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2 ans et à une assemblée de 400 membres élus chaque année. Le gouverneur et les officiers administratifs sont élus pour 2 ans. Tous les juges sont élus. Délies, 14 millions de fr. ; recettes, 6,300,000 fr.; dépenses, 6.230,000 fr. Tous les enfants au nombre de 300.000, sont tenus de fréquenter les écoles. 2,900 bibliothèques renferment 980,000 volumes. 273 journaux se publient dans l'elat. — Le nom de cet état dérive du français Oin'sco)îsi)î, formé de mots indigènes signifiant Rivière sauvage torrentueuse. Le terriloire du Wisconsin fut formé, en 1836, d'immenses terrains, enlevés au Michigau . et qui embrassaient, outre le Wisconsin, les états d'Iowa et de Minnesota, ainsi qu'une partie du Dakota. 1,'ttat fut formé en 1848.
WISEMAN (Nicholas) [ouaï- ze'- mann], cardinal anglais, né en Espagne en 1802, mort en 1863. 11 fut nommé professeur de langues orientales à l'université romaine en 1827, et l'année suivante recteur du collège anglais à Rome. De retour en Angleterre en 1835, il se rendit bientôt célèbre comme prédicateur et conférencier. Il fut nommé vicaire apostolique du district de Londres en 1849. En septembre 1850, le pape publia une lettre apostolique rétablissant la hiérarchie catholique en Angleterre, et il créa le D' Wiscnian archevêque de Westminster, et, le lendemain, cardinal. Ses œuvres comprennent Hora? Syriacx (1828); Lectures on Ihe Conncelion between Science and Revealed Religion (1836, 2 vol. 1; Lectures on the Doctrines and Practices of the Catholic Church. (1836, 2 vol.); Fabiolii, a Taie of the C(i<'veom6s {1855); et Rccollecti'ins of the last Pour Popes, and of Rome in their Times {lSo$).
•WISK s. m. Voy. Whist. '
• ■WISKEYs.m.'Voy.WHisKEY.— \V'isAi.(V'.S.)
■WISMAR [viss'-mar], ville du Meckleiibouf;.'-Schwerin (Allemagne), sur une baie de la Baltique, à 30 kil. de Schwerin; 13 000 hab. Port excellent. Wismar était une ville hanséatique. Ellefut annexée à la Suède en 1648, et rendue au Mecklenbourg en 1803.
WISSANT, Porlus Itius. comm. du cant.
de Marquise, arr. et à 12 kil. N.-E. de Boulogne (Pas-de-Calais); 1,200 hab. C'était jadis une cité maritime importante, où César s'embarqua pour la conquête de la Brelacne (Grande-Bretagne), et qui resta longtemps très fréquenlée pour le passage de Franco eu Angleterre. Depuis le xiv" siècle, les ensablements ont détruit son port.
WISSEMBOURG(all. Wcissenburg oi\ Kronweissenl'iir;:i\ ville d'Ahace (Allemagne), na;;uère comprise dans le déparlemrnt t'i-ançais du Bas-Rhin, sur la Lauler, à 08 kil N.-N.-E. de Strasbourg; 5,500 hab. Les lignes de Wissembourg, érigées par Villars en 1705, furent enlevées par les Autrichiens en 1793, mais reprises par les Français après la victoire de Hoche à Geisberg ('2.1 déc). — Le 4 août 1870, le prince roval de Prusse traversa la Lauter, àla tête de 40,000 Allemands (Prussiens, Bavarois et Wurtembergeois) et attaqua près de Wissembourg, la division Abel Dûuay, forte de 10,000 hommes seulement. Les Français se défendirent avec un courage héroïque et leurs ennemis payèrent chèrement la victoire sanglante qu'ils remportèrent grâce surtout à la supériorité de leur artillerie. Les lignes de Geisberg étant devenues intenables, il fallut les évacuer et se retirer en arrière de Wissembourg, en laissant 500 prisonniers entre les mains des Allemands. CVoy, Douay).
WISTÉRIE s. f.[vistérie]. Genrede légumineuses phaséolées, voisin des glycines, comprenant plusieurs espèces de plantes ligneuses et grimpantes La première espèce connue est l'espèce américaine, ivisiaia frutescens, placée par Linné parmi les glycines, et qui se trouve encore ainsi classée dans certains
catalogues. La wistérie de Chine {WistaiiaSinetisis), plante fort populaire en Chine etauJapon, fui importée en Europe en 1816. Ses fleurs, d'un lilas pâle, paraissent lorsque les feuilles ne sont encore que partiellement développées; elles se présentent en grappes longues, lâches et coniques. La wislérie de Chine est connue chez nous sous le nom de glycine.
WITHÉRITE s. f. [oui-té-] (de Witering, nom d'un botaniste anglais). Miner. Carbonate de baryte.
WITIKIND (sax. Wite. blanc; kind, enfant), héros sason du vjn= siècle, célèbre par sa résistance à Charleniagne. (Voy. Ch.arle- M.xGNE.) Vaincu, il dut recevoir le baplêmeà .Mliffny sur-Aisne, et fut ensuite créé duc de Saxe, il périt en 807, dans un combat contre le duc de Souabe.
WITT (Jan de), homme d'Etat hollandais, ne en 1625, mort le 20 août 1672. En 1633, il fut nommé grand-pensionnaire de Hollande, et s'etfurça de mettre fin à la pluralité des
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offices qui avaient lemiii le slalhoudérat si despotique. Grâce à lui, le stalhoudérat lut aboli, et lorsqu'il fut char;.'é de négocier avec Cromwell le traité de Weslniinsteren lô.'Ji, il réussit à y (aire insérer un article secret destiné à priver la maison d'Orange des hauts emplois. Il devint impopulaiie pendant la guerre avec l'Angleterre et. après l'invasion de la Hollande par les Français eu 1672, il fut forcé de donner sa démission. L'indignation du peuple contre son frère Cornélius, magistral et marin accusé d'avoir comploté la mort du prince d'Orange, et qui fut mis en prison, se tourna aussi contre lui. Tous deux furent massacrés par la populace, au moment où Cornélius était relâché par les magistrats qui avaient reconnu son innocence.
'WITTE (Comte), homme d'Etat russe. Longtemps en laveur, fut un des chefs les plus émiuents du gouvernement de Saint-Pétersbourg, se signala par d'importantes mesures libérales et par des réformes Qnancières. Traita la paix avec le Japon (1905). (V. S.)
WITTENBERG [vi'-tenn-bergg], ville fortifiée de la Saxe prussienne, sur l'Elbe, à 80 Ivil. S.-O. de Berlin: l3,u,ju bal.. L'immense monument de bronze fait par Schadow en l'honneur de Luther s'élève sur la place du marché, à côté de la statue de .Melanchllion par Drake. Les thèses de Luther, affichées par lui aux portes de l'églisedu château {Schlosskirchej, ont été rétablies dans le texte latin sur les nouvelles portes de bronze érigées en 18.S8. L'université de Wittenberg, fondée en t5fi-2, fut réunie à celle de Halle en 181.Ï. Avant 1422, Wiltenberg fut la résidence des ducs et de.s électeurs de Saxe.
■WŒRTH-SUR SAUER [veurtt], bourg de rAlsacf-Lonaine, à 17 kil. S.-O deWeissemlioiirg ; 1,150 liab. Les Allemands nomment b'ituitledf Wœrth lalutte san^'lante à lainielle nims Ion lions le nom de bataille de Reischoffun , (6 août 1 870).
WOLFF lElisabeth, née BtCKER), femme auteur néerUindaise, née à Flessingue, le 1 '■'■j uillet 1 738, morte à la Haye, le 5 nov. 1 804. Elle débuta dans les lettres par des poésies empreintes d'une grande largeur de vues en matière de religion et révélant un esprit fin et cau>lique, tels que Santhorstsche Geloofs belijdenis et Aun mijnen Geest, qui lui valurent la haine de sesCosreligionnaires orthodoxes. Elle épousa en 1758 le ministre protestant ■Woltï et s'établit après la mort de son mari, à De Rijp, puis à Beveiwijk où elle écrivit, de concert avec son amie, Agatha Deken, une série de romans en style épistolaire, qui resteront des peintures immortelles de la vie et des moeurs de la société hollandaise au xviii* siècle : Sam Burgerharl (1782), Willem Ieewnd(l78.S), Brieven van Abraham Blankaart {ilSl), Corndid Wildschut {'798). Appartenant au parti des Patriotes, les deux amies furent forcées, en 1787, d'éniigreren France, où elles s'étaliliienl à Trévoux en Bourgogne et où Elisabeth faillit perdre la tête sous la guillotine. Revenues en Hollande (1797), elles se virent obligées, par suite de reveis de forlune, de gagner leur vie en traduisant de; livres. Agaiha Deken ne survécut à son amie que pendant dix jours.
WOLFE (James), général anglais, né en 172t). mort le l.i sept. 17.';9. En I7li8, en qualité de brigadier général, il prit part a la réduction de Louisbouig. En 1 7o9, Pitt le choisit pour commander une expédition contie Québec, le lit major-général, et lui donna 8,00» hommes et une puissante flotte. Le 27 juin, Wolfe débarqua dans l'ile d'Orléans, où il éleva des bactéries; mais »on feu ne lit que peu de mal à la ville. Il se transporta alors à l'embouchure du Montmorency el assaillit les ouviages français; mais il fut re-
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poussé avec de grandes pertes. Dans la nuit du -12 sept, il conduisit dans des bateaux 3,600 hommes jusqu'à un point à deux' milles au-dessus de Québec, et, avant le iour il gravit les hauteurs d'Abraham qui commandaient la ville à l'O. Après nn vigoureux engagement dans la matinée suivante, il fut tué au moment de la victoire; le général français Montcalm raoïnut le lendemain.
WOLFENBÛTTEL fvol'-fenn-but-teul], ville d'Allemagne, Mir l'Ocker, dans le duché et â 13 kil. S. de la ville de Brunswick; 12,000 hab.
'WOLFRAM s. m. [vol-framm]. Minerai du tungstène. (Voy. ce mot.)
WOLLASTON CWilliam-Hyde) [oûl'-lassteiinnl, physicien anglais, né en 1766, mort en 1828.11 était médecin; mais il se consacra pre.sque exclusivement aux recherches de chimie et de physique. 11 détermina un procédé, appelé de son nom, pour isoler le platine à l'état pur; en 1803, il découvrit, en association avec le minerai de ce métal, le palladium el le rhodium. Sa méthode de rendre le platine malléable lui fit gagner une grandefortiine. C'està lui qu'est duela découverte des lignes noiresou lignes deFraunhoter dans le spectre solaire. Parmi ses inventions scientifiques les plus importantes, on compte les batteries galvaniques à double plaque el à double dé, l'échelle de proportion des équivalents chimiques, la chambre claire, le goniomètre réfléchissant pour mesurer les anïles des cristaux, et le cryophoius qui fait geler l'eau au moyen de sa propre évapoiatioii.
WOLOWSKI ( Louis-François-Michel Ray mond) [vo-lov-ski], économiste el hoiimie politique français, né à Varsovie le 31 août 1810; mort à Gisors le 1.5 août 1876. Fils de l'ancien président de la diète polonaise, il prit une part active à la révolution de 18.30, en Pologne, se réfugia en France après la défaite de son parti, fonda à Paris la R'vue de tégisliMon el de jurisprudence (1833), obtint des lettres de naturalisation française en 1834; fui nommé professeur de législation au Conservatoire des arts et métiers (1839), puis membre du conseil de cet établissement (1848). Elu représentant de la Seine à la Constituante, il vota avec le parti démocratique modéré. Le coup d'Etal le fit rentrer dans la vie privée. En 1852, il fonda la première compagnie de Crédit foncier de Paris, qui a constitué, plus tard, le Crédit foncier de France. 11 entra à l'Académie des sciences moraleset politiques en 1855; fut, de nouveau, élu député en 1871, puis choisi par l'Assemblée nationale comme sénateur inamovible.
Libre échangiste, il combattit ardemment la politique protectionniste. 11 a écrit de nombreux ouvrages sur l'économie politique : Sociétés par- actions (18:18;; De l'Organisation du travail (184.5); De l'Organisation du Crédit /'oncî'er ( 1849); La Liberté commerciale et les résultats du traité de commerce de 1860(1868).
WOLVERHAMPTON, ville du Stafi'ordshire (Angleterre), à 20 kil. N.-O. de Birmingham; 80.unO hab. Elle est au milieu de la grande région centrale de la houille et du 1er, et possède des forges de fer, d'acier el de cuivre. Il s'y fait annuellement 900,000 tonnes de fer environ.
WOOLWICH [oùl'-idj], paroisse du comté du Kent (Angleterre), aujourd'hui faubourg de Londres, sur la rive droite de la Tamise, à 45 kil. au-dessous du ponl de Londres; 40,000 hab. L'arsenal royal est le principal dépôt du royaume pour l'artillerie et les munitions de guerre aussi bien de l'arniéo de terre que de la flotte. C'est à Woolwich que se font les épreuves de toutes les armes a feu de l'filtal. Une académie |iour l'éducation des officiers de l'armée, qui y a été fondée
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en 1719, est la grande école militaire de
l'Aiifilelerre.
WOONSOCKETfoûan-sok'-ett],villedeRhode- IslandiEtals-Unis), sur leBlarksIone, à 2o kil. N.-N.-O. de Providence; 14,000 hab. Nombreuses et importantes filatures de coton (plus de 200.000 broches).
WORCESTER [oûss'-teur], ville du Massachusetts, à 80 kil. O.-S.-O. de Boston; 50,000 hab. On y 1,1: : iiie un monument à
Worcesler. Moiiumei
la mémoire del'armée par Randolph Hngers, et un autre élevé à un officier de la guerre de l'indépendance, Trimothy Bigelow.
WORCESTER, capitale du Worceslershire (Angleleiie) sur la Severn, à 170 kil. O.-.N.-O. de Londres ; 33,000 hab. La cathédrale all'ecte la forme d'une croix double, et a une tour centrale. Fabriques de porcelaine, fonderies de fer, cuirs, gants, tissus de crin eldenlelles. Pendant la guerre civile, 'W'orcesler ayant épousé la cause de Charles [", eut beaucoup à soufirir des soldats du parlement. Le 3 sept. 1651, il s'y livra une bataille décisive entre les royalistes commandés par Charles II, et les parlementaires commandés par (Ironiwell; les premiers furent mis en complète déroute.
WORCESTER (Edward Somerset, second marquis de), inventeur anglais, né vers IrOl, mort en 1li67. 11 inventa et construisit la première véritable machine a vapeur; il l'a décrite dans son Century of Inventions (1663).
WORCESTERSHIRE, comté de 10. de l'Angleterre; 1,912 kil. carr.; 400,000 hab. Villes princ. : Worcesler, la cap.; Evesham, Droitwich, Uudley, Kidderminster et Bewdley.
WORKHOUSE s. m. [angl. oueurk-haouss].
(mot angl. forme de worh, travail; house, maison). Maison de refuge pour les pauvres, en Angleterre. (Voy. Paupérisme.)
WORMHOUT, ch.l. de cant., arr. et à 20 kil. S.-E. deDunkerque(Nord); 3,700 hab.
WORMIEN, adj.(d'01aùs Worm, médecin de Copenhague). Se dit des petits os qu'on trouve sur la voûte du crâne.
■WORMS [vormmss], ville du grand-duché de liesse (Allemagne), sur le hhin, ;'i .50 kil. S.-S.-E. de Mayence; 28,000 hab. Elle possède une cathédrale byzantine commencée au vni" siècle. Une église gothique, la Liebfrauenkirche, donne sou nom à un vin, le
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liebfrauenmilch. qui ?e récolte dans le voisinaso On fabrique à Wnrms des cuir? vernis et des cigares. WoriDs devint ville libre impériale, et il s'y tint plusii=urs diètes de lempire. C'est à Worms que se fil la mémorable déclaration de Luther devant Cbarles-Quint et que se tint une diète, le 18 avril 1521. Sous les Hohenstofen, la population atteignit
le chiffre de 60,000 hab. En 16S9, Worms fut r^ûié par les Français, et elle eut beaucoup à souffrir dans les premières L'iierres de la révolution trançaise. Le traité de Lunéville (1801) donna la plus grande partie de l'ancien diocèse de Worms à la France, et un quart du territoire, sur la rive droite du Rhin, à la maison de Hesse-Darrastadt, qui eut le tout en 1814.
WODVERMAN (Philip.) [vou'-ver-mann] , peintre bol andais, de Haarlem, né en HiïO, mort en 1668. Il excellait surtout dans les scènes de chasse, et à peindre des chevaux; presque tous ses tableaux contiennent un cheval blanc ou gris. 11 a laissé plus de 800 peintures achevées. Beaucoup de ses chefs-d'œuvre sont à Dresde et au Louvre; son plus giand tableau est à la Haye.
WRANGELL (Ferdinand, baron), voyageur russe, né en Estbouie vers 1795. mort en 1870. Officier de marine, il commanda, en 1820-'23, une expédition en traîneau à la mer Polaire, au N.-E. de la Sibérie, avec Anjou, il fut gouverneur de l'Amérique russe de 1829 à 1834, remplit des fonctions au ministère de la marine, et, en 4 849. devint directeur delà compagnie russe d'Amérique. En 1858. il entra au conseil impérial comme amiral. Le récit de son expédition arctique a été publié en russe, en allemand et en anglais. En 1867, le capitaine Long découvrit une grande terre dans la mer Polaire que Wrangell avait essayé d'atteindre, et il la nomma Terre de Wrangell.
WREDE (Karl-Philip, prince) [vrèd], feldraarèchal bavarois, ne à. Heidelberg en 1767, mort en 1838. Il combattit d'abord les Français: mais, lorsque le roi de Bavière fut devenu l'allié de Napoléon, il reçut un commandement dans la grande armée, en 1806, se distingua a Dantzick, dans le Tvrol, à Wagram, fut créé feld-maréchal bavarois et comte de l'Empire. Pendant la retraite de Moscou, il protégea habilement l'arrièregarde, à la tête de la cavalerie bavaroise. En 1813, la Bavière s'étant détachée de la France, il reçut l'ordre, après la bataille de Leipzig, de se porter dans la forêt de Hanau
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et de couper toute retraite à Napoléon et à l'armée française. Ecrasp par une terrible charge de ca\ alerie et d'artillerie de la garde, il put so glorifier, néanmoins, d'avoir tenu tête fiendant une journée au plus grand capitaine des temps modernes. Entré en France EL la tête de l'année bavaroise, il battit Marmont et Oudinot à Lesraont et à Bar-sur- Aube. H fut ensuite créé prince d'Ellingen.
WRIGHT (D'Amsmont; FRAîJC8s)[raitt], appelé communément Fanny. réformatrice écossaise, née en 179"), morte en 1852. Après un Toyaire aux Etats-Unis (18l8-'20), elle publia ViexDS on Society and Manners in America ( 1 82 1 ). En I82.Ï elle acheta un vaste territoire dans le Tennessee, à l'endroit où s'élève aujourd'hui Memphis, et y établit une colonie d'esclaves émancipés, qui furent depuis envoyés à Haïti. En 1833-36 elle Ht des conférences sur l'esclavage des nègres et sur d'autres institutions sociales, qui attirèrent la foule. Vers 1838, elle épousa en France M. D'Arusmont, mais elle se sépara bientôt de lui et résida à Cincinnati jusqu'à sa mort. Elle a publié ; A Few Days in Athens, défense de la philosophie d'Epicure (1822), Lectures ■.'! friehiqitinjn]' édit. IS'.ô), etc.
■WRISBERG .Heinrich-Augiist) [ vri ss'-bergg] anatomiste allemand, ne en 1739, mort en 1808. Il professait l'obstétrique et l'anatomie àGœtliiiguv^. Il a donné son nom auï cartilages de Wrisberg ou cartilages cunéifurmes, qu'il a décrits le premier, et au nerf de Wrisberg.
WROTTESLEY (John) [rottss'-li], astronome anglais, né en 1798, mort en 1867. H bâtit les odservatoires de Blackheath et de Wrottesley (Staffordshire). En 1838, il présenta, à la société astronomique royale, un catalogue des ascensions droites de 1318 étoiles. 11 fut élu président de cette société en 184-1, et de la société royale en 1854.
'WURMSER (Dagobert-Sigismund) [vouimm'-zeur]. hommede guerre autrichien, né en Alsace en i7"24, mort en 1797. Il entra de bonne heure au service de la France ; mais il passa bientôt à l'Autriche et occupa des commandements pendant la guerre de Sept ans et celle de la succession de Bavière. En i796, il força les Français à lever le siège de Mantouc; mais ayant divisé ses forces, il fut battu à plusieurs reprises par Bonaparte, et se renferma dans la place, qu'il fut forcé de rendre le 2 fév. 1797, après la défaite d'Alvinzy à Rivoli, les 14 et 16 janv.
WURTEMBERG [ vur'-temm-bergg], rovaume de l'empire allemand , borné au N.-E. et à l'E. par la Bavière, au S. par la Bavière, le lac de Constance qui le sépare de la Suisse, la province prussienne de Hohenzollern et Bade ; à l'O. et au N.-O. par Bade; 19,504 kil. carr. ; 2,000,000 d'hab., dont 1,35-5,000 protestant^ et 390,000 catholiques. Cap., Stuttgart; villes princ. ; Ludwisburg, Reutlingen, Ulm, Ellwangen, Tubingen, Heilbronn, Esslingen, Canstalt et Friedrichshafen. — La Forêt Noire forme une partie de la frontière occidentale. Le Hornisgrinde est le plus haut sommet du pays. Les Alpes Souabes se trouvent presque tout entières dans ce royaume et le divisent en bassins du Neckar au N.-O. et du Danube au S.-E. Le Danube traverse le Wurtemberg dans la direction du N.-E. Il n'y a qu'une petite partie du lac de Constance qui appartienne au Wurtemberg. Le sol est fertile; 4,8 p. 100 seulement restent improductifs. On récolte surtout du l'épeautre, de l'orge, des plantes légumineuses, du chanvre, dû lin, du coUa, du houblon, de tabac, de la chicorée, des pavots, des fruits, des betteraves, de la laine, du bois, du sel, du fer et d'autres minéraux. Les pêcheries des lacs sont très importantes ; il y a des usines métallurgiques (fer et acier),
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des brasseries, des manufactures de toile, de coton, de laine, de soie, d'articles d'or et d'argent, de papier, d'instruments de musique, et partiouliArement, d'orgues, de sucre de betteraves et de vins mou<seux. Des rliemins de 1er traversent le royaume dans toutes les directions et appartiennent presque tous à l'état. — Le Wûrlernberg- est une monarchie constitutionnelle ; la constitution actuellement en vigueur date du 2'i sept. 1819. La couronne est héiédilaire de mâle en mille et, à défaut de mâle, elle passe aux femmes. Le roi exerce le pouvoir exécutif au nioven d'un conseil privé, composé de -=ix ministres et de conseillers spécialement nommés. La diète {Staendeverf^amnilung) consiste en une chambre haute de 45 membres perpétuels, et en une second • chambre de 93 membres élus pour six ans. La diète se réunit tous les trois ans, ou plus souvent, si c'est nécessaiie. Une cour d'Etat, composée d'un président et de 1 2 membres, dont 6 choisis par le i oi et 6 par les chambres, veille au maintien de la constitution. Dans le conseil fédéral de l'Allemagne, le Wûi temberg a 4 votes, et il envoie au reichstag 17 députés. L'instruc'ion est obligatoire, et personne, pour ainsi dire n'est illettré. L'univei-i:é de Tubingue est la plus célèbre institution d'enseignement du ro^aum". L'Eglise offirielle est l'Eglise protestante évangélique, formée en 1823, par la réunion des Eglises lulhérienne et réformée. La dette publique est d'environ 400 millions, donl 270 pour les chemins de fer. On évalue le revenu à io millions de florins environ et les dépenses dépassent quelquefois ce chiffre, mais elles sont couvertes par les réserves du trésor. Les troupes vûrlembergeoises forment le 13° corps de l'armée de l'empire allemand et comptent, en temps de guerre, 62.898 hommes et 102 pièces d'artillerie. — Le VViirlemberg faisait autre lois [larlie de la Souabe. (Voy. Souabe.) Le fondateur de la dynastie régnante est Ulric, comte de Wurtemberg (mort en 1265). En 14 o, Eberhard V fut créé duc. Ulric VI introduisit le protestantisme vers 1540. Chas-é par la ligue des villes libres de Souabe, il fut rétabli par son fils, l^brisiophe, qui assit sur des bases solides la nouvelle foi. Pendant les guerres de la Révolution française, la contrée fut, à différents moments, le théâtre de la lutte, et, en i801, le dernier duc de Wurtemberg, Frédéric II, fut obligé de céder .Moutbéliard à la France. Il reçut en compensation une extension de territoire comprenant plusieurs cités impériales. En 1803, il fut fait électeur de l'empire ; en 1806, il prit le titre de roi de Wurtemberg, sous le nom de Frédéric 1", et entra dans la Confédération du Rhin de Napoléon. Après la bataille de Leipzig eu 1813, il passa aux alliés. En 1849, la Constitution fut modifiée dans un sens libéral. Lorsque la Prusse eut vaincu l'Autriche, en 1866, le Wurtemberg, qui avait pris parti pour cette dernière, s'allia à la Prusse par un traité militaire spécial. Il]ouaun rôle considérable dans la guerre franco-allemande de 1870-'7I .
WÙRTEMBERGEOIS , OISE s. et adj. Du Wurtemberg ; qui appartient à ce pays ou à
ses habitants.
WDRTZ (Charles-Adolphe) [vurttss], célèbre chimiste, né à Siia>bourg, le 26 nov. 1817, mort le 12 mai 1884. En 1839, il fut nommé premier professeur de chimie à la faculté de médecine de Strasbourg; Il eut ensuite des emplois à Paris et à Versaiffes. Après la mort d'Orfila (1853) et la retraite de Dumas (1834), on réunit leurs chaires en une seule sous le nom de chaire de chimie médicale, et elle fut donnée à Wurtz. Il devint sénateur inamovible le 7 juillet 1881. On lui doit sur la chimie de nombreux ouvrages, dont le piusimportant est sou Dictionnaire de c/jimie (Voy. Chimie.) Sa Philosophie chimique^
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d'après les théories iHod''rnrs (1867); sa Théorie des atomes ((874-), el plusieurs autres dises œuvres onl été traduites dans toutes les lancues.
WÛRZBURG [vurtlfs-bourp], ville de Baviéic, cap. de la basse Franconie, sur le M.iin. à-220kil, N -0. de Munich ; S'SOOO hab. prc-que tous calholiques. Le palais epi~cnpal est magnifique; la calhédi'ale a été rebâtie au XI'' siècle . L'univcrsilc est renommée surtout pourles études médicales;elloeslfréqucnléo par un millier d'éludianls. Sa bibliotbéi|Mo possède 100.000 vol. et 1,500 mauiiscrils.Wûrzburp devient un rentre commercial pour l'AIlcninçne du sud, surtout en ce qui concerne les vins et les fruits. On y fait des vins mousseux, du cuir, du tabac, des lainages, des wagons. — Au vu" siècle, Wiirzbur^' (levint la capitale d'une partie de la Franconie. Vers 741, saint Bonifacc installa Burkhardt comme le premier des évêques du pays: les évoques finirent par devenir princes, et, après 1120, portèrent pendant un temps le titre de ducs de Franconie. Au xvui" siècle ils avaient 2o0,000 hab. sur leur territoire. Le traité de Lunéville sécularisa la principauté (1801), celui de Presburgla donna à l'ex-grand duc de Toscane (180b), el en 18l4-')5, elle fut restituée à la Bavière. En 1866, les Prussiens rasèrent les fortifications de la ville, et la forteresse de Maricnberg, en face, fut convertie en caserne.
WYCLIFFE, WycUf, ou Wickliffe (John de)
WYC
fouik'-lif], réformateur anglais, né vers 1321. mort le 31 déc. 1.38i. Après avoir professé à Oxford, il devint chapelain du roi. Dans une ambassade envoyée par Edouard III, pour négocier avec les délégués du pape Grégoire XI, à Bruges, en 1.374. il soutint les prérogatives royales contre les prétentions envahissantes du pape. A l'instigation de celui-ci. l'archevêque de Cantorbéry le cita devant un synode, à Lambeth, pour répondre à une accusation d'hérésie. .4rrêté déjà une fois, il avait été protégé par Jean de Gand, duc de Lancastre. Cette fois, la reine-mère liéfendit au synode de le tourmenter, et il reprit ses travaux. Cependant ses opinions devenaient de plus en plus opposées à celles du clergé. En 1381, il professa à Oxford une doctrine contraire à la transsubstantiation. Le plus important de ses écrits est une version anglaise de la Vulgate. terminée vers 1383. Les disciples de Wycliffe, sous le nom de pauvres prêtres {poor priesis), propagèrent son enseignement par des prédications en plein air. Ils furent cruellement persécutés, mais on le laissa personnellement en paix jusqu'en 1382; mais à cette époque uii appel, qu'il adressa au l'oi et au parlement, le lit citer devant la u convocation » du clergé à Oxford. Il comparut, et présenta deux professions de foi ou défenses, l'une en latin et l'autre en anglais; il y soutenait la présence réelle, tout en niant la transsubstantiation. On ne le condamna pas, mais on obtint du roi une lettre lui interdisant d'enseigner à
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l'université. Wyclille tiouvaitquele clergé devait être eiitreienu par les aumônes des fidèles. Le nombre de ses petits traités est incalculable. .Ses œuvres choisies en anglais onl été éditées, d'après les manuscrits originaux, par T. Arnold(1871, 3 vol.); John Lewis{l719), Rob. Vaughan (1828) et Webb Le Bas (1832), ont écrit sa vie.
WYOMING[ouaï-ô-minng, ou mieux, oui-ôniinng], territoire des Etais-Unis, entre 41° et 4.5° lat. N. et entre 106°et 113° long. 0.; 2o3,32o kil. carr. ; 21,000 hab. Ville princ, Cheyenne. Ce territoire, couvert par les montagnes Rocheuses, voit naitre les principaux cours d'eau des Etals-Unis cl renferme de vastes pâturages el de grandes richesses minérales. Il a été organisé en 1868.
WYSS (Johann-Rudolf) [viss], auteursuisse.
né en 1781, mort en 1830. En 1806, il devint professeur de philosophie à l'académie de Berne, et plus lard bibliothécaire en chef. Il faut citer parmi ses œuvres Der scAwewcrîSc/K; Robiiison (1813), populaire en France sous le litre àc liohinson suisse.
WYTTENBACH (Daniel) [ vil'-tenn-bach ] , philologue hollandais, né en Suisse en 1746, mort en 1820. En 1771, il fut nommé professeur de grec, et plus tard de philosophie à Amsterdam, et, en 1799, d'éloquence âLeyde. Ses œuvres comprennenl Biiliolhcca critica (1777-1808, 3 vol.) et Philoimdhia sive Miscellanea Doctrina (1809-'I7, 3 vol.).
' X s. m. [i-kse ; ou ksoj, consonne double ' qui est la 23^ leltre de l'alphabet français (où le w ne compte pas). Cette leltre cori espond au S (a:;) des 'Grecs. — X, tantôt a le sonde CS joints ensemble, comme dans JCiphoide. extrême; lanlùl de GZ, aussi joints ensemble, comme dans Xercês, exercice, Xavier; tantôt le son d'un C dur, comme dans Excepter; tantôt celui de l'S forte, comme dans Aitxerre, Bruxelles; taiilôt enfin celui du Z ou de l'S adoucie, comme dans deuxième, sixième, etc. — A la fin des mots, tantôt il a le son de CS joints ensemble, comme dans ceux-ci, qui onl passé de la langue grecque dans la nôtre, Strjx, sphinx, lynx, etc., el dans ce mol pris du lalin, Prtfix ; tantôt il a la valeur de l'S à la fin d'un mot, c'est-à-dire que, devant une voyelle, il a le son du Z, comme Baux à longues années, et que devant une consonne ou à la fin d'un sens, il ne sert qu'à rendre plus longue la dernière syllabe du mot, comme Paix, choix, généreux. — Dans certains mots l'X sert à marquer le pluriel, au lieu de l'S. comme dans Choux, oiseaux, etc. — Dans quelques autres, tels que dix el six, il ne se prononce point devant le substantif dont il marque le nombre, lorsque ce sub-^lantif commence par une consonne : il a le son du Z devant une voyelle; et, quand il est final, ou qu'il est suivi d'un repos, il se prononce fortement comme S. — Comme cliillre romain. X sigui-
XAVI
fie dix ; placé horizontalement (x) il désii.'ue mille; surmonté d'un trait horizontal (Xi, c'est dix mille. — »» Pop. L'inconnu : chercher l'X du cœur. — Calcul: élève fort en X. — Têtk a x,téte oi'ganisée pour le calcul.
XAINTRAILLES (Jean Poton, seigneur de), capitaine, ami el compagnon de La Hire, moil à Bordeaux en 1461 . Il seconda Jeanne d'Arc devant Orléans et Palay (1429) el contribua à chasser les Anglais de France. Il fut nommé maréchal en 1454.
XANTE. Voy. Zante. - Xanlhe. (V. S.)
XANTHINE s. f. [gzan-](gr. a;an<os, jaune). Corps composé qui se trouve souvent dans les calculs de l'urine. Suivant Schcrer, c'est un constituant normal du corps d'un grand nombre d'animaux. Formule : C* H* ^'•0\ — Xanthippe. (V. S.)
XANTHORHAMNINE s. f. [gzan-] (gr. xan- //los, jaune ; rhamnos, nerprun). Matière colorante jaune tirée do baies de plantes de Perse ou de Turquie, telles que le rharniuis amygdalinus, rhamnus olcoidcs, rhamnus saœa- Mis, elrhamnus infcclorius. Elle donne, avec de l'alumine pour mordant, un beau jaune et avec des sels de fer, une teinture noire.
XANTHUS [gzan-luss], ville deLycie.(Voy.
LvciE.)
XANTIPPE, femme de Socrale.
XAVIER (Saint Frarçois-) (esp. Francisco
XENE
deXavier), missionnuii e esiiagnol. surnommé l'apôtre des Indes, né à Xavier (iN'avarrel le 7 avril 1506, mort dans l'ile Sancian, près de Macao, le 2 déc. 15o'2. Il prit ses grades en philosophie au collège de Suinte-Barbe à Paris, en 1530, et y eut pour camarade de collège Ignace de Loyola. Il avait d'abord conçu pour lui de l'eilroi et de 1 aversion à cause de ses pratiques ascétiques; mais i ne larda pas à être gagné, el il devint un d{ ses premiers com[iagnons dans la société de Jésus. 11 alla le rejoindre à Venise en janv. 1537, y fut ordonné prêtre, el se rendit à Bologne et à Rome où il calhéchisa les pauvres. Le roi de Portugal ayant demandé à Ignace de lui envoyer des missionnaires pour les établissements portugais aux Indes orientales, Xavier fut un des deux choisis, et, en définitive, y alla seul. Il partit de Lisbonne le 7 avril 1541, cl le 6 mai l342arriva à Goa. Il opéra en peu de temps, dit-on, une Iransformalion complète dans la ville. Ensuite il parcourut beaucoup d'autres régions de l'Orient, baptisant des multitudes de naturels, el laissant partout où il passait des congrégations florissantes au soin rie ses disci(iles. Il fut canonisé en 1622.
XÉNAGIEs. f.[ksé-](gr. xcnogia). Partie de la phalange, comprenant 16 files sur 16 rangs. On disait aussi syntagme. (Voy. Aiimék.)
" XÉNÉLASIE s. f. [ksé-né-la-zlj (gr. xene-
XERE
lasia; de xenos, élran<rer; elaunô, je chasse). Aiitiq. Exclusion des étrangers, interdiction faite aux étrangers du séjour d'une ville : la xénélasie était parlicutière aux Lacédémoniens.
XENIA, ville de lOhio (Etats-Unis), à 110 kil. .\'.-E. de Cincinnati, et à 93 kil. O.-S.-O. de Columbus, 7,000 hab.
XÉNIE s. f. [ksé-nl] (gv. xenos, hôte). Présent que l'on faisait à ses hôtes après un banquet, dans l'ancienne Grèce et à Rome; de là le titre du 1,3» livre des épiprammes de Martial, qui se compose de distiques se rapportant à cette ooiilume. Dans le Mtisenaltnanach pour 1797, Goethe et Schiller insérèrent plus de 400 distiques intitulés Xeiîien, et qui sont des critiques mordantes et épigrammatiques sur l'art, sur la société, la litlératuie du temps, etc.
XÉNOCRATE, philosophe grec, né en 396 av. J.-G., mort en Mi. Il s'attacha successivement à Eschine le socratique et à Platon. En 339, il succéda à Speusippe comme directeur de l'académie, et occupa ce poste jusqu'à sa mort. Il a écrit plusieurs traités métaphysiques, deux ouvrafres de physique, et plusieurs sur la morale et l'économie politique.
XÉNOPHANE, philosophe grec, fondateur de I école d'Elée. né à Colophon (Asie Mineure) vers 620 av. J.C. Ou ne possède de lui que quelques fragments. —Xénophobie. (V. S.)
XÉNOPHON, célèbre général et écrivain athénien, mort vers 3.ï0 av. J.-C. Il fut l'élève de Socrate. En 401, il alla à Sardes et prit part à l'expédition de Cyrus le Jeune, mais sans emploi déterminé dans l'armée. .\près la bataille de Cunaxa, les Grecs commencèrent leur voyage de retour en Europe, voyage si fameux sous le nom de retraite des dix mille. Lorsque Cléarque et d'auties chefs grecs eurent été traîtreusement massacrés par Tissapherne, Xénophon fut élu comme un des cinq généraux, et finit par être considéré comme le véritable chef de l'armée. Avec une habileté extraordinaire, il conduisit ses troupes à travers la .Mésopotamie et l'Arménie jusqu'à Trapezus sur le Pont-Euxin, et de là en Europe. Son Atiabase est le récit de cette retraite. Son ouvrage intitulé Hellenica est une continuation de l'histoire de Thucydide jusqu'à la bataille de .Mantinée, et la Cyropédie, un roman politique où il expose son idée de l'état, et dépeint les avanlaces d'un sage gouvernement monarchique. Plusieurs de ses écrits sont consacrés à raconter les actions et les conversations de Socrate; parmi ceux-ci, on connaît surtout celui qu'on appelle Ms7noro'./!/ia. 11 a laissé aussi une Vie d'Àgésilas. un traité d'Hippiatrique, les Cynégétiques, etc. Les principales éditions de Xénophon sont celles de Leipzig (1798-1804, 6 vol. in-8°); de Thienne et Ernesti (4 vol. in-4''); etc. Trad. franc, par Gail (Paris, 1S4», 2 vol.).
* XÉRASIE s. f. [ksé-ra-zi] (du gr. xéros, sec). Méd. Maladiedes cheveux qui deviennent secs, cessent de croître, et ressemblent à un duvet couvert de poussière.
XERES s. m. [ké-rèss]. Vin récolté dans le Xérès, en Andalousie.
XEREZ ou Jerez-de-la-Frontera (anc.
Asta Regia), ville d'.\ndalousie (Espagne), près du Guadalete, à 20 kil. N.-E. de Cadix; environ 50,000 hab. Elle comprend la vieille et la nouvelle ville. Les rues de celte dernière sont bien pavées et bien éclairées. L'édifice public le plus remarquable est le vieux château mauresque (Alcazar). Xerez tire sa célébrité de ses vins pajorete et sherry.
XFME
nom anglicisé de celui de la ville. (Vov. Espagne, vins d'.) Près de ses murs, Roderic, dernier roi des Visigolhs en Espagne, fut battu par les Maures en 711. Alfoiise le Sage reprit la ville au xui= siècle.
XEREZ (Francisco de) [khé-ress], historien cspai:iiol qui accompagna Pizarre au Pérou en qualité de secrétaire, et qui a écrit un récit détaillé de l'expédition : Conquista del Peru (li)47i: traduction française de Ternaux-Compans it838).
* XÉROPHAGIE s. f.[ksé-] (du gr.xêros, sec; phagcin. niang.M). Nom qu'on donnait, dans la primitive Église, à l'abstinence des premiers chrétiens, qui, pendant le carême, ne mangeaient que du pain et des fruits secs.
* XÉROPHTALMIE s. f. [ksé-l (du gr. xéros, sec; ophthalmos, œil). Méd!. Ophtalmie sèche, qui consiste en une cuisson, une démangeaison et une rougeur dans les yeux, sans enflure ni écoulement de larmes.
XERXES [gzèr-sèss], roi de Perse, qui régna depuis la fin de l'année 486 jusqu'à l'année 463 av. J.-C.;fils de Darius fils d'Hytaspe, et d'Atossa. A l'automne de 481, il rsissembla une immense armée à Sardes pour envahir la Grèce. Au commencement de 480, son armée s'ébranla; elle mit sept jours et sept nuits à traverser l'Hellespont sur deux ponts de bateaux. D'après Hérodote, elle comptait 1,700,000 fantassins et 80.000 chevaux. En outre, la flotte composée de 1,207 navires de guerre et de 3,000 transports ou vaisseaux plus petits, était montée par des marins et des troupes qui mettaient l'etïectif total à 2,317,000 hommes; il y a là sans aucun doute de l'exagération. Ce fut aux Thermopyles qu'ils rencontrèrent la première résistance. En même temps une tempêle détruisit plusieurs de leurs navires. Les batailles d'.\rtémisium et île Sulamine vinrent ensuite, et Xerxès, entièrement battu, s'en retourna en Asie, laissant .Mardonius et 300,000 soldats continuer la guerre en Grèce. En 479 se livrèrent les batailles désastreuses de Platée et de Mycale, suivies de la ruine définitive de la puissance persique en Grèce. En 465, Xerxès fut assassiné et eut pour successeur son fils, Artaxerxès. On l'identifie généralement avec l'Assuerus du livre d'Esther.
XIMENÉS (ou Ximenezj de Cisneros (Francisco) [khi-mè'-nèss-dé-Ciss-né-'ross|, prélat espagnol né en 1436, mort le 8 nov. 1517. Après avoir été avocat près des cours consistoriales à Rome (1439-'73), il entra chez les franciscains de Tolède en 1482, et fut nommé successivement confesseur de la reine Isabelle (1492), provincial de son ordre en Castille (1494), archevêque de Tolède et primat d'Espagne en 1493. 11 commença aussitôt à appliquerénergiquement un plan de réforme du clergé, et il parvint à améliorer d'une façon durable les mœurs et la discipline des ordres religieux. La destruction qu'il fit des manuscritsarabesfut la cause immédiate delà déc.idence de la littérature arabe en Espagne ; il repara en quelque façon le mal qu'il faisait de ce côté en fondantl'univsrsité d'Alcalà de Henarès (IdOO-'IO) et en faisant publier une bible polygolte.(Voy. Polyglotte.) En 1307,11 reçut le chapeau de cardinal, et fut nommé inquisiteur général de Castille. En 1309, il dirigea avec succès contre Oran une expédition dont il Ut presque tous les Irais. Ferdinand laissa en mourant (23 janv. 1316) Xiinéncs régent du royaume jusqu'à l'arrivée de son petit-fils, Charles I^"' d'Espagne, plus lard Charles-Quint, empereur d'.\llemagne.
XIMENES DE QDESADA (Gonzolo, [dè-késa'-du], exploiaieur espagnol, né vers 1495, mort eu 1579. Il alla eu Amérique en 1535,
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à la suite de Pedro Fernandez de Lugo, gouverneur de Santa-Marta. qui le choisit pour conduire une expédition contre les Chibehas, vers les sources de la Masdalena. Le 6 août 1338.\imenes fondalacité de Rogolà. En 1339, il revint en Espagne avec Benalcazar et Frederman, pour soumettre à Charles-Quint leurs prétentions rivales au commandement. Ximenes finit par être fait maréchal du royaume de la Nouvelle-Grenade, et retourna à Bogota au commencement de t.^31. En 1-361 il fui nommé adclantwlo ou gouverneur en chef de la Nouvelle-Grenade: plus tard, il dépensa 300,000 ducats à équiper une expédition à la recherche de l'EI Dorado, Il partit avec 300 Espagnols, 2,000 Indiens et 1,260 chevaux, et il revint avec 24 hommes et 32 chevaux,
' XIPHIAS s. m. fksi-fl-ass] (du gr. xephns, épée). Hist. nat. Genre de poissons qui ont la mâchoire supérieure prolonirée en forme de lame ou d'épée. — Nom donné par les astronomes à une constellation de l'hémisphère austral, qui n'est point visible dans nos climats.
* XIPHOÏDE adj. m. [ksi-fo-i-de] (gr. xiphos, épée), .\nat. Se dit d un prolongement qui. termine la partie inférieure du sternum : appendice ou cartilage xiphpoîde.
XYLÉNE ou Xylole s. m.[ksi-](gr. xuhn, bois). Hydrocarbone homologue à la benzine et à la toluène, extrait pour la première fois à l'état pur du naphte de houille par Hugo .Miller en 1863. On le prépare en soumettant le naphte de houille à la distillation fractionnelle, et en soumettant ensuite la pallie qui bout à environ 130" C, à l'action de l'huile de vitriol. Formule : C H'". C'est un liquide incolore, possédant une odeur faible, mais sui geneiis ; poids spécifique, 0,86 à IS»; point d'ébullition, 140°.
XYLOCOPE s. m. [ksi-] fgr. xulon, bois; koptô. je coupe). Eiitom. Genre d'apiaires renfermant plusieurs espèces d'insectes assez semblables à de gros bourdons, ordinairement colorés en noir, et pourvus d'ailes brillantes, violacées, à retlets cuivreux. La seule espèce européenne estlea;!//ocope violet {apis violacea), vulgairement appelé abeille perce-bois; son corps est d'un noir luisant et ses ailes sont d'un noir violet. Elle creuse des galeries dans le vieux bois, y maçonne des cloisons à l'aide de la ràpure du bois, et dans chaque cellule, elle dépose un œuf, avec une provision de pollen et de miel pour la future larve.
X'YLOGRAPHE s. m. Celui qui grave sur bois.
' X'YLOGRAPHIE s. f. fksi-](gr. xiilon, bois; graphein, écrire). Art de graver sur bois. — Art d'imprimer avec des caractères de bois ou avec des planches de bois dans lesquelles sont taillées les lettres. CVoy. Imprimerie.;
* XYLOGRAPHIQUE adj. Qui a rapport à la xylog[a|ibic.
XYLOÏDINEs. f. [ksi-] (du gr, xulon, bois; eidos, aspect). Composé explosif, ayant pour formule C^ H' NO'', découvert par Braconnot en 1833, et préparé en traitant de l'amidon par de l'acide nitrique concentré.
* XYLOPHAGE s. m. |ksi-] (gr. xulon, bois ; phagein, manger). Enlom. Se dit d'une famille d insectes coléoptères qui, à l'état de larves, vivent presque tous dans les vieux bois : elle comprend les plus grands insectes connus. — Adjectiv. Les insectes xylophages.
' XYSTE 3, m. [ksis5-le] (gr. xuston; de xustos, uni|. Antiq. Lieu couvert destiné cLe« les anciens à divers geores d'exercices.
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