VOL
truments à ce concert. — Gramm. Son représenté par la voyelle : voix articulée. — Se dit aussi de différentes formes que prennent les verbes, selon qu'ils sont employés dans des propositions dont le sujet fait l'action ou la reçoit, est actif ou pa.ssif : la voix active: la voix passive. (Voy., plus loin, un autre sens des locutions Voix active et Voix passive.) — Mouvement intérieur qui nous porter à faire quelque chose ou qui nous en détourne : lavoixde la nature, de l'humanité. — Conseil, avertissement donné avec instance, vive supplication : écoutez la voix de votre ami. — Sullrage, opinion : donner sa voix. — Droit de suti'rage : voix délibérative. — Voix active, le pouvoir d'élire ; et, Voix passpve, la capacité d'être élu : iln'a que voix active. — Fig. et fam., Avoir voix au chapitre, en chapitre, avoir du crédit dans une compa^rnie, dans une famille, auprès de quelque personne considérable. — Sentiment, jugement, opinion : la voix publique est pour lui, est contre lui.
' VOL s. m. (rad. lat. volare, voler). Mouvement des oiseaux et de quelques insectes, qui se soutiennent et avancent dans l'air par le moyen de leurs ailes : vol élevé, fort, roide, vite, knt. — Etendue et longueur du vol qu'un oiseau fait ordinairement en une fois ; le vol de la perdrix n'est pus long. — Théâtre. Action de la machine au moyen de laquelle un ou plusieurs personnages montent ou descendent, ou traversent le théâtre soutenus en l'air, comme s'ils volaient : il y a dans cet opéra des vols bien hardis, bien exécutés.— Fauconn. Nombre d'oiseaux de proie qu'on entrelient pour prendre diverses sortes de gibier : le vol pour te héron. — Chasse qu'on fait avec des oiseaux de proie : se plaire au vol de ta corneille, au roi de la pie. -^ Se dit encore de la distance qu'il y a entre les deux bouts des ailes d'un oiseau, lorsqu'elles sont étendues autant qu'elles peuvent l'êlre : cet oiseau a tant de pieds de vol. C'est ce qu'en histoire naturelle on nomme Envergure. — A vol d'oiseau loc. adv. En ligne droite : de Paris à Rouen, il n'y a que vingt lieues à vol d'oiseau.
' VOL s. m. Action de celui qui prend furtivement ou par force la chose d'autrui, pour se l'approprier : ua vol de grand chemin. — Chose volée : on l'a trouvé saisi du vol. — LégisL « En remontant jusqu'au moyen âge, on trouve que la législation pénale concernant le vol était alors, en France, entachée de barbarie. En vertu des capitulaircs de Charlemagne, le voleur était puni de la perle d'un œil ; à la première récidive, on lui coupait le nez, et à la seconde, il était pendu. Saint Louis ne se montra pas beaucoup plus humain à l'égard des voleurs. Pour le premier vol, le coupable avait une oreille enlevée; au second vol, on lui coupait un pied; et, au troisième, il étail condamnéà mort. Celui qui avait commis un vol dans une église devait avoir iesyeu.t arrachés. Le vol domestique, le vol d'un cheval et le recel entraînaient la peine de mort. Au siècle dernier, les peines que 1 on appliquait aux voleursétaieut plus ou moins rigoureuses, selon les circonstances et selon la qualité des personnes au préjudice desquelles le vol avait été commis. Les voleurs de grands chemins étaient condamnés au supplice de la roue (Ord. janv. 1o34). On punissait de mort ceux qui avaient volé dans des maisons royales, ceux qui avaient volé à l'aide de violence, et aussi les domestiques qui volaient leurs maîtres (Uéclar. 1.t janvier 1t)77, 4 mars ^12i, etc.). Le vol d'une chose consacrée au culte était considéré comme un sacrilège. (Voy. ceniot.) Lorsque le vol était commis sans ellractiou et sans autres circonstances aggravantes, celait un simple larcin, et le coupublo était condamné au fouet et marqué d'une tleurde lis; puis il était envoyé aux galères pour un