VORE
mais qui est surtout remarquable à cause du penchant vers le catholicisme que Vondel y manifeste. Depuis plusieurs années déjà, celui-ci, témoin des dissensions sans fin parmi les protestants, se sentait attiré vers cette religion, qu'il embrassa ouvertement en 1641 , après mûre réflexion et avec une entière conviclion,sans prendre garde que cet acte lui vaudrait la perle d'un crand nombre de ses amis, entre autres de Hooft. Les œuvres suivantes : Pcîer en Pauwels (tragédie, 16ili, Altaergeheimenissen (poème didactique en I honneur de l'eucharistie, 164o) et Marin Stuart of Gemartelde Majesteit (Wagidie , 1646) sont toutes empreintes de l'esprit du catholicisme.En politique aussises opinionsétaient changées, témoin sa pasiorale De Leeuwendaelers (1648), dans laquelle il applaudilàla fin de la guerre de 80 ans. Ceci apparaît plus encore dans sa grande tragédie Luci'/"er 1654), dont le sujet, la Chute des Anges, inspira dix ans plus tard à Milton son Paradisc Lost. Parmi les œuvres qui suivent, il n'y en aucune qui puisse lui être comparée, si ce n'est Adam in Ballingsch rp (1664) représentant la chute de notre premier père et son expulsion du paradis. Trois ans plus tard, à l'âge de 80 ans, il écrivit encore une tragédie, Noach of Ondergangh der Eerste Weerelt. — Les dernières années de Vondel, qui avait toujours joui d'une assez grande aisance, furent obscurcies par des chagrins de famille et des revers de fortune. Son fils, Joost, ayant par son gaspillage perdu tout son bien et compromis son nom, Vondel sacrifia sou avoir, environ 40,000 florins au paiement de ses délies (16o7). Pour être à l'abri du besoin, l'illustre vieillard se vil même obligé d'accepter, en I6'i8, un modeste emploi au mont-depiété, lui rapportant 6b0 florins par an. Au bout de dix ans on le lui retira, mais en lui en laissant les modestes appointements jusqu'à sa mort (o fév. 1679). Environ 200 ans plus tard, en 1867, ses compatrioless'acquittèrenl d'un devoir trop longtemps néglige en lui érigeant une statue dans le nouveau parc d'Amsterdam. — En parcourant la longue liste de ses œuvres, dont nous n'avons mentionné qu'une faible partie, nous abstenant entre autres de parler de ses nombreuses traductions de Sénèque,de Virgile, d'Horace, d'Ovide, de Sophocle, d'Euripide, etc., nous remarquons que Vondel, tout en avant abordé tous les genres de poésie, sauf là comédie proprement dite, avait une prédilection marquée pour la tragédie. Là toutefois ne se trouve point la grande force de son génie : il excelle surtout dans le genre lyrique etc'est pourquoi les plus belles parties de son œuvre dramatique sont presque toujours les chœurs; dans ceux-ci il atteint quelquefois une grandeur, une élévation incomparable. — Meilleures éditions : J. v. hennep. : Oe 'Werken van Vondel in verband gebracht met xijn leven, lSoo-'69, 12 vol. in-lol., magnifique édition illustrée et commentée. J. V. Vloten : Vondels Dichtiverken, 2 vol. 1864-'66. ^Eym.^el.)
* VORACE adj. (lat. vorax). Qui dévore, qui mange avec avidité : l'aigle est un oiseau vorace.
* VORACITÉ s. f. (lat. voraciias). Avidité à manger : la eoraeité des loups.
VORARLBERG [lor-arl'-bergg], district le plus occidental de lenipire d'Autriche, coulinanl au Tyrol, à la Bavière, àlaSuisse, et au lac de Constance; 2,602 kil. cair. ; 102,264 hab. Il reçoit son nom des mons Arlberg, qui sont un rameau des Alpes. Fer, vin, graines; fromages. Vorurlbcrg a. une diète el une conslitulion a pari, mais il csl adminislié par le gouverneur du Tyrol. Cap., Breg' HZ.
VOREY,ch.-l. de cant.,arr. el à iO kil. N. du Pnv Haute-Loire; ; 2,200 hab.
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VORONEZH. I, gouvernement de la Russie niOridioLKile, sur la fi'ontièie du pavs des Cosaques du Don; 2,602 kil. carr.; 2.200,000 hab. Traversé par le Don cl ses aflluenls; c"est une des plus fertiles régions de la Russie. Il nourrit des chevaux de race supérieure. On y faln'ique des draps grossiers, de la ferronnerie, du savon, du suif et du sucre de canne. Exportation do bois, de céréales, de chevaux, de bœufs, de laine, de peaux, de fruits et de miel. — II, capitale de ce gouvernement, sur le Voronezh, non loin du Don, à 180 kil. E. de Kursk; :>7,00(l hab. Bâtie sur une colline escarpée, elle se divise en ville basse et ville haute, avec de grands faubourgs. Grand commerce, surtout en céréales et en suif.
VORONTZOFF. 1. jMikhail, comte), homme d'Etat russe, né en 1710, morten 17 67. Il fut l'amant de l'inipéralrice Elisabeth qui le maria à sa cousine, nièce de Catherine l", et qui, en 1744, le nomma vice-chancelier et niinislre des alfaires étrangères. Il négocia d'importants traités et fut créé chancelier ; mais, sous Catherine II, il perdit son influence. — II. (Mikhail), homme de guerre russe, né en 1782. mort en I8.t6. Son père était ambassadeur a Londres et sa sœur épousa le comte de Pembroke. Mikhail se distingua contre Napoléon, et fui blessé à Borodmo. En 1828, il remplaça Menshikofï, blessé au siège de 'Varna. Pendant qu'il gouvernait le Caucase, il pénétra, en 484o, jusqu'à Dargo, la forteresse de Schamyl, qui tint jusqu'en iSo9. il obtenait désavantages dans la guerre de Crimée, lorsqu'il tomba malade et se retira, en ocl. I8.t4. En 1856, il fut nommé feld-niaréchal et gouverneur d'Odessa.
VORTICELLE s. I. tdimin. devortex, tourbillon)' Genre de protozoaires infusoires, comprenant des espèces d'animaux-plantes, communs dans les eaux douces et salées, sur
net ou cloche tinîmntcule
les tiges des plantes aquatiques. La clocheanimalcule ou vorticelle miiyuet, type de ce genre, a la tête campanulée et un pédoncule qui se tortille.
'VOS (Jan), poète néerlandais, né à Amsterdam, vers 1620, mort en cette ville, le 11 juillet 1667. 'Vitrier de son état et sans instruction, il étonna le monde savant de son époque par son talent dramatique. Ses tragédies : Ai-an en Titus, et Medea sont pleines de force et de mouveme,nl, mais ne sauraient plaire de nos jours, à cause des horreurs qu'elles renferment. Sa comédie bouffonne (Ene n'est, à vrai dire, qu'un ramassis de turpitudes. L'intluence de Jan Vos, qui fut, pendant quelque temps, un des di-