‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 618 sur 639 · WAH · texte numérisé non relu

WAH

WAL

* W s. m. [dou-hle-vé]. Lettre qui est particulière k quelques-unes des langfues teutoniquef, celtiques et slaves d'Asie; et que l'on emploie en français seulement pour écrire un cerlain nombre de mots empruntés aux lanf.Mies de ces peuples, sans qu'elle fasse une lettre dans notre alphabet : elle n'existe pas, non plus, dans les autres langues romanes, ni dans celles des branches slaves de la fan)ille indo-européenne. D'après le Dictionnaire de l'Académie, c'est une consonne; mais en anglais, en gallois et en flamand, c'est une voyelle qui se prononce ordinairement o!/; en allemand, c'est une consonne qui équivaut à notre lettre v.

■WAAL, un des bras du Rhin inférieur.

■WACE (Robert) [ouè-se], poète anglo-normand, né à Jersey vers HIO. mort vers 1 184. En 1161, il était évêque de Baveux. Ses œuvres authentiques comprenent : Le Roman de Roii {Rollon] et des ducs de Normandie, poème écrit vers 1 170 ; Le Roman de Brut Ml 53), qui est la chronique de Geofl'rey de Monmouth, mise en vers ; La Chronique ascendante des ducs de Normandie, el quelques poésies de moins longue haleine. — Waco. {\. S.)

WADAY [ouà-daï'J, royaume de l'Afrique centrale, dans le Soudan, entre 8° et 17" lat. N. et 14° et 22° 10' loni;. E., boi-née parle Sahara, le Darfour, le Dar-Banda, le Baghirmi etleBornou; 2,oOO,000 bab. Ce royaume comprend de nombreuses tribus de nègres et d'Arabes ; il est gouverné par un sultan qui réside à Abeshr. Le Wadav a été exploré par Nachtigal en 1873-'74.

WAGENAAR (Jean), historien néerlandais, né à .\msterdam, le 3! oct. 1709, mort en cette ville le 1" mars 1773. 11 s'est surtout rendu célèbre par deux ouvrages : Vaderlandsche Historié (21 vol., 1749 -'59, augmentée d'abord de 2 vol., Bijvoegsels en Aaumerkingen, par H. van Wijn). et par son Histoire d'Amsterdam (4 vol. 't760-"67j, qui se distingue par une vaste érudition et une haute Impartialité. Le premier est encore, de nos jours, lameilleure histoire des Pays-Bas.

WAGNER [vag'-neur]. 1 (Wilhelm-Richard).

compositeur allemand, né à Leipzie le ii mai 1813, mort àVeniso, le 13l'ev. 1883. En 1S.!3, une de ses symphonies fut jouée à Leipzig, et, la même année, il écrivit un opéra romanliiliie intitulé Die l'een (Les Fées;. En 1834, il lut nommé directeur musical du théâtre de Ma-'dcbourg, où il donna, en 1836, son opéra bas Liebesverbot. En 1839, il vint à Pans et y eut peu de succès. Il (init l'opéra de Rienzi, et composai Der flieyende HoUaender (Le Hollandais volant), qui fut représenté pour la première fois à Berlin. Rienzi fut donné à Dresde en 1842, et son succès valut à l'auteur les fonctions de chef d'orchestre à l'opéra de Dresde. Tanhaeuser (voy. TannhausekJ, donné en 1845, n'eut que deux représentations, iohi-nijrin était sur le point d'être exécuté à Dresde en 1849, lorsque le mouvement révolutionnaire y éclata. Wagner en était uu des

chefs actifs; il chercha, après la défaite, un refuge k Zurich. En 1850. il fut nommé directeur de la société musicale et de l'orchestre du théâtre, à Zurich. Il y resta jusqu'en IS-ïS, et y composa Tristan und Isolde et une partie de cette grande série d'opéras qui ont pour source d'inspiration les Nibelimgenlied. Lohenijrin fut représenté pour la première fois à Weimar en 1850. Après avoir habité diiîéi'entes villes, Wagner fixa sa résidence à Munich, où il trouva dans le roi Louis un puissant protecteur. Tristan und Isolde fut joué en 1863; Die Meistersiwjer von Nûrnlerg en 1868. Das Rheingold en 1869 et Die Vi'alliûre en 1870. A Vienne, le Tanhaeuser avait été, en 1862. reçu avec un grand enthousiasme. En 1870, Wagner épousa sa seconde femme. Casina von Bûlow, fille naturelle de Liszt, divorcée d'avec Hans von Biilow depuis 1869. Cette même année, il conçut l'idée d'élever un théâtre où l'on pourrait représenter les quatre opéras qu'il avait créés sur les mythes du Nibelungenring d'une manière conforme aux idées du véritable art allemand. (Voy. Musique.) Ce théâtre fut construit à Baireuth, et les opéras y furent exécutés avec grand succès dans l'été de 1S76, sous la direction du compositeur. Voici l'ordre dans lequel parurent les ouvrages de Wagner à cette grande fête lyrique : !<> Das Rheingold. comme introduction aux trois autres opéras ou trilogie; 2» Die Walkûre ; 3° Siegfried; 4° Die Gœtterdaemmcrung . On consacra une soirée à l'exécution de chaque opéra. Les difiérentes œuvres littéraires de Wagner ont été publiées en 9 vol., sous le litre de Gesammelte Schriften und Dichtungen (1871). — Sa dernière œuvre. ParsifaI, fut représentée à Baireuth en 18S2. Les restes de ce grand compositeur, considéré par ses ami^ comme ayant révolutionné l'opéra et jeté les bases de la musique de l'avenir, reposent a Baireuth, dans un mausolée qu'il s'y était fait élever quelques années avant de mourir.

* 'WAGON s. m. [va-gon; angl. ouag'-eunn j (mot. angl. qui signifie : CA(i)'Mj(). Voilure employée sur les chemins de fer.

WAGON-POSTE s. m. Wagon exclusivement

réserve au service de la poste.

WAGON-SALON s. m. Wagon disposé en salon.

WAGRAM [va'-gramm], village de la basse .\iitriche , sur le Kossbach, à 11 kil. de Vienne. Le o et le 6 juillet 1809, Napoléon y infligeaaux Autrichiens, commandés par l'archiduc Charles, une défaite signalée. Les coin battants perdirent environ 25, 000 hommes de chaque côté. Un armistice fut coni'iu le 12 juillet, et suivi par la paix de Vienne, le 14 oct. La manière dont avait été livrée cette immense bataille brouilla Napoléon avec Bernadotte, qui prétendait avoir eu la plus grande part au succès, mais que l'Empereur lui avait enlevé les lauriers de la victoire pour les attribuer à Berthier. (Voy. ce mol.)

WaHABITES [oua-ha'-bi-te], secte d'Arabes

mahométans, fondée par Abd-el-Wahab, au milieu du xviii' siècle dans le Nedjed, et qui. avant la mort de son fondateur, en 1 787, s'était répandue sur une partie considérable de la péninsule arabe. Saoud, gendre de Wahab, devint le premier chef temporel de la secte, et, depuis, l'autorité politique et religieuse a été concentrée dans sa famille. Les wahabites dominent dans l'Arabie centrale, où. suivant Palgrave. les domaines de leur sultan embrassent, outre le Ned|ed, les provinces avoisinanles. Wahab réduisit le mahoniélisme à un pur déisme, soutenant qu'il n'y a jamais eu aucun homme directement inspiré de Dieu; d'après lui, Moïse et Jésus furent des hommes vertueux, mais inférieurs en perfection à Maliomet. lequel cependant n'a point de titre à l'adoration, puisque sa nature n'était pas divine.

WAHAL. Vahalis, bras méridional du Rhin.

WAIFRE ou Guaifre, duc d'Aquitaine, mort en 768. Soutint pendant 7 ans (760-'68), une guerre contre Pépin le Bref, qui, ne pouvant le soumettre, le fit assassiner.

WAITZEN ou Waizen [vè'-tsenn] (hong,, Vàez), ville de Hoiu'rie, sur le Danube, à 3i lui. iN. de Pesth; 12,894 hab. Belle cathédrale, sur le modèlede Saint-Pierre de Rome.

WAKEFIELD >uék-fild]. ville du comté d'York Angleterre), à 16 kil. S. de Leeds ; 24,000 hab.

WALCHEREN [val'-khèr-enn] . l'ile la plus occidentale des Pays-Bas, en Zélande, entre deux bouches de l'Escaut, 206 kil. carr. ; 40,000 hab. Les villes principales sont Middelburg et Vlissiiigen. L'expédition de Walcheren, faite par r.\ngleterre contre Napoléon, n'atteignit la Hollande qu'à la lin de juillet 1809; elle consistait en 173 vaisseaux armés el 41 ,000 soldats Lord Chatam, qui la commandait en chef, perdit du temps à réduire Vlissingen . pendant que Bernadotte renfoiçaitetprotégeait.\nvers. 7,000hommes environ moururent des lièvres paludécnnesà Middelburg, et l'Ile futévacuée avantla lin de l'année.

WALCKENAËR (Charles-Athanase) [val-kenèr], baron, écrivain français, né à Paris en 1771, mort en 1852. En 1840, il fut élu secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions. Ses œuvres comprennent : Le Monde maritime (1818, 4 vol.) ; Nouvelle collection des Relations de Voyage HSM-"i\, 21 vol.), et .]lénioiressurM'^ de Sévigné {iSi'Z-'oi, b vol.), ouvrage resté incomplet.

WALDECK fval'-dèk], principauté du N.-O.

de l'Allemagne, divisée en deux parties, le Waldeck propre et le comté de Pyrmont ; 1,121 kil. carr.; 37,000hab., la plupart protestants. Ce pays, situé entre les provinces prussiennes de Hesse-.Nassau et la Westphalie, est montagneu.x el nourrit de grands troupeaux de moutons. Le comte de Pyrmont, entre la Westphalie et le Hanovre, est une petite vallée arrosée par l'Emnier, et possède

WAL

une ville d'eaux du même nom. Le prince réside à Arolsen, où se lient chaque année la diète. Les princes de Waldecli font remonter leur orig-ine à Witilsind. Georges-Frédéric (1664-'92) servit sous l'empereur Léopold I"', en Hollande, devint maréchal-général des Provinces-Unies, et fui battu par Luxembourg àFleurusenl690.Christian-Auguste(n44-'98i servit contre la Turquie et contre la France, et. en 1797, devint commandant en chef de l'armée portugaise.

WALDECK (Jean-Frédéric, baron de), artisU' français, né à Prague, le 16 mars 1766, mort à Paris, âgé de près de 110 ans, le 29 avril IS7.Ï. Il avait fait avec Levaillant son premier voyage au cap de Bonne-Espérance. Lorsque la France eut besoin de soldats, il s'engagea (1794) et fit les campagnes d'Italie et d'Egypte. De ce dernier pays, il gagna, par les côtes africaines, Madagascar, puis l'île de France, revint en Europe, s'enrôla sous les ordres de Surcoût', lit la course avec lui dans la mer des Indes et, après la chute de Napoléon, visita le Chili, l'Angleterre et le Mexique, où il demeura douze ans et dont il dessina les nionumenls anciens. Ensuite il se ri.\a définitivement à Paris, où il s'occupa de travaux artistiques, A l'âge de cent un ans (1867), il exposa deux tableaux de nature morte ; puis Thésée (1 869), Ariane abandonnée (1870).

WALDECK-ROUSSE AU (Pierre-Marie-René) , politicien l'raurais, né à Nantes en 1»40. mort à Paris en l'.iui. \\' . S.)

WALEWSKI (Alexandre-Florian- Joseph Colonna), ''Ointeet duc. hunirne d'Etat français, né en Pologne le 4 mai 1810, mort à Strasbourg le "27 sept. 1868. Il passait pour être le fils illégitime de ^apoléon I" et de la comtesse Walewska. En IS30, il combaltit avec les patriotes polonais à Grochow, et, après la chute de Varsovie, il entra dans l'armée française comme capitaine. Plus tard, il passa dans la diplomatie. Lorsque la révolution du 24 fév. 184S éclala, il se mit à la disposition de son intime ami, Louis-Napoléon, qui lui donna d'abord une mission à Florence (1849), puis l'envoya à Naples et à Londres. Sénateur et ministre des affaires étrangères de ISdo à janv. 1860, il entra alors au conseil privé et, le a nov. fut nommé ministre d'Etat. Il présida le Corpsiégislalif en l86.o-'66 et, en 1867, rentra au Sénat. 11 eut de la tragédienne Rachel un fils qui porte son nom.

' 'WALHALLA s. f. Nom que les anciens Scandinaves donnaient au paradis d'Odin, où allaient les âmes des héros. (Voy. Mythologie et Ratisbonne.)

WALKER CWilliam) [ouô'-keur], aventurier américain, né a Nashville (Tennessee, Etats Unis) en 1SJ4, exécuté à Trujillo (Honduras) le 12 sept. 1860. Il fut journaliste a la Nouvelle-Orléans et à San-Francisco, et homme de loi à llarysville, en Californie. En juillet 18o3, il organisa une expédition pour conquérir la Sonora, mais le manque d'ap provisioonements le lit échouer. Le H juin 18oo, il débarqua dans le Nicaragua, à Rea lejo, avec 62 partisans; quelques hommes du pays se joignirent à lui, et ils s'emparèrent de Granada ou Grenade, le Ib oct. Des recrues lui arrivèrent des Etats-Unis, et, le I'' mars 18ii6, il était à la tête de 1,200 hommes. Après une courte guerre avec Costa Rica, il intercepta la route du transit inter océanique en confisquant les possessions et en révoquant les concessions de la compagnie de bateaux à vapeur Vanderhilt. En juin, il se fit élire président, et. en sept, annula par décret la loi qui interdisait l'esclavage. Se^ actes arbitraires provoquèrent une insurrection, et, après une série de combats, il se rendit, le l" mai 1837, avec 16 de ses officiers, au commandeur C.-H. Davis, du sloop

WAL

de guerre Sai'n<-.V(«c,y 's, des Ef.its-Unis.En no- , veinbre, il reparut dans le Nicaragua et fut pris do nouveau avec 13-2 de ses hommes, et conduit à New-York; le gouvernement du président Huehanan le fit mettre en liberté, considérant comme illéirale son arrestation en territoire étranger. En juin 1860. il mit à la voile, de la Nouvelle-Orléans par Trujillo, dans |p dessein de faire une révolution dans le Honduras. Il échoua, fut pris et fusillé.

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