ZINC
suisse, né en 172.S, mort en HOS. Il commença à pratiquer la médecine à Berne en l'i'.j'X, mais il' se transporta bientôt à Brugg. Les malades lui venaient' de toutes les partie-; de l'Europe centrale, lui enlevant le loisir nécessaire iil étude et aux recherches. et il se laissa peu à pi-u envahir par l'hypnchondrie. Il publia une biographie de son mailre llaller et la première esquisse de son livre bien connu sur la Solitude (Ucbtr die Einsiimkrit. 17o,ï). En I7.S8 parut son Irailé siK-' l'Orgueil national {Vum Nationahtolz':), qui fut rapidement traduit dans les yirincipales langues européennes. Son Experii'nce en médecine (1764, 2 vol.) obtint aussi une réputation européenne, ellui valullescharges de conseiller aulique el de médecin à la cour de Hanovre (I76S). .'son ouvrage sur la Solitude, une fois cnni[)lélé (17Si-'8')^ 4 vol.) eut une immense popularité. Il soigna Frédéric dans sa dernière maladie, el publia sur son compte des ouvrages qui soulevèrent contre lui beaucoup d'animosité et qui prouvaient que les progrès de son hypochondriegàtaient son jugement et son expérience. Voy. Vie de Zimmermann par S. -A. Tissot (1797.) Son autuliini.'raphie parut en '1791.
■ ZINGs.m.[zaink](all dn/i). Mêlai d'un blanc bleuâtre, qui brûle et se sublime aisément, el qui, uni à trois fois son poids de cuivre ronge, lait le cuivre jaune : le zinc m'iU avec l'ètain le rend plus dur et plus sonnant. — Fleurs de zinc, zinc sublimé par le feu. — »» Jargon. Argent. — Avoir du zinc, avoir de l'aplomb. —Sur le zinc, sur le comptoir: prendre un canon sur le zinc. — Encycl. Le zinc (symbole : Zn; équivalent chimique. 6o; poids spécilique : de 7,03 à 7,2) est un métal très brillant, avec une teinte d'un gris bleuâtre. Il cristallise suivant des formes qui ne sont pas encore parfaitement déterminées d'après Noeggerath el Plattner, en prismes hexagonaux, et, suivant G. Rose, en formes monométriques, ce qui ferait croire qu'il est dimorpije. Sa cassure fraîche présente une belle structure cristalline lameileuse. Il < -l relativement mou, mais plus dur que etain ; il est cassant, ou malléable et duc- :!e suivant la température. A 412" C. il entre 11 fusion, et il se volatilise à la chab-ur louge. Chautt'é, il se dilate rapidement (3^, de sa longueur en passant de I à iO0°), el il se contracte en se refroidissant. Son point d'ébullition est, d'après Deville, environ 1040", et d'après Becquerel 891°. il est aussi plus ou moins cassant suivant la température à laquelle il a été fondu. Fondu à une haute température, le zinc est cassant; mais fondu à la température la plus basse possible, il est malléable. Le zinc ordinaire du commerce n'est jamais parfaitement pur; il contient divers éléments venant du minerai ou des appareils de réduction, et dont les principales sont le fer, le plomb et le cadmium. Le zinc le plus pur qu'on trouve dans le commerce est celui de Pennsylvanie ou de New-Jersey, où il n'y a que des traces de fer. Le zinc de Silésie prend un considérable tant p. 100 de fer aux chaudières où il est fondu. Le zinc forme facilement ëes alliages, dont les plus importants se fortt avec le cuivre, ou avec le cuivre et le nickel. (Voy. Laiton.) L'alliage de zinc et d'argent joue un grand rôle dans les procédés de Parkes, de Cordurié, de Flach et d'autres paria désargentation du plomb argentifère. En dehors de ses alliages, on emploie le zinc a faire des objets d'ornement (statuettes, etc.) que l'on recouvre d'une couche de peinture, ou de cuivre galyanoplastique, oii de bronze. 11 se prête très Ibien à cet usage par son bon marché, sa fusibilité et sa propriété de remplir le moule comi-ilèlement sansbavachures, elde donner des moulages à arêtes bien définies. Les composés principau.x du zinc sont : l'oxyde, le carbonate, le chlorure, le sulfate et l'acé-
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taie. — 11 y a quatre principaux minerais da zinc : le carbonate (smi'liS')nite . autrefois appelé calaiiiinei; le silicate, qui e.st ou anhydre ;\vi lemite) ou hydraté (calamine ou calamine électrique); le sulfure (sphaléride, blende de zinc), et l'oxyde (zincile, minerai rouge de zinc). C'est la première variété que l'on traite de préférence pour l'extraction du zinc. Ce minerai se [Tré>eiile en lits et -en masses irréguliéres au milieu des roches calcaires. La seconde variété accompagne sou< vent la première, el devient, à la chaleur, fortement électrique; la substance communément appelée calamine est un mélange des deux minéraux. En pharmacie on n'emploie, sous ce nom, que le carbonate; on l'applique extérieuremenl, en poudre ou sous forme de cérat, comme a-triugent et siccatif La fabrication du zinc est proprement une réduction, au moyen du carbone, de l'oxyde de zinc foiTiié par une calcination préalable du minerai. Sa distillation se fait dans des l'ourneaux à cornue qui doivent être dfs matériaux les plus rél'ractaires. Le prix du combustible, sa nalure (à flamme longue ou à tlamme- couiie). le prix el la qualité de l'argile, la nalure et la pureté du minerai, telles sont les considérations qui doivent présider au choix des méthodes et des appareils. Une difficulté particulière à celte fabrication vient de la propriété qu'a le zinc, presque à sa température de réduction, de s'oxyder de nouveau en présence de l'acide carbonique, dont la formation no peut entièrement s'éviter. — Blanc de zinc, oxyde de zinc que l'on obtienlen brûlant du ziiic au contact de l'air. On l'emploie dans la peinture, au lieu de blanc de plomb. Il olfre l'avantage de n'avnir aucune action fâcheuse sur l'économie animale. L'idée de se servir d'oxyde de zinc au lieu de blanc de plorac est due à un maiiulacturier de Dijon, nommé Courtois, el date de la fin du siècle dernier. Uu peintre en bâtiment de Paris, Leclaire, trouva quelques années plus lard, un moyen de le produire à bas prix en chauffant du zinc dans des cornues et en soumettant les va[ieurs, à mesure qu'elles s'échappent, à un courant d'air étauli par une dheininéeou ventilateur à traversl'appareilde condensation, llprépar;! aussi iinehuileappropriée, en faisant bouillir de l'huile de graine de lin avec environ 0 p. fOO d'oxyde de manganèse, enfin il substitua de nouvelles coufeurs inaltérables, vertes et jaunes, aux couleurs toxiquesqui contenaient du plondi, du cuivre ou de l'arsenic. La grande qualité, du . blanc de zinc est dans son brillant éclat, et dans son inaltérabilité lorsqu'il est exposé aux vapeurs sulfureuses qui noircissent les peintures au blanc de plomb.
ZINGOGRAPHIE s. f. (fr. zinc; gr. graphe, j'écris). (Voy. Gillotage.)
ZINGAGE s. m. Action de couvrir de zinc.
ZINGARELLL Nicolo) [zinn-ga-rel'-lij, compositeur ilalien, né en 17-52, mort en 18..!7. Il fut successivement directeur de la chafielle du Vatican-, du conservatoire de .Nafdes elde la cathédrale de la même ville. Il a composé environ 16 opéras, sans compter des cantates, des oratorios el de la musique d'église.
* ZINGARI s. m. Voy. Bouèue.
ZINGIBÉRACÉ, ÉE adj. (de zingiber, nom scientifique du gingeinbrej. Bot. Qui ressemble ou qui se ra[)porle au gingembre. ■— s. f. pi. Famille de plantes phanérogames monocotviédones périspermées, ayanl pour type le genre gingembre, et comprenaiK, en outré, les genres curcuiua, alpinie, amoiue, etc.
ZINGUER v. a. Additionner de zinc.
ZINGUERIE s. f. Atelier où se prépare le zinc.
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ZODI
■ ZINiiUJùUR s. m. Oiivriei- qui liavaille If zinc.
ZINNIE s. f. [zinn-nî] (de J.-G. Znnî. botaniste allemandi. Bot. Genre de composée? i-enecioiiidées, comprenant environ H e^peces de planl'js herbacées qui appartiennent a la
ble (Zinnia clegans).
flore du Mexique, Quelques-unes .sont ornementales et appréciées dans les j ardins. L'espèce la plus connue est la zinnia elegans. dont la culture remonte à la fin du siècle dernier. C'est une plante à branches nombreuses, qui se terminent p;ir inip fleur assez
ble ;Ziunia degans).
grossière, mais éclatante, lar^'e de .5 à 8 centim., et rayée de teintes blanches, rouées, jaunes, pourpres et oranjie. Aujourd'hui, on cultive des variétés doubles qui ressemblent beaucoup au dahlia pour la forme et les couleurs.
ZINZENDOPIF (Kikolaus-Ludwig, comte) [lsinn'-?-enn-dorf .évêquedesFrèiesmoraves, né à Dresde en 17Ô0, mort en 1760.. En 1722, il épousa la comtesse Reuss von Ebersdorf, et donna un rcluge dans son domaine de Bertlielsdorf, dans la haute Lusace. a quelques familles moravos qui fuyaient la persécution. Leur colonie s'accrut rapidement et reçut le nom de Herrnhut. Zinzendorf linit par entrer dans leur congrégation. 11 conçut alors l'idée de transformer l'ancienne Eglise niorave en une organisation spéciale pour propager le christianisme pratique. En 1734, il fut ordonné à Tubingue, et lit faire par ses elj'orls beaucoup de progrès à son Eglise dan^ dillérents pays. Banni de Saxe en 17^6, il alla a Berlin, et y fut consacré évéqud de IE:.'lise murave. 11 voyaL'ca en Amérique, résida en Angleterre, où il ubtint un acte du parlement pour la protection de ses coreligionnaires dans toutes les possessions de la Grande-Bretagne, envoya des mi>>io
parole du Sdcjneur, (1739). — Son fils, le comte Christian -Renatus (mort en 1752). a écrit des soliloques, des méditations et des hymnes.
'ZINZOLINs. m. Sorte de couleur qui e?t un viohit rougeâtre : c'est du zinzolin. — Adjectiv. Du taffetas zinzolin.
' ZIRCON s. m. Minéral cristallin qui affecte diverses couleurs; c'est le silicate natif et cristallisé de zirconium.
ZIRCONATE s. m. Chim. Sel produit par les acides sur la zircome.
ZIRCONIUM s. m. [zir-ko-ni-omm], métal rare, reconnu comme substance particulière par Klaprolh en 1789, et isolé pour la première fois par Berzélius en 1824. Il entre dans la composition de plusieurs minérau.x, le zircon, l'hyacinthe, l'eudialyte, la polymipnite, l'aersiedite, la fergusonile et la catapleiite. Sun poids spécifique est de 4,lo; son symbole, Zr; et son poids atomique, 89,6. Il n'a qu'un oxyde, Zr 0*, qui agit à la fois comme base et comme acide. Son hydrate se gélalinise et se dissout rapidement dans les acides. Les sels de zirconium ont un goût astringent; ils sont précipités par les alcalis caustiques, et ne se redissolvent pas quand ceux-ci sont en excès. Le zircon minéral a rang parmi les pierres précieuses; ses variétés sont brunes, rouges, jaunes, grises, blanches, diamantées et translucides.
ZISKA on Zizka (Jean Tbocznow dit), c'està-dire /e Boryne, chef militaire des hussiles, né en Bohême en 1380, mort le 12 oct. 1424. En 1417, il se mit à la tête des hussites, s'empara de Prague en 1419, battit les Impériaux, fit déposer Sigismond à la diète de Czasiau et se fit nommer roi de Bohême à la mort de Wenceslas. Il perdit la vue au siège de Rabv et n'en continua pas moins ses luttes sanglantes. 11 se regardait comme l'instrument choisi de Dieu pour faire sentir son courroux aux nations. Il mourut de la peste et il recommanda de faire de sa peau un tambour, voulant satisfaire encore par là son amour de la guerre.
* ZIST s. m. Voy. Zest.
ZITTAD [tsil'-tâo], ville de Saxe, sur le
Mandau, à 43 kil. S.-E. de Bautzen ; 21,000 hab. Manufactures de cotonnades, de lainages, de pianos, de ferronnerie, de poterie ; importantes mines de houille.
* ZIZANIE s. f. (lat. zizania). Ivraie, mauvaise graine qui vient parmi le bon grain. N'est plus en usage au propre. — Fig. Désunion, mésintelligence : ils étaient bien unis, quelqu'un a semé la zizanie parmi eux, entre eux.
ZIZIM ou Djem, fils puîné du sultan Mahomet 11, né en 1459, mort en 1493. Batlu par son frère Bajazet, contre lequel il s'était révolté, il se réfugia chez les chevaliers de Rhodes. Le grand-maître, Pierre d'Aubusson, l'envoya en France où il resta 10 ans prisonnier. 11 fut ensuite envoyé en Italie où les papes crurent pouvoir se servir de lui pour une nouvelle croisade. Il mourut empoisonne à Terracine.
ZNAYM [znaïmm ou Isnaïme], ville de Moravie, sur la Thaya, à 77 kil. N.-N.-O. de Vienne; 11,000 hab. Marmont y défit l'arrière-garde autrichienne en retraite après Wagtam, le U juillet 1809, et l'armistice qui précéda le traité de Schœnbrunn y fut conclu le 12 juillet.
• ZODIACAL, ALE adj. Astron. Qui appartient au zodiaque. — Luuiérh zodiacale , espace lumineux , de forme triangulaire , qu'on voit sous les tropiques, entre le cou
ZOLL
à très peu près, à l'écliptique. Cette lumière est d'une nuance chaude, jaunâtre, plus éclatante au centre, et plus diffuse vers la périphérie. Dans les latitudes plus élevées, on la voit quand les circonstances sont favorables, pendant le printemps et l'automne. Elle est le plus remarquable lorsque l'écliptique l'ail le plus grand angle avecl'horizon du spectateur, moment où, dans les latitudes modérées, elle arrive presque au zénith, ayant près de l'horizon un éclat frappant, et de là s'évanouisîantpar degrés. Près de l'équateur, elle a souvent à l'horizon un éclat égal à celui du ciel à l'orient lorsque le soleil va se lever. Cassini et des astronomes plus récents considéraient cette lumière comme une émanation du soleil. Plus tard, la théorie de Laplace fut généralement adoptée, et l'on crut que cette lumière était produite par un anneau de molécules trop volatiles pour être unies les unes aux autres ou aux planètes, en rotation quelque part entre les orbites de Vénus et de Mercure. Les observations attentives et prolongées du révérend George Jones, chapelain de l'expédition des Etals- Unis au Japon (1853) l'amenèrent à conclure que cette lumière émane d'un anneau de matière qui entoure la terre et non le soleil. Mais Proctor trouve cette théorie très improbable, et soutient que l'anneau zodiacal se compose à la fois de matière météorique et de matière cométique, se mouvant suivant une orbite très excentrique, autour du soleil.
* ZODIAQUE s. m. (lat. zodiacus). Astron. C'est, dans le ciel, une bande o«i zone circulaire idéale, parallèle à lécliptique, et comprenant les douze constellations principales qui se partagent la route annuelle apparente du soleil. — Par anal., on l'emploie aussi pour désigner l'ensemble de ces constellations ou des signes mobiles qui y correspondent : le soleil parcourt tous Us ans les douze signes du zodiaque. — Les signes du zodiaque , en comptant de l'O. à l'E., ont été réunis en deux vers mnémoniques célèbres. (Voy. Ania- Nus.) — Représentation du zodiaque : o;i trouve des zodiaques sculptés dans les anciens temples de l'Egypte. — Encycl. Le zodiaque s'étend de 9» IN. a 9» S. de l'écliptique, entre lesquels se confinent les mouvements du soleil, de la lune et des principales planètes. Les anciens le divisaient en 12 parties de 30° chacune, désignées par des signes arbitraires, comme suit : Âries, le Bélier, y, Taurus, le Taureau, y; Gemini, lesGémeaux,tJ; Cancer, le Cancer, © ; Léo, le Lion, Q; Virgo, la Vierge, nj ; Libra, la Balance. !i= ; Scorpio, le Scorpion, m,; Sagittarius, le Sagittaire, ^ ; Capricornus, le Capricorne, % ; Aquarius, le Verseau, Q, et Pisces, les Poissons, /|. Ces noms étaient tirés d'une ressemblance imaginaire trouvée dans la configuration des groupes d étoiles. On emploie la même division encore aujourd'hui.
"ZOÏLE s. m. (de Zoile, n. pr.). Envieux et mauvais critique : il s'est fait le Zoile de ce poète.
ZOÏLE, ancien critique grec, né à Amphipolis ou Ephèse et qui florissait vers le milieu du iv« siècle av. J.-C. 11 attaqua les poèmes d'Homère , à cause des légendes fabuleuses et incroyables qu'on y rencontre ; de là son surnom' de Homeromastix. Platon et Isocrale furent aussi en butte à ses traits; et dans l'antiquité, son nom était passé en proverbe pour désigner un critique captieux.
ZOLA (Emile), écrivain français (1K40-1902). (V. S.)
ZOLLVEREIN s. m. [Isor-feur-ainn] (ail.
zoll, droit, taxe, et verein, union). Associa-
allemands pour lever des droits
gnéëreTpassa'res'de'rnièi^î'.; annéësàHerin- 1 davantage, suivantla saison, i. partir de l'ho- , uniformes ^""^ '„f "'f:;=,^^.'''''t%''"î°['^tfhrt hul. On a do lui un livre intitulé J.a BonnAtizoa, «lion a»« cormpOnd, cxaolemant ou irarauger et pour établu eiilie eux le llbr.
les Indes orienlales et autres contrées élui- cher et le lever du soleil; îls'étend deoO» ou ' l'°!}^J|J^^f ^^7-,-g7„,3rchand,ses importées de