VIVE
VITRT-EN-PERTHOIS ou Vitry- le -Brûlé,
Legio Victrix,\\\\:-i^e duc.int. et a 4 kil. N.-tde Vilrv-le-François, sur la Saulx; 800 liab. C'estàVilry que Louis Vil fit, en 1144-, briiler 1.300 personnes dans une église (Voy.
Louis VII.) Vilry fut incendié une seconde t'ois par Charles-Quint en 1544.
VITTEAUX, ch.-l. de canl., arr. et à 2b kil.E.-S -E. de Semur (Côte-d'Or), sur la Brenne ; 1 ,000 hab.
VITTEL, ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil. S.-O. de Mirecourt (Vosges); 1,600 hab.
VITTORIO, autrefois Canada, ville de l'Italie septentrionale, à .35 kil. N. de Trévise; 11,000 hab. Elle possède une cathédrale, plusieurs manufactures, et des sources minérales.
* VITUPÈRE s. m. (lat. vilaperium). Blâme : sa vk is? l'xi-mpte de vitupère. (Vieux.)
•VITUPÉRER V, a. (lat. w<uperar«). Blâmer. Vieux.)
' VIVACEadj. (lat. vivax). Qui a en soi des principes d'une longue vie. Se dit des espèces et des individus : enteispays, les hommes sont vivaces. — Ce qui est de longue durée ou difticile à détruire : les préjugés sont vivaces. — Bot. Se dit des plantes qui durent plus de deux ans, quoique leurs tiges se renouvellent chaque année : la garance, l'aristoloche, la violette, sont des plantes vivaces.
' VIVACITÉ s. f. (fr. vivace). Activité, promptitude à agir, à se mouvoir : cetenfant Il bien de la vivacité. — La vivacité des passions, l'ardeur et l'activité des passions : dans le tumulte et la vivacité des passions. — Ardeur, promptitude avec laquelle une chose est faite : la vivacité du combat, de la dispute, delà conversation. — S'emploie ahsol., au pi., pour signifier, des emportements légers et passagers : il faut tâcher de réprimer ses vivacités.
• VIVANDIER, 1ÈRE s. (vieux fr. vivande). Celui, celle qui suit l'armée ou un corps de troupes, el qui veiid des vivres : vivandier à la suite de l'armée.
•VIVANT, ANTE adj. (lat. vivens). Qui vit : il est encore vivant. — Jurispr. féod. Homme vivant et mourant, homme que les gens de mainmorte étaient obligés de désigner au seii:neur du lief, et à la mort duquel ils devaient certains droits seigneuriaux. — Quartier vivant, quartier de ville où il y a beaucoup de monde et de mouvement. On dit de même, Ruk vivante. — Vivants. Dieu viendra juger les vivants et les morts. — Fam. Un bon vivant, un homme d'une humour facile et gaie, et qui aime à se réjouir sans faire tort à personne. — La vie : du vivant d'un tel.
VIVARAIS (Le), "Vivariensis pagus, ancien pays de France, dans le Languedoc; cap., Viviers. Il forme aujourd'hui le dép. de l'Ardèche et une petite partie de celui de la Haute-Loire.
• VIVAT [vi-vatt] (mot lat. signifiant qu'il v'we). Mot dont ou se sert pour applaudir une personne : tout le monde cria : \'iv"t. — s. m. Acclamation quelconque pur laquelle on souhaite longue vie et prospérité à quelqu'un : des vivats répétés.
' VIVE s. f. (rad. vif). Icht. Genre de perco'ides, comprenant plusieurs espèces de poissons qui peuvent vivre longtemps hors de l'eau. La vive commune {trachinus draco), longue de 40 cent., habite nos côtes de l'Océan, elle est d'un gris roussâtre, avec des taches jdus foncées, des traits bleus et des teintes jaunes; sa chair est délicate. Son opercule'est armé d'un fort aiguillon assez dangereux.
* VIVE-LA-JOIE s. m. Homme sans souci : c'est un vive-la-joie.
* VIVEMENT adv. Avec vivacité, avec ardeur, avec vigueur, sans relâche : attaquer, presser vivement. — Sensiblement, profondément : sentir vivement la douleur, le froid.
VIVEROLS, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S.-E. d'Ainbert (Puy-de-Dôme); 1,1UU bab.
VIVERRIDÉ, ÉE adj. Qui se rapporte à la civellr.
VIVERRIEN, lENNE adj. Syn. de Viveb- BiDÉ.— Vives. (V. s.)
" VIVEUR s. m. Celui qui s'abandonne à tous les plaisirs de la vie.
VIVIANI(Vincenzo). mathématicien italien, né à Florence en 1622, mort en 1703. Dans toutes ses oeuvres, il s'intitule disciple de Galilée. On le connaît surtout par sa reslauralion du texte du traite d'ArisIée (Artsfsus) De Locis solidis, et; du V^ livre d'Apollonius de Perga sul' les sections coniques.
VIVIEN (Saint-), ch.-l. de cant., arr. el à 16 kil. .N.-O. de Lesparre (Gironde); 1,500 hab.
' VIVIER s. m. (lat. vivarium). Pièce d'eau courante ou dormante, dans laquelle on nourrit, on conserve du poisson : grand vivier.
' VIVIFIANT, ANTE adv. Qui vivifie, qui ranime, qui est propre à redonner du mouvement : principe vivifiant. — Théol. Esprit vivifiant.
VIVIFICATEUR. TRICE adj. Qui vivifie.
' VIVIFICATION s. f. Action par laquelle on ranime, on vivifie : la vivification d'un membre paralysé.
" VIVIFIER v. a.(lat. ijjuus, vivant; facere, faire). Donner la vie el la conserver : c'est Dieu seul qui vivifie lotîtes choses. — Se dit, fig. du soleil et de quelques autres agents naturels; et alors il signifie donner de la vigueur, de la force ; le soleil vivifie les plantes par sa chaleur. — Se dit aussi, fig., des etlAs que Dieu produit dans l'âme par la grâce : la grâce vivifie. — Prov. La lettre tue et l'esprit vivifie, pour bien comprendre une loi, un précepte, etc., souvent, au lieu de s'attacher servilement au sens littéral des mots, il faut chercher à saisir la pensée, l'intention de l'auteur. Cela se dit aussi eu parlant des traductions trop serviles, el pour les blâmer. — Rendre un pays, un lieu bien vivant, l'aire qu'il y ail du mouvement, de l'activité, de l'industrie : l' établissement de ces nouvelles familles, de ces nouvelles manufactures a vivifié cette province.
' VIVIFIQUE adj. Qui a la propriété de vivifier : des sucs vivifiques. On dit, plus ordinairement. Vivifiant.
' VIVIPARE adj. (lat. DiDus, vivant; pario, j'enfante). Zoul. Se dit des animaux qui mettent au monde leurs petits tout vivanis : il y a des serpents vivipares, et d'autres qui sont ovipares. — Substautiv., au masculin : les vivipares.
VIVIPARISME s. m. ou Viviparité s. f. Etat des animaux vivipares.
• VIVISECTION s. f. [-sèk-si-on] (lat. vivus, vivant; seeare, couper). Dissection anatomiqiie d'un animal vivant, dans le but d'acquérir des connaissances physiologiques et chirurgicales; on l'applique même quelquefois à des opérations où ronn'opèreaucuno section. La pratique de la vivisection remonte à des
VIZA
beaucoup sur la question de savoir si ces résultats sont de nature à compenser la cruauté qu'implique la vivisection.
VIVONNE ou Vivons, ch.-l. de cant., arr. et à 20 kil. S. de Poitiers (Vienne), au contluent du Clain et de la Yonne; 2,.dOO hab.
• VIVOTER v. n. Vivre petitement.
* VIVRE (lat. vivere] v. n. Je vis, tu vis, il vit; nous vivms. vous vivez, ilsviveyit. Je vivais. Je vécus. J'ai vécu. Je vivrai. Je vivraif. Vis, vivez. Que je vive. Que je vécusse. Vivant. Etre en vie : tous les hommes et tous les animaux qui vivent sur la terre.
Au moment où je p.irlc, ils ont vécu peut-être.
VoLTAiBE, Brutus, Hcte V, 3C. V,
— Durer, subsister. Ainsi on dit, dans le style soutenu : un si grand prince vivra éternellement dans l'histoire. — Se nourrir, soutenir sa vie par le moyen des aliments \donncr à quelqu'un pour vivre, de quoi vivre ; le faire vivre. — Se dit également en parlant de tout ce qui fournit les niuyens de subsister, de se soutenir : vivre de son bien, de ses rentes.
Je vis de bonite soupe et non de beau langage, MoLiÈRs, Les Femmes savantes, acte II, se. vu.
— Se dit souvent par rapport à la dépense qu'on fait poursa table, pourses babils, pour son Irain, el par rapiiort aux commodités ou incommodités de la \ie : vivre splend'idement, maijnifiquemeiil, honorablement. — Se dit aussi par rapport à la manière de passer sa vie dans les divers états que l'on embrasse, dans les dillérents lieux que l'on habite, dans une situation heureuse ou malheureuse, etc. -.vivre dans le célibat, dans le mariage.
Pouruiure heureux, vivons caché.
Florun.
...C'est n
! vivre plus, que de vivre i
AIinB OESHOULlÈnES
lutile.
— Se conduire, se comporter bien ou mal, eu égard aux mœurs, à la religion : vivre en homme de bien. — Savoir-vivre. (Voy. Savoirvivre.) — Se dit encore par rapport au gouvernement politique, aux lois, aux usages du pays dans lequel on demeure : vivre sous les loi} d'un prince. — Qui vive? (Voy. Qui-vive?)
— Vive... ! Acclamation pouriénioigner qu'on souhaite longue vie et prospérité a un chef d'Etat, à un gouvernement : Vive le roi! vive la Republique ! — Est aussi un ternie familier dont on se sert pour marquer qu'on estime quelqu'un, qu'on fait grand cas de quelque chose :
Malgré tout le jargon de la philosophie, Ualgré tous les ch.tgrins, ma foi, vive la ùe.
Gbessbt, Sidney. acte lit, se. dern.
Vi'ue Henri Quatre!
Vive ce roi vaillant!
Ce diable à quatre A le triple talent
De boire et battre, Et d'clreun vert galant.
.Au plur. il fait Vivent :
Il est charmant, ma foi ; vivent le:
gens d'esprit !
— Vive Dieu! Affirmation tirée de l'Iv'rilure sainte.
* VIVRE s, m. Nourriture : il lui donne tant pour le vivre et le vêtement. — pi. Toutes les choses dont une personne peut se nourrir : les vivres sont fort chers dans cette ville. — Entreprise de la fourniture du pain et de la viande pour les armées : l'administration des vivres.
VIZAGAPATAM, 1, district de Madras (Inde
temps très reculés; elle était connue de l'école anglaise), dans lequel se trouvaient autreloi
d'Alexandrie, Parmi les plus anciennes expe rienccs qui amenèrent des résultats physiologiques positifs, on peut citer celles de Galien, qui démontra la présence du sang dans Il-s arlères en faisant des ligatures à une artt-re sur un animal vivant. La vivisection a donne quelques connaissances physiologiques à l'èpocjuo contemporaine; mais on discute
lesCircars septentrionaux [Northern Circars] sur la baie de liengale; 24,840 kil, carr.; 2,100,000 hab. Les Français l'occupèrent de 1753-'59, el le shah Aluni le céda aux Anglais en 176.Ï. — H, capitale de ce district, sur la baie de Bengale, à 600 kil. N,-E. de Madras; !)0,000 hab. C'est une station militaire, et il s'y fait un cûiiunerce considérable.