VOTE
reclcurs du théâtre d'Anislordam, n'a pas été trè.s favorable à l'art dramatique de son époque.
VOS (Martin de) [voss], peintre flamand, né à .\nvers, vers 1o.30, mort vers 1601. 11 termina ses études à Venise sous le Tintoret, et se fit remarquer surtout par ses tableaux religieux; paiini les meilieurs de ceux qui sont à Anvers, on cite Le Triomphe du Christ et Le Denier des Césars.
VOSGES [vfl-je| Vogestis 7nons , ail. Wasgau et Voijescn; chaîne de montagnes du N.-E. de la Erance, séparant aujourd'hui la France et l'Allemagne. Les Vosges se dirigent du S.-E. au N.-E. parallèlement au cours du Rhin. Elles se divisent en Vosges méridionales, Vosges centrales et Vosges septentrionales. Les cimes des Vosges sont généralement arrondies, d'où leur nom de ballons (pointculminant, le 6(7 i;o);d'A/S(ice, 1,428m.). Au S.-O., on regarde comme des ramifications des Vosges les monts Faucilles qui les rattachent aux Ardennes. La Saône, la Moselle, la Meuse; la Marne et l'Aube y ont leurs sources.
VOSGES, dép. frontière de la région orientale de la France ; doit son nom à la chaîne do montagnes qui le sillonne; situé entre les dép. de la Meuse, de Meurthe-et-Moselle, l'Alsace-Lorraine. les dép. de la Haute-Marne et de la Haute-Saône ; formé d'une partie de l'ancienne Lorraine; 5,869 kil. carr.; 414,000 hab. Ce dép. est presque entièrement montagneux (point culminant, le mont Hohreck, 1,366 m.). Sol fertile dans les vallées; peu de céréales et de vins; élève de bestiaux nombreux; fer, plomb, cuivre. Principaux cours d'eau : la Moselle, la Meurthe, la Meuse etIoMouzon. Eaux minérales à Bains, Plombières, Bussang, Contrexéville, etc. — ch.-l. Epinal; o arr.. 29 cant., 530 communes. Èvèché à Saint-Dié, sulfragant de Besançon, cour d'appel et ch.-l. académique à iNancy. — Ch.-l. d'arr. : Epinal, Mirecourt, Neufchâteau, Heniiremont et Saint-Dié.
VOSGIEN, lENNE s. et adj. Des Vosges; qui concerne ce pays ou ses habitants.
VOSSIUS ou Voss [vos-siussj. I. (Géraud- JoiiANNi-s), philologue hollandais, né près de Heidelberg en 1377, morten 1649. Ses œuvres comprennent : Ars rhetorica {\iii3). De Historicis Grsecis {'\iiii), De Historicis latinis (1627), De theoloijia (jentili (1642), et De Metorites Natura et ConslHutione (1647). — H. (Isaac), son fils, né en 1618, mort en 16Sy. La reine Christine l'appela en Suède e)i 1648; mais il l'offensa par ses malentendus avec Saumaise, et il retourna en Hollande en 16';0. En 1670, il alla en Angleteire, et en 1673, Charles II lui donnauncanonicat à Windsor. Ses œuvres comprennent : De Poemaliim Cnntuet Viribus Rhythmi{[613], Ynriaricrn Obsn oationiim iîter (1 68b), et des éditions de Catulle, d'ignatius et de Pomponius Mêla.
VOSTRE (Simonl, éditeur, mort après 1.520. 11 donna de luri belles éditions des Heures gothiques (I48S); imagina les charmantes bordures en arabesques qui décorent les Heures et les jolies petites figures que l'on admire dans ces bordures.
•VOTANT s. m. Celui qui vote : il y avait
trente rutanls.
' 'VOTATION s. f. Action de voter : la votation n'a pas été libre. (Peu us.)
* VOTE s. m. Opinion exprimée, sufiFrage donné dans un corps politique dans une assemblée délibérante, dans un collège électoral : compter tes votes. (Voy. Election, Scrutin, SuFFii.\GE, etc.) — Le vote kst .\cquis, il n'y a pas lieu do remettre en délibération l'objet sur lequel on a voté.
VOUL
* VOTER V. n. (lat. votare). Donner sa voix, son sullrage dans une élection, dans une délibération : il n'a pas voulu voter. — Voter v. a. Voter une loi, un impôt, exprimer, au moyen des votes, son consentement à une loi, à un impôt proposé : on vote à chaque sesaion le budget de l'année.
' VOTIF, IVE adj. frad. lat. votum, vœu). Qui appartient au vœu. Tableau votif, tableau qui a été oliert pour acquitter un vœu. — En parlant des anciens. Boucliers votifs, boucliers que l'on appendail quelquefois dans les temples ou dans d'autres lieus, soit pour se rendre les dieux favorables, soit en action de grâces. — Messe votive, messe qui est dite dans quelque intention particulière, comme pour les malades, pour les voyageurs, pour les défunts, et qui n'est point de l'office du jour.
* VOTRE (lat. vestcr) adj. poss. qui répond au pronom personnel Vous. Il se met toujours devant le substantif, et il fait Vos au pluriel. On le dit en parlant à une personne ou à plusieurs : votre père.
* 'VÔTRE adj. poss. et relat. Ne se dit que par rapport à une chose dont on a déjà parlé, et d'une manière elliptique, le substantif auquel il se rapporte étant sous-entendu : quand vous aurez entendu nos raisons, nous écouterons les vôtres. On supprime quelquefois l'article dans le langage familier -.ces effets sont vôtres. — Vôtre s. m. Ce qui est à vous, ce qui vous appartient : le vôtre et la nôtre, chacun le sien. — Ce qui vient de vous : vous y (lues mis un peu du vôtre. — Vôtres s. pi. Vos parents, ou vos compatriotes, vos amis, vos adhérents, etc. : vous et les vôtres. — Fam. Vous faites des vôtres, se dit à quelqu'un qui fait des folies, de bons tours, ou même des actions répréhensibles.
* VOUER v. a. (lat. vovere). Consacrer. Se dit proprement par rapport à Dieu : vouer un enfant à Dieu. — Promettre par vœu : vouer un temple à Dieu. — Promettre d'une manière particulière : vouer obéissance au pape. — Employer particulièrement avec zèle, avec suite : il a voué sa plume à la vérité, à la religion. — Se vouer v. pr. Se consacrer : Se vouer à Dieu.
VOUET (Simon), peintre français, né en i.S90, mort en 1649. 11 se fixa à Rome en 1613, où il devint le rival du Dominiquin, en imitant le Guide et le Caravage. lin 1627, Louis XIII en fit son premier peintre. Son Saint François de Faute ressuscitant un enfant, dansl'église des Minimes, à Paris, et sa Présentation au Temple, qui est au Louvre, sont ses chefs-d'œuvre.
VOUGE s. m. Ancienne arme de main, composée d'une lame tranchante d'un côté, terminée en pointe et fixée au bout d'une forte hampe.
VOUGEOT s. m. Vin récolté aux environs
de Voiigeot.
VOUGEOT, village du cant. de Nuits, à 20 kil. N.-E. de Beaune (Côte-d'Or), sur la Vouge; 200 hab. (Voy. Clos-Vougeot.)
VOUILLE ou Vouglé, ch.-I. de cant.. arr. et à 16 kil. N.-O. de Poitiers (Vienne), sur l'Auzance; 1,850 hab. (Voy. Voulon.)
■ VOULOIR V. a. (lat. velle). .leveux, tu veux, il veut; nou^ voidons, vous voulez, ils veulent. Je voulais. Je voulus. J'ai voulu. Je voudrai. Je voudrais. Que je veuille, que tu veuilles, qu'il veuille; que nous voulions, que vous vouliez, qu'ils veuillent. Que je voulusse. 'Voulant. L'impératif Veux, voulons, voulez, n'est usité que dans certaines occasions très rares où l'on engage à s'armer d'une ferme volonté. Voir plus bas Veuillez. Avoir -intention de faire quelque chose, s'y déterminer : il veut partir demain. — Commandert exiger avec autorité :
vouv
le roi veut que vous obéissiez. — Désirer, souhaiter : on vous donnera tout ce que rmis voudrez.— Conseiilir : oui, je le veux bien. — S'enipioiR souvent, par civilité, à la seconde personnel du pluriel de l'impératif, qui fait alors Veuillez, et qui signifie, ayez la bonté, la c.omp\a.\^ance Ae: veuille zpermrt Ire que je me retire. — Demander un prix d'une chose qu on veut vendre : il veut avoir cent mille francs, il veut cent mille francs de sa terre. — Ktre d'un caractère ou d'une nature à demander, à exiger telle chose ou telle autre : il y a des enfants qui veulent être menés par la crainte. — Pouvoir : cette machine ne veut pas aller.
• VOULOIR s. m. Acte de la volonté, action de vouloir : il en a le pouvoir et le vouloir.
Oli! bien, bien; (oui cela serait mieui du inonde; Mais rien n'ira pourtant que selon mon vouloir. J.-B. KoDSSRAD. Le Flatteur, acte V. se. vu.
Le l'OiWoî'r céleste
Par un songe aux mortels souvent se manifeste. PinoN, Gustave Wasa, acte 1", se. vi.
— Fam. Malin vouloir, intention maligne, intention de nuire : il a témoigné son malin vouloir.
Contre toute ta parenté D'un malin vouloir est porté.
Li Fontaine, fable 5.
VOULON, village de l'arr. de Civray, à 28 kil. de Poitiers (Vienne); 3U0 hab. C'est sur le territoire de Voulon et non sur celui de Vouillé comme on le croit communément iTiiR fut livrée la bataille où Clovis avec les 1- lanes vainquit Alaiic (o07).
VOUNEUILSUR VIENNE, eh,-l. de cant., an-, et a ■l"2kil. S. de Châtelleiault (Vienne); 1,650 hab.
' VOUSpron. pers. (lat. vos), pluriel de Tu. On s'en sert aussi au singulier par une civilité d'usafie : vous êtes le maiire. (Voy, Tu.) — Hésime direct ou indirect; se place avant le verbe dont il est le complément, excepté quand le verbe est à l'impéralif, alors il se place après : ilvous aime ; ménagez-vous. Dans les interrogations, Vous sujet ,-e met afirès et Vous régime avant : que faites-vous? d'oii vous vient cette crainte'.' — Est quelquefois simplement explétif : dans sa colère il vous prit un bâton.
• VOUSSOIR ou Vousseau s, m. Archit.
Chacune des pierres qui forment le cintre d'une voûte : les voussoirs d'une arcade. Le mol de Voussoia est plus usité que celui de Vousseau.
• ■VOUSSURE s. f. Archit. Courbure, élévavation d'une voûte, ce qui en forme le cintre. On le dit aussi en parlant des purtes et des fenêtres en arc. — »^ Courbure d'un objet quelconque : la voussure des épaules.
' VOÛTE s. f. (lat. voluta). Ouvrage de maçonnerie lait en arc, et dont les pièces se soutiennent les unes les autres ; voûte cnplein cintre. — La CLiiK ue la vocte, la pierre du milieu de la vnûte : elle sert à fermer la voûte, et à soutenir tous les autres voussoirs. - Kig. C'est LA clkf dk la voute, se dit du point capital d'une afl'aire. — Anat. La voute palatine ou DU PALAIS, la cloison horizontale qui sépare la bouche et les fosses nasales. La voute du CRANE, la partie supérieure du crâne.
■ VOÛTER V. a. [Faire une voûte qui termine le haut d'un édifice, ou d'une pièce dans un édifice : voûter une église. — Se voûter v. pr. Se dit des personnes dont la taille commence à se courber : les personnes de i/rande taille se voûtent plus promptcment que les autres.
VODVANT, Volvenlum, comin, du cant. de la Châtaigneraie, arr. et à 13 kil. de Fontenaj-le-Comte (Vendée); 1,300 hab. Eglise