pi.
Dimin. de vers : trouvei-vous ces versiculets passables'!
' ■VERSIFIGAfEUR s. m. Celui qui fait des vers. — Particul. Celui qui a plus de facilite pour la construction du vers, qu'il n'a de génie et d'invention : bon versificateur.
' VERSIFICATION s. f. Art de faire les vers; manière de tourner les vers : /es rèyles de la vcrsilication.
' VERSIFIÉ, ÉE part, passé de Versifirr, Ne so dit guère que dans ces locutions, liNf
PIÈCE BIEN VERSIFliÎB, UAL VERSIFIÉE, Une pièce
dont les vers sont bien tournés, mal tournés : viiilà une pièce biçn versifiée, mais /esj idées en sont communes.
' V£RS1FIEI\ v. n. Faire des vers.
* VERSION s. f. (lat. versio). Interprétalion, traduction d'une langue en une auti-e : laversi,ç,n de la Bible- lorsqu'il s'agit de la traductip.ft d'un ^vre,le pl^is grand usage de ce mot est en parlant des anciennes traductions de l'Ecriture. — Particttl. 'fraduction que les écoliers font dans les collèges d'une langue ancienne en leur propre langue : son fils a remporté le prix de version latine., de version gtccgue. — Manière de racouter un fait : cette vexsion. xi'estipas fidèle.
' VERSO s. m. La seconde page, le revers d'un feuille^. Se dit par çippusuiun à recto, qui signifie la premiè('Q page ^u fuuiUel •■ vous trouvère^ ce passade fçli,u i% vpr^u. — Vs.i
VERSOS
VERSOIR s. m. Agrie. Partie de la charrue qui sert a renverser la terre détachée par le coutre.
• VERSTE s. f. Mesure itinéraire de Russie, qui vaut 500 toises ou 1 kil. 67 m. : mille verstcs.
' VERT, ERTE adj. {\al. viridis). Qui est de la couleur désherbes et des feuilles des arbres : drap vert. — Se dit aussi ^^^ ^rhres, des plantes qui ont encore quelque sève : cet arbre 7i'est ]ias rnorl comme vous le dites, il est encore verl. — Se dit égalepienl du lioiiqui n'a [las encore perdq snn huniidité natiirelle depuis qu'il est coupé : ce boisne^rûleru pas.il est bien vert. — Pierres vkrtks, pierres fraîchement tirées de la carrière. — Cptji vert, cuir qui n'a pas été corroyé. — Qui n'est pas encore dans la maturité requise : ce*' fruits sont trop verts potir les cueillir. — V'n vert, vin qui n'est pas encore assez r^ûr, fissez fait. — Pois verts, pois nouveaux, par opposition apx pois qui se g-ardenl secs. — Fig. ' Ferme, résolu : c'est un homme vert, qui ne passe rien, il faut être exact avec lui.
' VERT s. m. La couleur vprte, la couleur des herbes et des feuilles des arbres : vertbrun. — Toute couleur verte préparée pp.ur la peinture ou |a leinliire : verf d'iris. — Se dit auîsi (Jes herbes qu'on fai|, mapger veiles aux ihevaux dans fe printemps : mettre des chevaux au vert. — Se dit encore de l'aciuilé du vin qui n'est pas encore bien mûr : ce vin-là a du vert, mais ce vei't se ckanyera, tournera en sève. — Se dit de certaines roches, de certains rnarbres : met anligue. — Baume vert, appelé aussi baume de Marie ou baume de Ca- Ifii a, baume na.qrel vei'd4tre qui découle de diiïerentes esfièces de calai?a. — Baume veut DE Metz ou baume de FeutUet, appelé au:)Si huile verte, mélange pharmaceutique d'huile de lin et d'olive, de térébenthine, d'hudes volatiles de genièvre et de girolle, de carbonate de cuivre, de sulfate de zinc et d'aloès.
On l'emploie pour panser les ulcères alo- po'nt de 'a ti
Anat. Un des os qui, s'arlic^)lant les uns avec les antres, composent l'épipe du dos, chez l'homme etchezun grand nombre d'animaux; la première, la seconde vertèbre. (Voy. Squki.ette.)
• VERTÉERÉ. ÉE adj. Hist. nat. Se dit des animaux qui ont des vertèbres, par opposition h ceux qiti n'en ont pas, tels que les mollusques, les vers, etc. : Jes animaux vertébrés. — Subslantiv. Les vertébrés se divisent en i]uatre classes : les mammifères, les oiseaux, les reptiles et les poissons.
VERTEILLAG [Il mil.], ch.-l. de canl., arr. et à 14 kil. N. de Uibérac (Dordogne); 1,150 hab.
* VERTEMENT adv. Avec fermeté, avec vigueur : il lui parla, H lui réportdit, il te réprimcnda vertement.
VERTEUIL [/ mil.], comm. de l'arr. et à 6 kil de Rulfec (Charente), sur bi Charente; 1,'200 hah. Eglise du xv= siècle. Beau château de la faniille La Rochefoucauld. En sept. 1iG7, il s'y tint un synode protestant.
VERTEX s. m. [vèr-tèkss] (lat. vertex).
Anat. Sniiimet de la tête.
* VERTICAL, ALE. AUX adj. (du lat. vertex, vertieis, suinmet). .\l;^théniat. Hec-peiiiiiciilaipe au plan dp l'l)pri^on : ligne verticalç. — Subslantiv., an fém.,UNE verticj^le, une ligne verticale.
* VERTICALEMENT adv. Perpendiculairement au plan de l'horizon,
• VERTICALIT|1 s. f. Qualité, état de pe qui
est vertical.
• VERTtCILLE s. m. f-si-le] (lai. verticillus). But. .\sseipblage de Heurs et de feuilles disposées eit'CHiairpnient autour d'un même
iniques avec chairs baveuses. — Vert de mon TAG.NE, terre verte, colorée par le cuivre. — k\ Prendre sans vert, prendre au dépourvu.
VERT ou Verd(Cap), cap le plus occidental ae l'Afrique, par 14" 43' lat. N. et iQo 54' long. 0.
VERT (îles du Cap-), colonie portugf^ise, consistant en 14 lies volciiiiiques de l'océan Atlantique, à '6'2o kil. 0. du cap Vert; environ 4,40U kil carr., 7U,175 hab. Sol sec, mais fertile; climat très chaud, mais tempéré par la brise de la mer. Plusieurs saisons s'écoulent quelquefois sans qu'il lonibe une goutte de pluie. Culture de toutes les plantes d'Europe méridionale et de l'Afrique occidentale. Ile principale, Santiago, longue de 80 kil. sur 50de large; 22, OOU hab. Le gouverneur réside à Porto Praya, cap. de Santiago. Ces iles ont été découvertes par les Portugais en 'I4o0.
VERTAIZON, ch.-l. de cant., arr. et à
"20 kil. |E. de Ciermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), sur l'Allier; 1,950 hab. Ruines d'un ancien château fort.
' VERT-DE-GRIS s. m. Sorte de rouille verte produite par un sel qui se forme à la surlace des objets de cuivre, lorsqu'on néglige de les nettoyer, et surtout lorsqu'ils demeurent quelque lenaps exposés a l'action reunie de l'air et des acides : le vert-de-gris est un poison. — Composé d'oxyde de cuivre et d'acide acétique produit par l'action du cuivre sur le marc de raisin. C'est ce ^u'on nomme autrement Ve^idet.
VERT-D.E- GRISÉ, £B adj. Couvert de verldergris.
VERT-DE GRISER (Se) v. pr. Se çftijYrir de
vert-dr-gris.
♦ VERTEBRAL, ALE, AUX ^dj. Anat. Qui a rapport .mx verlèures : colonne vertébrale.
* VERTÈBRE s. f. (rad. lat. vertere, tourner).
VERTICILLE, EB adj. Bot. Qui forme des anneau.\. Se dit de» fleurs et des feuilles des piaules, lorsqu'elles naissent en ve('ticilles autour de la tige : feuilles verticillées.
VERTICITÉ s. f. Faculté qu'a un corps de se dir.ger plutôt d'un côté q\ip d'un autce.
* VERTIGE s. m. (lat. ver^o). Tournoiement de tète, indisposition dans laquelle il semble â ceu.if qui en sont atteints, (]ue toutes chqses tournent autourd'eux, ou qu'ils tournent eux-mêmes : guand on regarde du haut de cette tour en bas, on éprouve des vertiges. — Fig. Egarement de sens, folie momentauée : ou tic passe point tout à coup d'une condition si humble « un rang si élevé, sans éprouver quelque vertige. — Esprit dr vertige, esprit d'aiTeur, de folie, d'égarement : il régnait alors un esprit de vertige.
♦VERTIGINEUX, BUSE adj. Méd. Qui a des verti;jes. qui esi sujet aux vertiges. (Peu us.J — Se dit aussi de ce qui cause le vertige : hauteur vertigineuse.
• VERTIGO s. m. (mot lat. qui vient de vetitere, tourner). Caprice, ft^ntaisie ; quand so» vertigo lui prmd- — Maladie 4es chevaux : ce cheval a le vertigo. — Symptôme ^'réqucqt de trouble cérébral accouipagné ou non d'ohscurcissefuenl visupl, cl dans lequel les objets paraissent tour;ier autuuf de yous. 11 annonce souvent une attaque prpchaine d'apoplexie, d'épilepsie ou de paralysie.
VE^ITOT (René .■\(.ibf.<it de), histprien franr çais, ne au château de, Bennetql (pi\ys i|e Caux) en IdoG, mort en '|'Î3;>. Il fut Unir à tour moine, prêtre séculier, hislonographe des chevaliers de Malle, et secrétaire du (iuc et de la duchessa d'Orléans. Ses œuvres comprennent : Histoiredesi kecaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (1726, i vol. in-4 ), des histoires des révuliilluns de Portugal, lIc Suéde et de la république rûiuaine.
VERTOU, eh.-l. de canl., arr. et à 8 kil.
VERV
S.-E. de Nantes (Loire-luférieure), sur la îièTre-Nantaise ; 5.500 hab.
• VERTU s. f. (lat. virtiis). Disposition ferme, constante de l'âme, qui porte à l'aire le bien et à fuir le mal : vertus nutureiles, acquises, stirtintttrelles ou infuses. — Disposition particulière propre à telle ou telle espèce de devoirs ou de bonnes actions : vertu ehrélienne. ♦
Qu'ççt-ce qu'une vertu qui ne 5'imligne pas!
Po5Si>D. Charlotte Corday. acte I", se. i". ^- .Se dit quelquefois des personnes veN tueiises : perfé'mter la vertu. — - Prov. Faire DE NÉCESSITÉ VERTU, se résoudre à faire avec courage et de bonne ernce, une chose (}Ui est désagréable, pénible, mais qu'on ne peut pas se dispenser de faire. — Chasteté, pudicité: ne se dit stière qu'en pariant des femmes : au milieu d'un monde corrupteur, vetle femme a su consercer sa vertu. — Qualité qui rend propre à produire un certain effet, qui donne la force de pmduire quelque elTpl : les Vertus des plantes, des m)ueriiux. — p\. Théol. iNom d'un des ordres de la hiérarchie céleste : les DomtWitions. les Vertus, les Puissances, etc. — En vertu loc. préposil. En conséquence, à cause du droit, du pouvoir : tV a saisi en vertu d'un jugement.
• VERTUEUSEMENT adv. D'une manière
veilneuse elle a toujours vécu vertueusement.
• ■VERTUEUX, EUSE ad.j. Qui a de la vertu : il est fort vertueux. — Se dit quelquefois de ce qui est inspiré par la vertu : une résolution, une action vertueuse. — Cette feusie EST vERTUELSE, elle cst chaste.
• 'VERTUGADIN s. m. Espèce de bourrelet que les dames portaient jadis au-dessous de leur corps de robe : on ne porte plus de vertug:diyis.
VERTUMNALIES s. f. pi. Fêtes qu'on célébrait eu riiunneur de Vertumne.
■VERTUMNE (Vertumnus ou Vortumnus), di\inke étiusque ou sabine, à laquelle les anciens Romains rendaient un culte pafce qu'elle présidait aux saisons, à la tluraison et a la fructification des arbres et des plantes. On célébrait en son honneui', le 23 août, une iête appelée les 'Vertummilies.
VERTUS, ch.-l. de cant.. arr. et à 28 kil. O.-S.-O. de Châlons-sur-Marne (Marne); •2,700 hab.
VERUS Lucins; [yé-russ], Voy. Mabc- AiiiKLt:.
• VERVE s. f. (lat. verbum, parole). Chaleur d'imaj-'inalion qui anime le poète, l'orateur, l'artiste dans la composition de leurs ouvra]L:es : verve poétique. — Caprice, bisarrerie, fantaisie : quand sa verve le prend, lui prend.
• VERVEINE s. f. [vèr-vè-ne] (lat. verbetia). Bol. (ït-nre de verbénacées, comprenant un grand nombre d'espèces d'herbes et d'arbns-
TervcinË L^britii; tic jardia.
seaux qui étoissent datas les pays chauds, surtout dans les régions tropicales. La verveine corhmune {verbena officinalis} est une belle plante ihdigéne ijui fleurit dans nos
VESA
champs et le long de nos prés. Les anciens remployaieril dans leurs cérémonies religieuses et dans les conjurations magiques; les médecins la nommaient herbe à ibus mauj:. Mais ce n'est plus qu'une plante d'ornement. — La verveine odorante ou verveine citron appartient à un geniv différent de la même famille; c'est la lipiiia citriodorUi arbrisseau bas, à branches faibles, originaire du Chili; ses feuilles sont pleines de points glanduleux qui contiennent une huile volatile odorante.
* VERVELLE s. f. (lat. vertebellum). Espèce d'anneau qu'on met au pied d'un oiseau de fauconnerie, et sur lequel on grave le nom oïl les at-iues de celui à qui l'oiseau appartient.
• VERVÉtiX s. m. Pêche. Sorte de filet à prendre du poisson : le verveu.t est une espèce de nasse de réseau soutenue sur des cerceaux.
VERVIERS [vèr-vié], Vervenix, ville de Belgique, province et à 33 kil. E. de Liège et à 1 39 kil . iN.-E. de Bruxelles, sur la Vesdre ; 4/, 000 hab. — Fameuses fabriques de draps, dont la produciion annuelle est évaluée à 100 millions de francs.
VERVINS[vèrr-vain], Verbinum, ch.-l. d'arr. du dep. de l'Aisne, à iO kil. N.-N.-E. de Laon, sur le ruisseau du Viipion, par .!i».=)0'8" lat. .N. et 1° 34' 16" long. E., et 17-5 m. d'altitude au clocher; 3,250 hab. Fabriques de tricots de laine ; commerce de toiles. Ancien titre de marquisat qui appartint à la maison de Coucy. Hospice fondé par les si les de Coucy — Restes de fortidcations. — Traité de Vekvi.ns, '1 mai 1.598, entre Henri IV et Philippe 11 d'Espagne. Ce dernier rendit toutes les places de Picardie, mais garda Cambrai et le comté de Charollais.
VERVOIJS (Eelcoo), littérateur des Pays' Bas, i,é a Deventer. le 17 juillet 1830, morl à Arnhen, le 2S mars I8S0. Après avoir achevé ses études à l'université de Leide, il lui nommé prolesseur à Franeker. puis archivaire de la province de Frise(l86i}. En 1860, il devint le collaborateur de De Vries dans la rédaction du Grand Dictionnaire néerlandais. Ses étude» portèrent principalement sur la langue et la littérature du moyen âge et du XVII' siècle. H a publié : Bloemlertnij uH Middelnederl, dichters (2' édil., 4 vol.); J. van Maerlants Wapene ilartijn (IS-jT), et Spieijh'l Uistoriael (l8i)S-'63, 3 voi.); Die Rde van Henric van Aken ( I S68). Dans les Nederlandsche Klassieken, il fit paraître des éditions commenLées d'oeuvres de Voiidel. de Hooft, de Uuyrhens, deBiedero, de Brandi, etc., dans la Blibliotheek van Hiddelnederl, letlerkunde le Homan van Cissanui. Van Vrouwen ende van Minne, Maerlants Naturen Bloeme. 11 rédi;.'ea en même temps avec Cosijnle Faal-éri Lelterbode.
VERZY, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. S.-E. de Reims Marne); 1,400 hab.
VÉSALE (Andréas) (lat. Vesalius). médecin tlamand, ne a Bruxelles en 1514, mort eu 1564. Il devint le premier aide de Gunther à Paris, et il découvrit, en 1530. l'oricine des vaisseaux sanguins spermatiques. En 1540, il fut nomme professeur d'anatomie à Pavie, en 1.543 à Bologne, et peu après à Pise ; il fut ensuite premier médecin de Charles-Quint et de Philippe 11. En 1543, parut son grand ouvrage tur l'anatomie : De Corporis liumani Pabrica (édil. augmentée, lo-bô), qui souleva l'opposition la plus ardente, parce qu'il y dévoilait les erreurs de l'école de Galien. En 1563 Oli 1-564, il quitta brusquement M drid jour faire un pèlerinage à Jérusalem, et au retour il lit naufrage sur l'ile de ^ante, où il périt. Ses œuvres cotnplêtes, avec sa
VESO
vie, ont été publiées à Leyde en 1725 (î vol. in-fol.)
• 'VÉSANIE s. L [vé-za-nl] (lat. vesania). Méd. Nom générique sous lequel plusieurs médecins comprennent les différentes espèces d'aliénations mentales.
♦ VBSCE s. f. fvè-se] (lat. vicia). Bot. Genre type des papilionacées viciées, voisin des gesses et comprenant environ 130 espèces de plantes herbacées grimpantes. La vesce cultivée {vicia sativa) est aujourd'huisi répandue parlout, qu'il est impossible de dire quel est son pays d'orisine; oU pense seulement qu'elle provient de l'Europe méridionale. Ses graines lisses, presque rondes, sont recherchées par les pigeons,
VESCOVATO, ch.-l. de cant, arr, età26kiL S. de Bastia (Corse); 1,700 hab.
■VESERONCE. comm. du cânt. de Moreslel, ârr. et a l2 kil. de la Toùr-du-Pin (Isèi'e); 1,300 hab. Qondemar, roi des Burgondes, y battit Ciodomir, roi d'Orléans, qui y fut tué (324, ; ainsi fut ven:;é le meurtre de Sigisinond. frère de Gondemar.
■ VÉSICAL. ALE. AUX adj. Anat. Qui a rap-
port à la vessie : artères vésicules.
VÉSICANT, ANTÊ adj. Qui produit desampoul s sur la peau.
VÉSICATION s. f. (du lat. vessica, vessie). Action, elfet des vésicatoires.
* VÉSICATOIRE adj. [vè-zi-]. Méd. Qui fait venir des ampoules, qui détermine le soulèvement de l'épiderme: ORf/Ment vésicatoire. — s. m. Topique appliqué sur la peau pour y amener une sécrétion séreuse de nature à agircomme dérivatit ou à combattre les engorgements internes ou les épancbements pieuiétiques. Un vésicatoire est ordinairement compose de poix blanche, de térébenthine et de poudre de cantharides. Pour obvier aux graves inconvénients que présente l'usage de la canthande, on camphre le vésicatoire ou on ne le pose pas directement sur la peau, dont on le sépare par un papier de soie. Quand il a faitsoulever suffisamment l'épiderme, on l'enlève délicatement et on perce l'ampoule, afin d'en laisser échapper la sécrétion ; on panse avec un cataplasme de farine de lin, puis avec le taffetas gommé pour le vésicatoire volant; ou avec la pommade de garou étendue sur du diachylum pour le vésicatoire ehtrelenu. — Par ext. P;aie causée par l'application du vésicatoire : il a un vésicatoire au bras.
VESICULÂIRE adj. Qui est en forme de vésicule.
* VÉSICULE s. f. Anat. Sac membraneux semblable a une petite vessie ; la vésicule du fiel. — Icht. VÉsicDLE aébienne. (Voy. Vessie Natatoire.)
VESIGULEUX, EUSE adj. Hist. nat. Qui est renfle a la manière d'une vessie.
VÉSINET(Le), comm. du dép. de Seine-et- Oise, à o kil. de Saint-Germain; 4,500 hab. Champ de courses. Bel a=ile pour les femmes convalescentes, fondé en iSoo.
VÉSIQUÉ, ÉE adj. Méd. Qui est soulevé en forme d ampoule; qui forme ampoule.
' VESOU s. m. Suc liquide qui sort de la canne a sucre écrasée par le moulin.
VESOUL, Visolium , Vesulum , Vesulium, ch.-l. du dép. de la Haute-Saône, à 362 kil. E.-S.-E. de Paris, sur le Durgeon, par 47» 37' 28'' lat. N. et par 3° 49' 6 " long. E. ; 9.800 hab. Grains, fer, vins, bestiaux, fourrages, cuirs, etc. .Musée riche en antiquités celtiques et romaines. Cette ville, autrefois forliUée, fut prise par Louis XI en 1478 et par Turenne en 1644; elle fut définitivement réunie à la France en 1678. Les Alleiilands s'en eihparèrenlle 18 oct. 1870.