‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 609 sur 639 · VOLA · texte numérisé non relu

VOLA

volonté. En termes de mar. : cabeslanvolant! manœuvre volante, etc.

■ VOLANT s. m. Petit morceau de bois, d'os, d'ivuire, de liège, garni de cuir, etc., perce de jikisieurs trous où l'on lait entrer des pluini's parle moyen desquelles il se soutient quelque temps en l'air après qu'on l'a poussé ou lancé avec des raquettes, des palettes, etc. : jouer au volant. — Aile de moulin à vent : raccommoder un volant de moulin. — Mécan. Arbre garni de quatre ailes, qui sert il modérer la rapidité d'un mouvement à roues, comme dans une pendule, dans un tournebiocbe. Le volant a pour objet d'emmagasiner, aux dépens de la puissance, Ja force d'im|iiilsion qu'il reçoit du mouvement de la machinr sur laquollf il est monté, afin de la lui resliluer ensuite, au moment où elle en a besoin pour continuer sa marche avec précision. Il régularise l'action de la puissance. — Garniture qu'on attache au bas des robes de femme, et qu'on peut mettre ou ôter à volonté.

VOLAPÛK s. m. [vo-la-pûk] (formé des mois volapuks, vol, univers; /jùA, langue). Nom donné vers 1881, par M. Schleyer, de Constance, à la nouvelle langue universelle dont il est le créateur et dont nous avons fait connaître, en résumé, les théories grammaticales à notre article Langue universelle. Quoique les premières publications de M. Schleyer sur la langue universelle datent à peine de 1881, les adeptes du "Volapiik se comptent aujourd'hui par milliers dans les dilférents Etats de l'Europe : (iO sociétés se sont déjà fondées dans le but d'en favoriser la propagation, et cela non seulement en Allemagne, mais en Autriche, en Hollande, en Suède, en Angleterre, même aux Etats- Unis, et jusqu'à Beyrouth, en Syrie. De nombreux travaux ont été composés dans ces derniers temps pour l'étude du Volapiik : le m.aître a fait paraître, en même temps que sa grammaire, un dictionnaire volapùk-allemand contenant piès de treize mille mots; ces deux ouvrages en sont à leur 4° édition. De petits abrégés de la grammaire ont été faits, non seulement en latin et dans toutes les langues de l'Europe, mais encore en chinois et dans le dialecte nama des Hottentots: des dictionnaires a I usape particulier des dill'érents peuplessont en voie de préparation et paraîtront bientôt. Eli France, le volapùk a eu pour premier propagateur un de nos collaborateurs, A Kerckkoffs, dont on est sûr de trouver le nom associé à toute tentative de vulgarisation utile à la littérature ou à la linguistique. (Voy., pour d'autres détails sur M. Kerckholïs, notre art. Kerckhove.) Il est parvenu à créer, a 1 Ecole des hautes études commerciales, un cours libre de volapùk; il a ètalili les règles de la grammaire dans un ouvrage intitulé : La Langue commerciale universelle; exposé de la question; grammaire (Paris, 18S5, in-S», librairie étrangère de Henri Le Soudier), ouvrage qui doit être suivi d'un Dictionnaire volapùk- français et françttis-vola jjùk, et d'un Cours méthodique de volapiik, avec exercices de thème et de version. — 11 se publie déjà trois journaux en volapùk, le Volapûkabled, par Schleyer, avec traduction allemande en regard; les Volapiikaklubs, par Fieweger, de Breslau, entièrement rédigésen volapùk, et le Volapûkabled, par Haastertet Vos, de Rotterdam. M. Kerckholïs va faire paraître à son tour le Volabled, ou journal des volapûkistes français. — Un premier congrès de volapûkistes s'est réuni eu 1884, à Friederischshaien, sur le lac de Constance : 300 membres, venus de tous les coins de l'Europe, y assistaient; un second congrès se réunira, en 1887, à INûreniberg, et enfin un grand congrès international doit être convoqué à Paris, à l'occasion de l'Exposition universelle.

VOLÉ

• VOLATIL, ILE adj. (lat. volatUis). Chim. Qui s'élève et se résout en vapeur ou en gaz par l'action du feu. Est opposé à fixa -.sel volatil.

' VOLATILE s. m. Animal qui vole. Son plus grand usage est au pluriel : cet animal est du genre des volatiles, — Adj. L'espèce volatile.

VOLATILISABLE adj. Qui est susceptible

de se volatiliser.

•VOLATILISATION s. f. Opération chimique par laquelle on rend volatil un corps qui était fixe : la volatilisation du mercure, du soufre, du camphre. — Action de se volatiliser.

•VOLATILISER v. a. Rendre volatil. - Se volatiliser v. pr. L'arsenic se volatilise aisément, la chaleur fait aisément dissiper l'arsenic.

• VOLATILITÉ s. f. Qualité de ce qui est volatil : la volatilité de l'alcool.

• VOLATILLE s.f. [«mil.]. Il se dit, dans un sens générique, de petites espèces d'oiseaux qui sont bons à manger : il ne leur donna à d'mer que de In volatille. (Fam.)

• VOL-AU-VENT s. m. Espèce de pâtisserie chaude dans laquelle on met du poisson ou de la viande délicate, et dont les bords assez élevés sont de pâle feuilletée : ce pâtissier est renommé pour ses vol-au-vent.

' VOLCAN s. m. (lat. Vulcanus, Vulcain). Ouverture, gouil're qui s'ouvre dans la terre, et plus ordinairement dans les montagnes, d'où il sort de tempsen temps des tourbillons de feu et des matières embrasées : il y a beaucoup de volcans dans l'Amérique. — Fig. Imagination vive, ardente, impétueuse -.son imagination est comme un volcan, est un volcan. — Se dit aussi, fig., en parlant des intrigues sourdes, des conspirations, des dangers imminents, mais cachés ; nous étions, nous sommes sur le volcan.

VOLCANICITÉ s.f. Géol.Caractèredes roches

volcaniques.

VOLCANIEN, lENNE adj. Qui a rapport aux volcans.

•VOLCANIQUE adj. Qui appartient au volcan, qui est le la nature du volcan : une terre volcanique. — Fig. Une tète volcanique, UNE imagination VOLCANIQUE, uiic tête. Une imagination ardente, qui est toujours en fernientalion.

VOLCANIQUEMENT adv. D'une manière

volcanique.

VULCANISATIONS, f. Production de roches volcaniques.

• VULCANISÉ, ÉE adj. Se dit des lieux où il y a des volcans, où il reste des traces d'anciens volcans : mi terrain vulcanisé. — »-v

Voy. * Vulcanisé.

VOLCANISER v. a. Amener à l'état volcanique.

VOLCES, volcse, puissant peuple de la Gaule narbonaise divisé en deux sections : les Volces Tectosages qui avaient pour cap. Toulouse, et les Volces Arecoraici, qui avaient pour cap. Nîmes.

' VOLE s. f. (del'ital. volta, fois, coup). Se dit, à quelquesjeux de cartes, quand l'un des joueurs fait toutes les mains : il a entrepris la vole.

' VOLÉE s. f. Le vol d'un oiseau : il a pris sa volée. — Se dit aussi, collectiv., d'une bande d'oiseaux qui volent tous ensemble : une volée de pvjeons. — Se dit, fig. et fam., en parlant de gens qui sont de même âge, de même profession, de même condition, et surtout des jeunes gens : ily axait alors une volée déjeunes gens à la cour. — Rang, qualité,

VOLE

élévation , mérite : c'est une personne de qualité de la haute volée, de la première volée. — Fig. Une volée de canons, la décharge lic plusieurs canons faitfi en même temps : lu muraille fut abattue d'une volée de canons. — Fig. et fam. Une volée de coups de bâton, un grand nombre de coups de bâton donnés île suite. — Pièce de bois de traverse, qui s'attache au timon d'une voiture, d'un fourgon, d'un chariot, et à laquelle les chevaux du second rang sont attelés : il faut mettre ces chevaux à la volée. — A la volée loc. et fam. En l'air, au passaye : je lui jutai ma bourse, il la saisit à la volée. — Très prompteraent, en profitant du moment favorable : il parle si vite, qu'il faut misir ses paroles à la volée. — Inconsidérément : il fait toutes choses à la

VOLN

comme font les petits oiseau.x qui n'ont pas la forco de voler loniftenips. ou conime Ifpapillons : il prend plaisir à voir voleter les abeilles sur les fleurs.

* VOLEUR. EUSE s. Celui, celle qui a volé, o'u qui vole habiluellemenl : les voleurs de grands ckcmins. — Celui qui exige plus qu'il ne devrait demander : ce marchand eut un voleur, un franc voleur, un vrai voleur. — »* TyposT. On appelle voleurs des morceaux de papier qui se collent aux feuilles et ensuite, lors de l'impression, s'attachent aux caractères, ne laissant à la feuille que l'impression du foulage. — Ligne a voleur. (Voy. Ligne.)

■VOLGA (anc. Mu), fleuve de Russie, le

volée

Agric. Semer a la volée, semer plus

lonf

— il ..V. ^„™.,.. .. .. ■ .. d'Europe. Il prend sa source su

en'Tetant les' grainës,"ies" semences par poi- 1 îe plateau de Valtaï. dans le gouvernement t;nées sur la terre préparée pour les rece- 1 de Tver, près de celle de la Diina, par ;)/° yyjr laL. N. et 31 ' " ' '

■ VOLER V. n. {lat. volare). Se soutenir, se mouvoir en l'air par le moyen des ailes : c'est le propre des oiseaux de voler. — Par ext. Courir avec une grande vitesse : ce cheval ^ol^ Se dit, particul., des bruits et de la renommée : le bruit de ses hauts faits vole par toute la terre. — Se dit également des choses qui sont poussées dans l'air avec une grande vitesse, comme les traits, les pierres, etc. : les flèches votaient. — Voler v. a. Chasser. Uansce sens, se dit de certains oiseaux de proie qui sont dressés à chasser, à poursuivre d'autres oiseaux ou quelque autre sorte de f;ibier : le faucon, l'autour le lanier, apprennent facilement à voler d'autres oiseaux. — Se dit également des personnes qui emploient ces oiseaux à la chasse : il se pldit à voler la corneille, à voler le héron.

• VOLER v. a. Prendre furtivement ou par force la chose d'aulrui, pour se l'approprier : voler la bourse de quelqu'un. — Fig. et fam. Il ne l'a pas volé, se dit de quelqu'un à qui il est arrivé quelque chose de fâcheux ou d'heureux, et qui l'a bien mérité. — Absol. Voler sur les grands chemins. — Se dit, lig., de ceux qui s'approprient les pensées et les expressions des autres, et qui s'en servent sans indiquer la source où ils ont puisé : (/ a volé cela de tel livre, dans tel livre.

• VOLEREAU s. m. Diminutif de voleur.

(Fam.)

• VOLERIE s. f. Fauconn. Chasse pour laquelle l'oiseau est dressé à voler d'autres oiseaux, ou quelque autre sorte de gibier. Haute voleriE, volerie du faucon sur le héron, sur les canards et sur les grues; celle

son cours décrit un arc de cercle K., S. et S.-E., et près d'Astrakhan, ilse jette dans la merCaspienne par un grand nombre de bouches. Il a une longueur d'environ 3,6.'J0 kil., et sa pente totale ne dépasse guère 200 m. De nombreux canaux l'unissent à la mer Baltique et à la mer Blanche. 11 a pour affluents principaux: l'Oka et le Kama.

VOLHYNIE (pol. Wolyn), gouvernement de la Russie occidentale, autrefois province de la Pologne, sur la frontière de la Galicie autrichienne; 2,10J,0U0 hab. Il n'y a aucune autre contrée dans l'empire où l'agriculture soit aussi florissante. Fer, cuir, verre, poterie et papier. Cap., Zhitomir.

* VOLIÈRE s. f. Lieu qui est ordinairement ferme de lild'archal, et où l'on nourrit des oiseaux pour son plaisir : il a une belle volière. — Grande cage qui a plusieurs séparations, pour mettre différentes sortes d'oiseaux. — Réduit où l'on nourrit des pigeons : les pigeons de volière sont les plus délicats.

* V0LI6E s. f. Planche mince de bois de sapin, ou d'autre bois blanc.

VOLIGEAGE s. m. Action de voliger.

VOLIGER V. a. Garnir de volifies.

* VOLITION s. f. Acte par lequel la volonté se détermine à quelque chose.

VOLNAY s. m. Vin récolté aux environs de Volnay.

VOLNAY, village de l'arr. et à 6 kil. N.-O. de Beaune (Côte-d'Or); 600 hab.

VOLNEY (Constantin-François Chassebœuf, omte de), eciivaiu fiançais, né à Craon

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