WALK-OVER. (V. S
WALLACE (SIR William) [ouol'-è-se], patriote icûssais, né vers 1270, mort le 23 août 130.5, Après avoir mené quelque temps la vie d'un oiitlaw (hors la loi, banni) dans les retraites inaccessibles des Highiands méridionaux, il se mit à la tête de l'insurrection contre les Anglais, Le 10 sept, 1297, avec 40,(100 fantassins environ, il anéantit presque l'armée anglaise commandée par le comte de Surrey dans la grande bataille du port de Stirling, et en l'absence du monarque légitime, Jean, alors prisonnier dans la Tour de Londres, il fut déclaré gardien du royaume. Il envahit l'Anirleterre et ravagea le pavs depuis la frontière jusqu'à Newcastle. Cependant Edouard avait levé une armée de 80,000 hommes de pied et de 7.000 chevaux, qui. le 22 juillet 1298, en vint aux mains avec les troupes écossaises près de Faikirk; Wallace y fut battu avec de grandes pertes. Pendant plusieurs années encore, il poursuivit une guerre de partisans; mais livré par trahison en août 130.T, il fut conduit à Londres, condamné à mort, et, le même jour, traîné à la queue de chevaux à West-Smithfield, et là pendu rt écartelé. (V. S.)
WALLENSTEIN (proprement Waldstein) [val'-lenn-staïn ] I Albrecht-Wenzel- Eusebius von), comte, et duc de Friediand. de Mecklenbourg et de Sagan; général autrichien de la guerre de Trente ans, né en Bohême en 1.583, mort le Vi fév. 1634. Elevé dans la religion protestante, il passa au catholicisme, et leva des troupes à ses frais contre les protestants: il fut créé comte et chambellan, et augmenta considérablement sa fortune en achetant les domaines confisqués. En 1626, le trésor impérial étant vide, il leva et équipa une armée, et reçut le titre de généralissime. Pour les événements de cette guerre, vov. Trente ans. L'envoyé espaL'nol Onale ayant persuadé à l'empereur que Wallenstein méditait de trahir, Gallas fut secrètement chargé des fonctions de général en chef provisoire. ■Wallenstein se rendit de Pilsen à Eger, où il parvint le 24 fév. Il déclara son intention d'y attendre l'arrivée des Suédois de Bernhard de Weimar, et somma Gordon, Leslie et Butler, de se joindre à lui. Ces trois ofticiers tinrent conseil, et le résultat fut qu'ils invitèrent les quatre principaux partisans de Wallenstein à un banquet, où ceux-ci furent massacrés par les dragons irlandais de Butler (2o lév.). Un capitaine irlandais, Devereux, à la tête d'une escouade de soldats, se précipita alors dans la maison qu'habitait Wallenstein, et le tua à coups de hallebarde. Wallenstein laissait une veuve et une fille unique, qui épousa le comte Kaunitz. F. Foerster a édité ses Briefe ou Lettres (1828-'29. 3 vol.). Hurter (18do-'62) et Ranke (1869) ont écrit son histoire.
■WALLIS (John) [ou-or-liss], mathématicien anglais, m- en 1616, mort en 1703. H prit parti pour le parlement dans la guerre civile, et fut, en 1644, nommé secrétaire de l'assemblée des théologiens à Westminster. Il a écrit un compte rendu de leurs travaux. En 1649, il fut nommé professeur de géométrie à Oxloid, et après la Restauration, qu'il favorisa, il fut un des chapelains ordinaires du roi. Parmi ses Opéra mathematioa, la plus importante est V Arithmetka Infinilûruni, où
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il entrevoit le théorème binômial et la méthode lies flexions,— Waltis (lies). (V. S.)
WALLON, ONNE s. et adj, [val-ion]. De la Belgique méridionale; qui appartient à ce pays ou à ses habitants. — Wallons, nom donné à la population romane, de plus de 2 millions d'individus, qui habite la Belgique méridionale, surtout entre Liège, Mons et Arlon, et dans les parties limitrophes de la France, Leur langue est un vieux dialecte français, mais les classes instruites parlent le français moderne. Auguste Hock a publié des ouvrages en wallon (1872-'7o). L'Eglise wallonne est la branche de l'Eglise française réformée qui fut chassée des Pays-Bas catholiques quand s'éleva la république hollandaise. Beaucoup s'établirent en Hollande; d'aulresjémigrèrent eu Amérique, et y formèrent des « congrégations ».
WALLON (Jean) théologien, né à Laon (Aisne), le 7 sept. 1821. mort à Paris le 19 mai 1882. Au sortir du lycée Louis-le- Grand, il se lia avec le groupe d'artistes et de littérateurs dont Henri Mûrirer a décrit les joies et les souffrances dans sa Vie de Bohème; il .figure même dans ce livre sous le nom de CoUive. En 1848, il fonda la Revue de l'ordre social, qui vécut deux ans, collabora à la Revue de Paris et au Journal des villes et des campagnes, champion des idées gallicanes. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons: LeClergéenSQ, étude historique remarquable; Le Pouvoir en France (18.j2); Le Positivisme ou la loi d'un Athée (I8:i8); Le Testament de Richelieu (18681; La Cour de Rome et de France (1871); Jésus et les Jésuites (1878); Un Collège de Jésuites (ISHO). U traduisit, en collaboration avec M. Sloman, la. Logique subjective de Hegel (18.54). (V. S.)
WALLSALL [ouôl'-sôl], bourg électoral du Stalïoidshire (Angleterre), près du Tame, à 12 kil. N.-O. de Birmingham; 46,447 hab. Sellerie, quincaillerie en tout genre; four à chaux, mines de fer et de houille. La plus grande partie de la ville actuelle est moderne.
WALPOLE [ouol'-pô-le]. I. (sm Robert), comte d'Orlord, homme d'Etat anglais, né en 1676, mort le 18 mars 1745. Il entra au parlement comme wliig, devint secrétaire d'Etat à la guerre et chef d^s whigs au parlement, et fut chassé de la chambre et emprisonné pour malversation (1712). A l'avènement de George 1^', il fut nommé payeur général de l'armée. En 1720, il occupa de nouveau la charge de payeur général. La même année l'affaire de la mer du Sud sombra, et Walpole, qui s'y était énergiqueraent opposé, reprit, en avril 1721, son poste de premier lord de la trésorerie et de chancelier de l'échiquier, qu'il garda à l'avènement de George II. Le 1 i fév. 1742, après être resté 21 ans premier ministre, ce qui est sans exemple dans l'histoire anglaise, il se démit de toutes ses charges; deux jours auparavant il avait été créé comte d'Orford. On a probablement beaucoup exagn'é dans les accusations de corruption souvent portées contre lui. — II. (Horatio), baron Walpole de Wolterton, son frère, né en 1678, mort en 1757. Il remplit des charges importantes à l'intérieur et à l'étranger, et est l'auteur d'une Answer ta the Lutter Part of Botingbroke's Letters on the Studij of History (l762). En 1756, il fut élevé à la pairie. — III. Horace), écrivain anglais, troisième fils de sir Robert Walpole et quatrième comte d'Orford, né en 1717, mort en 1797. 11 fit partie du parlement de 1741 à 1768. Dans sa célèbre retraite de Ttvickenham, appelée Strawberry Hill, il amassa peintures, estampes, livres, manuscrits, armes, antiquités de toute sorte, et imprima sur une presse particulière une édition in-quarto de i.ucain. Dans son Catalogua of Royal and ÎSoile Authors (1758),
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il égaie par un style brillani et des aiipcdote-; piquantes un as^ez maussadp sujet. Il publia aussi Anecdotes of Painling in Enrihind {\-,Ç,\-"A].Catahriue of Emiravers (['(,%) et The Caftie of Otriintn 17t)n), que l'on peut regarder comme !e premier des romans moven â^e. Son Entire Corre^pondence a été publiée par les soins de Peter ('unninsham f|8.i7-'n9, 9 vo'.:nouv. édit. 1861). Il avait aus^i rédieé des Mémoires sur les 10 dernières années du rèpne de George II (publiés par lord Holland. 18'28, 2 vol. in-4''), sur les 15 premières années' du règne de firorpe III (publiés par sir Denis Le Marebant, <844-"4.ï, 4 vol.) et sur le même rè^iie de 1771 à 1783 (publiés par le D' Doran, 1859, 2 vol.). Il avait 74 ans lorsqu'il succéda à son neveu comme comte d'Orford. Il vécut et mourut célibataire.
WALTHAM fonôr-thamm], ville manufacturière du .Massachusetts, sur la rivière Charles, à l6kil.N.-0. de Boston: 10,000 h. Ateliers de la compagnie manufacturière de Boston {Boston mamifaduring Company) pour le tissage du coton, la bonneterie, le blanchissage et la teinture; ateliers d'horlogerie de VAmerican Watch Company, les premiers où l'on ait fabriqué les montres au moyen de machines.
WALTHER VON DER VOGELWEIDE [valteui- fonn der fo'-;:heul-vaî-dé] ( Gautier de la prairie de l'Oiseau], mionesinger allemand, né vers 1170, mort vers 122S. Il eut pour premier protecteur le duc Frédéric d'Autriche, après la mort duquel (1198) il s'attacha successivement à plusieurs priuces; il finit par recevoir un fief considérable près de Wûrzbourg. Ses derniers chants ont pour sujet les croisades et les troubles civils de l'Àllemacne.
■WANDRILLE (Saint), Wandregisilus. fondateur d'une ancienne et célèbre abbaye de bénédictins, située à 4 kil. de Caudebec (Si-ine-Inférieure), près de la Seine.
'WAPITI s. m. [oua-pi'-ti]. Nom donné au cerf du Canada (cervus Canadensis , Erxl.) C'est un grand fauve qui représente dans le
Nouveau Monde le cerf d'Kurope. Sa longueui totale est de 7 pieds à 7 pieds et demi, et sa hauteur de 4 pieds et demi à .ï pieds à l'épaule.
WAPPERS (Gustave) |ouap'-perss], peintre flamand, né en lM(i:i, mort on 1 s74. On cite de lui un Clirist au Tombeau, Picnr, le Grand à Saardam et [Exécution d'Anne hohyn. Il fut directeur de l'académie d'Anvers et vint habiter Paris vers 185.5.
WARBECK (Perkin) [ouôr'-beck], prétendant au liûue d'Angleterre sous le règne de Henri VII, pendu à Tyburn le 23 nov. 1499. Il parut à la cour de Mar^'uerite, duchesse
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lout le monde par sa ressemlilance extraordinaire avec KdouardIV; on l'instruisit à faire le personnage de Richard, duc d'York, frère cadet d'Edouard 'V. qu'on supposait avoir été mis à mort par Richard III. Il eut un grand nombre de partisans en Angleterre et en Irlande, et fut aidé par Charles VIII de France. Chassé deux fois du lerriloiie anglais sur lequel il était entré avec 600 hommes en 149.Ï, il alla en Ecosse, ou Jacques IV le reconnut. Peu après, il se rendit à Bodmin. dans la Cornouaille, et 3.000 des habitants du pays se réunirent autour de lui. Il mit le siège devant Exeleret prit pour la première fois le nom de Richard IV. roi d'Angleterre le 7 sept. 1497. Mais il fut forcé de se retirer à Taunton, et finit par être pris et enfermé à la Tour. Il complota pour sa délivrance, avec le comte de Warwick, aussi en prison, fut jucé et exécuté.
• 'WARRANT s.'^m. [oua-rannt] (mot angl. qui signifie garant). Récépissé délivré aux commerç.ints au moment où ils font déposer des marchandises dans un dock ou fiitrepût et qui constate la valeur de ces marchandises. — Législ. «Le warrant est un bulletin de gage qui est annexé à tout récé[iissé de marchandises délivré par un établissement de magasins généraux (Voy. Magasin). Le warrant doit contenir les mêmes indications que le récépissé, c'est-à-dii'e qu'il doit énoncer les nom, profession et domicile du déposant, la nature de la marchandise et les renseignements propres à en déterminer la quantité et la valeur. Les récépissés et les warrants sont extraits d'un ï-egistre à souche. Ils peuvent être transmis par voie d'endos-ement, soit ensemble, soit séparément. Chaque endossement doit être daté. L'endossement des deux pièces réunies transmet au cessioiinaire le droit de disposer de la marchandise. L'endo-sement du warrant séparé du récépissé vaut nantissement de la marchandise au profit du cessionnaire, pour garantie d'un prêt ou d'une créance antérieure. Cet endossement doit énoncer le montant intégral, en capital et intérêts, de la créance garantie, l'époque de son échéance, et les nom. profession et domicile du crécucier. Le premier cessionnaire du wairant doit faire transe rirel'endossemeut sur le registre du magasin général, et il est fait mention de celte transcription sur le warrant. Celui au profit duquel le récépissé seul est endossé peotdisposer de la marchandise, mais àlacharge. soit de payer, même avant son échéance, la créance garantie par la remise du warrant, soit d'en laisser payer le montant sui' la vente publique de '!a marchandise, soit .^e consigner ce montanià l'administration du magasin général. A défaut de paiement à l'échéance de sa créance, le porteurd'un warrant séparé de son récépissé peut, huit jours après le prutêt et sans aucune formalité de justice, faiie procéder à la vente publique en gros des marchandises. Si ce porteur n'est pas alors complètement désintéressé, il peut, mais seulement après avoir exercé son droit sur la marchandise, avoir recours contre l'emprunteur et les endosseurs, pourvu qu'il ait fait procéder à la vente, dans le mois qui a suivi le protêl. Les établissements pulilics de crédit peuvent recevoir des warrants comme ell'ets de commerce, avec di>pense d'une des signatures
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un récéfiissé ou un warrant peut, en justifiant de sa propriété et en donnant caution, obtenir par ordonnance du juge, un duplicata, s'il s'agit du récépissé, et le paiement de la C'éance garantie, s'il s'asitdu warrant. Les récépissés sont timbrés selon leur dimension, et ils sont soumis au droit fixe d'enregistrement de I fr. Les warrants emiossés séparément doivent être revêtus de timbres mobiles dans la proportion de 5 cent, par 100 fr., de même que les billets à ordre. Ces timbres sont oblitérés par le premier endosseur. A toute réquisition du porteur du récépissé et du warrant réunis, la marchandise doit être fractionnée en autant de lots qulil est demandé, et le titre primitif est hXoH remplacé par autant de récépissés et de warrants qu'il v a de lots (L. 28 mai 1858; Décr. 12 mars 1839). (Gh. Y.)
'WARREN [ouôr'-renn] (sir John Borlase), amiral ani.'iais. né en 1734, mort en 1822. Le 1 1 oct. 1798, dans une rencontre avec une escadre française à la hauteur de la côte d'Irlande, il captura le vaisseau amiral Hoche et trois frégates, ce qui lui valut le grade de contre-amiral.
'WARTBDR6 fvartt'-bourg], château pittoresquemcnt situé dans la partie N.-O. de la forêt de la Thuringe, près d'Eisenach, dans la Saxe-Weimar. élevé vers U)70 par Louis, landi-Tave de Thuringe. Ce fut la résidence de ses successeurs pendant près de quatre siècles. Ce château est célèbre par le tournoi musical de minnesiniiers qui s'y tint en 1206 ou 1207, par la place qu'il occupe dans l'histoire de sainte Elisaiieth de Hongrie (voy. Elisabetb, sainte), et pour la retraite qu'y trouva Luther en l.')21-'22.
WARWICK [ouôr'-rik], ville de l'état de Rhode Island, à 10 kil. S.-O. de Providence, sur la baie de Narragansetl; 11,614 hab.
WARWICK, bourg électoral d'Angleterre, capitale du Warwickshire, sur la rive droite de l'Avon , à 130 kil. N.-O. de Londres; 11,000 hab. C'est une ancienne ville qui conl''nt un des plus beaux châteaux féodaux du royaume; on y a installé de riches collec-
douairière de Bourgogne en 1490, et frappa î exigées par leurs statuts. Celui qui a perdu
Château de Warwick.
tions. Ce château, brûlé en partie le 3 déc. 1871. a été l'estauré.
WARWICK (Richard Neville, comte de), surnommé leFaiseurde roi.s. fils aine de Richard Neville, comte de Salisbury, et cousin d'Edouard IV, né un peuaprèsUiO.mort en 1471. Il eut l'honneur de la victoire des Yorks à Saint-Albans, le 22 mai 1 455, et l'ut failgouverneur de Calais. Il repassa en Anglet-rre en juin 1460, chassa Henri IV de Londres et s'empara de sa personne à Norlhampton (111 juillet). En 1461, la victoire delà reine Marguerite à Saint-Albans rendit la liberté à Henri; mais Edouard d'York ayant opéré
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sa jonction avec les troupes de Waiwick, fut proclamé roi à Londres, sous le nom d'Edouard IV. En juin 146o, Henri fut livré par trahison et Warwiok le conduisit à la Tour. Kdouard avait épousé, en 1i6i, F.lisabetli Woodville, veuve de sir John Grey: les Woodville ne tardèrent pas à suppla'nter les Neville dans la confiance du roi, auquel déplut le niariaa-p secret de son frère Clarence avec Isabelle, tille de Warwick. Les Neville saisirent l'occasion d'une insurrection pour renverser leurs rivaux. Warwick conduisit Edouard prisonnier à Middieham. Edouard, délivré ensuite de prison, reparut à Londres, fit grâce à Warwick, et lui lendit sa conliance. En rt70, I arwick suscita un mouvement pour placer la couronne sur la tête de Clarence, mais il dut s'enfuir en France. 11 revint en 1470, [iroclama roi Henri VI et marcha sur la capitale. Edouard s'enfuit en Hollande, revint et entra dans Londres sans résistance. Trois jours après, il attaquait à Barnet (14 uvrili Wirwick, oui v fut battu et tué.
WARWICKSHIRE, ' comté du centre de r.injlficrro; 2,2i)2 kil. carr. ; 700,000 hab. Li' seul cours d'eau navigable est l'Avon. C'est dans ce comté que se trouvent les grandes villes manufacturières de Birminiiliam, de Coveiitrv-. d:- Warwirk la capital'-'.
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central est en grès peint en blanc; les ailes sont en marbre blanc peint en bleu. L'extérieur est décoré d'ornemenls architecturaux, de sculptureset de statues; l'intérieur contient une profusion de fresques, de tableaux et d'œuvres de la statuaire. Au centre, s'élève un dôme en fer surmonté d'une statue de la Liberté haute de 6 m. et demi par Crawford.
Au Capitole se trouvent le sénat, hi chambre des représentants, la cour supiêine, la cour de?
réclamations [court of daims), et la bibliothèque du congrès.
A l'E. du Capitole, se jj,,,,,,
remarque la statue
colossale de Washington par Greenough. La résidence du président est dans la partie occi- (Iciilaln d.^ la ville, a 2 kil. du Cajutole. Elle
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occupe un beau bâtiment près de la Maison- Blanche. Les hôtels sont nu des traits carac-
Le Capitole, à Washington.
de Stratford-sur-Avon, de Kenilworlh et de Ruïbv.
■WASHINGTON [ouoch'-inngg-t'n], capitale des Elals-Lnis d'Amérique, dans le district de Colombie, sur la rive N.-E. du Potomac, à 180 kil. au-dessus de son embouchure, et à 290 kil. de l'Atlantique, à 60 kil. .S.-O. de Baltimore, et à 320 kil. S.-O. de .New-Yurk ; par 38o53'20.l"lat.N.et79°20'4l" long. 0; d.^0.000 hab., dont 3o,000 de couleur et 14,000 étrangers environ. La ville est bien bâtie, avec de larges rues à angles droits se dirigeant les unes du ?<. au S , les autres de l'E. à l'O. Les premières sont désignées par des numéros, les autres par des lettres. Ces rues sont coupées diagonaleraent par 21 avenues, portant les noms des états de l'Union, et qui rayonnent presque toutes autour de trois points: le Capitole, la Maison-Blanche et Lincoln Square, à l'E. du Capitole. La grande artère commerciale est l'avenue de Pennsylvanie, qui pa^se devant le Capitole et la Maison-Blanche. Le mail ou mail, à l'O. du Cupilole, contient le jardin botanique, l'institution smithsonienne et le ministère de l'agriculture. Le parc continue le mail à 10. et s'étend jusqu'au Potomac. — Le Capitole se dresse sur le bord occidental d'un plateau qui forme la partie orientale de la ville, .et a sa façade à 1 orient. Le corps de bâtiment
est bâtie en pierres de faille et peinte en blanc, de là son nom populaire de Maison -Blanche. Comme édifices du gouvernement, il y a| encore à citer le ministère des finances, le nouveau palais où logent les ministères d'Etat, de la guerre et de la marine, le ministère de l'intérieur et l'hôtel des postes. L'observatoire maritime des Etats- Unis(.SS».>3'3S".81at.
et 79» 23' .3" long. 0.) occupe une situation élevée sur le bord du Potomac, dans l'O. de la ville. Le congrès a adopté le méridien de cet observatoire pour toutes les mesures astronomiques et celui de Greenwich pour les mesur s nautiques. Le musée nié- minisu dical de l'armée, le
musée d'arlillene et l'imprimerie du gouvernement sont des établissements remarquables. La galerie artistique de Corcoran
téristiques de Waskint'ton. Les principaux sont : l'Arlington, l'Ebbitt, l'Impérial, le Métropolitain, le National, Saint- James, Saint-.Marc et Villard. — Le Potomac est traversé par un pont, appelé le Pont-Long, et qui sert au chemin de fer et au trafic ordinaire. Des lignes de chemin de fer traversent Washington en tous sens et mettent a ville en communication avec toutes les parties des Etais-Unis. Un aqueduc de 19 kil. amène, des grandes chutes du Potomac, les eaux de Washington et de Georgetown. Parmi les institutions de bienfaisance, on remarque l'hôpital naval, l'asile de Washington; le ••'ildicrs' home ou hôtel des Invalides, en de- Imrs des limites de la ville, fondé en ISol ; 'l'-cole de correction pour les garçons; l'asile l-'s aliénés, ouvert en 18>t: l'institution des ■onrds-muets, etc. Les écoles publiques de Washington font partie du système d'enseignement gratuit du district. Les enfants de couleur sont séparés des autres. — Le siège rmanent du gouvernement fédéral fut fixé -ur le Potomac par un acte du congrès, en date du 16 juillet 1790; en 1791, l'emplacement de la ville actuelle fut choisi par Washini:ton, et l'on nomma des commissaires pour en jeter les fondements. Le gouvernement s'y établit en 1800, et le congrès s'y réunit le 17 nov. Le 24 août 1814, les Anglais s'emparèrent de la ville et brûlèrent les édifices publics. En juillet 1864, malgré sa ceinture de forts, les confédérés
(Treasury département]:
lia menacèrent un instant. De 1802 à 1871, Washington fut régi par un gouvernement I municipal; aujourd'hui, elle se confond
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adminislrativement avec le district tout entior. — Washington, Etui. (V. S.)
WASHINGTON iGeorge). le premier président de- Etats-Unis, né aWesImorelaiid (Virginie), le 22 fév. (leH, v. slvie) 1732, mortàMouiit- Vernon. le U déc. 179^. Il était fil- d'Augustin Washinglon et de Marv Bail, sa seconde femme. Il ne reçut que l'instniclion que pouvaient donner les écoles du voisinage. A 14 ans, on obtint pour lui une commission d'aspirant de marine; mais sa mère l'empêcha de prendre cette carrière. A sa sortie de l'école, il séjourna longtemps à Mcunt- Vernon, propriété de son frère aîné. Lawrence, et y étudia larpentage. 11 en fit sa profession,' et l'ut employé par lord Fairfax, noble Anglais qui était venu s'établir en Virginie, lin prévision d'une guerre avec les Indiens et probablement d'une rupture avec la France, la Virginie était divisée en districts militaires. Dans l'un d'eux. Washington, qui n'avait alors que 19 ans. futnommé adjudant avec rang de major. Par le testament de son frère Lawrence, qui mourut en 17.ï2, et qu'il avait accompagné l'année précédente dans un voyai;e de santé aux Barbades, la propriété de Mounl-Vernon, à la mort d'une fdle en bas ài;e, passa aux mains de George, qui l'agrandit ensuite par des acquisitions nouvelles. Cependant, les probabilités d'une collision sur la frontière s'accroissaient, et la province fut divisée en quatre districts. Celui du N. fut assignéà'Washington comme adjudant général. Les Canadiens élevèrent un fort sur un bras du French-Creek, à environ 23 kil. S. du lac Erii>, et envoyèrent des émissaires aux tribus du N.-O. de l'Ohio pour les engagera détruire les établissements de la compagnie de l'Ohio, qui se proposait de coloniser les territoires à l'O., réclamés par la Virginie. Le 'l4nov. 17b3,\\ashington partit pour un voyage à travers le désert, avec une mission spéciale auprès du commandant français; au retour, il courut de grands dangers par suite du froid e.\CHSsif, de l'hostilité dessauvages et de la trahi-on de son guide. Washington lut ensuite nommé lieutenant-colonel, et bientôt, après la mort du colonel Fey, il devint commandant en chef. Sur l'avis de Washington, on envoya le capitaine Trent avec une compagnie pour bâlir un fort au coiitluent de l'AUeghany et du Monoiigahela (emplacement actuel de Pittsburgh;. Le 20 avril 17.S4, Washington apprit a Will's Creek que la troupe du capitaine ïrent avait été obligée, par des forces françaises et indiennes accablantes, d'abandonner l'ouvrage commencé. Les Français terminèrent le fort et l'appelèrent forJ-JJîiquesnc. Washington, par mesure de précaution, lit établir un relranchement dans les Grandes Prairies (Great Meadows). Apprenant qu'on avait vu, la veille, un parti de 50 Français à moins de 8 kil. de ce lieu, il fit une marche forcée et le^ surprit dans la matinée du 28 mai. M. Jumonville et 10 de ses hommes furent surpris et assassinés; les autres Français furent faits prisonniers. Washington changea aux Meadows son retranchement en un fcyt qu il appela Fort- NciesMy, mais il ne tarda pas à être obligé de capituler. On lui rendit la liberté sur sa promesse que les Français seraient rendus à la liberté, clause qui ne fut pas exécutée. En i'ioa, deux régiments de troupes royales, commandés par Braddock, arrivèrent en Virginie, et les troupes provinciales se joignirent il eux. Washington, fiuissé de la prcseaiice dont jouissaient les ofllcitrs de l'armée régulière,donna sa démission; mais, en même temps, il olïril au général Braddock, comme aide de camp volontaire, des services acceptés avec empressement. Le jour mémorable de la défaite de Braddock, Washington trouva moyeu d'échapper à cette punition de l'assassinat de Jumonville. En 1758, il
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commandait le contingent virginien dans la campagne malheureuse du général Forbes contre le Fnrt-Duquesne. Le 17 janv. 170!). il épousa Mrs Martha Custis. l'opulente veuve de John Parke Custis, et, peu après, il alla résidera Mounl-Vernon. Washington fut membre do la chambre des bourgeois pendant toute la période troublée qui précéda l'appel aux armes. En 1774, il fut délégué au congrès continental. Le 1-3 juin 1775. le congrès continental élut unanimement Washington au commandement en chef des armées delà révolution. Il prit le commandement des troupes qui assiégeaient Boston, le 3 juillet, et les Anglais évacuèrent la ville le 17 mars 1776. Puis se succédèrent rapidement les désastres de Long-Island, de Fort- Washington, et la calamiteuse retraite des Jerseys. Le brillant coup de main deTrenton et le succès important de Princeton relevèrent le courage ébranlé des populations ; mais ces avantages furent suivis du revers de Brandywine, de la tentative malheureuse sur Gormantown. et du terrible hivernage de Valley-Forge. L'été suivant (1778), le courage et le talent de Washington changèrent un commencement de défaite en victoire décidée, àMonmouth; mais, à partir de ce moment, les troupes, placées directement sous ses ordres, ne remportèrent plus aucun succès. Plus de deux ans s'écoulèrent depuis la capitulation de Yorktown (oct. 1781) jusqu'à l'évacuation de New-York (2o nov. 1';83). — Le 23 déc. 1783, Washington remit sa commission de commandant en chef au congrès continental siéi^eant a Annapolis. Il se retira à Mounl-Vernon et reprit ses occupations de fermier et de planteur, évitant avec soin toute participation aux affaires publiques. Cependant, en mai 1787. il fut envoyé a la convention de Philadelphie, chargée d'élaborer la constitution des Etats-Unis, et elle le choisit à l'unanimité pour son président. La constitution fut loin d'être accueillie avec faveur par la population en général, et il est douteux qu'elle eût été ratifiée sans la popularité de Washington, qui se trouvait designé d'avance pour être le premier chargé des fonctions de président. 11 fut choisi par le vote unanime des collèges électoraux. U entra en fonctions à ISew-York le 6 avril 1789; le congrès avait été convoqué pour le 4 mars; mais l'indifférence générale était telle, que les membres ne s'étaient pas trouvés en nombre. A l'intérieur, régnaient l'indifférence, la défiance, l'attente inquiète de ce qui allait arriver. De ce chaos, l'administration de Washington fit rapidement sortir 1 ordre, malgré la rivalité entre Jeffeison et Hamilton. Dans l'automne de 1792, il fut unanimement réélu. Au commencement de 1796, Washington prit la résolution irrévocable de se retirer, et se consulta avec Hamiltonpourlapréparation de son «Adresse d'adieu ». Cette adresse futpubliée le 17 -ept. 1796. A l'expiration de son terme d'office, le 4 mar.s I'i97, il se relira à Mount-Vernon. .Mais une année à peine s'était écoulée, que les dissentiments depuis longtemps existant entre les Etats-Unis et le Directoire de France prirent un caractère aigu, et Washington fut nommé lieutenant général. Dans la matinée du jeudi 12 déc, faisant sa promenade ordinaire à cheval autour de ses fermes, par un temps de neige, de grêle et de pluie, il prit froid et mourut deux jours après d'une laryngite aiguë, maladie presque inconnue jusqu'alors. — 'Washington avait 6 pieds 2 pouces; un peu maigre, mais bien proportionné dans sa jeunesse, il prit ensuite de l'embonpoint. Jaret Sparkes a réuni ses différents écrits en y joignant sa biographie (1834-'37, 12 vol.). Sa vie a été écrite en détail par Marshall et par Washington Irviiig, et, plus en abrégé, par Weems, David Ramsay, etc.