JOUIR LA COMPAGNIE AUX DÉPENS DE OUELQU'UN
amu^ei une compagnie par des plaisanteries qui loiiilienl sur quelqu'un présen'.ou absent.
- Se réjouir v. pr. Passer le temps agréablemenl. se divertir : ils se sont bien réjouis à la campagne —Sr: réjouir de quelquechose, s'en faire un plaisir : je me réjouis de lui apprendre cette bonne nouvelle. Se dit aussi par compliment, etsignifie,se féliciter, éprouver une vive satisfaction de quelque chose: je me réjouis avec vous de cette bonne fortune. — Se dit, au jeu de la bêle et à quelques autres, lorsque, tous les joueurs ayant passé, on change la retourne qui fait l'atout ; ce qui peut avoir lieu jusqu'à trois fois.
■ RÉJOUISSANCE s. f. Démonstration de joie : toutes les maisons furent illuminées en signe de ré/ouissance. — Jeu du lansquenet. Carte que celui quidonne lire aprèsia sienne, el sur laquelle tous les coupeurs et autres peuvent mettre de l'argent : gagner la réjouissance. — Boucher. Sedil d'une certaine portion de basse viande ou plus souvent d'os qu'on oblige l'acheteur de prendre avec la bonne, et au même prix.
• RÉJOUISSANT, ANTE adj. Qui réjouit:
un conte fort réjouissant.
•RELÂCHANT, ANTE adj. Méd. Se dit des remèdes propres à relâcher, à étendre, à amollir quelque partie du corps. — s. Employer les relâchants.
• RELÂCHE s. m. Interruption, discontinuation (le quelque travail, de quelqueétude, de quelque exercice : travailler, étudier sans reUlehe. — Repos, intermissioii dans quelque étal dououreux : son mal commence à lui donner du relâche. — Il ne donne point de relâche, se dit d'un créancier qui presse continuellement son débiteur. On dit de même, Poursuivre quelqu'un SANS RELACHE. — Théâtre. Se dit lorsque les comédiens suspendent, les représentations pendant un ou plusieurs jours : il y a reliiche au théâtre. — Mar. Lieu propre pour y relâcher; et alors il est féminin : î(«(;6o?ine j-eWc/ie. —Action de relâcher: faire plusieurs relâches avant que d'arriver.
' RELÂCHÉ, ÉE part, passé de Relâcher :
priw7inier relâché. — kd]. S'emploie principalement en parlant du relâchement dans les mœurs et dans les devoirs de la religion :
c'est un liiiniine fort relâche.
• RELÀCHEiMENT s. m. Etat, disposition d'une chose qui devient moins tendue qu'elle n'était, qui a perdu de son ressort : /e reMchement des cordes d'un violon. — Disposition du temps à s'adoucir : lorsqu'il neige, on a d'ordinaire quelque relâchement dans le froid.
— Fig. Etat de celui qui se relâche, suit dans le travail ou dans quelque exercice, soit dans les mœurs ou dans la piété : le relâchement de la discipline militaire. — Délas>ement, certain état de repos, utile cessation de travail ou d'exercice : après une grande contention d'esprit, on a besoin de quelque relâchement.
• RELÂCHER V. a. Faire qu'une chose soit moins tendue : le temps humide rdàche le papier des châssis. — Lais.ser aller; et se dit en parlant d'un prisonnier, de quelqu'un qu'on retenait malgré lui, et à qui on rend la liberté : on l'avait arrêté mal à propos, on a été obligé de lenldcher. - Céder, abandonner, remettre quelque chose de ses droits, de ses prétentions, de ses intérêts : il me devait tant.jeluicn ai relâché la moitié. — Diminuer, rabiillre de sa première exactitude, de sa première ardeur, etc.: et alors il est neutre : ils ont beaucoup relâché de l'ancienne discipline. — v. n. Mar. S'arrêter en quelque
RELA
endroit pour cause de besoin ou de danger : quand ils furent àtelle hauteur, il survint une tempête qui les obligea de relâcher. — Se relâcher V. pr. Se tendre moins : ces cordes se relâchent. — Le temps se relâche, il s'adoucit, — Se RELACHER l'esprit, SU débisser l'esprit, «e reposer. — Céder: ilfiul se rrldcher de ses prétentions. — Diminuer : se relâcher de sa première ferveur, de ses premières austérités. RELAIS s. m. {préf. re; fr. laisser). Se dit d'un ou de plusieurs chevaux frais, soit de selle, soit d'attelage, que l'on poste en quelque endroit, pour que les voyageurs ou les chasseurs s'en servent à la place de ceux qu'ils quittent : on a placé des relais sur la route pour le voyage du roi. — Avoir des chevaux DE relais, des équipages DE RELAIS, avoir des chevaux et des équipages en assez grand nombre, pour se pouvoir servir tantôt des uns, tantôt des autres. — Fig. Avoir des habits, DES MEUBLES DE RELAIS, avoir des habits, des meubles de rechange. — Fig. et fam. Etre de relais, être de loisir, ne point travailler, n'être point employé. — Se dit aussi en parlant des chiens qu'on poste, soit à la chasse du cerf, soit à celle du sanglier : mettre des chiens de la vieille meute en relais. — Donner le relais, lâcher, après la bêle que l'on court, les chiens placés en relais. — Lieu où l'on met les relais, soit pour le voyage, soit pour la chasse : au pi'emier relais. — PaLfi'ical. Slation de poste : ily a tant de relais de Paris à Lyon.
• RELAIS s. m. Fortifie. Espace de quelques pieds de largeur qu'on réserve entre le pied du rempart et l'escarpe du fossé, pour recevoir les terres qui s'éboulent. — Terrain que laisse à découvert l'eau courante qui se retire insensiblement de l'une de ses rives, en se portant sur l'autre. — Terrain que la mer abandonne entièrement : les lais et relais de la mer. — Les relais de la mer ou des rivières sont les terres que l'eau laisse à découvert en se retirant d une manière continue et insensible. Les relais de la mer appartiennent à l'Etat; ceux des eaux courantes proliteiit au propriétaire riverain(C. civ. 557). (Voy. Lais.)
• RELAIS s. m. .Maniifact. de tapisseries. Ouverture que l'ouvrier laisse dans une tapisserie quand il change decouleuret de figure : les relais sont repris à l'aiguille.
•RELAISSÉ adj. Chasse. Se dit d'un lièvre qui, après avoir été longtemps couru, s'arrête de lassitude.
' RELANCER v. a. Chasse. Lancer de nouveau. Se dit en parlant des bêles fauves, quand, après avoir été lancées, elles se reposent, et qu'ensuite on les fait partir du lieu de leur repos : on relança le cerf jusqu'à trois fois. — Relancer quelqu'un, l'aller chercher, l'aller trouver au lieu où il est, pour l'engager à quelque chose à quoi il ne songeait point, ou qu'il n'avait pas envie de faire : ils sont venus me relancer chez moi, et ils m'ont entrainè avec eux. — Fig. et fam. Relancer quelqu'un, lui répondre rudement, recevoir très mal ce qu'il se permet de dire : il parlait mal de mon ami, mais je l'airelancé.
•RELAPS, APSE adj. [re-lapssj (lat. relapsus, retombé). Qui est retombé dans l'hérésie : il y avait autrefois des édits fort sévères contre ceux qui étaient relaps. — Se disait, dans l'ancienne Eglise, de ceux qui retombaient dans le même péché pour lequel ils avaient déjà fait pénitence publique. — s. C'est un relaps.
RELARGAGE s. m. Action de verser la lessive dans Ihuile et de remuer le tout pour faire du savon.
• RÉLARGIR V. a. Rendre plus large : il est obligé de faire rélargir tous ses habits.
' RELATER V. a. (lat. relatum; supin de referrc, rapporter). Rapporter, mentionner. Ne