REIL
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un nouvel Etal allemand dans l'une des lies delà mer du Sud; mais les aulor}tes françaises dans le Wurtemberg supprimèrent la société qu'il avait formée dans ce but et le mirent en prison. Il s'enrichit ensuite dans l'exploitation de manufactures de produits chimiques, de hauts fourneaux et de fabriques de machines à Bl.insko, en Moravie. En taisant des recherches sur les produits de la distillation des substances organiques, il découvrit de nouveaux composés de carbone cl d'hydrogène ; en étudiant les effets de diverses substances sur l'organisation de l'homme, il eut l'idée de l'existence d un nouvel agent impondérable, allie a 1 electi icilé, au magnétisme et à lachaleur, auquel il appliqua le terme od.
REICHENBERG [raï-chenn-bergg], ville de Bohèmi-, sur la Neisse, à 90 kil. N.-N.-E. de Prague; 30,800 hab. C'est un grand centre d'industrie; on y fabrique des étoffes de laine, de colon et de toile.
REICHSRATH s. m. Conseil représentatif de l'empire d'Autriche.
REICHSTADT (Duc de) [raich'-statt]. Voy.
Napoléon 11.
REICHSTAG s. m. Assemblée des États allemands.
REID (Mayne) [ridd], romancier anglais, né en Irlande en 1818, mort en oct. 4883. Il alla en Amérique en 1838, y fit de longs voyages, eise fixa à Philadelphie. Il prit part à la guerre d:i .Mexique et fut blesse à Chnpultepec. A partir de 1849, il a surtout habile Londres, et a écrit une série de livres pour les enfants, pour la plupart traduits en français. Les principaux sont : The Rifle Rangers, The Scalp Huntei-s, The Quadroon. Osceola, Ran Awuy to Sea, The Maroon, The Cliff Clmbers, Afloal in the Forest, The Castaways, et The Finger of Fate.
REID (Thomasl, métaphvsicien écossais, né en \'Ai\, iiioil'le? oct. 1796. Ministre de paroisse prés d'Aberdeen, il devint professeur de philosophie à King's Collège en 17.Ï2, et de philosophie morale à Glasgow en 1764 ; il prit sa retraite en 1781 . Dans son Inquinj inlo the Human Mind on the Principles of Common Sensé (1763), il chercha à réfuter la théorie sceptique de Hume. 11 inaugura la doctrine de l'existence d'un instinct originel, ou sens commun, qui serait la base de toute croyance. En 1785, il publia ; Essays on the IntcUectual Fovers of Man, et en 1788, Essays on the Active Povers of Man. Sir William Hamillon a donné une édition complète de ses œuvres en 1863(2 vol.'
REID (siR William), météorologiste anglais, né en Ecosse en 17Jl, mort ou 1838. Il entra dans le corps du génie royal, et servit en Espagne, en Amérique, et à Waterloo. Il fut "■ouverneur des Bermudes (1838-'46), des "les Sous-le-Venl (1846-'48) et de Malte (<8ol-'58). 11 avait été fait major général en 18a6. Il a publié : An attempt to develop the Law of Storms by means of Facts, urmnged accordmg to Plaee and Time (1838) et The Progress of the Develpement of the Lam of Slorms (1849).
REIGATE [raï-ghè-lej, ville du Surrey (Angleterre), a 21 kil. S.-O. de Londres; 15,'JI6 hab. Elle possède une église qui contient des monuments précieux, et les ruines d'un château avec un souterrain où les barons se réunirent, dit-on, pour déterminer les articles de la Grande Charte [Magna Charta).
REIKIAVIK. Voy. Reykiavik.
REILLANNE. ch.-l. de canl., arr. et à 19 kil. S.-U. de Forcalquier (Basses-Alpes); 1 328 hab. Restes d'anciennes fortilications; égUse paroissiale du siu° siècle.
REILLE (Honoré-Charles- Michel Joseph),
maréchal de France, né à Ântibeslel" sept. 177-3, mort à Paris le 4 mars 1860. Volontaire en 1792, il devint aide de camp de Masséna, le suivit on Italie et en Suisse, fut nommé général de brii-ade en 1803 et général de \ division en l^tOS. 11 se couvrit de iiloire à Waterloo. E'evé à la pairie en 1819, il fui fait man-chal de France en 1847.
* RÉIMPORTATIONS, f. Econ. polit. Aclion de réimporter, d'importer ce qui a été exporté.
■ RÉIMPORTER v. a. Importer de nouveau.
* RÉIMPOSER V. a. Faire une nouvelle imposition pour achever le payement d'une taxe qui n'a pu être entièrement acquittée. Se dilen parlant des personnes et des choses: on a réimposé telle somme sur le pays. — Typogr. Imposer de nouveau, soit parce que lès pages delà feuille ou de la forme étaient mal placées, soit pour changer les garnitures, afin d'obienir desmargesplus grandes ou plus régulières : il faut rcimposer cette feuille, dont les pages sont transposées.
' RÉIMPOSITION s. f. Nouvelle imposition faite pour achever le payement d'une somme qui n'a pu être entièrement acquittée. — Tvpogr. Aclion de réimposer une feuille, une forme.
* RÉIMPRESSION s. f. Action de réimprimer, ou résultat de cette action : laréimprcssion d'un ouvrage.
• RÉIMPRIMER v. a. Imprimer de nouveau : cet ouirage a été réimprimé plusieurs fois.
REIMS ou Rheims [rainssj (anc. Durocortorum. puis Rcmi), ch.-l. d'arr du dép. de la Marne, sur la Vesle, a 40 kil. JS.-O. de Châlons et à 160 kil. N.-E. de Pans, par 49° la' 1o" lat. N. et l" 41' 49" long. E. ; 107,773 bab. C'est une ville intéressante par scs'souvenirs historiques et par ses monuments. On y admire surtout la cathédrale, splendide monument historique commencé au xm= siècle et considéré comme unique en son genre. Depuis Philippe-Auguste jusqu'à Charles X. tous les souverains de France y furent sacrés, sauf Henri IV, Napoléon 1" et Louis XVIll. Le dernier sacre fui celui de Charles X, où l'on employa la dernière goutte d'huile contenue dans ce qui restait de la sainte ampoule. L'église Samt-Rerni est plus ancienne; elle date du xi' siècle. Le palais archiépiscopal a été reconstruit en partie au xvir siècle. L'hôtel de ville, édifice remarquable, a été commencé en 1627 et terminé en 1823. Reims est le centre du commerce des vins de Champagne et de la fabrication de biscuits renommés, dit biscuits de Reims; les transactions sur les laines sont évaluées à 7o millions de francs par an. — Sous les Romains, c'était la capitale de la seconde Bel- .'ique. Après avoir été plusieurs fois assiégée pendant le moyen âge, elle résista aux Anglais sous Edouard 111 (13.j9), mais ils l'occupèrent à partir de 1 421 jusqu'à leur expulsion par Jeanne d'Arc. Les Allemands entrèrent dans Reims le 4 sept. 1870. Depuis cette époque, la ville a été fortifiée d une manière formidable; elle forme aujourd'hui le centre d'un camp retranché. (Voy. Pl.^ces fortes.) Reims a vu naître Robert de Coucy, Colberl, Pluche, Linguet, Nanleuil, J.-B. de Lasalle, Drouet d'KrIon, Lévesquc de Ponilly, Levesque de Burigny, Tronson-Ducoudray, etc. * REIN s. m. [rain] (lat. ren). Viscère double dont le principal usage est de recevoir et de filtrer les sérosités du sang qui forment I iirine, et qui passent ensuite dans la vessie ; le rein droit, le rein gauche, —pi. Les lombes, le bas de l'épine du dos, et la région voisine ; il a mal aux reins. — Poursuivue, presser quelqu'un L'épÉE DANS LES REINS, le presser vivement de conclure, d'achever une affaire ; ou le presser dans la dispute par de si fortes
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raisons, qu'il ne sait que répondre. — Epine du dos, par rapport à la force, à la souplesse, etc. : il a de bons reins, tes reins forts, ks reins faibles, les reins souples, les reins rompus. On dit dans le même sens, au singulier,
Ce CHEVAL. CET HOMME A DU REIN. — CeT ROMUE
A LES REINS FORTS, il cst riche, et il a les moyens de soutenir la dépense qu'exige telle affaire, telle entreprise. On dit dans le sens contraire, Il n'a pas les reins assez forts, il a les reins TROP faibles. — Il n'a pas les reins assez
FORTS. IL A LES REINS TROP FAIBLES, se dit aUSsi
d'un homme qui entreprend quelque chose au-dessus de ses forces, qui n'a pas la force ou la capacité nécessaire pour réussir : il a entrepris cet ouvrage, mais il n'a pas les reins assez forts. — Archit. Les reins d'une voute, les parties d'une voûte comprises entre la portée et le sommet. — Encvcl. Les reins, appelés vulgairement rognons . sont deux glandes particulières au\ vertébrés et dont
Section verticale d'un rein humain; a, substance corticale, b. substance médullaire; c. faiscc.iu conique de la substance niédullaiie-, d. conduits mcmbraiieui dans lesquels sont reçus les taisccaul coniques ; e, pehis du rein ; f, uretère ; g' artère rénale ; h, -veine rénale.
l'office spécial est de séparer du sang certaines substances usées qui doivent être rejetées dans l'urine. Les fonctions des reins n'ont aucun rapport direct avec les opéralions de la digestion. Chez l'homme, ils sont situés profondément dans laréi;ion lombaire de chaque côté de la colonne vertébrale, au niveau desdeux dernières vertèbres dorsales et des deux premières vertèbres -ombaires. Us sont largement approvisionnés de sang, en raison mémo del'importancede leur fonction. Les artères rénales viennent directement de l'aorle, et les grosses veines se terminent dans la veine cave; les nerfs arrivent du plexus rénal du système sympa - Ihiquc. Les reins , ■ , • » I •» t,n..v» sont revêtus d'une
nialpishein qui Be trouve ,,
pi es de la basse de l'un des c6nès envoloppc CellUméiluUaires : 0, branche arté- Jaire IllinCe et rielle; af. «isseau afférent : m, L,.a,ijparente ; ils ériile de Malptgni ; ef, vais- r ' ,
cirèrent ; 6. branche de ce se composent de ■aisseau entrant dans le concmé- deux substances;
la substance corticale ou extérieure et la substance médullaire ou intérieure. La première est formée d'un grand nombre de tubes winifères qui s'anastomosent les
Corps
gl„
dulaii e (le tout grossi 70 fois ( diamètre).
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uns dans les aulies après avoir accompli des circonvolutions. Parmi le plexus qui; forment ces tubes et les vaisseaux du sang, sont dispersés des points sombres appelés corps iiialpighiens, parce qu'ils ont été découverts par Malpighi. Ce sont des masses recourbées de petits vaisseaux sanguins compris dans des dilatations des tubes urinil'ères et établissant un rapport très étroit entre le système de la circulation et celui de la sécrétion. La substance médullaire se compose principalement de tubes presque droits qui se dirigent vers le réceptacle central de la sécrétion. Sans entrer dans la question physiologique, nous dirons seulement que les reins ont pour fonction de régler la quantité d'eau nécessaire au système et de débarrasser le corps de l'excédent. La peau, les poumons et tousiescanaux par lesquels les eaux superflues s'échappent du sang étant très susceptibles d'être affectés par des circonstances e.xternes, il en résulte que les reins accomplissent une fonction extrêmement importante. Dans le très jeune fœtus, tant que les reins sont imparfaitement constitués, leur office est accompli par les corps wolffiens, double orpane qui leur est analogue quant à la structure et qui s'atrophie peu a peu, puis disparait entièrement. Chez les poissons les corps wolffiens restent comme organes permanents et il ne se développe pas de rognons.
REINAUD (Joseph-Toussaintl, orientaliste, né a Lambesc (Bouches-du-Khône) en 1795, mort à Paris en 1867. On a de lui : Deseiption des monuments arabes, persans et turcs du cabinet de M. le duc de Blacas { 1 828, 2 vol, in-3», avec plsLiiches); Géographie d'Aboulfeda{lHS, î vol.); etc.
• RÉINCORPORER v. a. Incorporer de nouveau : ccUe province fut réincorporée au domaine de la couronne.
• REINE s. f. [rè-ne] (lat. regina, fém. de ira;, régis, roi). Femme de roi, ou princesse qui de son chef possède un royaume : il fut présenté à la reine. — La rei.ne du ciel, l.k REi.NE DES .4NGES, ctc, la Sainte Vierge. — La REINE DU B.\L, celle pour qui on donne le bal. — L.\ HEINE DE LA FÈVE, Celle qui a la fève dans sa part de gâteau, le jour des Rois, ou que le roi de la fève a choisie pour reine. — Cette FEMME A UN PORT DE REINE, elle a Une belle taille et un maintien noble. — La beauté est la
REINE DES CŒURS, LA REINE DES VOLONTÉS, la
beauté subjugue tous les cœurs, toutes les volontés. On dit à peu près dans le même sens,
L'OPlNlON EST LA REINE DU MONDE. — Fig. La
plus excellente en son genre : Rome fut appelée la reine des cités. — Fam. C'est L.4. reine DES FEMMES, SB dit d'uiie femme pleine de vertus et de bonnes qualités. — Jeu des échecs. Pièce qui est moins grande que le roi, et qui est la seconde du jeu. — Reine de la main GAUCHE, épouse morganatique d'un roi :
A/""* de Maintenon fut une reine de la main gauche (voy. Morganatique), et, par exl. maîtresse d'un roi, quand elle exerce une grande influence politique : .U"" de Pompadour est considérée comme une reine de la main gauche. ■ — Reine régnante, reine qui gouverne en son nom personnel, dans les pays où les femmes ne sont pas exclues du trône : Elisabeth fut la seconde reine régnante d'Angleterre. — Ne TOUCHEZ PAS A LA REINE, dlcton qui a pouT Origine une loi sévère de l'étiquette espagnole, en vertu de laquelle toute personne qui avait touché le pied de la reine, pour quelque raison que ce fût, était immédiatement mise à mort. On emploie ce dicton pour dire que l'on ne s'attaque pas impunément aux choses que le vulgaire considère comme sacrées.
REINE (Sainte), vierge et martyre, mise à mort en 270. Fête le 7 sept.
■ REINE-CLAUDE s. f. [quelques personnes,