‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 638 sur 639 · ZONE · texte numérisé non relu

ZONE

échaiip^e. Elle fut inaugurée, sous les auspices de la Prusse, en 1S19. et en 1865, l'Autriche, les deux Mecklembourg et les villes hanséatii[ues étaient les seuls à n'y êtrt! pas entrés. Cette inslitiitioii donna une grande impulsion au commerce et à l'industrie. En ■ISGS, la population des Etats faisant partie de l'union était de 119 millions d'hab. environ. Le Zollverein était administré par un conseil et par un parlement qui se réunit pour la première fois en 1868. Cette union constituait un lien puissant entre l'Allemagne du Nord et l'Allemagne du Sud. et trayait le ctiemin à une consolidation politique plus grande. Elle fut aJisorbée dans l'empire. Celui-ci forme aujourd'hui une union douanière et commerciale, à l'exception de quelques localités et des ports francs, de Hambourg et de Brème; mais le grand-duché de Luxembourg et la commune autrichienne de Junghoitz, sur la frontière de Bavière, y sont com|iris.

ZOMBOR. ville de Hongrie, capitale du comté de Bacs, à 190 kil.S. de Pesth ; «5.000 hab., en majorité Serbes. Grand commerce de céréales et de bestiaux. — Zona. (V. S.)

ZONARAS (Joannes) [zo-na-rass], historien byzantin du xu° siècle. 11 commanda la garde du corps d'Alexis Comnène, et (ut son premier secrétaire particulier. Sous le règne de Jean Comnène, il entra dans un couvent du mont Athos. Ses œuvres comprennent des chroniques ou annales (dernière édit. par Dindorf, 1868).

•ZONE s. f. (lat. zona). Géogr. astron. Chacune des cinq i'randes divisions du globe terrestre, que l'on conçoit séparées par des cercles parallèles à l'équateur : zone torride, zones tempérées, zones glaciales. — Se dit aussi des parties du ciel qui répondent aux divisions du globe terrestre appelées zones. — Prov. et fig. Passer la zone torride, traverser un endroit où le soleil est brûlant, où il n'y a aucune ombre. — Se dit quelquefois, dans les sciences naturelles, de bandes ou marques circulaires. Désigne plus spécialement la partie visible des couches superposées dont certains terrains, certaines pierres sont formées : dans l'onyx on voit plusieurs zones. — Géom. Se dit aussi des divisions d'une sphère, d'un corps, faites pardessections parallèles. — Ponts et chaussées. Zone des frontières, espace plus ou moins étendu, le long des frontières, sur lequel les travaux publics de routes et de canaux doivent être soumis au contrôle d'une commission mixte. — Zone des servitudes MILITAIRES, espace limité en dehors et en dedans des fortifications des places de guerre sur lequel il est défendu de bâtir, ou sur lequel on ne peut élever que des constructions sujettes à être détruites dès que l'administration le juge convenable. — Le terrain compris dans les fortilications militaires des places de guerre et appartenant à l'Etat, s'appelle aussi Zone militaire. — LégisL « Nous avons parlé plus haut de la zone frontière établie au point de vue militaire en deçà des limites territoriales delà France, et nous avons parlé aussi des trois zones défensives qui entourent les places de guerre et les postes militaires. (Voy. Servitude.) — Il existe aussi des zones de douanes. Les unes sont déterminées pour le iransport du sel (voy. Sel); mais c'est surtout pour la vente des tabacs que le régime des zones est mis en usage. Ce système, institué par la loi du 28 avril 1816, consiste à mettre le tabac en vente, dans les départements frontières du N. et de l'E. de la France, à des prix inférieurs aux prix ordinaires, dans le but d'arrêter l'invasion des tabacs introduits en fraude par les frontières de la Belgiijue, du Luxembourg, de l'-Allemagne et de la Suisse. Antérieurement à la loi du 29 fév. 1872, il existaitcinq lignai ou zonea dans las limite»

ZOOL

desquelles les prix de vente des tabacs décroissaient de plus en plus en se rapprochant de la frontière. Le nombre des zones est aujourd'hui réduit à trois: mais la première zone est elle-même subdivisée en deux parties, de sorte qu'il existe en réalité quatre zones dans lesquelles les prix décroissants du tabac dit de cantine ont été fixés par la susdite loi à 8 fr., 0 fr., 3 fr. et 1 fr. oO par kilogr. Ces prix ont été relevés, à compter du f jaiiv, 1883. de la manière suivante : '.i' zone, 9 fr. ; 2'' zone, 6 fr. ; deuxième subdivision de la 1" zone, 4 fr; première subdivision, 2 fr. par kilog. » (Ch. y.)

ZONE, EE adj. Qui a des bandes concentriques colorées.

ZOO ou Zo (gr. zôon, animal), préfixe qui entre dans la formation d'un grand nombre de mots.

ZGOCHIMIE s. f. Voy. Chimie animale. — Des 64 éléments connus, c'est tout au plus s'il en entre 19 dans la structure des animaux. Ce sont :

ZOOP

L'oxygène.

L'hydrogène Le carhone.

L'azote.

Le soufre.

Le phospho

Le calcium.

L'iode.

Le plomb.

Le fer.

Le chlore.

Le nuor.

Le silicium Le brome.

Le sodium.

Le potHSsium. Le manganèse

* ZOOGRAPHIE s. f. (préf. zôon; gr. graphe, je décris). Description des animaux. (Peu us.)

* ZOOLÀTRIE s. f. (préf. zoo; gr. latreuein, adorer). Adoration des animaux.

* ZOOLITHE s. m. (préf. zoo; gr. lithos, pierre). Partie des animaux qui s'est changée en pierre. — Pétrifications qui représentent certains animaux ou des parties d'animaux.

'ZOOLOGIE s. f. (préf. MO;gr. foj;os, discours). Partie de l'histoire naturelle qui a pour objet les animaux et leur classification. Ses différentes subdivisions, depuis Aristote jusqu'à Agassiz, ont été rangées sous un grand nombre de chefs dont les principaux sont : Amphibies, Animaux, Animalcules, Annélidils, Arachnides, ARnccLÉs, Crustacés, Entomologie, Entozoaires, Heupétologie, Ichtyologie, Invertébués, Malacologie, Mammifères, Ornithologie, Polypes et Vertébrés. Les caractères dislinctifs se trouveront aux articles traitant des différentes classes, ordres et familles et aux mots Oiseaux, Anatomie comparée. Poissons, Insectes, Mollusques et Reptiles. — La première classificalion des animaux fut publiée par Linné en 1735, dans son Sys'ema Naturx. Il divisa le règne animal en 6 classes : 1° Mammifères, ceux qui allaitent leurs petits; i° Oiseaux; 3° Amphibies; 4» Poissons; o" Insectes: 6° Vers. — Des modifications à la classification de Linné ont été proposées par Lamark, Virey, Duméril, de Bluinville et plusieurs autres. Mais le perfectionnement, qui a été le plus généralement admis, est celui de l'illustre Cuvier, qui passa dix-sept années de sa vie (1795- 1812) à établir son fameux système anatomique, basé sur la structure des animaux. D'après sa classification, le règne animal est distribué eu quatre grandes divisions savoir ; 1° Vertébrés (animaux ayant une colonne spinale), comprenant 4 classes : mammifères, oiseaux, riptiles et poissons; 2" Mollusques; 3° Articulks; 4° Rayonnes. Les classes sont subdivisées en 72 ordres et ceux-ci en genres et en espèces. La première édition du Règne animal de Cuvier date de 1816. Voici la classification d'jVgassiz, fondée sur celle de Cuvier :

Branche 1. — Riduta ou RATOlcnsâ.

Classe 1 . Polypes, comprenant 2 ordres ; actiooîdes et

akvoiiOKlts.

— 2, Àcaléphes, i .ordres : hydroïdes (comprenant les

siphtiiiophorécs), disqopborées et cléttophorées. •^ 3, Ecltiv.odermes, 4 orares : crir-*-' '"" --.-<--»'--

èchinoidfi «t bolfttburioîds*

Branche II. — Mollusca oii MbLiDigiiis.

Classe 1. Acéphales, i ordres : bryoïo.iires (comprenant le.s verliccllcs), brachiop'odcs, lunicien» et lamellibranches.

— J. Gastéropodes, 3 ordres : plêropodcs, héléropodes

et gastéropodes proprement dits.

— 3. CéphaloaoJes, i ordres : tétrabranchiiis et Ji-

branchies.

Branche 111. — Ahticclata ou Articulés.

Classe I . Vers. 3 ordres : trématodcs (comprenant les cc.« toides. les plan.iire' cl les sangsues), néma toides {comprenant les acanlhocéphales et legordiacés) et annélides.

— i. Crustacés. 4 ordres : rotiierr"!, enlomoslr:icér

(comprenant les cirripèdesj, IClradécapodes el décapodes.

— 3. Insectes, 3 ordres : myriapodes, arachnides el

insectes proprement dits.

Branche IV. — VnaTBBSATi ou VisTiBniis.

Classe 1, Myzontes, 2 ordres: mviinoïdcs el cvclostomcs. - i. l'oistoiis proprement dits, 2 ordres"; cléniidei (comme laperche)etcycloïdes (comme la morucl.

— 1. Ganoides. 3 ordres : cœlacanthes, acipenséroïdes

el sauroîdes (et ordres incertains : siluroîdes, pleclognalhcs et lophobrancbes).

— 4. Sélachiens, 3 ordres : chimères, galéodes et ba-

tide?,

— 5. Amphibiens, 3 ordres : céeilies, ichtyodes et

istéroide

— 0. Reptiles, 4 ordres ; serpents, sauriens, rhizo-

dontcs et tesludinés.

— 7. Oiseaux, 4 ordres : natatores, grallécs, rasores et

iiicessores (comprenant les scansores et les accipitres).

— 8. Mammifères. 3 ordres : marsupiaux, herbivores

el carnivores.

— En 1859, Owen fit connaître un nouveau système, d'après lequel les mammifères sont classés selon la nature de leur cervelle. — Les tissus des animaux se développent directement du fluide vilal : le sang. Dans tous les vertébrés, ce fluide est rouge, couleur qu'il doit à la présence de corpuscules du sang, cellules microscopiques contenant un fluide coloré. Chez les invertébrés, ces corpuscules n'existent pas, ce qui fait que le sang est incolore. De là, une division en animaux à sang rouge et animaux à sang blanc.

— Le sang de chaque animal, dans les parlies centrales du corps, possède une température naturelle, qui est de 98° à 99° F. (36° à 37» C.) pour l'homme. La température des êtres qui viennent, dans l'échelle animale, au-dessous des oiseaux, est beaucoup plus basse que chez l'homme, ce qui fait qu'on les appelle animaux à sang froid, tandis que les oiseaux et les mammifères sont des animaux à sang chaud.

' ZOOLOGIQUE adj. Qui concernela zoologie.

— Société zoologique de Londres (d'abord Club zoologique), fondée en 1826. Ses jardins, dans Regent's Park, furent ouverts en avril 1827; ils renferment environ 2,500 animaux.

• ZOOLOGISTE s. m. Celui qui po.ssède la zoologie, qui en traite. On dit aussi, mais plus rarement. Zoologue.

ZOOMORPHIE s. f. (préf. 200 ; gr. morphé, forme). Partie de la zoologie qui traite des formes extérieures des animaux.

ZOONOMLE s. f. (préf. zoo; gr. nomos, loi). Ensemble des lois qui régissent la vie animale.

ZOOPATHOLOGIE s. f. (préf. zoo; fr. pathologie). Paihologie des animaux.

" ZOOPHORE s. m. (préf. zoo; gr. phoros, qui porte). Archit. ancieiinc. Nom que quelques auteurs ont donné àla frise de l'entablement.

• ZOOPHYTE s. m. (préf. zoo; gr. phuton, plante). Hist. nal. Se dit de certains animaux qui ont quelque chose de la forme et de l'organisation des plaïues : on met les éponges au nombre des zoophytes. — Le terme zoophyte était appliqué jadis à tous les animaux à apparence véeetative, y coiinpri> les anthozoaires el les bryozoaires. Ces derniers appartiennent aujourd'hui aux molluscoîdes; les premie.''s, ou zoophytes proprement dits, aiiisi appelés de l'expansion de leurs tentacules, qui leifait regdamblAr à d«< âauri) sent

ZOUA

les mômes que les polypes et constituent la classe la plus inléiieure des rayonnes; ils cotiiprennenl les actpiioïdes et les balécyonides de Dana. Les zoophyles sont da voritublos animaux.

ZOOPHYTOGRAPHIE s. f, Hist. nat. Description des zûopliytes.

ZOOPHYTHOLOGIEs.f.Etudedeszoophytes.

ZOOSPERME s. ni. Syu. de Spermatozoïde.

ZOOSPORE s. m. (gr. zôon, animal ; spora, graine). Bot. Spore de certaines aljrues, qui est munie de cils vibratiles et animée de mouvements.

ZOOSPORÉ, ÉE adj. Dont les spores sont munies de cils vibratiles. — s. f. pi. Famille d'algues, dont les spores, pourvues de cils vibratiles. sont animées de mouvement.

ZOOTECHNIE s. f. (préf. zoo; pr. tecknê, art). Science de l'élevage des animaux.

ZOOTOMIE s. f. (préf. zoo ;gr. tômé, section). Elude de la dissection des aninjaux.

ZORNDORF, village du Brandebourg-, à lOkil. N. de Custrin; 1,500 hab. Les 2o et 26 août 1758, Frédéric le Grand avec 30,000 hommes y battit iiO.OOO Russes commandés par Fermor.

ZOROASTÉRISME s. m. Doctrine de Zoroaslre.

ZOROASTRE (proprement Zarathustra), fondateur de l'ancienne relifrion des Perses. Sur sa vie. son époque et son histoire, c'est à peine si nous avons quelques notions dii-'nes de foi. 11 était né en Bactriane; la tradition du pays raconte qu'il était fils de Pourushaspa, et qu'il vivait sous un roi nomme Vistaspa (Gushtasp, Hystaspe), qui adopta ses doctrines et en favorisa la propagation. Dans le Zend-Avesta, il parait comme un être doué de dons surnaturels, et recevant de la divinité suprême, dans des entrevues personnelles, la révélation des vérités qu'il avait à communiquer aux hommes. 11 ensei;:nait une religion fondée sur le dualisme du bien et du mal, ce dernier devant à la tin prévaloir. Sa doctrine dégénéra avec le temps et devint le culte du feu. (Voy. Ormuzd, Parsis, et ZiiND-AvESTA.l — Zoroéaôe/. (V. S.)

ZOSIME, historien grec du V siècle. 11 a écrit une histoire de l'empire romain, que l'on a conservée, et qui va jusqu'à l'an 410. C'est surtout un abréj;é des anciens historiens. Elle est rédigée dans un style pur et concis.

ZOSIME (Saint), pape ; mort à Rome en 41 8. Fête le 26 déc.

ZOSTÉRE s. f. (gr. zostera, ceinture). Bot. Genre de naïadées, comprenant plusieurs espèces d'herbes submergées à lige rampante. La zostijrc marine {zostera marina) croit sur les sables de nos côtes. On en lire de la soude.

* ZOUA'VEs. m. (de zouaoua, nom d'une tribu kabyle, d'où se liraient les fantassins des anciens deys d'Alger;. Soldat de régiments spéciaux de l'armée d Alricjue, d'abord recrulés parmi les indigènes et aujourd'hui composes exclusivement de Français : les quatre régimi-nts de zouaves; il y avuil autrefois un réi/iment de zouaves de la garde. — Ce corps d'inl'anlerie tire son nom d'une tribu de Kabyles algériens, dont quelques-uns lurent incorporés dans l'armée française après l'occupation d'Alger en I8:i0. 11 fut plus tard réorganisé en compagnies distinctes de Français et d'indigènes, el sa réputation fut due surtout à Lanioricière el a Cavaignac. Après 1S40, ce ne lut plus qu'une troupe européenne, portant le costume turc aux couleurs françaises. Les .zouaves consliluèrent l'élite de linlanlerie Irançaise pendant lu guerre de Crimée. Leur

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