‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 620 sur 639 · WAT · texte numérisé non relu

WAT

'VVASSIGNY.ch.-l. decant., arr. et à inkil. N.-(). de Vervins(Aisne) : l,;ijOhab. —Grande furet se reliant avec celle des Ardennes.

'WATELET (Louis-Etienne), littérateur et ailistè français, né à Pans en 1718, mort en ITSfi. 11 a laissé un poème. VArl de peindre (I7fi0), qui lui ouvrit les portes de l'Académie. On a encore de lui, Dictionnaire de peinture, de gravure et de scidptiire (1792..T vol.).

'WATER-CLOSET ou 'Watercloset s. m.

[angl. ouo'-l'r-clôz'-étt] (angl. water, eK\x\ closct, cabinet). Cabinet d'aisances :

Dans des water-cJosets nous siégeons en Anglais. Barthélémy. L'Anglomanie. — Figaro du il août 1861.

'WATERFORD [ouatt'-eur-fùrdd]. I, comté du S. de l'Irlande, dans le Munster; I8(i8kil. carr.; 120,000 hab. — II, capitale de ce comté, sur le Suir, à 14 kil. de son embouchure dans le port de Waterford, età130kil. S.-S.-O. de Dublin; 2't,000 hab. Le quai est le plus beau de l'Irlande.

'WATERLOO [va-ter-lo'J, village de Belgique, sur la lisière de la forêt de Soignes, à 13 kil. S.-E. de Bruxelles; 3,000 hab. C'est à Waterloo et aux environs que se livra, le 18 juin 1815, la mémorable bataille entre Napoléon et les alliés commandés par Wellington et Blûcher. Napoléon cherchait à empêcher la jonction des alliés et des Prussiens, et à les battre l'un après l'autre. Le 16 juin, il avait repoussé Blûcher à Ligny ; il dépêcha Grouchy à sa poursuite et ordonna à Ney d'attaquer l'année anglo-hollandaise commandée parle prince d'Orange, à Quatre-Bras(àl 1 kil. de Waterloo). Les alliés tinrent ferme; mais le 17, Wellinglon fit recule-r son armée jusqu'à Waterloo; Napoléon l'y suivit. Pendant la nuit du 17 juin, les deux armées se trouvèrent front à front, séparées par une vallée peu profonde et large de 4-50 à 700 mètres. Wellinglon avait 70,000 hommes. Sa droite s'appuvait sur le château et sur le bois de Hougoiimont, son centre surle villagoduMont- Saiiit-Jean et sur la ferme de la Haie-Sainte, et sa gauche sur les hameaux de la Haye et de Papelotte. Il établit son quartier général à Waterloo. Napoléon, à la tête de 72,000 hommes, presque tous vieux soldats, avait son quartier général à la ferme de la Belle- Alliance, sur la route de Charleroi à Bruxelles. Une pluie épaisse et continuelle entravait les mouvements des deux armées. Napoléon différa l'attaque pour laisser sécher le sol. Ail heures et demie du matin, la bataille commença. Hougoumont eut à subir un violent assaut; le boisfut pris etreprisplusieurs fois, et, à 2 heures, il resta aux Français; mais le château leur résista. A 1 heure et demie, Ney, qui availl'ordre de rompre le centre de l'ennemi, s'empara de la Haie-Sainte; refoulé par Picton et Ponsonby, qui y furent tués, il la reprit à 3 heures et, à 4 heures, repoussa une nomelle attaque que Wellington tentait en même temps qu'un mouvement en avant par la droite. Renforcé par de la grosse cavalerie et de la cavalerie légère, il se précipita avec force sur les lignes de l'infanterie anglaise, qui s'ébranlèrent, mais ne se rompirent pas. Il aurait fallu une plus nombreuse infanterie, et Napoléon, qui avait affaibli son centre en détachant Lobau avec 10,000 hommes pour surveiller les Prussiens, n'en avait pas à sa disposition. Le bruit que l'armée de Blûcher, qui s'était ralliée, approchait, ranima le courage des alliés et étonna les Français; un peu après 7 heures. Napoléon, désespérant d'être secouru par Grouchy, qui ne reçut aucun des ordres réitérés qui lui furent envoyés jusqu'à 4 heures et, par conséquent, ne put les exécuter, rassembla quatre bataillons de la garde inuyeiine, et six de la vieille garde pour faire un suprême effort contre le ceiitre des alliés. Ney, à la têie de la garde moyenne, avait à peine

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commencé ralLacjLie qu'un corps prussien appaïut sur la droite des Français. La Haye et Pape!oUe que les Français avaient eiîi- [loi-lés, furent promptemenl repris. La .carde moyenne tint ferme sous un feu qui éclaircissait rapidement ses rangs; mais, à la fin, elle battit en retraite; les six autres bataillons se formèrent en carrés, et, seuls, se battirent désespérément. Cinq carrés étaient rompus et le dernier ne pouvait plus tirer, lorsque Napoléon ordonna la retraite. I.o cri <i l.a carde est repoussée! » changea cette retraite en défaite. Kn ce moment, Wellington fit avancer toute sa ligne d'infanterie, et les Prussiens, appuyant son mouvement, la déroute des Français fut complète. La garde fut sommée de se rendre. « La garde meurt, et ne se rend pas, » telle est la réponse que l'on attribue communénientau général Cambronnc (voy. ce mot\ cl au cri de Vive l'Empereur! le centre de la garde chargea l'ennemi et périt presque jusqu'au dernier homme. A 9 heures et demie, Bliicher et Wellington se rencontrèrent à la Maison du Roi, en arrière de la Belle-Âllianco, et Blûcher se mil à la poursuite des vaincus. Les alliés avaient perdu en tout 2.3,000 hommes environ, et les Français plus de 30,0u0 hommes avec "227 pièces de canon.

WATERLOO (Antoni), artiste hollandais, d'L'tre.bt, né vers 1600, mort en 1602. Ses paysages hollandais sont épars à Rotterdam, Berlin, Munich et Dresde. Florence possède son tableau des Pécheurs. 11 a exécuté 136 gravures très recherchées.

WATERPROOF s. m. fangl. ouo-teur-prouf], (mol angl. formé de watcr, eau; proof, épreuve). Manteau imperméable. - Grand manteau de femme qui descend jusqu'aux pieds, et qui est ordinairement pourvu d'une pèlerine. On l'appelle aussi C.\che-uisèrk.

WATT [ouott] (James), inventeur écossais, né en 1736, mort le 2-3 août 1819. En 1738, étant constructeur d'instruments à Glasgow, il commença ses expériences sur la vapeur appliquée à la propulsion des voitures; il les abaniJonna pendant quelque temps, et ne prit de brevet pour sa première machine routière qu'en 1784. Il travailla ensuite comme géomètre et comme ingénieur. En 1774, il s'associa à Mathieu Boulton, fondateur des ateliers de Soho, près de Birmingham, et ils commencèrent, l'année suivante, à construire des machines à vapeur perfectionnées. C'est à Watt que revient l'honneur d'avoir trouvé le condensateur séparé, le principe de la machine à double ell'et, le mouvement parrallèle, le régulateur et bien d'autres perfectionnements. LordBrougham, J.-P.Muirhead, Samuel Smiles et d'autres ont écrit sa biographie. Watt, mesure électrique. (V. S.)

WATTEAD (Jean-Antoine) [va-tô], peintre français, né à Valenciennes le lOoct. 1C84, mort à Nogent près Paris, le 18 juillet 1724. Son Embarquement pour Cyihère exposé en 1717, lors de son admission à l'académie, lui valut la célébrité. Ses représentations des costumes, des manières et de la vie de la seconde partie du règne de Louis XIV et de la régence sont singulièrement fidèles et brillantes. Ses Fêtes élégantes, bergeries et tableaux de genre, se font remarquer par leur grâce et leur originalité. Il inaugura dans ses paysages une" peinture moins conventionnelle que celle qui était en vogue jusque-là.

WATTIGNIES. comm. de l'arr. età7kil.

S. de Lille .Nord); 2.000 bah. Le 17 oct. 1793, Jourdan y délit les Autrichiens.

W-lTIMAN. WATTMÈTRE. (V. S.) WAVRE, ville de la province de Brabant, à 28 kil. S.-E. de Bruxelles (Belgique), sur la Dyle; 6,000 hab. Le 18 juin 1813, elle fut

détruite pondant une lutte piolongée entre Thielniann et Grouchy.

WEBER (Karl- Maria- Friedrich -Ernst

von) [vé'-beurj, compositeur allemand, né à Eutin, près de Lûbeck, en 1786, mort le 0 juin 1826. Ses premières productions, six fughetti, îarenl publiées par son père en IT9S. En 1800, il fit représenter à Munich l'opéra Dus waldmaedchen, et, en 1801, Peter Schmall und Seine yachbarn, qui eurent peu de succès. En 1806, le prince Eugène de Wurtemberg se l'attacha, et il lit exécuter à Carlsruhe, en Silésie, deux symphonies et plusieurs ouvrages moins importants. 11 fit une tournée artistique en 1810; il dirigea l'opéra de Prague de 1813 à 1816, et fut ensuite, jusqu'à sa mort, diiecteur de l'opéra allemand de Dresde. En 1822 il fit réprésenter à Berlin son njuvre principale, l'opéra Dcr Freischûtz. En 182.!, Euryanihc fut donné à Vienne et, en 1826, Oôcro^i à Covent-Garden, à Londres. Weber prit rang à la tête de l'école qu'on a appelée romantique. 11 a laissé un grand nombre d'écrits sur des sujets musicaux. Son fils Max a écrit sa vie.

WECHEL. 1. (Christian), célèbre imprimeur parisien du xvie .-lècle, né en Allemagne, établi à Paris en 1-522, mort eu 1554. Il imagina des éditions à bon marché des auteurs clasiiques, qu'il publia par parties détachées pour en faciliter l'acquisition aux écoliers pauvres.— II. (Andrél, fils du précédent, né à Paris vers 1.510, mort en 1581, succéda àson père et acheta, en 1o60, une partie des caractères de Henri Estienne. Le jour de la Saint-Barthélémy, la populace pilla sa librairie et brûla tous les livres suspectés d'hérésie. Il s'enfuit à Francfort, où il créa une nouvelle imprimerie.

WEDGWOOD (Josiah) [oueddjj'-oûdd], potier anglais, né en 1731), mort en 179,5. Il éleva la poterie anglaise à la hauteur d'un art. Il bâtit pour les besoins de sa fabrication tout un village qu'il appela Etruria.

WEENIXou Weeninx fouè-nikss;-ninnkss], I. (Jean-Baptist), le vieux; peintre hollandais, né en 1621, mort en 1660. 11 passa quatre ans en Italie, et se distingua par ses tableaux représentant des ports de mer italiens. — II. (Jan), le jeune, son fils (1644- 1719); il excella dans les scèues de chasse, et dans la nature morte, surtout le gibier.

WEIGÉLIE s. f. [vé-ghé-li] (de W.i'jel, botanjsle ail.). Arbrisseau apporte de Chine weigela ro>:ia''. 11 re-=emble au chèvrefeuille.

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fîU

Weigélic ros

rosea).

excepté par les lobes flexibles de son calice, par sa corolle presque régulière, et par son fruit qui estunegousse à graines nombreuses au lieu d'être une baie.

WEILAND (Pierre), ministre protestant et

linguiste néerhindais, né à Amsterdam le a nov. 1734, mort à Rotterdam, le 26 janv. 1842. Il est l'auteur d'un: Ncdcrduitsch Faalhundig ivoordenboek (l \ vol. 1799-1812) et fut le collaborateur àeSiegenberk dans son Traité de l'orthographe. (Voy. Siegknbeck.) Il publia en outre divers autres dictionnaires et des grammaires sans grande valeur.

WEIMAR [vai'-mar], ville d'Allemagne, capitale du grand-duché de Saxe-Weimav-Eisenach. sur l'Ilm. à 90 kil. S.-O. de Leipzig; 22,000 hab. Le séjour de Gœthe, de Schiller et autres écrivains lui a valu pendant longtemps le surnom d'Athènes du Nord. Elle abonde en oeuvres d'art. Un beau et vaste parc est adjacent au palais.

WEISSENBDRG [val'-senn-bourgg], comté de Hongrie. (Voy. Stuhl-Weissenburg.) WEISSEMBURG, ville d'Alsace. (Voy. Wis-

SEUBOURG.)

WEISSENFELS [vaï'-senn-felss], ville de la Saxe prussienne, sur la Saale, à 30 kil. S.-O. de Halle; 17,000 hab. De 1657 à 1746, ce ,,it la capitale d'un duché indépendant, la Saxc- Weissenfels. Fabrique de porcelaine, de mérinos, etc.

WELCHE s. et adj. [vèl-che], nom donné à un peuple d'origine germanique qui s'établit dans le nord delà Gaule, après avoir repoussé plusieurs tribus celtiques ou gauloises. (Voy. Bf.lges.) — Nom que les Allemands donneiit aux Français, on ne saitpourquoi : l'uniforme prussien ne doit servir qu'à faire mettre les Welches à genoux. (Lettre de Voltaire à Frédéric II, après sa victoire à Rosbach.)

WELLESLEY (Richard Colley, marquis) [ouèl-sli], homme d'Etat anglais, néà Dublin en 1760, mort en 1842. En 1797, il fut nommé gouverneur général de l'Inde et créé pair d'Angleterre sous le titre de baron Wellesley. 11 trouva dans les Indes, les finances épuisées et la domination anglaise menacée par l'alliance de Tippoo Sahib avec les Français. Tippoo fut tué (4 mai 1799) et ses Etats furent divisés. Le gouverneur général fut créé marquis Wellesley. .^près d'autres succès, il fut remplacé en 1805, et l'on essaya, mais vainement, de le faire juger pour son administration. De 1 808 à 1809, il fut ambassadeur en Esgne, de 1809 à 1812, ministre des alfaires étrangères, et de 1821 à 1828, lord lieutenant d'Irlande. En 1831, il fut fait lord slevtard ou grand sénéchal, lord lieutenant d'Irlande de nouveau en 1833 et, en 1833, lord chambellan. Peu après, il se retira de la vie publique. Ses rapports, mémoires et correspondances ont été publiés en 9 vol.

WELLINGTON [ouèl'-linng-tonn], ville et port de la Nouvelle-Zélande, capitale de la province du même nom et de la colonie, sur la baie de Lambton, dans File du Nord, à 12'j liil. E. de Nelson; 11,000 hab.

WELLINGTON (Arthur Wellesley, duc de] [ouèl-inng-ton], homme de guerre anglais, ne en Irlande en 1769, mort le 14 sept. 1832. 11 prit part à la guerre faite par son frère (voy. Wellesley) à Tippoo Sahib, et, en 1799, l'ut fait gouverneur de Mysore. En 1803, il mit en déroute les Mahrattes à Assaye et à Argaum. En avril 1808, il fut nommé lieutenant-général, et 0)1 lui confia le commandement de l'armée destinée à la guerre de la Péninsule hispanique. Il débarqua dans la baie de Mondego, le 1«' août; marcha sur Lisbonne, battit Laborde à Roliça le 17, et repoussa Junot à Vimeiro le 21. Après la convention de Cintra, il rentra en Angleterre; mais, en avril 1809, il revint à Lisbonne avec le commandement en chef des troupes péninsulaires, et le conseil portugais de régence lui donna le titre de maréchal général de son armée. Les 27 et 28juillet,ilbat 50,000 Français, à Talavera. Le 4 sept., il est fait baron

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