REGNAUD DE SAINT-JEAN-D'ANGÉLY. I
(Michel-Etienne), magistral et homme politique, ne à Saiiil-Fargeau en 1760, mort en 1819. Il fut député aux états généraux de 17S9, se rallia à Bonaparte, collabora au Code civil et fut exilé en 1816. 11 avait été admise l'Académie française en 1803, nommé comte de l'Empire en 1808 et procureur général près la haute cour impériale en 18ii9. La ville de Saint-Jeaii-d'Angély lui a érige une statue. — II. (Auguste-Michel-Marie-
re(;n
Etiejine), maréchal de France, né à Pai-is le 29 .juillet 1*94, mort à Cannes le i" îév. IS70. }1 fit, coinrao sous-lieutenant de hussards, les campagnes de 1812 à 1814. fut nommé chef de bataillon sur le champ de bataille de Waterloo, et rayé du cadre de l'armée pendant la Restauration. Il reprit du service après 1830 et fut nommé maréchal de camp le 10 déc. i84l . Après le deux décembre, il devint sénateur et reçut le commandement des dill'éients corps de la garde impériale. Il fut fait maréchal de France après la bataille de Magenta (;; juin 1859).
REGNAOLT 1. (Jean Baptiste), baron,
peintre, et l'un des maîtres de l'école française, né à Paris le 19 oct. 1754, mort le 29 oct. 1829. A 20 ans, il remporta le prix de Rome. Ses œuvres les plus connues sont : Andromcde et Perst'e; i Education d'Achille; l'Amour et Psyché; Vénus désarmiml Mars; la Mort de Desaix, etc. Il fut professeur à l'école des Beaux-.Arts|179-")-l81S) et ensuite àrEcole polytechnique. — II. (Elias-Georges Soulange- Oliva), historien français, né en ISOI, niurt en 1868. Il fut, en I84S, employé au ministère de l'intérieur, et plus tard à celui des finances. 11 a écrit, entre autres, une Histoire de huit ans (1851-'o4), en continuation de l'Histoire de dix ans, par Louis Blanc, qui refusa de la considérer comme telle. — 111. (Henri-Victpr), célèbre physicien et chimiste, né àAix-la-Chapelle leS.ïjuillel 1810, moit à Paris le 19 janv. 1878. Il s'est illustré par des recherches soigneuses et exactes relativement aux propriétés physiques des corps et particulièrement à leurs rapports avec la chaleur. Son Cours éléméntaii-e de chimie (6' édit., 1870, 4 vol.) a eu les honneurs de la traduction en plusieurs langues. Regnault,inf;énieuren chef des mines en 1847, après avoir été professeur à Lyon, à l'Ecole polytechnique et au collège de France, devint, en 18o4, directeur de la manufacture de porcejaine de Sèvres. On lui doit la première démonstration que la chaleur latente de la vapeur diminue à mesure qce la chaleur sensible augmente, mais en moindre proportjon. Il a aussj vérifié la loi de Mariotle et de Boyle sur la conipressibililé des gaz. Ses, P,remv:rs éléments de chimie ont eu leur 6" édit. en 1874. — IV. (Alexandre- Georges-Henri), célèbre peintre, fils du prél'édciil. né u Paris le 31 oct. 1843, tùé pendant la bataille de Buzenval le 19 janv. 1871. Il fut élève d'Ingres et de Flandrin, obtint le vraiid prix de Rome en 1866 par sa toile de Thclis apportant les armes' d'Achille. Il devint en peu de temps l'uiulesprincipaux représentants du niouvement réaliste et coloriste de l'art français contemporain. A la recherche du pittoresque, il visita le Maroc et y peignit sa fameuse Salomé qu'if e'xposa'en 1869 et qui prodiiisit une immense sensation à t>aris. Son portrait de Prim, acheté pour Je palais du Luxembourg en' 1867, ne fp'tpits moins remarqué. On a publié en 1873 un volume de sa Concspon' tance el on lui ^ élevé en 1873 à l'école des lieaux-.\rts un monunieiit que Ion regarde comme un chol-d'œuvrc. Sa biographie a été écrite par Câzelis (1871). "'
* RÈGNE s. m. [nn mil.] (laf. regnUm). Gouvernement d'un roi, d'une reine, ou de tout autre prince souverain qui n'a pas le titre de roi : le règne de Louis XIY- — Kcrit. sainte. Lehkgnedk Jfeqs-CHiusT sur lus âmes.
— Se dit, lig., en parlcjnl des choses qui ont de l'autorité, de 1 inllucnce, où qui sont en vogue, en crédit : quand arrivera le régne de la vérilé, 'd^ \a raisonf — Théol. j^e ijegne ue L.\(Vit.\CE, lé ppu\o'ir de la giuoe; et, Li:'iiei;ne Du'p^ciiÉ. l'einpiré du péché sur fé.s tiomines.
— lli^l. liât'. |,li liiCGNjS .\MM.AL, LE IIEGNE VÉGÉ- TAL, LE itÈGNK minérÀj.,' les aiiiini'iii.\, les végétaux, lé» niiueiaiix en geiiénil. Les iiaturalisti'^ lllli^l^I■Ilc^ cnmpreniientplusordinairemenl les animaux et Ifîs' végétaux sous le
REGp
noni de RiV;;;i; pnn.^NiQiK, et les niinévaux sous celui de Règne inorganique. — Se dit encore de la liare du pape, et des couronnes suspendues an-dessus du maître autel d'une église. La tiare se nomme aussi Trirégne.
' RÉGDIER v. n. Régir, gouverner un Etat avec le litre de roi : régner heureusement despotiquement. — Se dit, par est., des princes souverains, quoiqu'ils n'aient pas le titre de roi : tel électeur régnait à cette époque. — Fig. Dominer, avoir de l'autorité, de l'influence ; ou être en vogue, en crédit : le sage régne sur ses passions; celte mode règne dipuis peu. — Prédominer, se faire remarquer, exister, durer plus ou moins longtemps : l'affectation régne dans son style. — Unkcor.niche, u.ne frise,
UN BALCON, UN CORRIDOR RÈGNE LE LONG DE CE BATIMENT, RÈGNE AUTOUR DE CETTE CHAMBRE, etc.,
une corniche, une frise, etc., s'eleiid tout le long de ce bâtiment, tout autour de cette chambre, etc.
* REGNICOLE adj. et s. [-ghni-] (lat. regnum, royaume; culo, j'habite) des deux genres, .jurispr. et Cliancell. Se dit des habitants naturels d'un royaume, par rapport aux droits dont ils peuvent jouir; et il s'emploie, par ext., en parlant des étrangers naturalisés auxquels sont accordés les mêmes droits. — s. Lis rcgnicoks cl les étrangers.
REGNIER. l.(Mathurin), célèbre poète, né à Chartres le 2i dec. lo73, mort a Rouen le 2i oct. 1 613. Il était neveu du poète Desporles, étudia la théologie, fut toiisuré a 1 1 ans, voyagea en Italie, passa la plus grande partie de sa jeunesse dcjnsla di.-^sipaiioii, rentra en France en 1604 et devint chanoine de Chartres en 1609. Il a publié des Satires et des poésies diverses souvent incorrectes, mais pleines de verve et de naturel. Boileau le déclarait le meilleur poète saaiique avant Molière. On connaît la naïve epituphe dans laquelle il s'est si bien peint :
J'iii vécu saos nul pensement Me lai»-ant alkl- doucunci.:
A la buniii.' loi uuturelkj Et SI m'eloiine fort puui-quii La mon daign,i suugcr a moi, <,iui nu pensai jamais a elle.
Les meilleures éditions de ses CEuvres sont celles de Jainel (l8o3, in-16) et de Puulet- Malassis (1.S6!!, in-12). — 11. (Claude-Ambroise) DUC DE Massa, néàBlainom (Luira. iiej le 6 avril 17o6, mort le a4 juin Ibi4. Il etau avocat à iNan y a l'époque de la Révolution, lut députe aux pta.l^ généraux et a la Con5liluanle, puis au Conseil des Anciens, contribua au coup d'Eial de brumaufi, fut noinnie luinistre de la justice eh 18li2 él diic de Massa (|.'i ao)lt iS09;. (V. S.)
' REGONFLEMENT s. m. Elévation des eaux dont le cours est arrêté par quelque obstacle. — Action de gonfler ae nouveau : le regonllcmcnt d'un ballon.
' REGONFLER v. n. Gonfler de nouveau : regoiilltr un Ualkm qui s'est déyonllé. — v. n. Se dit des eaux courantes qui g enflent et s'élèvent quand elles sont arrêtées par quelque obstacle.
• REGORGEMENT s. m. Action de ce qui regorge : le regorgement de la rivière a inondé la prairie.
- REGORGER v. a. S'épancher hors de ses limiles. Ne s.; dit au propre que de l'eau et des autres ffuides : les ruines de ce pont ont fait regorger la rivié'e. — Fig. et laiii'. Faire
REGORGER A QUELQU UN fE pÙ'lL s'eST INDUMENT
APPROPRIÉ, l'obliger à ie rendre. On dit, absul. On l'a FAIT HKGoRGEK : il faudru que ce fripon regorge. — Fig. Avoir une grande alionil,ince de quelque cUose : Il d tant de biens gu u en regorge. — S'emploie absoi.i dans' le'iju^ine sens : tandis que vous reguigèz, il est dans la misère. — Fani. Regorger de santé, jouir d'une santé brillante. — Etre tort abondant :
REGP
les foins ont manqué celte année, mais l'nvoinf. regorge.
REGOULER v. a. Rabrouer, repousser avec des paroles rudes et fâcheuses une personne qui dit, qui propose quelque chose : il ne faut pas ainsi' regouler les gens. — Bassàsiey jusqu'au dégoût : il aimait le gibier, on l'en a regoulé. (Vieux.)
' REGRAT s. m. Petit négoce qui consiste à vendre en détail et de la seconde main certaines denrfes, particulièrement du sel, des srains, du charbon, etc. : marchandise île regrat. (Peu us.) — Lieu où l'on vendait le sel a petite mesure, à petits poids : établir un regrat.
" REGRATTAGE s. m. Archit. Action de regrat ler : le reiiraltage d'un édifice.
' REGRATTER v. a. Gratter de nouveau : d force de gratter ' et de regraltei- sa plaie, il l'a cncenimée. — Racler: se dit proprement en parlant des bâtiments de pierre de taillé dont on enlève la superficie pour les faire paraître neufs : on a regratté les ancienne^ constructions pour les mettre d'accord avec les nouvelles. — v. n. Fig. et fam. Faire c(es réductions sur les plqs petits articles d'un compte de dépense : c'est un homme qui regratle sur tout.
* REGRATTERIE s. f. Commerce des regratliers, iii.iicliaiidise de regrat.
* REGRATTIER, 1ÈRE s. Celui, celle qui vend ceiiaiiies denrées en détail et de là seconde main. On le disait particul.' autrelois de ceux qui vendaient du sel à petite mesure, a petits poids : prendre du tel chez le regraitier. chez la regraliiére. — Fig. et tam. Celui qui, sur un compte, sur une dépense d'une grosse somme, fait des réductions aux plus petits objets : c'est un regrattier. (Vieux.)
* ïlEGRËS s. m. (lat. regressus]. Juiispr. bénél'ic. liipit, pouvoir de rentrer dans' un iiénelice qu'on avait résigné : on lui accorda le regrès. — Se disait aussi en parlaiil iie charges, d'offices de judicaiure, sur la venté desquels pu pouvaii revenir, en signifiant dans les vjngt-quatre heures la révocation de la rébigiiatiun qu'un en avait faite en faveur de l'acquéreur.
RÉGRESSION s. f. (lat. regressio. action de revriiir .-■ur bi;s pas). Hliel. tiiiure par laquelle on reprend dans un ordre des mois que 1 on a énonces dans 1 ordre inverse; ex. ; <{ fOiHt manger pour ciore, et non pas vinrepour »»(«»yer. — Aslion. Régues.-ion des nœuds, retuiir des nœud-) dans une position déterminée.
■REGRET s. m. (lat. regressus, retour sur ses pas), beplàisir d'avoir perdu un bien qu'on possédait, ou ae 11 avoir pu otnenir celui qu'on désirait : le regret' que lui cause la perte de ses biens, de su fortune, de sa piace. — Particul. Chagr.n que cause la perle, la mort d'une personne : la perte de cet and m'a causé un grand regret. — Toute sorte de déplaisir ou léger ou considérable : fqi regret que vous n'ayez pas entendu' ck scrinon, uè discours.
£h! si du moins Oreste. eo punissant son ci-iroe, Lui laissait te regret de mourir ina victuiiti !
J. Racins. Aiidromaqtw, acte IV, se. v.
— Fam. Il ne doit pas avoir regret a sa jeunesse, se dit d'un homme qui a p.isso sa jeunesse dans les plaisirs. — Repentir, déplaisir d'avoir fait o'u dé n'avoir pas fait qu'^lque chose : éprouver un rçgret sensible de Quelque cliose. — pi. Lamèiuauoiis, plainlt;»',' aoiéa.ices : ce sunl des'regrets iAiCtiles'.' — A regret loc. adv. Avec répugnance : il a f'ad 'ceCà u regret.
' REGRETTABLE adj. Qui mérite d'être regi etir : un bien regrell'ible. peu rejretlat/ie.
' REGRETTER v. a.[re-grù-t'éj. Etre atiligé, être facile d une perte qu'on a faite, ou d'avoir manqué un bj^n qii'on désirilii ac-
RËGU
quérir, d'avoir fait ou de n'avoir pas fait ■quelque chose : regretter son argent ; regretter le temps passé, le temps perdu.
• RÉGULARISATION s. f. Comptab. Action de rev'uluriser : In régularisation d'une dépense.
'RÉGULARISER v. a. Rendre régulier ce ipii n'a point été fait selon les rèf.'les. S'emploie surtout en matière de comptabilité : i'éguiiirher un compte.
* ftBGULARITÉ s. f. Conformité à un ordre, à des réeles, soit naturelles, soit de convention : la régularité du mouvement des corps célestes. — Géora. Régularité dans une figure, éfialité de tous les côtés et de tous les ani-'les d'une figure. — Ordres relie. Exacte observalion des règles de chaque ordie : les religieux de cette miison vivent dans une grande régularité. — Etat religieux, par opposition à état séculier : il y a plusieurs chapitres, plusieurs monastères dont on a ôtê la régularité, pour les séculariser.
' RÉGULATEUR s. m. Mécan. Toute pièce tout apfureil qui s'applique à une machine pour en modérer les mouvements et les rendre réguliers : le régulateur d'une montre est le ressort spiral. — Celui qui conduit, qui dirige : il est le régulateur, te grand régulateur de celle entreprise.
•RÉGULATEUR, TRICE adj. Qui sert de règle, qui régie. Ne s'emploie que dans un petit nombre de phrases : marchés régulateurs du prix des grains.
RÉGULATION s. f. Action de régler.
'REGULE s. m. (lat. rggula, règle). Terme que les anciens employaient pour designer les substances métalliques qui, par la fusion, ont été séparées du soufre, de l'arsenic ou d'autres matières étran^'ères. 11 n'est plus usité que dans quelques expressions, Régule d'antimoine, antimoine pur ; Régule d'arsenic, arsenic noir.
•RÉGULIER. 1ÈRE adj. Qui a de la régularité, qui est conforme à des régies, soit naturelles, soit de convention : les mouvements réguliers des corps célestes. — Particul. Qui se conforme avec exactitude aux préceptes de la religion, aux devoirs de la morale : sa conduite a toujours été fort régulière. — Exact, ponctuel ; il a toujours été très régulier à tenir sa parole. ^G^om. Figure régulière, celle dont tous les côtés et tous les angles sont égaux; et, Corps réguliers, les cinq polyèdres dont toutes les surfaces sont des polygones régulierségaux entre eux. — Gramm. Verbes réguliers, ceux qui suivent, dans la formation de leurs temps, les règles générales des conjugaisons. Ou dit de même, Les formes régulières, LES TEMPS RÉGULERS d'uN VERBE. —
S'emploie aussi par opposition a séculier, et se dit des ordres religieux, ou de ce qui leur appartient, de ce qui leur est propre : le clergé régulier. — s. Un religieux, par opposition à un ecclésiastique séculier : ce bénéfice ne pouvait être possédé que par un régulier.
* RÉGULIÈREMENT adv. D'une manière régulière ; il vit fort régulièrement. — Exactement, uniformément : il dine régulièrement à midi.
RÉ6ULUS (Marcus-Atilius) [ré-gu-luss], général romain, mort vers 2.^0 av. J.-C. Il fut consul en iUl, année où il prit Brundusium, et reçut les honneurs du triomphe. Consul une seconde fois en 2.ï6. il défit, avec son collègue Manlius, la flotte carthaginoise lortede 350 voiles et commandée par Hannon et âamilcar; puis il débarqua à Clypea, et ravagea le territoire ennemi. Manlius revint à Rome, et Régulus défit les trois généraux carthaginois dans une grande bataille et prit ville sur ville, entre autre Tunis. Cependant 1-s Carthaginois le vainquirent à la On et le liifut prisonnier. Après une captivité de cinq
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années, il fut envoyé à Rome avec une ambassade, à condition qu'il reviendrait si les négociations étaient infructueuses. Il persuada au sénat de ne pas faire la paix, et revint à Carthage. On révoque aujourd'hui en doute l'histoire de la barbare façon dont il aurait été mis à mort.
RÉGURGITATION s. f. Action de régurgiter. — Action par laquelle un conduit se débarrasse sans efî'ort des matières qui j sont accumulées.
RÉGURGITER v. a. (préf. re; lat. gurges, ■outfre.) Rendre par régurgitation.
RÉHABILITABLE adj. Qui peut être réhabilité.
•RÉHABILITATION s. f . Chancell. et Jurispr.
Action de réhabiliter, rélablissemenl dans le premier état : lettres de réhabilitation. — Législ. « Sous l'ancien régime, il n'y avait point de crime que le roi ne pût effacer par des lettres de grâce, de pardon, de rémission ou d'abolition; il n'y avait pas de condamné qu'il ne piit réhabiliter en ses biens et en sa bonne renommée. Aujourd'hui, la réhabilitation n'est plus une taveur; c'est un acte de justice qui est rendu après l'accomplissement de la peine ou l'acquittement des dettes, et toujours après un sérieux examen de la conduite de l'impétrant. — LAréhabilitationdun failli doit être demandée par lui, au moyen d'une requête adressée à la cour d'appel de son domicile, et à laquelledoivent être jointes les quittances et les autres pièces j ustificatives constatant que le failli a acquitté intégralement, en principal, intérêts et frais, toutes les sommes par lui dues. La requête est affichée pendant deux mois, au tribunal de commerce, à la bourse et à la mairie; le procureur général fait une enquête; et, si la cour admet la réhabilitation, l'arrêt est envoyé au tribunal de commerce où il est transcrit surles registres et où il en est donné lecture publiquement. La réhabilitation restitue au failli tous les droits civils et politiques dont il avait été privé par la faillite. Un failli ne peut être réhabilité après sa mort. Un banqueroutier simple peut obtenir sa réhabilitation; maislesbanqueroutiers frauduleux ne peuvent être réhabilités de la faillite, bien qu'ils puissent l'être des condamiiaticms pénales prononcées contre eux, et il en est de même des faillis qui ont été condamnés pour vul, escroquerie ou abus de confiance (C. comm. 604 à (Ji4.) La réhabilitation d'un condamné ne peut être obtenue qu'après un certaindélai écoulé depuis le jour de la libération ou depuis la grâce obtenue. S'ils'agitd'un individu condamné à une peine aftlictive ou infamante, la demande ne peut être formée que cinq ans après la libération; et la réhabilitalion ne peut être admise si le condamné n'a résidé dans le même arrondissement depuis cinq années, et dans la même commune pendant les deux dernières années. Celui qui a subi une peine correclionnelle peut présenter sa demande de réhabilitation, trois ans après sa libération, pourvu qu'il ait résidé dans le même arrondissement depuis trois années, dont les deux dernières dans la même commune. Les demandes de réhabilitation sont adressées avec la justification du paiement des frais de justice, amendes, etc., au procureur de la République qui procède à une enquête. La cour d'appel donneson avis motivé. et, si cet avis n'est pas favorable, une nouvelle demande ne peut être formée avant un délai de deux années. Si l'avis est favorable, il est transmis au ministre de la justice, lequel statue après communication au conseil des ministres. La réhabilitation fait cesser pour l'avenir, dans la personne du condamné, toutes les incapacités qui résultaient delà condamnation. Celui qui, ayantété condamné pjui crime, a commis un second crime, et a
REIC
été condamné de nouveau à une peine alBictive ou infamante, ne peut être admis à la réhabilitation: il en est de même de celui qui. après avoir obtenu sa réhabilitation; a encouru une seconde condamnation (C. inst. crim. 619 et s. Dec. -loi du 7 sept. 1870). Les officiers ministériels qui ont été destitués peuvent obtenir leur réhabilitation et être ainsi relevés des déchéances et incapacités résultant de la destitution. La demande n'est pas reçue avant un délai de trois années qui court du jour de la cessation des fonctions. (L. 19 mars 1864).» (Ch. Y.)
RÉHABILITATOIRE adj. Qui réhabilite.
* RÉHABILITER V. a. (préf. re; lat. habilit'ire, rendre apte à). Chancell. et Jurispr. Rétablir dans son premier état, dans ses droits, dahs ses prérogatives, etc., celui qui en était déchu: lorsqu'un prêtre est tombé datis r irrégularité, il a besoin d'être réhabilité. — On dit de même. Réhabiliter la mémoire b'uN
HOMME CONDAMNÉ EN JUSTICE. — Anc. Jurispr. RÉ- HABILITER UN MARIAGE, réparer le vice d'uu mariage par une nouvelle célébration. — Fig. Faire recOuvi-er l'estime {publique, l'estime de quelqu'un : celle action, cet ouvrage l'a n'habilité dans l'opinion publique. — Se réhabiliter V. pr. Il est parvenu à se réhabiliter dans l'opinion publique, dans l'esprit des gens de bien.
* RÉHABITUER v. a. Faire reprendre une habitude perdue : il faut réhabituer peu. à peu cet enfant au travail. — Se réhabituer v. pr. On a de la peine à se réhabituer a la fatigue, quand on a vécu longtemps dans la mollesse.
' REHAUSSÉ, ÉE part, passé de Rehausser.
— Un dessin REHAUSSÉ DE BLANC, uu dessin dontles liiniières sont rendues plus vives par des touches de crayon blanc.
•REHAUSSEMENT s. m. Action de rehausser ; /<; velumssement d'une muraille. — Le rehaussement dks monnaies, l'augmentation de la valeur numéraire ou nominale des monnaies.
* REHAUSSER v. a. Hausser davantage : ce plancher s'est eiffaissé, il faut le rehausser. — ■ Fig. Rehausser le courage de quelqu'un, a quelqu'un, lui relever le courage : cc«e rictoire rehaussa son courage, lui rehaussa le courage. — Augmenter : le prix du tié est rehaussé. — Rehausser les monnaies, en augmenter la valeur numéraire ou nominale.
— Fig. Faire paraître davantage : les ombres dansuntableaurchaussentï éclat des couleurs. — Se dit, particul.., en parlant de certaines hachures ou relouches que l'on fait à la peinture de bâtiment : ces ornements sont rehaussés rf'oK — Rehausser b'oRET de soie des ouvrages de tapisserie, en relever la beauté en y mêlant de l'or et de la soie. On dit de même. Rehausser de broderie le fond dune étoffe.
— Fig. Rehausser l'éclat, le mérite d'une ACTION, faire valoir, relever le mérite d'une action, lui donner un nouvel éclat : cette circonstance rehausse beaucoup le mérite, l'éclat de son action. — 'Vanter avec excès : les historiens espagnols rehaussent les moindtes actions de Cftarles-Quint et déprécient celles de François l" .
* REHAUTS s. m. pi. Peint. Retouches ou bachui es brillantes servant à faire ressortir des figures, des ornements, des moulures peintes ou dessinées : les ornements de cette pièce ont des rehauts blancs sur un fond bleu.
REICHENBACH (Heinrich-Gottlieb-LudWig) [raî-chen-bakh], naturaliste allemand, né à Leipzig en 1793. Il devint professeur d'histoire naturelle à Dresde en 1820. Son ouvrage le plus important est sa Flora Germanica (1823-'67, 21 vol.).
REICHENBACH (Karl, baron), chimiste allemand, ne à Stuttgart en 1788, mort en 1869. Il conçut de bonne heure le projet de fonder