‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 616 sur 639 · VOYE · texte numérisé non relu

VOYE

extrêmement remarquable, construite au %' siècle dans le style byzantin,

VOUVRAY, ch.-l.decant.,arr. etàH kil.E.

de Tours (Indre-et-Loire); 2,300 hab.

VOUZIERS, ch.-l. d'arr. à 84 kil. E. de Mézières (Aidennes). sur la rive gauche de l'Aisne; par 49° 23' .^3" lat. N. et -i" 22' 6" long. E. ; 3,750 hab. Grains, vins, huile, bestiaux ; pierre à bâtir; bouille, ardoises; fabrique de vannerie fine.

VOVES. ch.-l. de cant., arr. et à 22 kil. S-.E. de Ch.i rires (Eure-et-Loir); 2,000 hab.

VOX POPULI, VOX DEIloc. lat. qui .signifie: La voix du )ieuple, c'est ta voix de Dieu.

* VOYAGE s. m. [voua-ia-je] (fr. voie). Le chemin qu'on fait pour aller d'un lieu à un autre lieu qui est éloigné : grand voyage. — Toute allée et venue d'un lieu à un autre : j'ai fait deux voyages à 'Versailles. — Allée ou venue qu'on fait faire à un homme de peine, à un commissionnaire, soit pour porter quelque chose, soit pour remplir quelque messafie : ce crocheleur, ce chairetier a fait tant de voyages pour moi; il faut payer ses voyages. — Séjour dans un lieu où l'on ne fait point sa demeure ordinaire: le ooya'je de la cour à Fontainebleau sera de trente jours.

' VOYAGER V. n. Faire voyage, aller en pays éloigné : il a bien voyagé, il a bien vu du pays. — Etre transporté : cette lettre a beau

coup voyagé.

* VOYAGEUR, EUSE s. Celui, celle qui est actuellement l'n voyage : j'attends des nouvelles de nos voyageurs. — Se dit aussi de ceux qui ont fait ou qui font de grands voyages : c'est un voyageur, vn grand voyageur. — Adj. Des ejiseuux voyageurs. — Commis voya- GELR, commis qui voyage pour les all'aires d'une maison de commerce, — Législ. « Les dépôts d'objets laissés dans une hôtellerie par les voyageurs qui y logent sont considérés par la loi comme des dépCts nécessaires dont le> hôteliers sont responsables (C. civ. 1348, ■IQ.iâ). (Voy. Aubergiste et Dépôt.) — 11 en est de même des objets confiés par les voyageurs au voituriers par terre ou par eau (id, I78i). — Des recours de route sont accordé.- aux voy^igiurs indigents, en vertu de la loi du 13 juin flQO. Ces secours sont de 15 cent, par 4 kil,, pour ceux qui voyagent à pied; ils sont avancés à chaque gîte d'étape par la municipalité et remboursés par le département. Mais si le trajet doit êlre fait en voiture ou en chemin de fer, le prix du voyage est avancé par le préfet de qui émane la réquisition de transport conformément aux instructions ministérielles des 8 déc. 186o, 22 mars 1866 et 1»' mai I8li7. «

(Ce. Y,)

* VOYANT, ANTE adj. Qu'on voit. Ne se dit i]ue des couleurs qui sont extrêmement éclalanles : voilà une couleur 1res voyante.

* VOYANT, ANTE adj. Qui voit. Dans riiospice des Quinze-Vingts, on appelle Fuèrks voyants, ceux de cet hospice qui voient elair, et qui soni mariés à une femme aveugle; et Sœuus voyantes, les femmes qui voient clair, et qui sont mariées à des aveugles, — s. m. Celui qui voit. Il a le même sens que Prophète, et c'est dans cette acception que Samuel est appelé Le Voyant.

* VOYELLE s. f. [voua-iè-le] (rad, voix). Gramm. Lettre qui a un son par elle-niAme, et sans être jointe à une autre : les jtrni-ipales voyelles de noire alphabet sont a, e, i, <,, u .

— Se ditquelquelois des voix, des sons mèinrs que les voyelles sont destinées à représenter : la diphtongue se forme de deux voyelles prononeées en.semble, comme dans Ciel, Dieu, oui.

— PoiNTs-voYËLLEs, poiuts OU petits signes destinés à représenter les voyelles, dans l'é-

criture hébraïque, où toutes les lettres sont

consonnes.

* VOYER s. m. et adj. [voua-ié] (rad.voj'e). Officier préposé à la police des chemins à la campagne, et à celle des rues dans les villes : les voyers. les commissaires voyers de tel lieu, de telle ville.- Agents voyers, agents chargés de la construction et de l'entretien des chemins vicinaux.

' VOYOU s. m. [voua-iou] (fr, voie). Enfant des rues; par ext,, mauvais sujet, homme mal élevé, grossier, (Pop.)

VOYOUCRATE s. m. (fr. voyou; gr. kratos, forée). Partisan de la voyoucratie.

VOYOUCRATIE s. f. Domination de la lie

du peujile.

VOYOUTE s. f. Féminin de Voyou.

VRAC s. m, [vrak] (corrupt. de vnreeh). Mar. Désordre, pêle-mêle. — En vrac, en désordre. — Poissons en vrac, poissons mis en barils sans y être rangés. —Marchandises expédiées en vrac, non emballées.

• VRAI, AIE adj (lat. vents). Véritable, qui est conforme à la vérité : cette pro/josition est vraie, sera toujours vraie. — Qui rend, qui exprime avec vérité les pensées, les objets : un style vrai. — Qui est réellement ce qu'on le dit être ou qu'il doit être, qui a toutes les qualités essentielles à sa nature. En ce sens, il se met le plus souvent avant le substantif : ie vrai Dieu. — .\stron. Temps vrai. (Voy. Temps.) — Unique, ou principal, essentiel : la vraie cause, le vrai motif, le vrai sujet de sa détermination, de son action, elc. est la crainte de vous désobliger, est le désir de vous être utile.— Convenable : voilà la vraie place de ce tableau. — Vrai s. m. Vérité : cet homme ne dit pas toujours vrai.

Le tirai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.

BOILEAD.

— Adverliial. Vraiment : vous avez dit ceia. vrai? — Au vrai ioc. adv. Selon le vrai, conformément à la vérité : contez-nous la chose au vrai.

• VRAIMENT adv. Vérilablement, ellecti vement : il est vraiment sage.

11 n'appartient vraiment qu'aux races dégradées D'avoir lâchement peur des faits et des idées.

PoNsAiiD. Churtolte Corday. Prologue

— Se dit quelquefois pour affirmer plus fortement : oui vraiment; et quelqnefois aussi on s'en sert ironiquement : ah! vraiment oui.

• VRAISEMBLABLE adj. (vrè-san-bla-ble].

Qui parait vrai, qui a l'apparence de la vériié : la chose est assez vraisemblable. — s. m. Préférer le vraisemblable au vrai.

• VRAISEMBLABLEMENT adv. (On prononce I S fortement). Afiparemment, selon la vraisemblance : vraisemblablement il arrivera aujourd'hui.

• VRAISEMBLANCE s. f, [-san-] Apparence de vérité ; il n'y a pas de vraisemblance à ce que vous dites.

•VRILLE s. f. [«mil.]. Outil deferterminé par une espèce de vis, qui sert à faire des trous dans le bois. — Se dit aussi des pousses en spirale avec lesquelles la vigne et d'autres plantes s'attachent aux corps qui sont près d'elles.

VRILLETTE s. f. Petite vrille.

■ VU, UE part, passé de Voir. — Banque, Cette lettre de change est payable a lettre VUE, celui sur qui elle est tirée doit la payer dès qu'elle lui sera présentée. On dit plus oi'din. Payable a vue. (Voy. Vue subsl.) — (^haneell. et Adm. Vu par la cour les pièces MKNrioNNÉES, les pièces mentionnées ayant été vues : tu les arrêts énoncés. — Attendu, eu égard à : vu la difficulté de réussir. — Vu que, attendu que, puisque : je m'étonne qu'il ait

VUIL

entrepris cela, vu qu'il n'est pasti-ès hardi.— Vu s. m. Le vu d'un arrêt, le vu dune sentence, ce qui est exposa dans un arrêt, dans une sentence rendue sur les productions respectives, les pièces, les raisons qui y sont énoncée savant le dispositif; et, en termes d'administration, Sur le vu des pièces, après avoir examiné les pièces. — Cette chose s'est faite AU vu DE tout le MONDE, et plus ordiu.. Au vu et au su DE TOUT LE MONDE, tout le monde l'a vue, l'a sue, tout le monde en a été témoin, en a été instruit.

■ VDE s. f. Faculté par laquelle on voit; celui des cinq sens par lequel on perçoit la lumière et on distingue les couleurs, souvent même la forme, la distance et les mouvements le sens de ta vue. — Organe même de la vue, les yeu.v, les reeards ; jetez la vue là-dessus. — A PERTE DE VUE, Se dit en parlantd'une vue si étendue, si prolongée, qu'il est impossible de distinguer les objets qui la terminent. — A VDE d'œil, autant qu'on en peut juser par la vue seule : à vue d' mil, ce morceau de viande pèse tant. Visiblement. Se dit. par exagération en parlant des choses dans lesquelles il arrive quelque changement imperceptible aux yeux pendant qu'il s'opère, mais qui ne laisse pas d'être sensible au bout de quelque temps : cet enfant croit à vue d'ceil. — Seconde vue, faculté dont quelques habitants du Nord prétendent être doués, et qui consiste à voir par l'imagination des choses réelles, qui existent ou qui ari'ivent dans des lieux éloignés. — Inspection des choses qu'on voit : regardez ces étoffes, la vue ne vous en coûtera rien, lavue n'en coûte rien. — Banque et Corani. Une LETTRE DE CHANGE PAYABLE A vL% au moment de sa présentation ; et, Patable a tant DE JOURS DE VUE, tant de jours après sa présentation. — Juger d'une chose a la première vue, la première fois cru'on la voit, à la première inspection. — Manière dont les objets se présentent à la vue : une vue de coté. — Toute l'étendue de ce qu'on peut voir du lieu où l'on est : cette maison a une belle vue, n'a point de vue. — Tableau, dessin, estampe qui représente un lieu, un palais, une ville, etc., resardés de loin : vue de Rome; oue de Paris. — Fenêtre, ouverture d'une maison par laquelle on voit sur les lieux voisins : faire boucher, faire condamner des vues. — La législation concernant les vues sur la propriété du voisin a été résumée au mot Jour et au mot Servitude. — Dessein qu'on a, but, fin que l'on se propose dans une affaire : c'est un homme qui a de grandes vues. — En vue de, en considération de : c'est en vue des services qu'il a rendus, et de ceux qu'il peut rendre, qu'on lui a fait cette grâce. — Action par laquelle l'esprit connaît, découvre : c'est un homme d'une grande pénétration, rien n'échappe à sa vue.

'VDILLAUME (Jean-Baptiste), luthier français, né à Mirecourt en 1798, mort en 1874. Il apprit son art de son père, s'établit à Paris en 1818, revint aux lois de l'acoustique dans la construction des violons, s'efforça de copier exactement les instrumenls des Stradivarius,

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