‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 61 sur 639 · GRANDS HOMMES RÉFLÉCHIT SON ÉCL.\T SUR LEURS · texte numérisé non relu

GRANDS HOMMES RÉFLÉCHIT SON ÉCL.\T SUR LEURS

DESCENDANTS. — Réfléchir v. n. Rejaillir, être renvoyé ; la lumière <jiii réfléchit de la muraille.

— Fig. La HONTE DE CETTE ACTION RÉFLÉCHIT SUR TOUS CEUX QUI Y ONT PARTICIPÉ. — PenSCT

mûrement et plus d'une fois à quelque chose ; je vouf: prie de réfléchir sur celle affaire. — Se réfléchir v. pr. Etre réfléchi ; ce paysage se réfléchit dans le Inc. — Fig. en gramm. L'oction du verbe se réfléchit quelquefois sur le sujet. Ex. Je me repcns. Vous vous moquez. Il se tourmente, etc. Le verbe alors s'appelle Verbe réfléchi.

* RÉFLÉCHISSANT, ANTE adj. Phys. Qui réfléchit la lumière, le son, le calorique : surface réfléchissante.

' RÉFLÉCHISSEMENTS, m. Rejaillissement,

réveiberalion ; le réfléchissement de la lumièi-e.

' RÉFLECTEUR adj. m. (du lat. refleetere, réfléchir). Phys. Se dit de certains corps particulièrement destinés à réfléchir la lumière : miroir réflecteur, —s. m. Appareil en métal poli ou en glace, qui réflécfiit les rayons de chaleur, de lumière ou de son.

RÉFLECTIF, VIE adj. Qui a rapport à la reUexion.

♦ REFLET [re-flè] s. m. La réfle.vion de la lumière ou de la couleur d'un corps sur un autre. Est particul. d'usage en peinture ; les reflets de l'eau contenue dans ce vase éclairent le plafond. — Fig. Sa réputation est un reflet, un pâle reflet de la gloire de son père.

* REFLÉTER v. a. (lat. reflectare). Renvover la lum.ère ou la couleur sur un corps voisin : nous ne voyons les objets que par la lumière qu'ils reflètent. — Fig. La gloire de ses belles actions reflète sur toute sa famille.— Se refléter v. pr. Une couleur qui se reflète.

• REFLEURIR v. n. Fleurir de nouveau : les oranjcrs, après avoir porté des fleurs au printemps, refleurissent ordinairement en automne. — Fig. Reprendre de l'éclat, mériter et obtenir plus d estime, plus d'admiration : les lettres, les beaux-arts coi^encent àrefleurir.

•RÉFLEXE adj. [ré-flè-kse](lat. rc/ïciifS. réllrchii Qui se fait par réflexion .• vision ré-

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flexe. — Phvs. Se dit dp mouvements qui succèdpnl. indéponiLininifiit île la volunlé, à des |ilii'noiiiéiiPs de sensibilité dont nous n'avons na- conscience.

* RÉFLEXIBILITÉ s. f. Phvs. Propriélé d'nn ciT|>s siisce|ilil)le de rétlexion : la réflixildlilé dus rayons de lumière, des corps étasIiriJies.

•RÉFLEXIBLE ad.j. Phys. Qui est propre à elle ii-lléetii : les rayons de la lumière sont réflrxiblcs.

RÉFLEXIF, IVE adj. Qui appartient à l'action de ràiiir appelée réllexion.

* RÉFLEXION s. f. [-ksi-on]. Rejaillissemenl. ri'vei liération : lu réflexion des rayons. — Mai'. lN>TRUMt:NTS A nÉFLEXio.N.inslnime.uts aslronorniqur's dont on se sert, dans les voyapes de Ion? cours, pour prendre la hauteur des astres au-dessus de l'horizon, pour mesurer des distances de la lune au soleil, etc. : les sextnnls et tes octants sont des instruments à réflexion. On dit de même, Cebcle DE RÉFLEXION. — Fig. Actioo de 1 esprit qui rèfli'chit: médilation sérieuse, considération attentive sur quelque cho>e : cela me fit faire de sérieuses réflexions. — C'est un homme de RÉFLEXION, c'e.>l uii homme qui ne fait rien

.sans y avoir hien songé. — Pensées qui résullenlde celte action de l'esprit: voilà de belles, de sages, de savantes l'éflexiuns.

* REFLUER V. n. (lat. refluere, couler en arrière). Se dit du mouvement des fluides qui retournent vers le lieu d'où ils onl coulé, ou qui, [iressés dans un endroit, se portent lians un aulre : quand la mer monte, elle fait refluer les rivières. — Méd. La bile a reflué DANS LE SANG, elle s'est mêlée avec le sang t les barbares qui inondèrent l'Italie refluèrent datis les Gaules.

•REFLUX s. ni. [re-flû]. Mouvement réglé de la mi:r qui se retire du rivage après le tlux : il y a flux et reflux dans l'Océan. — Se dil llg., surtout en parlant de la vicissitude des choses humaines : /es choses du monde sont sujelies à un flux et reflux continuel.

' REFONDER v. a. Prat. anc. Ne s'employa,t ijne dans celte phrase, Rkfonder les DÉPENS DE CONTUMACE, rembourser les frais d'un délaut faute de comparoir, alin d'y être reçu opposant.

* REFONDRE v. a. Mettre à la fonte une seconde fois, tondre de nouveau, il faut refondre ce canun, celte cloche. — Se dit, lig , en parlant d'un ouvrage d'esprit, d'une législation, etc., qui conlienl de bonnes choses, mais qui a besoin de recevoir une meilleure forme, un meilleur ordre : il faut refondre entièrement ce discours, cet ouvrage — Se dil aussi en pailant des personnes, et signifie, changer le caractère, les mœurs, les habitudes : il a vainement entrepris de refondre son caractère. — Fam. Il faudrait le refondre, se dit en parlant d'un homme incorrigible. On dit dans le même scus. Vous ne me refondrez pas. — Se refondre v. pr.Jenepuis me refondre.

* REFONTE s. f. Action de refondre les monnaies, puuren faire de noui'elles espèces : depuis la refonte des monnaies. — Se dit, quelquefois, en parlant d'un ouvrage d'es[irit d'une législation, etc., dont on change la forme, l'ordre : ce n'est pas une simple cor 1-ection, c'est une refonte totale.

* RÉFORMABLE ailj. Qui peut ou qui doit être relui me : il y a des abus qui sont à peine réformables.

* RÉFORMATEUR, TRICE s. Celui, celle qui réforme ; c'est un sage réformateur. — S'Éiu

GEH EN RÉFORMATKOR, FAIRE LE RÉFORMATEUR, Se

mêler mal a propos de vouloir réformer les autres. — Les phéibndus nÉFOuuATEURS, et

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plus ordinairemont. Les nÉpoBMATEims, les chefs de la religion réfoiinée.

'RÉFORMATION s. f. Réiablissement dans l'ancienne loiiiie, ou dans une meilleure forme : lu rè,urnalion des mœurs. — La ré- FORMATioN cs ABUS, DES DÉSORDRES, le retianchement des abus, des désordres. - La ré- FoRUATioN DES MONNAIES, l'aclion de refrapper des espèces, sans les refondre, soit pour en chantier la valeur, soil pour en changer l'empreinte : cette réformalion des monnaies produisit tant. — Se dit ab*ol. des changements que les proteslant'; ont faits à la doctrine et à la di-cipline du christianisme : o l'époque de la ré 'ormalion .

RÉFORMATOIRE adj. Qui concerne la réformalion des mœurs, des habitudes, etc.

* RÉFORME s. f. Rétablissement dans l'ordre, dans l'ancienne .''orme, ou dans une meilleure forme : ces choses-là ont besoin de réforme, d'une réforme complète. — La réforme DES ABUS, le retranchement des abus qui se sont introduits. — La prétendue réforme, et plus ordinairement, La réforme, le changement que les proteslanls du xvi° siècle ont introduit dans la doctrine et dans la discipline du chrislianisme : telle ville embrassa la 'prétendue réforme, la réforme en telle année. On le dil aussi du corps de doctrine adopté par les protestants, et de la communion formée par les E^dises protestantes : la réforme prétend... Suivant la réforme .. — Relig. Réiablissement de l'ancienne discipline dans un ordre relif;ieux : mettre la réforme dans une abboye. — Changement de mal en bien relativement à la conduite, aux mœurs, et particulièrement à la piété : c'est un homme qui vit dans une grande réforme. — Guerre. Licenciement partiel, réduction des troupes à un moindre nombre, par l'autorité du prince ou de l'Etat qui adroit de les licencier : la réforme des troupes se fait à la fin de la gueire. Ce sens est moins usité que les suivants. — Se dit parlicul. en parlant des officiers auxquels on ôte leur emploi, mais en leur conservant, pendant un ceitain nombre d'années, une partie de leurs appointements qu'on appelle Traitement de réforme : être mis à ta réforme. — Congé de réforme, ou simpl., RÉFORME, congé qu'on donne à un soldat reconnu impropre au service. — Se dil encore en parlant des chevaux de la cavalerie, de l'artillerie, etc., qui ne sont pas ou qui ne sont plus en état de servir : il y a eu dans ce régiment une réforme de vingt chevaux. — Se dit quelquefois des chevaux réformés : tel jour on vendra les réformes du régiment, de l'écurie. — Réduction à un moindre nombre des employés d'une administration : il y a une grande réforme dans ce ministère. — Faire UNE grande réforme DANS SA MAISON, diminuer sa table ou ses é(piipages, renvoyer une partie de ses domestiques. — Réforme des monnaies, se disait jadis de l'action de rétablir les valeurs réelles des monnaies dont on avait -urhaussé le prix. — Encycl. On appelle réforme le grand mouvement religieux du xvie siècle, qui déchira l'Eglise catholique latine. 11 y eut un grand nombre de reformateurs avant la Réformalion, et presque toutes les doctrines de Lutheravaienléié prêchées avant lui. L'invention de rimprimerio, la renaissance des lettres et des études classiques avec Agricola, Reuchlin et Erasme, tels turent les événements qui préparèrent d'une façon spéciale le soulèvement religieux du XTi" siècle. La réformalion affi nia le principe de laliberié évan^élique tel iiu'il est posé dans les épîtres de saint Paul aux Romains et aux Galales. De ce principe général découlent les doctrines fondameiiiales du protestantisme, a savoir :1a su pré ma lie absolue de la parole du Christ et la suprématie absolue delà grâce du Chrisl. Une autre doctrine fondamentale itc la réformation est que le pécheur esljuslilié

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devant Dieu par le seul mérite du Christ tel

que le comprend une loi vivante ; contrairement à la théorie, dominante alors et sanctionnée en substance par le concile de Trente, qui fait de la foi et des œuvres les deux œuvres coordonnées de la justification. A ces deux principes supérieurs, i.1 faut a|outer la doctrine que tout croyant est prêtre, et que tous les laïques onl le droit et le devoir non seulement de lire la Rible dans leur langue maternelle, mais aussi de prendre pari au gouvernement et à l'administration de l'Eglise.— La réformalion en Allemagne, dirigée par le génie et l'énergie de Luther et par le savoir et la modération de Melançhthon, commença dans l'université de Wittenberg, par une proieslalion contre le trafic des indulgences, le 31 oct. 1517. et devint bientôt un puissant mouvement populaire. Luther reculait d'abord devant l'idée d'une scission; mais le cours des événements rendit irréconciliable la lutte à laquelle il se trouva en- Irainé contre l'autorité centrale de l'Eglise. Le pape Léon X. en juin 1520, prononça contre lui une sentence d'excommunication. La diète de Worms, où Luther fit sa mémorable défense, ajouta à l'excommunication du pape le ban de rempereur(1.ï'21). Kn dépit de ces arrêts, la réformalion se propagea, et, avant 1330, elle avait pris pied dans la plus grande partie de lAllemagne du Nord. La seconde diète de Spire en l.ï29 lui interdit tout progrès nouveau. C'est contre ce décret de la majorité catholique que les princes partisans de la réforme publièrent la célèbre protestation datée du 19 avril 1529, qui fut l'origine du nom de prole-tants. Leur credo fondamental, la confessiondefoid'Augsbourg, fut présenté à la diète d'Augsbourg en I5:i0. Le terrain perdu dans la guerre de la ligue de Smalcalde fut promptement reconquis par Maurice de Saxe, et la paix d'Augsbourg, en I.Soo, assura aux Etats luthériens le libre exercice de leur religion, mais avec une restriction quant aux progrès ultérieurs de celle-ci. Un grand nombre de protestants allemands suivirent la direction de Calvin de préférence à celle de Luther, et formèrent l'Eglise réformée allemande, qui, en 1.S62, adopta le catéchisme de Heidelberg comme confession de toi. Le xvi« siècle termine, avec les violentes controverses intérieures de l'Eglise luthérienne et les querelles entre celle-ci elles calvinistes, l'histoire théologique de la réformation allemande; mais son histoire politique ne se termina qu'après la guerre de Trente ans, par la traité de Weslphalie en 1 648. — La réformation en Suisse fut contemporaine, mais indépendante de la réformalion allemande, et aboutit à l'établissement d'une communion reformée distincte de la communion luthérienne. Elle concordaitavec celle-ci dans tous les principes essentiels de doctrine, excepté dans la doctrine de l'eucharistie; mais elle s'éloignait davantage encore des traditions reçues en fait de gouvernement et de discipline, et tendait à une plus radicale réformalion pratique et morale du peuple. Zwingle yZwingli) commença ce mouvement en prêchant contre diiïérenls abus à Einsiedein en 1516, el,avec plus d'énergie et delfet, à Zurich en 1a19; îannée suivante la messe y fut abolie, et remplacée par un culte presque puritain. La réformalion s'introduisit bientôt dans la plupari des cantons, mais non sans ell'usion de sang. Les catholiques mirent en déroute la fielite armée des gens de Zurich à la bataille de Cappel, oct. 1531, où Zwingle trouva une mort héroïque. Jean Calvin, Français de naissance et d'éducation, mais exilé de son pays natal pour la foi, trouva une patrie nouvelle à Genève (1336), où Farel avait préparé les voies. Ses écrits tliéologiqiies . surtout les Institutes et les Commentaires, exercèrent une influence capitale sur l'organisation de

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toutes les Eglises réformées et sur toutes les cent ssions de loi: et, en même temps, son génie lé^'i^latif donnait sd forme au gouvernement pre-byteiien. Calvin mourut en 1564, et Théodore de Bèze (mort en I60'i) travailla avec Bullinger jusqu'à la lin du svi° siècle a consolider la réformalion en Suisse et en propagea les principes en France, en Hollande, en Allemai.'ne, en Angleteire et en Kcosse. — Presque tous les premiers retormateurs de Franc, Farel, Viret, iMarol, Olivetan, Calvin et de Béze eurent à chercber un refuge à l'étranger. Calvin et de Bèze peuvent être regardés comme les pères de l'Eglise réformée française. Leurs élèves revinrent comme missionnaires au pays natal. La première congrégation protestante se forma à Paris en t-Doo, et le premier synode s'y tint en 13>S9. Le mouvement prit forcément un caractère politique. Le parti protestant, ou huguenot, était numériquement le plus faible, mais il coniptaitquelques-unsdes plus hauis personnages et des hommes les plus érainents par le talent, et il était soutenu par la maison de Navarre Trois guerres civiles s'étaient succédé rapidement, lorsque la cour et le duc de Guise eurent recours à la trahison et complotèrent un massacre général des Huguenots, qui fut exécuté le 24 aoilt 1572 (voy. Barthélémy, Massacre de la Saint-, et Réformé.) Eu 158;», le princtprotestant Henri de Navarre devint roi de France sous le nom de Henri IV. Il abjura la foi protestante en ISy.i, disant que Paris et la paix de la France valaient bien une messe; mais il assura à ses anciens coreligionnaires le libre exercice de leur culte parle célèbre édit de Nantes (In98j. La revocation de cet édit par Louis .\iVen 1685 fit de l'église réformée de France une « Eglise du désert »; néanmoins, elle survécut en France aux plus cruelles persécutions, et elle enrichit de milliers d'exilés tous les pays protestants. — Dans les Pays-Bas, la réformation lut surtout encouragée par les influences venues de Suisse et de France. D'après Grotius, le duc d'Albe fit périr 100,000 protestants hullanddis pendant les six années de son gouvernement (1567-'73). Finalement, les sept provinces septentrionales formèrent une république fédérale, et se séparèrent de I Eglise de Rome et de la couronne d'Espagne. Le premier synode hollandais réformé se tint à Uoit en lo74. Le protestantisme en Hollande a toujours été surtout calviniste, bien que les Arminiens ou Remonstrants, par les écrits de leurs savants et de leurs théologiens, aient exercé une grande intluence. — En Uonjjrie, la réformalion fut introduite après \:'>'ii par les disciples de Luther et de Méianchthon qui avaient étudie à Wit.enberg. Le synode d'trdœd. en i545, organisa l'Eglise luthérienne, et celui de Csenger, en Io.j7, l'Ef-'lise ré.ormée. Les Alleinauds établis en Hongrie adoptèrent pour la plupart la confe>siou d'Augsbourg, tandis que les Magyars préféraient le calvinisme. Le prince Etienne Bocskay de Transylvanie, avec l'appui de l'alliance turque, reconquit (IB06) une entière tolérance pour les luthériens et es calvinistes en Hmigrie et en Transylvanie, tolérance conliimée sous ses succejseurs Gabor et Geoigi- Rakoczy 1". En Pologne, la première impulsion lut donnée par des relii:ionnaires exilés de Bohême et par les écrits des réformateurs allemands. Le roi Sigismona-Augusie (lo48-'72) favorisait la réforiiiation et correspondait avec Calvm. Les deux conles.^ionsy eurent beaucuu|i d'adhérents, et Jean à Lasco traduisit la Bible; mais les dissensions inlesiines, les progrès du socinianisnie el les elioits des jé-uites détruish-ent a peu près le protestantisme en Pologne — Eu Suède, Olaf et Lars Petersen, ou Pelii, disciple de Luther, prêchèrent contre les abus ecclésiastiques api es 1519. Gustave Vasa-favorisa le protestantisme pour des rai-

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sons politiques et vénales, et tout le pays, v compris les évêques. le suivit sans sranile difficulté. La Siièd^ et le Danemark adoptèrent la foi luthérienne et conservèrent l'épiscopal. mais en le rattachant intimement à l'Etat. Du Danemark, la réformation passa en Norvège vers 1536. — Le prulestanli-me anglais tut, dès le début, un mouvement politique en même lemps que religieux. On distingue dans la réformalion anglai^e cinq périodes. D^ns la première, de 1.J27 à 1.t47, l'autorité de la papauté romaine fut abolie sous Henri Vlll. La seconde embrasse le régne d Edouard VI, de 1547 à 155!. Cranmcr établit la céformation avec l'aide de Ri.iley et de Latimer, ainsi que de plusieurs théologiens du continent, particulièrement de Martin Bucer de Strasbourg, et de Peter Martyr de Zurich. C'est alors que furent rédigés les 42 articles, plus lard réduits à 39, lesquels constituent une confession de loi mo érémenl calviniste, el le Book of Common Frayer. La troisième période est le règne de Marie, de' Io.tS a l.jo8, pendant lequel la persécution catholique consolida la réibrmation. La quatrième période est le rétablissement et l'organisation permanente de la réformalion anglicane, pendant le long règne d'Eli-abelh. de l-5o8 à 16u3. L Egliseanglicane, telle qu'Elisabeth l'a constituée, était a demi catholique dans sa forme de gouvernement pour les prélats et de culte liturgique, constituaui une sorte de mo,>en terme entre Rome et Genève. .Mais pendant que le parti catholique était presque aunihilé en Angleterre, le parti puritain devint plus puissant sous les successeurs d Elisabeth, el renversa ladyuastie des Stuarts. Ces troubles el ces agitations occupèrent la cinquième période de l'histoire du protestantisme anglais. — En Ecosse, le premier prêcheur et martyr du protestautisme fut Patrick Hamillon, jeune homme de sang royal, qui avait étudié à Wiilenberg et à Alarburg, et qui lut brûle sur le bûcher eu loâS, à l'âge de 23 ans. Le mouvement s'accrut malgré la persécution, et mené à bien sous la direction de John Ivnox, qui réfurnia l'eg.ise écossaise sur le modèle de celle de Genève. Lorsque l'infortunée Marie Stuait essaya de restaurer la religion catholique romaine et de détruire l'organisation presbytérienne établie par le parlement en 1 .00, sa propre imprudence et la résistance obstinée de la nation tirent ech mer ses plans; el après sa fuite en Angleterre (lo08J, le protestantisme fut de nouveau déclaré la seule religion de 1 Ecosse. — Voy. Marheineke, GefChictUe der deulschen reforinution ( 1 8 1 6- '34, 4vol.); Hilliiiger, Geschkhie der schweizerischen kirchenlrermung (ISio- ;7, 2 vol.) ; Akre d'Aubigne, Uiitoire de la réformation au xvi° siècle (ie>3o-'o3, 3 vol.), et Histoire de laréf'ormation au temps de Calvin lstiï-'73, 6 vol.) ; L. Hausser, Oeschichte des ZeilalUrs der Réformalion (1868;, et G. -P. Fisher, Uislury of the /ie/orynu('On.(New-Yoik, 18,3).

* REFORME, ÉE part, passé de Réformer.

— La religion phétkndue réforuée ou filus ordinairement, La HtxiGioN aÉFoRMÉt, le culte RÉFOKMÉ, le proteslaNtisme; et, substautiv., Les PHÉTE.NDLS RÉFORMÉS, OU siiiipl., Les RÉFORMÉS, ceux qui suivent cette religion. — s. Se dit des religieux qui suivent la réforme établie dans l'oiore duquel ilsappartiennent; par opposition aux religieux qui n'ont point reçu cette réforme, et qu'on ap, elle religieux de la commune observance, ou anciens : les réformés préltndaient nue... — On donne, en France, lis noms de réloi niés, de huguenots el de calvinistes, aux adeptes de Calviu. Le mot huyuenot. d'une origine imertaiiie, fut appliqué d'abord par les catholiques romains de France à tous les partisans de la lélorme, nidis restreint ensuite aux calv.nistes. Luther eut peu d'inlluence sur la réforme en France; ', avantCalvin, les esprits étaient déyà disposés

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b une rêformation Des influences anticatholqiiis y travaillaient depui* longtcmns. Pendant le règne de François \". les nobles et les savants se rangèrent du côté de la réforme religieuse. Dans la ville de Meaux, autour de lévêqup Bnconnet, un ïrand nombre d hommes ayant des sympathies pour la toi nouvelle, commencèrent, sans déclarer formellement le .schisme, à agir comme des réformés. Leurs acte-, jo nls aux agitations politiques et sociales du moment leur attirèrent bientôt àe< persécutions. Le mouvement eilt piobdblemenl avorté si la torte main de Calvin n'en avait pris la direction ;lo28). — Le 21 janvier l">i4, on fil une procession générale à laquelle assisia F ançuis I", et qui, partie de Notre-Dame, avait pour slai ion la place Ma ibert où éUil dressé un bûcher pour six personnes « vehémcnlanent nciusées d'hérésie ». Le roi lui-même mit le feu au bûcher et passant ensuite la lorclie au cardinal de Loriaine, il attendit, les mains jointes, la lin du supplice. « Il voulut, ilit le P. Daniel, pour attirer la bénédiction du ciel sur ses armes, donnercet exemplesignalé de piété et de zèle contre la nouvelle doctrine ». Au célèbre synode général de mai 1559, les idées de Calvin sur le gouvernementel la discipline de lEirlise prirent formellement un corps dans une profession de loi. Pendant le rèi.'ne de Henri II (I547-'.S9), les Huguenots se trouvèrent assez forts pour entrevoir l'espérance de devenir le parti politique dominant; plusieurs membres de la famille royale, le roi de Navarre, par exemple, le pr nce de Condé son frère et un grand nombre de nobles, y compris les Châlillon et l'amiral Coligny, favorisèrent la reforme. Pendant les régnés des deux rois suivants dont l'infériorité intellectuelle rendait une régence nécessaire, Catherine de Medicis tint les rênes de l'autorité, pendant que les ducs de Guise soutenus par les catholiques, et que les princes de Bourbon chefs aes Huguenots, se disputaient la régence. La paix de Sainl-Germain garantit une liberté entière aux Huguenots et la sœur du roi épousa Henri de Navarre. Les principaux prntestanls invités aux l'êies de la noce, furent traUreusement égorgés le jour de la Saint-Barlhelemy, 1572. Les Huguenots, ayant Henri de Navarre à leur tête, eurent alors à combattre la sainte ligue formée par les Guises et par Phil ppe il d Espagne. Après l'assassinat de Henri III (1589), Henri de .Navarre, pour mettre un terme aux eti'royables désordres, se lit catholique, mais il accorda aux Hu:.ueuots une liberté entière de conscience el tous les droits politiques et religieux par l'édit de iNantes (i.jy8). Le meurtre de Henri IV par Kavaillac (itiiO) laissa les calvinistes sans protecteur. Sous son |cune bis et successeur Louis Xill, ils eurent à combattre de nouveau pour leurs droits; la lutte inégale se termina par la prise de la Rochelle De lb:'9 a Ibbl, particulièrement sous .Mazarin, il y eut un repos relalit. .\[irès la mort de Al.izarin on publia de nouveaux édits qui teuda.eni à réduire et finalement à extermiuer le.- Huguenots. En I68Ï, Louis XIV Signa la céieliie révocation de l'édii de Nantes; à celle occasion, oui). CUC protestants au moins se réfugiéienl dans les I ays étrangers. A pariir de celte époque, leur cause fut com|ilèlement ruinée en France, bien que dans les montagnes des Cévennes, les paysans, sons le nom de Camisards, délièrent longteinpsles troupes royales. L'h.glise protestante lut à la lia réor-ain.sée par Jean Court, el llnaleinenl la Révolution fendit aux protesiants leurs droils loul eutiers qui ont été en subsiance respectés par les gouvernements surcessifs de France. Le terme Huguenot a de|iuis longienips cessé d'êire le "nom coiiiiiiun -les caivin.-les. On dit aujourd'hui en pdriaiil de leur lengion : Eglise réformée de France. — Eglise réfor^

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mée. Vers ie milicvi du svi» siècle, les protestants se divisaient on deux confessions principales : rE?li=e liitliérienne et l'iîplise réformée. Ces appellations marquent deux types distincts de théologie et d'administration ecclésiastique. La théologie des étihses reformées est connue vulpairemenl sous le nom de calvinisme. Son point de départ est la doctrine de la souveraineté divine. Luther sans doute était d'accord avec Calvin sur ce point, mais la théologie luthérienne, sous riniluence de Mélanchthon, repoussa le dogme de l'élection inconditionnelle. La théorie de la Cène donna lieu k un autre desaccord. Luther soutenait le sens littéral des mots : « Ceci est mon corps », et aifirmait la présence réelle dans l'eucharistie; tandis que Calvin n'y voyait la présence du Christ qu'au sens spirituel. Les luthériens tenaient plus compte de la tradition, les calvinistes sappuyaient davanta.L'e sur l'autorité de l'Ecriture. Les uns comme les autres adoptaient le système presbytérien; mais les luthériens insistèrent davantagesurlesdroits des princes, tandis que les calvinistes mettaient surtout en avant les droits des peuples. On a vu à l'article Réform.^tion la manière dont ces deux doctrines se sont partagé les pays protestants d'Europe. Lareligion réformée, sous la forme du congrégationalisrae, fut apportée dans la Nouvelle-Angleterre par des pèlerins; et, sous la forme du presbytérianisme, établie dans les autres colonies de l'Amérique du Nord par les émigrants venus d'Ecosse, d'Irlande, d'Angle terre et de Hollande. Comme on devait s'y attendre, par suite de sa diffusion dans tant de pays, l'église réformée a produit de nombreuses confessions de foi et de nombreux systèmes théologiques. La grande controverse arminienne amena la convocation du synode de Dort (I618-'19), où, malgré l'opposition des remonstrants, les cinq points du calvinisme furent formellement définis : 1° élection inconditionnelle ; 2° rédemption particulière; 3° dépravation totale; 4° grâce irrésistible; 5» persévérance des saints. Le catéchisme de Heidelberg (lo63), rédigé par Ursinus et Oleviauus, fut adopté par les Eglises réformées de Hollande et d'Allemagne. En Angleterre, en Ecosse et en Amérique, la même foi est formulée dans la confession et les catéchismes de Westminster. L'Eglise anglicane a toujours eu des soutiens éminents pour les principes fondamentaux du système réformé; mais c'est surtout chez les non-conformistes anglais qu'il les faut chercher. Sur le continent les plus récents représentants des dogmes réformés, comme Sclileiermacher, Ebrard, Schneckerhurger, Sehweizer et Vmet, les ont soutenus au point de vue historique et philosophique, plutôt que dans l'esprit de la tradition scolastique. L'Egli>e luthérienne a toujours été en Europe, sous la dépendance directe de l'Etat, tandis que les Eglises réformées ont obtenu une indépendance relative.

* REFORMER v. a. Former de nouveau : on a dissous celle compnijnie, et on l'a reformée aussitôt uprês. — Se reformer v. pr. Il s'est reformé un iilcés dans sa (joitrine. —Guerve. Se rallier et reprendre son ordre : ce corps, ayant été ronijiu et mis en déroute par l'artillerie, s'est reformé à quelque distance.

' RÉFORMER v. a Rétablir dans l'ancienne forme, donner une meilleure forme à une chose; la corriger, la rectifier, soit en ajou tant, soit en retranchant : réformer la justice la police, les lois, les coutumes. — Corriger, changer en bien, en mieux : réformer ses mœurs.

Pour réformer l'Etal, réformes donc les cœurs.

Pousaud. Charlotte Corday, acte IV, se. vu.

— Retrancher ce qui est nuisible ou de trop j réformer Us abus. — Réfouuer son tiiain, sa DKPKNSE. s.\ MAISON, diminuer son train, réduire

sa dépense. — Réformeh des troupes, les ré- 1 point d'immersion, quand ils tombent ohli

duireà un moindre nombre j onaréformé tel rériimmt. et on ia réduit à huit compagnies. — RÉFORMER UN OFFICIER, lui retirer son emploi, mais en lui conservant une partie de ses appointements. RÉioRMER UN SOLDAT, lui donner un congé de réforme. — Réformer des chevaux, les retirer du service auquel ils étaient affectés, comme n'y étant plus propres. On ditde même. Réformer une partie du matériel, — RÉFORMER LES MONNAIES, changer la valeur ou l'empreinte dc-^ espèces, sans faire de refonte. — Se réformer v. pr. Renoncer à de mauvaises habitudes, prendre une conduite plus régulière : il projette toujours de se réformer.

RÉFORMISTE adj. Polit. Qui est partisan des réfoi mes en général ou de certaines réformes. — s. m. Un réformiste anglais.

' REFOUILLEMENT s. m. B.-Arts. Action d'évider, de marquer davantage les creux elles saillies d'une sculpture.

* REFOUILLER v. a. B.-Arts. Détacher, en creusant, chaque partie d'une sculpture.

* REFOULEMENTS, m. Action de refouler, ou etlel do cette action : le refoulement de ta marée.

* REFOULER v. a. Fouler de nouveau : refouler une étoffe. — Faire retluer : ce batardeau refoula, fit refouler les eavx jusque dans les maisons. — Mar. Refouler la marée, le COURANT, aller contre le cours de la marée. — Artill. Bourrer une pièce de canon avec le refouloir. — v. n. Refluer, retourner en arrière : la mtdtitude refoula vers le Nord.

' REFOULOIR s. m. Artill. Bâton qui est garni à l'une de ses extrémités d'un gros bouton aplati, et qui sert à bourrer les pièces de canon.

* RÉFRACTAIRE adj. (lat. refrartarius; de refraijari, résister). Rebelle, désobéissant : réfraUaire aux ordi-es du roi. — Chim. Se dit d'une substance minérale qui ne peut point se fondre, ou ijui ne fond que très difficilement : un minerai de fer très réfraclaire. — Substantiv. Législ. milit. Celui qui se soustrait à la loi du recrutement et refuse de se ranger sous les drapeaux : poursuivre les réfractaires.

* RÉFRACTER v. a. Phys. Produire la réfraction : le prisme réfracte diversement les rayons de diverse couleur. — Se réfracter v. pr. Des rayons lumineux qui se réfractent.

RÉFRACTEUR s. m. Sorte de lunette astronomique.

* RÉFRACTIF, IVE adj. Phys. Qui cause, qui produit la réfraction : pouvoir réfractif.

* RÉFRACTION s. f. Physiq. Changement de direction qui se fait dans un rayon de lumière, lorsqu il passe obliquement d'un milieu dans un autre : vn bâton, plongé en liartic dans l'eau, parait rompu à cause de la réfraction. (Voy. Lumière.)

RÉFRACTOIRE adj. Qui a rapport à la réfraction.

* REFRAIN s. m. Un ou plusieurs mots qui se rc[iètcnt à la fin de chaque couplet d'une chanson, d'une ballade, d'un rondeau, etc. : le refrain de celte chanson est fort agréable. — Fig. et fam. Ce qu'une personne ramène toujours dans ses discours : son refrain, c'est toujoursde l'argent. On ditprov., danslemême sens. C'est LE refrain de la ballade. — Mar. Retour des houle? ou grosses vagues qui vii'nnent sebriser contreles rochers. (Peu us.)

RÉFRANGER V. a. (rad. lat. frangere,hv'iser). Phys. Dévier, luiser par réfraction.

* RÉFRANGIBILITÉ s. f. Phys. Propriété dont jouissent b.s rayons lumineux de s'éloigner ou de s'écarter de la porpendiculaire au

qucmentd'un milieu diaphane dans un autre de densité différente : la différente réfrangibilité des rayons.

•RÉFRANGIBLE adj. Phys. Qui est susceptible de réfraction : les rayons violets sont les plus réfrangihtes.

'REFRAPPER v. a. Frapper de nouveau :

refrappez à cette porte, on n'a pas enlenduvotre premier coup.

REFRÈNEMENT s. m. Action de refréner.

■ REFRÉNER v. a. Réprimer. Ne s'emploie que figuréinent et au sens moral -.refréner ses passions.

* RÉFRIGÉRANT, ANTE adj. Chim. Se dit de ce qui sert à produire un refroidissement considérable : faiie un mélange réfrigérant avec de la glace piléc, de l'acide nitrique, etc.

— Méd. Se dit de ce qui est rafraîchissant : potion réfrigérante. — s. m. L'orgeat est un bon réfrigérant. (V. S.)

* RÉFRIGÉRANT s. m. Chim. 'Vaisseau que l'on rem[)lil d'eau, et avec lequel on couvre la partie supérieure d'un alambic, pour refroidir et condenser les vapeurs que le feu y a fait monter.

RÉFRIGÉRATEURS, m. Appareil au moyen duquel différents produits, le plus souvent des viandes et des boissons, sont maintenus frais ou à une température très basse. Le réfrigérateur ordinaire pour les aliments a la forme d'une caisse contenant un compartiment pour la glace, et un ou plusieurs compartiments pour les aliments. Le premier soin à prendre dans la construction d'un réfrigérateur, c'est de rendre l'air qui sera en contact avec les objets à conserver aussi sec que possible, et parconséquent de mettre ces articles absolument à l'abri de l'humidité venant de la glace. Dans une atmosphère sèche, comme celle des Andes ou des cûtesde la Californie, la viande se conserve sans glace.

* RÉFRIGÉRATIF, IVE adj. Méd. Qui a la propriété de rafraîchir : potion réfrigérative.

— s. m. Employer les réfrigératifs.

* RÉFRIGÉRATION s. f. Chim, Refroidissement ; la distillation se fait par exhalation et réfrigération.

RÉFRIGÉRER v. a. (rad. lat. frigus, froid). Phys. Refroidir, mettre à la réfrigération.

RÉFRINGENCE s. f. Phys. Propriété de réfracter la lumière.

* RÉFRINGENT, ENTE adj. (rad. lat. frangens, brisant). Phys. Qui a la propriété de changer la direction des rayons de la lumière, lorsqu'ils passent obliquement : milieu réfringent.

' REFROGNEMENT ou Renfrognement s. m.

[gn. mil.] (rad. lat. frons, front). Action de se refrogner : le refrognemcnt de son visage marque qu'il n'est pas de bonne humeur.

•REFROGNER (Se) ou Renfrogner (Se) v. pr. Contracter la peau de son visage, de son front, de manière à y former des plis, des rides qui donnent l'air du mécontentement, du cha.grin : à l abord de certaines pLrsonnes,il se refrogne. On dit de même, Se refrogner, se renfrogner le visage.

* REFROIDIR V. a. Rendre froid : le vent, la pluie a refroidi l'air. — Diminuer l'ardeur, l'activité, etc. : il avait bien de l'ardeur potir cette affaire, mais ce qui est arrivé t'a beaucoup refroidi. — v. n. Devenir froid : laissez refroidir ce bouillon. — Se refroidir v. pr. il s'était échauffé, il s'e.'it refroidi.

•REFROIDISSEMENTS, m. Diminution de chaleur : ce refroidissement de l'air, du temps pourrait nous awoier de la gelée. — Diminution dans l'amour, dans l'amitié, dans les

REFU

passions : il y a du refrohliiSiinent dans leur amitié. — Indisposilion causée par un fioid subit, dans un moment où l'on avait chaud, où l'on transpirait : ce que fui esta peine un rhume, c'est un petit nfroidissemcnt. — Particul. Maladie du cheval, provenant du passape subit d'une action vive et forcée, à une action lenle et tardive, ou à un repos entier dans un temps froid ; ou bien de la trop .srande fraîcheur d'une boisson prise au moment où le cheval avait chaud : ce n'est qu'un refroidissement, n'en soyez point en peine. REFROIDISSEUR s. m. Appareil de ventilation qui empêche les meules d'un moulin de s'échauffer outre mesure.

* REFDGE s. m. (lat. refugium). Asile, retraite, lieu où l'on se sauve pour être en sûreté : les Israélites avaient des villes de refuge. — Maison de refuge, ou sirapL, Refuge, nom de certaines maisons d'asile pour les indieents, et quelquefois de correction pour les femmes qu'on veut retirer du désordre. — Se dit, fifr., des personnes dont on attend, dont on implore la protection, le secours : vous êtes mon refuge, — Se dit quelquefois des choses : vous avez contre lui le refuge de la loi, — Fig. Prétexte, raison apparente sous laquelle l'erreur ou la mauvaise foi cherche à se mettre à couvert : quel misérable refuge que ce prétexte!

* RÉFUGIÉ, ÉE s. Un pauvre réfugié. — Absoi. Les réfcgiés, les calvinistes que la révocation de l'édit de .Nantes fit sortir de France. — .^djectiv. Style réfugié, style des écrivains protestants qui, étant sortis du royaume, ont ignoré les changements introduits par l'usage dans la langue française.

' RÉFUGIER iSe) v. pr. Se retirer en quelque lieu ou auprès de quelqu'un pour être en sûreté : il s'e^tréfugié dans une église. — Fig. L'homme vertueux, accusé par le monde, se réfugie dans sa conscience.

* REFUIR V. n. Yen. Se dit du cerf ou autre animal qui, lorsqu'il est poursuivi, revientsur ses pas, afin de donner le change.

* REFUITE s. f. Vén. Endroit où une bête a coutume de passer lorsqu'on la chasse : il y a tant de refuites dans cette forêt. — Se dit aussi des ruses d'une bêle qu'on chasse : un cerf qui use de refuites. — Se dit, fig., des retardements atleclés d'une personne qui ne veut point terminer une aflaire : i'/ élude le jugement du procès par des re fuites continuelles. (Peu us. en ce sens.)

'REFUS s. m. .action de refuser : s'attirer un refus. — Fam. Cel.a. n'est p.\s a votre refus, ce n'est pas une chose qu'on vous offre, et il ne dépend pas de vous de l'accepter ou de la refuser. — Avoir une chose au refus de quelqu'un, ne l'avoir qu'après qu'un autre l'a refusée, et Faire une chose au refus de quelqu'un, la faire après qu'un autre a refusé de s'en charger. — Fam. Cela n'est pas de refus, je ne refuse pas, j'accepte volontiers ce que vous m'offrez. — Ce qu'un autre a relusé : je ne veux point du refus d'un autre. — Chasse. Un cerf de refus, un cerf de trois ans. — Enfoncer, battre un pieu jusqu'à refus du MOUTON, jusqu'à ce que le mouton ne puisse l'enfoncer davantage. On dit de même, Ce

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