VOMI
VOND
(fr. vo'ume; pr. melron, mesure^. Itislrumeiit | Théâtre dcsaiicien.''. Romains. Scdildeslargt- - ■ ' ' issues par où le peuple sortait à la fin du
spectnclp
imagine par Gay-Lussac pour mesurer densité comparative de certains liquides.
VOLDMETRIQUE adj. Qui a rapport à la
déteroiination ili's volumes.
* VOLUMINEUX, EUSE adj. (fr. volume).
Oui est l'orl étendu en tons sens, qui occupe beaucoup de place : ce paquet est volumineux.
— Se dit aussi d'un ouvrage d'esprit, d'une collection qui contient un grand nombre de volumes : un ouvrai^e volumineux.
' VOLUPTÉ p. f. (lat. votuptas). Plaisir corporil, pldi.sir des sens : il y a de la volupté à boire quand on a soif. — Les plaisirs de l'âme : l'âme a ses voluptés comme le corps.
Vrais libcrlins du ciel, dévols sardanapales, Vous, vieux moines chenus, et vous, novices pâles. Foyers couverls de cendre, encensoirs ignorés. Quel don Juan a jamais, sous des lambris dorés. Senti des voluptés comparables aux vôtres ?
Ta. GiDTiu. Poésies diverses, 1838.
— Plaisir des sens : il faut résister à la volupté.
* VOLUPTUAIRE adj. Droit. Se dit dos dépenses consai;rées aux constructions, aux embellissements de luxe ou de fantaisie : le vendeur de mauvaise foi est obligé de rembourser les dépenses voluptuaires à l'acquéreur évincé. — Les dépenses voluptuaires ou d'agrément faites sur le fonds d'autrui par un acquéreur qui avait acheté d'un vendeur de mauvaise foi doivent être remboursées par ce dernier et non par le véritable propriétaire (C. civ. '163-ï}.
' VOLUPTUEUSEMENT ad. .\vec volupté :
boire. Vivre voluptucust:ment.
* VOLUPTUEUX. EUSE adj. Qui aime et qui cherclie la volupté : il est voluptueux. — Qui inspire la volupté, qui fait éprouver un sentiment de volupté : ce séjour est voluptueux. — Qui exprime la volupté : une langueur voluptueuse. — Suljstantiv. C'est un voluptueux.
' VOLUTE s. f. (lat. volula). Archit. Certain oruemenL du chapiteau de la colonne ionique et de la colonne composite, fait en forme de spirale. — Hist. nat. Se dit des coquilles univalves tournées en cône pyramidal.
VOLUTER v. a. (rad. lat. volvere, tourner). Knrouler en forme de volute.
* VOLVA s. m. Bot. Enveloppe des champignons. (Vuy. liouiiSE.)
VOLVE s.f. (lat. volva). Physiol. Membrane qui enveloppe toutes les parties constitutives de l'œuf.
VOMER s.m.[vo-mèr](motlat.quisignifîe:
soc de charrue). Os qui forme la partie postérieure de la cloison des fosses nasales.
* VOMIQUE adj. f. (lat. vomica, abcès). IS'esl usile que dans cette locution, Noix VOMIQUE, espèce de noix qui est un poison pour quelques animaux, comme les cûiens, etc. : on lui a donné une noix vomique.
■ VOMIQUE s. f. Méd. Amas de pus qui est quelquefois évacué par une sorte de vomissiMueut : il a rendu une vomique.
' VOMIQUIER s. m. Arbre qui produit la noix vomique.
' VOMIR V. a. (lat. vomere). Rejeter par la bouche, et ordinairement avec effort, des matières contenues dans l'estomac. Se dit des animaux ainsi que des hommes : cette drogue provoque à vomir, fait vomir.
'VOMISSEMENTS, m. Action de vomir:
il est sujet à du grands vomissements. — l"ig. Retourner a son vomissement, retourner u .->Lin ancien péché.
' VOMITIF, IVE adj. Méd. Qui fait vomir : remède vomitif. — s. in. Puissant vomitif.
•VOMITOIRE s. m. Svn. de Vosiuif. —
VONDEL (Joost VAN Dkn) . illustre poète néerlandais, auquel ses contemporains ont décerné le nom de i> prince des poètes », litre qui a été ratifié par la postérité, né à Cologne, le 17 nov. 1.ï87, de parents anversois, qui avaient dû fuir leur ville natale à cause de leurs opinions religieuses. En i':i9~i . son père vint s'établir à Amsterdam, où il ouvrit un magasin de bas. Vondely fréquenta l'école, devint membre de la chambre de rhétorique brabançonne Wt levendcr jamt, ' plus tard de celle des Eglantieren, et fit ainsi onnaissance des meilleurs écrivains de son temps : R. Visscher, Spiegbel, Coster, Hooft, Bredero, etc. Sou père étant mort en en 1606, il lui succéda dans les affaires, mais après son mariage, en 16iO, il en abandonna la direction à sa femme, iMaria de Wollf, pour s'adonner presque exclusivement à la poésie et à l'étude du français, de l'allemand et du latin. — Après de premiers essais, il débuta par une tragédie Paschaoffc Vcrlussinghe der Kind'ren Israëls (1612), suivie, en 1620, d'une autre Hierusalem verwoest, qui marque un sensible progrès, tant sous le rapport de l'élévation des pensées, que sous ceux de la pureté du style et de la science théâtrale. Une maladie qu'il fit cotte même année, fut cause qu'il donna sa démission comme diacre dans la communauté mennonile. à laquelle il appartenait. Dans les dissensions politiques et religieuses, qui déchirèrent la république au commencement du xvii= siècle, il se rangea du côté d'Oldenbarneveld et des remor.strants. La mort du premier, sur l'échafaud, lui suggéra l'idée d'une tragédie allégorique Palamcdes (162b), dans laquelle, sous le voile diaphane d'un mythe grec, il représenta le jugement et l'exécution du célèbre homme u'Etat. Comme cet ouvrage, plein d'une sanglante ironie, déplut souverainement au parti Contraremonslrant. alors au pouvoir, il fut cité devant le tribunal de la Haye et n'échajipa peut-être a la peine de mort, que par le refus d'extradition du magistrat d'Amsterdam, qui se contenta de lui infliger une amende de 300 florins. Depuis cette époque, Vondel fut célèbre : en peu d'année.s ^on Palaméde , d'ailleurs un de ses meilleurs ouvrages, eut 30 éditions. L'avènement au slalhoudérat, de Frédéric-Henri, qui était plus porté pour les remonstrants, et les exploits de ce prince lui inspirèrent plusieurs belles odes, telles que : tieboortklockvan Willem V. Nassau (1626); Verovering van Grol [\6il); Zegerangter eere van Frederick-Hendriek (162'y); cependant il continua à verser sur la tète des contiaremonstrants les Ilots de sa mordante ironie dans les célèbres satires: Rommelpot vun't Hanekot (16i7); iio,vkam, Harpoen, Otter in'l Bolwerek (tous de 1630), etc. — Sentant grandir ses ailes, il rêva la création d'une épopée : Focht van Keizer Conslantyn de Groote naarRome; mais la mort de sa lemme (163o) et d'autres chagrins lui lirent abandonner cette œuvre, dont il détruisit les .'l premiers chanls, qui étaient déjà achevés. Ce ne fut que grflce à l'inlluence de l'illustre Grotius, qu'il se déc^ida à reprendre la plume: IHistoire de Joseph lui fournil la matière de trois tragédies, dont Joseph in Dothan (1640) est un chef-d'œuvre dans sa louchante simplicité. Entre-leuips, il composa en l'honneur de sa ville natale une de ses meilleures œuvres : Gysbre'jht van Aemstel (1637), dont la représenlaliou inaugura le nouveau T/i^(î(c6' d'Amsterdam. Lu mour de sa ville nalalo, Cologne, qui lui avait déjà inspiré le beau cbanl lyrique de Jiijnstrouiii lit eclore en 1639 lu tragédie ûe 1 .Vaeghden, dans laquelle il glonlie le mar- I i\ro iic sainte Ursule el de ses compagnes.