‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 60 sur 639 · PROBLÈME A SES PLUS SIMPLES TERMES, A SA PLUS · texte numérisé non relu

PROBLÈME A SES PLUS SIMPLES TERMES, A SA PLUS

SIMPLE EXPRESSION, exprimer cette proposition, ce problème de la manière la plus simple, la plus précise, la plus dégagée de toute circonstance accessoire ou indiliéren te. .\rithm.: réduire une fraction à sa plus simple expression. — Rédiger dans un certain ordre, former, arranger : il a réduit en système toutes les observations faites par ses devanciers. — Organiser, régler d'une autre manière: réduire un Etat en province, un royaume en république. — Chir. Remettre à leur place les os luxes ou fracturés, faire rentrer les intestins qui sortent, etc. : réduire une luxation, une fracture; réduire une hernie. — Chim. Séparer d'un oxyde le métal qu'il renferme : il y a des oxydes qui ne peuvent être réduiis qu'au moyen de la pile vultaique. — Se réduire V. pr. : il s'est réduit à la plus stricte économie.

' RÉDUIT, ITE part, passé de Réduire. Ab-

SOl. Il ÉTAIT DANS UNE GRANDE OPULENCE, MAIS

LE VOILA BIEN RÉDUIT, il cst maintenant dans une po-ition étroite, et obligé d'épargner. ■ RÉDUIT s. m. (bas lat. reductus, réduit, refuge), lîetiaite, petit logement : je me suis fait là un petit réduit. — Lieu où plusieurs personnes ont coutume de se rendre pour converser, pour jouer, pour se divertir : la maison d'un tel Cit un réduit très commode. (Vieux.) — Fortifie. Petit ouvrage construit dans un plus grand, pour assurer une retraite aux défenseurs ; se retirer dans le réduit, quand la demi-lune est emportée.

REFA

•REDUPLICATIF.IVEadj.Gramm.se dit des mots qui expriment la réitcralion des actions; Re est une particule réduplicative. Redire, refaire, etc., ont un sensréduplicatif. Reprendre c>t quelquefois verbe rédvplicatif. Ce verbe est pris dans un sens réduplicatif. — S emploie quelquefois subslantiv. au masculin : Recharger es/ le réduplicatif de Charger.

* RÉDUPLIGATION s. f. (du lat. reduplicatus, redoublé^. Grainm. Répétition d'une syllabe ou a'une lettre.

'RÉÉDIFICATION s, f. Action de réédifier : la réédifivation d'une église, d'un palais.

" RÉÉDIFIER V. a. Rebâtir : réédifier de fend en comble.

' RÉÉDITER V. a. Donner une nouvelle

édition.

* RÉEL, ELLE adj. (lat. realis). Qui est véritablement, ell'eclivement,. sans fiction, uifigure: la présence réelle du corps de JE us-Christ dans l'eucharistie. On l'emploie quelquefois substanliv., au masculin :il y a du réel dans cette fiction. — Droits réels, ceux qui ont rapport à des immeubles. Actions réelles, celles qui s'excrcentsur les biens immeubles; à la ditference des Actio.ns personnelles, qui s'exercent contre les personnes et contre les biens meubles. Saisies réelles, saisies qu'on fait par justice, d'un fonds, d'un héritage, d'une maison, ou d'autres immeubles. Offres réelles. olTres qui se font en argent comptant, à deniers découverts.

* RÉÉLECTION s. f. Action d'élire de nouveau : la réélection d'un député.

RÉÉLIGIBILITÉ s. f. Etat d'une personne réeligiblo.

* RÉÉLIGIBLE adj. Polit, et Adm. Qui peut être réélu : le président de la République

est rééligible.

' RÉÉLIRE v. a. Elire de nouveau : réélire un député.

' RÉELLEMENT adv. En eflet. effectivement, véiilablement : l'argent lui a étécompl'. réellement et de fait. — S'emploie quelquefois, fam., pour donner un peu plus de force a ce qu'on dit : cela est réellement incroyable. — Jurispr. Saisir réellement, saisir un immeuble pour le faire vendre par autorité de de justice.

* RÉER V. n. Voy. Raire.

* REEXPÉDIER v. a. Expédier de nouveau :

réexpédi'-T une lettre.

' RÉEXPÉDITION s. f. Action de réexpédier : la réexpédition dt:s marchandises.

* RÉEXPORTATION s. f. Action de réexporter.

* RÉEXPORTER v. a. Transporter hors d'un Etat des marchandises qui y avaient été importées.

* RÉFACTION s. f. Comm. Réduction qui a lieu sur le prix des marchandises, au moment de la livraison, lorsqu'elles ont souH'ert quelque dommage, ou lorsqu'elles ne se trouvent |ias de la qualité convenue : la réf'uciion s'opère ordinairciiienl par une défalcation sur le poids de la marchandise. — Douanes. Remise de l'excédent du poids d'une marchandise qui a été mouillée.

' REFAIRE v. a. Se conjugue comme Vairc. Faire encore ce qu'on a déjà tait : refaire un tour de promenade. — Réparer, raccommoder, rajuster une chose ruinée ou gâtée : re aire une muraille. — Cuis. Refaire de la viande, l'accommoder en la faisant revenir sur la braise ou dans de l'eau chaude. — Recommencer : si c'était a refaire, je «c le ferais pas. — Fam. Avec cet uomme-la on n'a jamais fini, c'Lsr TOUJOURS A refaire. — Jeux de caries, redonner des cartes : vous avez mal donné,

REl'E

)7 ^aut refaire. — Remellrc en visiipur et en bon état : rien n'est caimble de refaire un malade comme le bon air. — Se refaire v. pr. Je commence à me refaire. — Fig.. Commcnxkr a SE UEPAIRE, rétablir sa fortune, se récupérer de se? pertes. Particul.. en ternies de jeu, conimcncerà regagner ce qu'on avait perdu. ' REFAIT, AITE part, passé de Refairk.— Un cueval refait, un cheval ruiné, qu'on a engraissé et laissé reposer quelque temps. Ne se prend qu'en mauvaise part. — Adjecliv. Se dit du bois de charpente, lorsqu'il est bien équarri et dressé sur toutes les faces.

* REFAIT s. m. Se dit, à certains jeux, comme au piquet, au trictrac, d'un coup, d'une partie qu il faut recommencer, parce que les deux adversaires aj-anl exactement le même point ou le même avantage, aucun des deux n'a perdu, ni gagné : c'est un refait.

— Vén. Nouveau bois du cerf : le cerf à déjà du rcfiit.

* REFAUCHER v. a. Faucher de nouveau : voi''i il saison où l'on refnuchc les prés.

♦RÉFECTION s.f. (lat.rcAYf/o). Réparation, rétabliïsement d'un bâtiment : il en a coûté tant pour la réfection de cette maison. (Vieux.)

— Repas : à l'heure de la réfection. Il n'est usité, en ce sens, que dans les communautés religieuses.

RÉFECTIONNER v. u. Prendre sa réfection, nian:.vr.

♦RÉFECTOIRES, ra. ilat. refectorium). Se dit, dans les communautés, dans les collèges, dans les hospices, du lieu où l'on se réunit pour prendre les repas en commun : le réfectoire d'un coucent. d'un collège. — .\ l'heure DU RÉFECTOIRE, à l'heure où l'on est au réfectoire.

* REFEND s. ra. [re-fan] {nd. refendre). Xction de partager, défendre. Ne s'emploie que dans ces locutions : Mlr de refiînd, mur qui est dans œuvre, et qui partage I intérieur du bâtiment; à la différence des gros murs, qui forment l'enceinte du bâtiment ; et. Bois de refend, bois qui a été scié de long, par opposition à Bois de brin. — Se dit aussi des lignes plus ou moins creuses tracées sur les bâtiments pour marquer les assises de pierre et les joints verticaux : le soubassement de cet édifice a des refend.

' REFENDRE v. a. Fendre de nouveau. Arts. Scier en long, fendre, diviser : refendre une poutre.

•RÉFÉRÉ, ÉE part, passé de Référer. — s. m. Recours au juge qui, dans les cas d'urgence, a le droit de statuer provisoirement : pluidcr UJi référé. — Législ. « Le référé est une procédure expédiiive par laquelle on peut obtenir du président du tribunal civil une ordonnance statuant provisoirement soit sur les dil'ficullés relatives à l'exécution d'un jugement ou d'un autre titre exécutoire, soit dans l'un des cas où la loi indique exprèssèment ce recours, soit dans tout cas d'urgence. L'assignation est portée à l'audience des référés tenue par le président du tribunal ou par le juge qui le remplace. Si le cas re quiert célérité, le président peut permettre de citer par le ministère d'un huissier par lui commis, soit à l'audience, soit à son do

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les parties ou le demandeur seulement si le | défendeur fait défaut, le président rend une ordonnance qui n'est pas susceptible d'opposition et qui est exécutoire par provision. Une caution ne peut être exigée, à moins que le président n'ait ordonné qu'il en serait fourni. Dans les cas d'absoiue nécessité, l'ordonnance peut être déclarée exécutoire sur la présentation de la minute. L'appel et per- i mis dans les mêmes conditions que pour les jugements ; mais il n'est pas suspensif, il doit être interjeté dans les quinze jours de la signification de l'ordonnance, et il est jugé sommairement (C. proc. S06 et s.). Le prési- i dent peut, s'il le trouve convenable, refuser de juger seul et renvoyer les parties en référé devant la chambre où il siège; l'affaire y est alors appelée sur simple mémoire, pour . être plaidée et jugée sans remise et sans tour de rôle (Décr. 30 mars 1808, art. 60 et 66). La procédure des référés semble avoirété empruntée par nos codes aux articles 6 et 9 d'un édit de janvier I6S5 qui, pour Paris seulement, attribuait au lieutenant civil du Châtelel le droit de statuer provisoirement dans certaines affaires urgentes. » (Cn. Y.)

RÉFÉRENCE s. f. [-ran-]. Action de référer ou de renvoyer d'une chose à une autre qui a du rapport avec la première. — Ouvrages DE référence, ouvrages faits pour être con- , suites, tels que, dictionnaires, recueils, etc. I — Se dit aussi des personnes que quelqu'un, en quête d'un emploi, indique comme pouvant donner sur lui des renseignements.

* RÉFÉRENDAIRE s. m. OfGcier qui faisait le rapport des le. très royaux dans les chancelleries, pour qu'on décidât si elles devaient être signées et scellées. On le dit encore, au ministère de la justice, de certains officiers attachés à la division du sceau. — Grand référendaire, officier des premiers temps de la monarchie, dont les fonctions étaient à peu près semblables à celles du chancelier ou du garde des sceaux d'aujourd'hui. — Grand référendaire DE LA CHAMBRE DES PAIRS, Celui deS pairs de France qui appû>ait le sceau de la Chambre à tous les actes émanés d'elle, et qui avait la gardedeses archives etde sonpalais.

— En Pologne, Grand référendaire, grand officier au-dessous du chancelier. — Adjecliv. Conseillers référendaires a la cour des COMPTES, magistrats de cette cour qui sont chargés d'examiner les pièces de comptabilité et d'en faire leur rapport. — Tiers référendaire, se disait autrefois, parmi les procureurs, de celui qui était appelé en tiers pour la taxe des dépens. — A Rome, Référendaires de l'une et de l'aotrk signature, certains prélats de la cour de Rome qui rapportent les causes, soit de justice, soit de giâce. — Les conseillers référendaires sont des magistrats faisant partie de la cour des comptes, et qui sont chargés de vérifier les écritures des comptables et de faire à ce sujet des rapports so-umis au jugement des couseillers-raaitres. (Voy. Cour des comptes). — Les référendaires au sceau sont des officiers ministériels qui représentent les parties en instance au ministère de la justice pour obtenir des titres, des changements de noms, des naturalisations.

— lieferendum. [V. S.) RÉFÉRER V. a. [lat. referre). Rapporter

micile, à l'heure qu'il indique, et même les une chose à une autre : à quoi réferez-vous jours de fête. Les ordonnances de référé ne ' cet article '? — Attribuer ; il en faut référer statuent que d'une manière provisoire, en\ l'Itotintur, lu gloire à Dieu. — Jurispr., Hélai-sant intact le fond du droit et sauf déci- férer le serment a quelqu'un, s'en rapporter sion ultérieure du Ir.bunal compétent ; c'est au serment de quelqu'un qui voulait s'en rap

pourquoi aucune autorisation n'est nécessaire pour paraître en référé, soit comme demandeur, soit comme défendeur, ni aux mineurs émancipes, ni aux établissements publics, ni même en certains cas à la femme mariée et au mineur non émancipé. L'assistance d'un avoué n'est pas indispensable devant le jfigc d-'S référés. .Apres avoir entendu

porter au nôtre : le serment lui avait été déféré, mais il le référa à sa partie adverse. — R.férer a quelqu'un le choix d'une chose, lui laisser le choix de la même chose dont il nous donnait le choix. — v. n. Palais. Faire rapport : il faut en référer à la chambre. — Se référer v. pr. Avoi r rapport : cet article, ce pastaijcsc réfère à cdv.i qui est ci-dessus. —

REFL 4o

S'en rapporter : se référer à l'avis de quelqu'un.

* REFERMER v. a. Fermer de nouveau : à peine avait-il ouvert son coffre, qu'il l'a refermé.

— Chir. Refbrmfr une plaie, reprendre et unir les chairs de telle sorte qu'il n'v ait plus d'ouverture. — Se refermer v. pr. "la porte s'est refermée S2ir lui.

' REFERRER v. a. Remettre à un cheval le fer qu'on lui a ôté, ou qui s'est détaché : ily a des maladies du sabot, où il faut déferrer et referrer le cheval à chaque pansement.

' REFEOILLETER v. a. Feuilleter, lire de nouveau : en refeuilletanl cette vieille cotrespondance, il y découvrit une lettre fort importante.

' RÉFLÉCHI, lE part, passé de Réfléchir. Qui est renvoyé par la réflexion : la lumière réfléchie par une glace, d'une glace sur te mur opposé. — Fig. Gramin. Verbes réfléchis, verbes pronominaux exprimant une action ou un état qui ne se rapporte qu'au sujet du verbe. Quelques grammairiens appellent Pronom réfléchi de la troisième personne, le pronom, Se, soi, qui sert à la conjugaison de ces verbes. — Adj. Qui est fait ou dit avec réflexion : action, pensée réfléchie. — Méditatif, pensif; un homme réfléchi.

•RÉFLÉCHIR V. a. (préf. re ; iv. fléchir). Renvoyer, repousser. Se dit de lous les corps qui répercutent les autres corps dont ils ont I été Irappés, ou quelque chose de l'impres- I sioii qu'ils en ont reçue : les miroirs réfléî chissent l'image des objets. — La gloire des

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