VOCA
VIZILLE. ch.-l. de oaat., arr. et à 17 kil. S.-E. de Grenoble (Isère); 4,300 hab. Château construit de 16 U à 16'J0, reparé eu tSSo et orné de la statue du connétable Lesdicuières.
* VIZIR s. m. (mot ar. qui signifie : Le porteur d'un fardeau). Nom des principaux officiers du conseil du Grand Seigneur. On appelle Grand vizir, le premier ministre de l'empire ottoman. — C'est un vizir, se dit d'un homme en place qui a le caractère absolu, le commandement hautain. On dit de même, Il parlf en vizir. — E.ncycl. Les vizirs portent un somptueux costume de velours et un turban orné de diamants, on les appelle pachas à trois queues parce que, à l'étendard porté devant eux sont attachées trois queues de chevaux. Le grand vizir, ou premier ministre ottoman, préside le divan. Il tient du sultan, comme insitrne de son autorité, un sceau sur lequel est gravé le nom du monarque.
* VIZIRAT ou Viziriat s. m. Dignité, fonction de vizir. Se dit aussi du temps qu'un vizir est en place : pendant son vizirat.
VLAARDINGKN [flar'-dinnc-en], ville de la Hollande méridionale (Pays-Ba^). sur le Nouveau Maas, à 10 kil. Ô. de RoKerdam; 10,000 hab. Bon port; on y pêche beaucoup le hareng.— Vladivostok. (V. S.)
VLAN interj. Sorte d'onomatopée : vtan, il nçut un soufflet. — Jargon parisien. Avoir du VL.4.\, avoir de l'élan, de l'imprévu.
VLIE (La), bras oriental du Rhin. Pendant la guerre des Gueux, la Vlie fut infestée de pirates, d'où le mot : i-lebooters (pillards de la Vlie\ dont on lit plus lard flibustiers.
VLOTEN (Johannes van), homme de lettres néerlandais, né à Kanipen le ISjanv. 1818, mortàHaarlera en 1883. Docteur es lettres et en théologie de l'université de Leide, il fut d'abord professeur au lycée de Rotlerdam et occupa, de 1854 à 1867, la chaire de langue et de littérature néerlandaises à l'athénée de Deventer. A la suite des désagiements occasionnés par un discours, il donna sa dé- , mission et s'établit pi es de Haarlem. Grand érudit et travailleur infatigable, il se lit cependantbeaucoup d'ennemis par la franchise, quelquefois brutale et blessante, avec laquelle il exposait sa manière de voir. Dans la longue liste de ses travaux nous citerons l'édition de Hoofts Brieven (iSoo-'o8, 4 vol.) ;Baruc/i de Espinoza {i" édit. iS'i): Vondels Dtchtwerkcn (l863-'66, 2 vol.), Friesche Luithof de Starter (1866); Beknopté Nederl. Letterkunde (3" édit. 1885); Leven en Werken van W. en 0. Z. van Haren (1 871 -'73), plusieurs anthologies, des textes classiques dans le Panthéon, des articles dans le Levtnsbode, dont il était le rédacteur, et dans nombres d'autres revues.
* VOCABLE s. m. (lat. vocabulum). Gramm. Mot, partie intégrale d'une langue. — Se dit pai'ticul. des églises dédiées a des saints ; éylise sous le vocable de saint Pierre.
' VOCABULAIRE s, m. Liste de mots, commuiiL-nient aaus l'oidre alphabétique, et accompagnés d'une explication succincte : il y a à la fin de ce Voyaye un vocabulaire de telle langue. — Se ait aussi des mots qui appartiennent particulièrementà une science, à un art : le vocabulaire de la chimie, des mathématiques, des Sciences, des arts, de la philosophie, etc.
■ VOCABULISTE s. m. Auteur d'un vocabulaire. (Peu U;.^
' VOCAL, ALE, AUX adj. Qui s'énonce, qui s'exprime par la voix. N'est guère usité que dans ces loc. : Puieuk, oraison vocale, par opposition à oraison mentale; Musique vocale, par opposition à musique instrumentale; et, L'organe vocal, organe de j a parole. — pi. Se dit dans Ic-cuniiiuinautés ecclésia<-
tiques, séculières ou régulières, de ceux qui ont droit de donner leur voix dans quelque élection : il n'y avait que douze vocaux à cette élection.
VOCALEMENT adv. D'une manière vocale.
* VOCALISATION s. f. .\ction de vocaliser.
VOCALISE s, f. Manière ou action de vocaliser.
VOCALISER V. n. Mus. Parcourir en chantant une échelle de sons pour se former la voix, faire les premiers exercices du chant, sans nommer les notes.
VOCALISTE s. Syn. de Vocausatecr.
* VOCATIF s. m. Gramm. Cas dont on se sert quand on adresse la parole à quelqu'un. Dans notre langue, où il n'y a point de cas, on y supplée par l'interjection ô , que l'on sous-entend communément : o mon Dieu! ô mon Sauveur!
* VOCATION s, f. (lat. vocatio). Mouvement intérieur par lequel Dieu appelle une personne à quelque genre de vie : répondre, résister à sa vocation. — Inclination que l'on se sent pour un état : il se sent de la vocation pour le commerce, pour le barreau. —Disposition, talent : il a une vocation pour ces sortes d'affaires. — Certain ordre de la Providence que l'on doit suivre : la vocation de l'homme est d'être utile à ses semblables. — Ordre extérieur de l'Eglise, par lequel les évêques appellent au ministère ecclésiastique ceux qu'ils en jugent dignes : vocation extérieure. — La vocation des gentils, la grâce que Dieu leur a laite en les appelant à la connaissance de l'Evangile. — La vocation d'.\braham, le choix que Dieu fit de ce patriarche pour être le père des croyants : la vacation d'Abraham fait époque dans la chronologie.
VOCIFÉRATEUR, TRICE s. Personne qui vo-
;ifère.
* VOCIFÉRATIONS s. f. pi. Paroles accompagnées de clameurs : les vociférations de l'assemblée ne l'intimidèrent point.
' VOCIFÉREr. . n. Parler avec l'accent de la colère, pousse des clamenrs : vociférer contre quelqu'un.
* VŒU s. m. {\aLtvotum). Promesse faite à Dieu par laquelle on s'engage à quelque œuvre que l'un croit lui être agréable, et qui n'est point de précepte : vœu solennel. — Vœo simple, vœu qui n'est pas lait en face de l'Eglise avec les formalités prescrites par les canons. On l'oppose à Vœu solennel. — Promesse qu'on s'est faite à soi-même, résolution ferme qu'on a prise de faire ou de ne pas faire une chose : j'ai fait vœu de ne jamais fréquenter cet homme-là. — Ollrande promise par un vœu : appendre des vœux aux piliers d'une chapelle. On appelle aussi ces sortes d'otïrandes Des ex-voto, d'une expression latine que 1 usage a fait passer dans la langue : ce tableau tst un ex-voto. — Suii'rage; dans cette acception, ne se dit qu'en quelques lieux, dans certaines élections et délibérations : donner son vœu. — Souhait, désir : c'est mon vœu le plus cher. — S'emploie plus ordinairement au pluriel, dans le même sens : exaucer, remplir, combler les vœux de quelqu'un. — pi. Cérémonie de la profession solennelle de l'état religieux : prononcer ses vœux — Renulvellement des vœux, la commémoration annuelle de la profession. — Législ. « Les vœux pohliquvs sont interdits aux corps judiciaires et aux conseils administratils. Les conseils généraux peuvent seulement émettre des vœux sur toutes iss questions économiques ou d'administration générale (L. 10 août 1S7I, art. 51). Les vœux émis par les conieils d'arrondissement doivent se borner à ce qui intéresse leur circonscription (L. 10 mal ISjS). Quant aux conseils
voie
municipaux, ils ont seulement la faculté d'émettre des vœux sur des objets d'intérêt local (L..Ï avril 1SS4, art. 61). Les chambres de commerce et les chambres consultatives des arts et manufactures ont le droit d'adresser directement aux ministres des vœux sur les questions qui touchent au commerce ou à l'industrie. — Non, avons déjà parlé ailleurs des vœux religieux qui ont été abolis par la loi du I3fév. 1790. (Voy. Congrégation et Religieux.) Les vœux formés pour cinq ans sont autorisés dans certaines congrégations hospitalières de femmes, pardécretdu ISl'év. 1809; mais ils n'ont aucune sanction légale et ils ne portent aucune restriction, soit à la liberté individuelle, soit à la faculté de contracter mariage. D'un autre côté, le Code civil interdit les engagements de services personnels à vie (art. 1780); mais nous voudrions voir adopter par le Parlement un projet de loi tel que celui qui a été présenté au Sénat le 23 oct. 1883, par le ministre de l'intérieur. Cette loi considérerait comme illicites les vœux emportant une renonciation quelconque à lexercice des droits attachés à la personne et punirait les administrateurs et les membres de toute association illicite.— Les vœux religieux, quels qu'ils soient, vœux d'obéissance ou de célibat, vœux temporaires ou à vie, sont des engagements pris par des esprits crédules; ce sont des liens imaginaires qui l'ont oublier les liens naturels de la famille et de la société, et qui font souvent mépriser les devoirs que Dieu lui-même a imposés à l'être humain. Ces vœux, que réprouve la raison et que la loi doit interdire, tendent à ûétruire à la fois la liberté et la responsabilité personnelles qu'il n'estjamais permis d'abdiquer; et ceux qui restent fidèles a ces engagements ne sont excusables que parce qu'un faux enseignement a obscurci leur conscience. » (Ch. Y.)
VOGEL (Eduard) [fo'-gheul], voyageur allemand, né eu 1829, mort en 1839. il fut attaché pendant deux ans à l'observatoire de Bishop à Londres, où il aida Hind dans ses découvertes. Il s'engagea en 1832 sous les ordres de Barth; il atteignit Alourzouk dans le Fezzan en août 1833, visita le lac Tchad, rencontra Barth le I" déc. IS54, a Boondi, à 370 kil. 0. de Kukka, pénétra dans le royaume de Waday, et y eut la tête tranchée. Plusieurs voyageurs ont péri en essayant de le retrouver. — Voy. Erinnerunyen an cinen Verschollenen, par sa sœur Elise Polko, la romancière (1863).
' VOGUE s. f, Mar. Impulsion, mouvement d'une galère ou autre bâtiment, causé par la force des rames : voyiie lente et faible. (Vieux), — Crédit, réputation dont jouit une personne et qui attire les autres à elle : ce prédicateur avait ta vogue, était en vogue. — Se dit aussi des choses qui ont un grand cours qui sont fort à la mode : à cette époque, le romans étaient fort en vogue.
' VOGUER v. n. (ail. wogen, flotter]. Etre poussé sur leau à force de rames ; les galères commençaient à voguer. — Naviguer de quelque manière que ce soit : nous voguions a pleines voiles. — Les marins disent aujourd'hui, siller, marcher, aller de l'avant. — Ramer, mouvoir, faire aller avec la rame : il y avait, sur cette galère, des forçats qui voguaient a merveille. (Peu us.) — Prov. et fig. Vogue la galère, arrive ce qui pourra.
* VOGUEUR s. m. Rameur : il avait de bons vogueurs avec lui.
* VOICI prép. Ce mot sert à montrer, à désigner une personne ou une chose qui est proche de celui qui parle : voici le livre dont on a parlé. — S'emploie aussi lorsqu'on va immédiatement énoncer, dire, expliquer ou détailler quelque chose : voici la preuve de ce que je tiens de vous dire. — S'emploie égale-