iUciNB. La Théàaide, acte 1=^, se. ih
— Se dit aussi des végétaux : cet arbre a repris vigueur depuis qu'on l'a taillé. — Fig. Ce vieillard conserve la même vigueur d'esprit qu'il avait à vingt-cinq ans. — Se dit en terme de peinture, dans un sens anal. : la vigueur du dessin, du coloris. — Etre en vigueur, se dit des lois, des coutumes, des maximes qui conservent toute leur autorité, qui sont exécutées, suivies : cette loi est toujours en vigueur, n'est plus en vigueur, a lessé d'être en vigueur.
' VIGUIER s. m. Juge qui, en Languedoc et en Pruvence, faisait les mêmes fonctions que les prévôts royaux dans les autres provinces de France.
VIHIERS, ch.-l. de cant., arr. et à 37 kil. de O.-S.-O. de Saumur (Maine-et-Loire); 1,700 hab.
■VIKING s. m. Titre d'un fils de roi Scandinave préposé au commandement d'une station maritime.
* VIL, ILE adj. (lat. vilis). Bas, abject, méprisable : c'est un homme vil, un homme vil et abject.
' VILAIN s. m. (lat. villanusj. Paysan, roturier, homme de néant : les nobles et les vilains. (Vieux).
' VILAIN, AINE adj. Qui déplaît à la vue : vilaine maison. — Incommode, désagréable: vilain chemin. — Se dit aussi des personnes, des paroles et des actions, et signifie, sale, déshonnête, fâcheux, méchant, infâme : c'est un vilain homme. — • Dangereux : viola un vi-
l'iin rhume, une tilaine fièvre. — Avare, qui vil mesquinement. — s. C'est un vilain.
VILAINE (La), Vidnovia, Viiliana. rivière qui prend sasourcedansledep.de la. Mayenne. baitrne Vilré, Rennes, Redon et se jette dans l'Atlantique, après un cours de 220 kil.
'VILAINEMENT adv. D'une vilaine manière. Serypiuie dans plusieurs acceptions anal, à celles de l'adjectif Vilain.
'VILATET s. m. Nom que l'on donne en Turquie aux firandes provinces de l'empire, f-'ouvernées chacun par un vali. On disait autrefois Elwet, g-nuvernement.
• VILEBREQUIN s. m. (fr.
virer; fl breqwn). Outil d'artisan, qui sert à trouer, à percer du bois, de la pierre, du métal, par le moveu d'une mèche de fer (brequin) qui a un taillant en spirale, et qu'on fait entrer en la tournant :
[ ti-ou de vilebrequin.
• VILEMENT adv. D'une manière vile.
• VILENIE s. f . Ordure, saleté : rctie maison est pleine de vilenie. — Parole injurieuse :
il lui a dit mille vilenies. — Obscénité : ce livra est plein de vilenies. — Avarice sordide :
sa vilenie le fait mépriser de tout le monde. — Action basse et ville : il a fait cent vilenies en sa vie. — Mauvaise nourriture, nourriture malsaine : cet enfant est malade pour avoir mangé toutes sortes de vilenies .
' VILETÉ s. f. Bas prix d'une chose : la vileté des denrées. — Le peu d'importance d'une chose : la vileté de la matière.
* VILIPENDER v. a. (lai. vilis, vil; pendere, estimer). Traiter de vil, déprimer, traiter avec beaucoup de mépris. Se dit en parlant des personnes et des choses : il ne faut pas tant te vilii^ender.
' VILITÉ s. f. Voy. Vileté.
* VILLA s. f. [vil-la] (iial. villa, maison de campagne). Maison de plaisance aux environs d'une ville et, par ext., maison de campagne.
■VILLAGE s. f. Grande ville mal peuplée et mal bâtie. (Fam.)
VILLAFRANCA, ville d'Italie, dans la Vénétie,. sur le Tartaro, à 14 kil. S.-O. de Vérone ; .>.oOO hab. On y manufacture la soie. 11 s'y conclut, le 11 juillet 18.i9, un traité entre iNapoléon lll et François-Joseph, ralilié à Zurich, le 10 nov., par lequel l'Autriche cédait la Lombardie à Viclor-Emmanuel.
* VILLAGE s. m. (rad. lat. i;j/;a). Lieu non ferinu de murailles, composé principalement de niaisOMS de paysans : gros village. — Le COQ DU viLL.\GE, celui qui a la plii> de crédit dansle village. — Pruv. Cet homme est bikn DE SON village, Il cst bien mal instruit de ce qui se passe dans le monde.
* VILLAGEOIS. OISE s. Habitant de village : un pauvre villajeois. — Adjecliv. Qui appartient au village, qui est propre aux gens de village : un air villageois.
VILLANDRAUr, ch.-l. de cant., arr. et à i', Uil. .N.-U. aeBazas (Gironde), sur le Ciron; l,0bOliah.
* VILLANELLE s. f. (ital. villanella). Sorte de poésie pastorale, dont les couplets linissent parle niênie refrain : chanter une villanetle. — Cerlaiii air fait pour danter.
VILLANI iGiovanni), historien florentin, né ver.-.12ùO, mort en 1348. 11 remplit dill'éieutes fondions, et prit part aux guerres et à la diplomatie de Florence. Son Istorie florentine
(1.5.'J7-"54). publiée par Valori en 1587 (dernière édit., 1848, i vol.), est regardée [mi' l'académie Délia Crusca comme une autorite au point de vue du style; mais les faits n y sont dignes de foi qu'aulant qu'ils se rapportent aux événements dont l'auteur luimême a été témoin. 11 était Guelfe et écrivait dans l'intérêt de son [larli. Son ouvrage a été continué jusqu'en 136-3 par son frère et son neveu.
VILLARD-DE-LANS, ch.-l. de cant., arr. et à 29 kil. S.-O. de Grenoble (Isère) ;l,9o0 hab.
VILLARET DE JOYEUSE (Louis-Thomas,
comte), marin, né k .\ueh en 1750, mort à Venise en 1812. )l lit la compac'ne de l'Inde sous les ordres de SuHren; devint contreamiral pendant la Révolution et livra aux .\nfflai=, en 1794, une bataille navale de trois jours dans laquelle périt le vaisseau le Vengeur. L'Empire le nomma gouverneur des Antilles françaises, puis gouverneur général de Venise.
VILLARS 1 Claude-Louis-Hector de\ maréchal de France, né à Moulins, le 8 mai 16o3, raorlàTurin lelTjuin 1734. Brillantcourtisan, il devint favori de Louis XIV. La victoire de Friediingcn en 1702 lui procura le rang de maréchal. En 1704, il arrêta les progrès de Mariborough après sa victoire à Blenheim, et il gagna d'autres avantages en 170" et en 1708. En 1709, il commandait l'armée des Flandres, et fut blessé à Maliilaquet. En 1712, il infligea une délaite signalée aux alliés à Denain. Après la mort de LouisXlV (1713), il se montra un des membres les plus judicieu.x du conseil de régence. Dans la ffuerre de la succession de Pologne, Louis XV le fit maréchal général (17.i3).
VILLARS-DU-VAR. ch.-l. de cant., arr. et à 13kil. E. dePuget-Tliéniers(Alpes-iMaritimes); sur la rive gauche du Var ; 850 hab.
VILLA-VICIOSA, village d'Espagne, prov.
et à '22 kil. E. de Guadala.xara. Le lOdéc. 1711), le duc de Vendôme y rem|iurta, sur Stareiiiberg et les Autrichiens, une victoire décisive qui assura la couronne d'Espagne à Philippe V.
'VILLES, f. (lat. villa). Assemblage d'un grand nombre de maisons disposées par rues, et souvent enlouréesd'une clôture commune, qui est ordinairement de murs et de fossés. Fortifier, assiéger, défendre, prendre, bâtir, détruire, raser une ville. — Se dit aussi des habitants dune ville : toute la ville est allée au-devant de lui. — Se dit encore, absol., du séjour des villes, de la vie qu'on y mène, et des mœurs qui y régnent: par opposition au séjour, à la vie et aux mœurs de la campagne: j'aime 7nieux -^ „ille que les champs.
VILLEBOIS-MAREUIL. Colonel français, né le 22 mars 1847, tué au Transvaal, i\ Bishof, le S avril 1900, pendant la guerre anglo-buer. Lord Melhuen le lit enterrer avec les honneurs militaires. (V. S.)
VILLEBRUMIER, ch.-l. de cant., arr. et à 1S t il.S.-E. de .Montauban (Tarn-et-Garoiine), sur i rive droite du Tarn; 630 hab.
VttiLED'AVRAY, comm.ducant. de Sèvres, arr. et à 6 kil. N.-E. de Versailles (Seineet-Oise); 1,200 hab.
VILLEDIEU, ch.-l. de cant., arr. età 22 kil. IS.-E. d Avranches ^Manche), sur la Sienne; 3,500 hab. Fonderie de cloches.
VILLEDIEU iLa), ch.-l. de cant., arr. et à 14 kil S. ue Poitiers (Vienne); 5'oO hab.
VILLE-EVRARD La), hameau de la commune de iNeailly-sur-.Marne (Seiue-et-Oise), à io kil. de Paria Célèbre asile d'aliénés.
VILLE-EN-TARDhNOIS, ch.-l. de cant., an. et à 2i kil. S.-O. de Reims (Marne); oOO hab.
VILLEFAGNAN. ch.-l. de cant., arr. et à 10 kil. S.-O. de Rufîec{CharenteJ; l,ajuhab.
VILLEFORT, ch.-l. de cant., arr. et à 48 kil. S.-E. de .Mende (Lozère), au pied du mont Lozère : >. ,430 hab.
VILLEFRANCHE. ital. rUlafranca, ch.-l.
de canl., arr. et à o kil. E. de Nice (.\lpes- .Marilimes); 4,300 hab. Son porl, acheté par une compagnie, qui désirait en faire une station de transallantiqu'-s russes (août I8.Ï8), faillit devenir un brandon de discorde entre la France et la Russie.
VILLEFRANCHE -D'ALBIGEOIS, ch.-l. de cant., arr. et à 17 kil. E. d'AIbi (Tarn):
VILLEFRANCHE-DE-BELVÈS, ch.-l. de cant.„
arr., et à 46 kil. S.-O. de Sarlat (Dordogne); l.OOU hab.
VILLEFRANCHE-DE-CONFLENS ou de Gonflent, Ville forte de l'arr. et a G kil. S.-O. do Prades (Pyrénées-Orientales), sur la rive droite de laTet et dans la vallée du Gonflent.
VILLEFRANCHE- DE -LAURAGU.y S, ch.-l.
d'air., a 36 kil. S.-E. ue Toulouse (liaule- Garonnel, sur l'ilerset près du canal du .Midi; par 43° 23' o6" lat. ÎS. et parO° 37' 13" long. 0. ; 2,6uu hab. Grains, toiles, poteries, cuirs.
VILLEFRANCHE -DE-LONGCHAPT, ch.-l. de cant., aiT. et à 3S kil. ?«.-0. de Bergerac (Dordogne) ; ti50 hab.
VILLEFRANCHE-DE-ROUERGUE, ch.-l.
d'arr. à 56 kil. 0. de Rodez (Aveyron), au confluent de l'Alezon et de l'Aveyron ; par 44° il" 10" lat. N. et 0° 17' o8" long. 0.; 9,900 hab. Grains, vins, Irufles, jambons. — Patrie du maréchal de Belle-lsle et du médecin Alibert.
VILLEFRANCHE-SUR-SAÔNE, ch.-l. d'arr., à '-7 kil. .N.-O. de Lyon lihôiie), sur le .Morgon ; par 4-3° 59 21' lat. .N. et par 2" 22 56" long. E.; 12,600 hab. Celle ville devint, en 1-32, la cap. du Beaujolais. Eglise gothique de .Notre-Dame-dii-.Marais. — Patrie du girondin Roland.
VILLEGAGNON (Nicolas Durand de), marin, né à Provins en l'jlu, mort en \i>l\. Son oncle Villiers de l'I.sle-Adam le reçut dans l'ordre de .Malte en 15)1. Villegagnon prit part ensuite a re.xpédition de Charles-Quint en Afrique età celle qui amena .Marie Stiiart d'Ecosse en F'rance (lo48). Il fut nommé par Henri II vice-amiral de Bretagne et partit pour l'Amérique en 1553. On a de lui : De bello Melitensi (1353).
VILLEGAS (Estéban-Manuel de) [vi-lié'gass], poète es[)agiiol, né en 1.396, mort en 1669. Après avoir publié Las Eroticas ( 1617), où se trouvent d'admirables imitations d'Anacréon, il pratiqua le droit. Il mourut dans la misère. 11 a aussi écrit des dissertations sur les auteurs classiques, des additions au code ihéodosien et une traduction de Boèce en excellent espagnol.
* VILLEGIATURE s. f. [vil-lè-]. Séjour que les per=onnes aisées font a la campagne pendant la belle saison : être en villégiature.
VILLEHARDOUIN (Geoffroi de), chroniqueur, ne vers 1167, pré^ Ue liar-sur-Aube, mort vers 1213. 11 assibia a la prise de Constantinople en 12U4, et sauva l'armée de Baudouin l" lorsque ce prince eut été pris par les Bulgares. On a de lui une Histoire de la conquête de Conslantinople ou Chronique des empereurs Baudouin et Henri, de 1198 à. 1207. C est un des plus anciens monuments de la littérature Iraj.çaise. Traduit en français moderne par Ducauge (16j7).
VILLEJUIF, ch.-l. de canC, arr. et à 6 kil. N.-E. de Sceaux (Seine), sur une eminence; 3, 2011 hab. Le 23 sept. 1870, un combat san-
glant y fut livré entre les Français et les Allemands.
yiLLÉLE (Jean-Baptiste - Séraphin - Joséphin de, comte), honiine d"Etat françaii:, né à Toulouse'ie 14 août 1773, mort dans la même ville le 13 mars l8o4. Il fut, à partir de 1815, maire de Toulou?e et chef des ultra-royalistes à la Chambre des députés. Il lut ministre des finances de déc. 1821 à sept. ISii, où il prit la présidence du conseil avec le portefeuille des affaires étrangères. Après l'avènement de Charles X (1824). il garda beaucoup d'iiiDuence à la cour. En 18"25, il réussit à obtenir une indemnité d'un milliard aux émigrés, dont les bien? avaient été confisqués pendant la Révolution. Il obtint, la même année, des Haïtiens, une indemnité de 150,000,000 Ir., réduite plus tard à 90 millions de fr. en échange de la reconnaissance de leur indépendance. Sa polilique ullramontaine et ultra-royaliste le rendit le but des insultes populaires à une revue de la garde nationale de Paris, le 29 avril 1827. Cet événement amena la dissolution de cette troupe et de la Chambre : mais ViUèle succomba sous l'exaspération publique, et se retira en janv. 1828.
VILLEMAIN (Abel-François). écrivain et homme d'Etal, né et mort à Paris (Il juin 1790— 8 mai 1870). En 1816, il fut nommé professeur de belles-lettres à la Sorbonne,et, à partir de 1814, remplaça Guizot comme professeur d'histoire moderne. Ses leçons ne lurent pas sans intluence pour précipiter la révolution de Juillet; il avait été nommé député peu avant qu'elle éclatât. En 1832, Louis-Philippe l'eleva à la pairie. En 1834, il devint président du conseil de l'instruction publique. 11 fut ministre de l'instruction publique, de 1839 à 1840, et, après un court inicrvalle, jusqu'en 1844. Il refusa le serment à Mapoléon 111, et fut enlevé de sa chaire eu 1852. mais il resta professeur honoraire. Ses œuvres comprennent : Cours de iUléralwe française (1804, ti vol., edit. augmentée): Histoire de Cromwell (1819, 2 vol.); Souve7iirs contemporains d'histoire et de littérature (nouv. édit., 1859-'62. 2 vol.), et Histoire de Grégoire VU (1872, 2 vol.); Tableau d'éloquence chrétienne (1827, nouv. édit. 1861); Chûteau- ^n'(l)^(^^l8o9).
VILLEMESSANT (Jean-Hippolyte Cartier, dit dej. journaliste, né à Kuuen le 22 avril 1812, mort le 11 avril 187y. Il était fils du colonel Cartier et de M"° de |'Villemessant dont il prit le nom. Après avoir dirigé et créé plusieurs journaux à Paris, il ressuscita le Fiijaro eu 1854, comme feuille hebdomadaire, puis bi-hebdomadaire, et eut un tel succès, qu'il en fit, en 1866, un journal quotidien.
VILLEMUR, ch.-l. de cant., arr. etàSSkil. N. de l'uiilouse (Haute-Garonne), sur la rive droite du Tarn; 4,IOuhab.
VILLENADXE, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. iN.-E. de Nogent-sur-Seine (Aube), sur la Villenauxe; 2.330 hab.
VILLENEUVE (Pierre-Charles - Jean - Baptiste-Silïestre de,, amiral, né à Valensoies (Basses-Alpes) le 31 déc. 1763, mort assassiné a Rennes le 22 avril 1806. — 11 fut nommé garde-marine à quinze ans, garde du pavillon à seize, capitaine de vaisseau en 1793, chef de division, puis contre-amiral en 179G. 11 n'amena pas au rendez-vous la flotte de Toulon destinée à joindre celle de Brest pour l'expédition d'Irlande. A Aboukir, il commandait l'aile droite et se retira sans secourir son chef. On l'accusa d'avoir puissamment contribué à ce srand désaslre par son immobilité au commencement de l'action et par son départ du lieu de l'action avant qu'elle l'ùl terminée. L'empereur le fit vice-amiral le 30 mai 1804, et l'envoya rem-
VTLL
placer Latouche-Tréville à la tête de la flotte de Toulon, qui devait seconder les projets de descente en .\n^'leterre. Sur l'ordre formel de Napoléon, il livra la bataille de Trafali-'ar, dans les circonstances les plus défavorables, tomba entre les mains des vainqueurs, obtint sa liberté sur parole pour venir faire juger sa conduite par un conseil de guerre, et fut assassiné dans la chambre d'un hôtel de Rennes, par cinq individus qui ne furent pas recherchés.
VILLENEUVE-D'AGEN ou Villeneuve-sur- Lot, ch.-l. d arr., à 2ij kil. iN.-iS.-E. d'Agen (Lot-et-Garonne), par 44" 24' 31" lat. N. et par 1° 37' 50" long. 0. ; 14,700 hab. Farines, toiles, prunes, cuirs, faïence. Beau pont sur le Lut.
VILLENEUVE-D'AVEYRON. ch.-l. de cant., arr. et a 10 kil. N. de Villefranche (Aveyron) ; 3,100 hab.
VILLENEUVE-DE BERG, ch.-l. de cant., arr. et à 27 kil. S.-S.-O. de Privas (Ardèche); •2,100 hab.
VILLENEUVE-DE-MARSAN, ch.-l. de cant., arr. et à 17 kil. E. de Mont-de-Marsan (Landes), sur le Midau; 2,100 hab.
VILLENEUVE - L'ARCHEVÊQUE, eh.-l. de cant., arr. et à 23 kil. E. de Sens (Yonne), sur la Vanne; 1,850 hab.
VILLENEUVE -LE-ROI ou Villeneuve-sur- Yonne, ch.-l. de cant., arr. etàlSkil. N.-N.-O. de Joii-'ny (Vonnel: 5,200 hab. Vins, bois, draps, etc. Louis VU donna à cette ville une Charte communale et la fortifia.
VILLENEUVE - LEZ - AVIGNON, ch.-l. de
cant., arr. et à 31 kil. E. d'Uzès (Gard), suc la rive droite du Ubû:;e, en face d'Avignon ; 2,600 hab.
VILLERÉAL, ch.-l. de cant., arr. et a
28kil. iN. de Villeneuve-d'Aiten (Lot-et-Garonne); 1,750 hab.
VILLEROI (François de Neufville, duc de), maréchal de France, né le 7 avril 1643, mort le 18 juillet 1730. Elevé avec Louis XIV, il dut sa fortune subite à cette amitié d'enfance. Dès 1663, il fut créé duc. En 1693, le roi le lit maréchal et le mit à la tète des armées à la place du maréchal de Luxembourg. A partir de cette époque, l'incapacité du chef amène une série de fautes militaires qui se terminéient par autant de défaites. Il laisse reprendre iS'amur en 1695, est battu par le prince Eugène a Chiari en 1701, et se fait prendre dans Crémone l'année suivante. Battu dans les Flandre: près de Huy en 1705, il perdit la bataille de Ramillies en 1706 et se vit retirer le commandement de l'armée; mais il n'en conserva pas moins les bonnes grâces du roi qui le nomma, par son testament, gouverneur de Louis XV. A la majorité de ce dernier, le duc d'Orléans fit exiler Villeroi.
VILLERS (Charles-François -Dominique de) [vi-yé], philosophe français, né vers 1765, mort en 1815. Il se déclara contre la Révolution, et se relira à Liibeck. H contribua, par ses traductions et par des ouvraj^es originaux, à faire connaître en France la littérature et la philosophie allemandes. Ses écrits comprennent La philosophie de Kant (4801) et Essai sur l'esprit et l'influence de la réformation de Luther (1804).
VILLERS-BOCAGE. I, ch.-I. decant., arr. et à 27 kil. S.-U. de Caen (Calvados); 1,150 hab. — II, ch.-l. de cant., arr. et à 44 kil. .N. d'Amiens (Somme); 1,050 hab.
VILLERS-COTTERETS, ch.-l. de cant., arr.
et à 30 kil. S.-O. ue Soi.ssons (Aisne), au milieu d'un forêt; 3,800 hab. Boissellerie. Patrie de Demoutier et d'Alexandre Dumas père. Prison du xvi« siècle, église du xii» au
VIMO
XVI" siècle. Dépôt de mendicité spécialement destiné aux indigents du dép. de la Seine, dans un ancien château royal réédifié par François I". C'est dans ce cbàteau que ce prince rendit la fameuse ordonnance dite Guillelmine.
VILLERS FARLAY. ch.-l. de cant., arr. et
à 2t) kil. iN. de Poligny (Jura); 750 liab.
VILLERSEXEL, ch.-l. de cant., arr. et à 18 kil. S. de Lure (Haute-Saône); 1,200 hab. Le 9 janv. 1871, les Français sous les ordres de Bourbaki y luttèrent pendant 9 heures contre les troupes de von Werder, qui dut se replier.
VILLE-SUR-TOURBE, ch.-l. de cant., arr.
et a l(i kil. N.-O. de Sainte-Menehould (Marne); 600 hab.
* VILLETTE s. f. Très petite ville. (Fam.)
VILLETTE Charles, m.\rquis de), littérateur, né à Pans en 1736, mort en 179*. Envoyé à la Convention par le dép. de Seineet-Oise, il vota pour la réclusion, lor.~ du procès du roi. Ses Œuvres ont été publiées a Paris en 1786.
VILLETTE (La), section de Paris, formant le Xl.\= arr. Grand entrepôt de marchandises. Maii'hé aux bestiaux.
VILLEURBANNE, ch.-l. de cant.. arr. et à 8 kil. E. de Lyon (Rhône); 14,800 hab. Filatures considérables; fabriques de clia|ieaux.
• VILLEUX, EUSE adj. [vil-leû](lat. viltosus). Hit. nat. Qui est chargé de poils, velu : tissu villeux.
VILLIERS-SAINT-GEORGES,ch.-l. de cant., arr. et a 15 kil. iN.-E. de Provins (Seine-et- Marne) ; 1,000 hab.
VILLOISON j Jean-Baptiste-Gaspard d'Ansse dk), philologue français, né vers 17.'iO, mort en LsOo. En 1773, il publia, d'après un manuscrit, le lexique d'Appollonius de \ Iliade et de VOdyssée, avec des frai-'ements de Philemon (2 vol. in-fnl.). En 1781, parurent ses Anecdola Grxca (2 vol. in-4'>) tirées des manuscrits grecs de la bibliothèque de Saint- Marc à Venise.
VILLON (François), poète français, né à Pans eu 1431. mort vers la fin du xv" siècle. Type du bohème, il dépassa plusieurs fois les limites de la délicatesse, et fut même condamné à la potence ; mais Louis XI lui fit grâce de la vie. Boileau a dit de lui :
Les CEuvres de Villon, publiées en 1489, ont été réimprimée en 1742.
* VILLOSITÉ s. f. [vil-lo-zi-té] (du lat. villosus. poiluj. Hist. nat. Assemblage dépolis couchés, membraneux et mous.
VILLOTIER, 1ÈRE s. [vi-lo-j. Débauché, libertin.
VILVORDE. ville de Belgique, à 12 kil.
N.-iN.-E. de Bruxelles; 8,000 hab. Maison centrale de correction. Dentelles, aiguilles.
' VIMAIRE s. f. (du lat. vis, force ; major, majeure). Eaux et Forêts. Se dit du dégât causé dans les forêts par les ouragans.
VIMEIRO, ville de Portugal, dans l'Estramadure ; 1,800 hab. Victoire de Wellesley sup Junot et Kellermann, le 21 août 1808.
VIMEDX (Le), Vimacensis Pagus, petit pays de 1 ancienne France (Picardie). — Ch.-l. , Saint-Valery-sur-Somme.
VIMINAL, ALE adj. (lat. viminatis, de vimen, usierj. Se disait, à Rome, d'endroits couverts d'osier.
VIMOUTIERS, ch.-l. de cant., arr. et à 30 kil. >.-E. û Argentan (Orne); 3,650 hab. Minoteries ; grains, farines, bestiauj.
Yli\
VIMY. ch.-l. de cant., arr., et à << kil. N. d'Anas ^Pas-de-Calais) ; 1,600 hab.
* VIN s. m. Liqueur alcoolique résullanl de la fentientalion du jus de raisin et qui sert de boisson : vinrougc. vin blnnc. — Vin DU CRU, vin fait avec le raisin recueilli dans l'endroit même où on le consomme. — Vin DE COPEAU, vin que l'on a fait passer sur le? copeaux, c'est-à-dire, dans lequel on a fait tremper des copeaux pour l'éclaircir et le rendre plus prompt â boire. — Vin doux, vin qui n'a point encore cuvé. — Vin bourru, vin nouveau qui n'a guère cuvé, et qui se conserve doux. — Vin colpé, vin mêlé avec d'autre vin. — Vin de cf.rne.aux, vinrosé quiest bon a boire dans la saison des cerneaux. — Vin de PRUNELLES, boisson que font les paysans avec des prunelles ou prunes sauvaijes. On appelle aussi, lig. et fam., Vin de prunelles, un mauvais viu. un vin qui est aigre et faible. — Vin de l'étrier, vin que l'on boit au moment du doparl, lorsqu'on est près de monter à cheval. — Vin de liqueur, vin qu'on boit, en petite quantité, à l'entremets et au dessert. —Eiprit-de-vin. (Voy. Alcool).— Fig. et fam. Etre entre deux vins, approcher de l'ivresse.
— Cuver son vin, dormir aiin de laisser passer son ivresse ; et, dans un sens plus fig., se donner le temps de s'apai-er, de revenir à la raison. — Mettre de l'eau dans son vin, se modérer sur quelque ali'aire, sur quelque prétention, montrer moins de chaleur, ù'animosité, etc. — Fig. et fam. Pot de vin, ce qui se donne par manière de présent au delà du pri.x qui a été arrêté entre deux personnes pour un marché, tel qu'une vente, uu bail à ferme, etc. : il veut cendre sa terre tant, et veut tant pour le pot de vin. — Tache de vin, tache rouge que quelques personnes apportent.en naissant sur le visage, ou sur quelque autre partie du corps : il a une tache de vin sur la joue. — Se dit, parlicul.,de plusieurs préparations médicinales laites avec du vin auquel on a mêlé d'autres substances : vin d'absinthe. — Force même du vin. Ainsi on dit d'un vin qui a peu de force ou beaucoup de force : Il a peu de vin, il a beaucoup de vin.
— Encycl. Le vin est la liqueur obtenue par la fermentation du jus de raisin. On applique quelquefois ce nom, par assimilation, a certaines boissons faites avec le jus d'autres fruits. La composition du jus de raisin varie non seulement avec les variétés de la vigne, mais aussi avec le climat, le sol, la nature des engrais employés, l'exposition du terrain, le caractère des saisons, le degré de maturité du raisin au moment de la récolte, etc. Dans la peau du raisin se trouve, entre autres éléments, de l'acide tannique et des matières colorantes; les graines contiennent une huile graisseuse qui peut s'extraire séparément. Dans les raisins très mûrsles proportions des matières solides du jus, dont le sucre forme la plus grande partie, peut monter à 40 p. lOUi mais elle est d ordinaire beaucoup moindre. Le sucre lait de 13 à 30 p. 100 du poids du jus. La fermentation vineuse ou alcoolique, qui est toujours celle qui a lieu d'abord dans le jus du raisin, exige la présence du sucre de raisin dissous dans les parties aqueuses du fruit, comme il l'est naturellement; et d'un ferment capable de provoquer un changement moléculaire dans le sucre, et de l'oxygène. (Voy. Fermentation.) Dans les variétés de raisin oii le sucre existe en très forte proportion, ce qui est particulièrement le cas pour les raisins des pays chauds, le ferment est épuisé avant que tout le sucre soit changé ; la quantité qui en reste dans le vin le rend sucré ; on appelle ces \ius des vins de liqueur. Le tokay, le frontignan, le constance, le malvoisie en sont des exemples. L'e.\cè3 de sucre a aussi communément