‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 75 sur 639 · RELATIFS · texte numérisé non relu

RELATIFS

•RELATION s. f. Rapport d'une choseà une autre : cet article a relation au précédent. — Philos. Rapport qui est entre deux personnes, entre deux chosesque l'on considère ensemble, et respectivement l'une à l'autre : la relation du pire au fils, et du fils au père. — Commerce, liaison, correspondance '.j'avais des relations daris ce pays-lâ. — Récit, narration, qu'on fait de ce qui s'est passé, de ce que l'on a vu, entendu :il a donné tine relation de sesvoyaijes .

— Terme de relation, se dit des mots donnés par les voyageurs comme étant employés dans les pays qu'ils ont visités.

' RELATIVEMENT adv. Par rapport, d'une

manière relative : cela doit se prendre, cela doit se considérer relativement à telle chose.

RELATIVITÉ s. f. Qualité de ce qui est relatif.

' RELAVER V. a. Laver de nouveau : on a

eu beau laver et relaver, la tache est restée.

•RELAXATION s. f. [-ksa-si-on]. Didact. Relâchement.état d'une chose qui n'a pas sa tension ordinaire. Se dit particui. en médecine : la relaxation des intestins. — Terme de droit canon, qui ne s'emploie guère que dans cette phrase. Relaxation des peines canoniques, diminution ou entière remission des peines canoniques. — Jurispr. La relaxation d'un prisonnier, action de relaxer un prisonnier, de le remettre en liberté.

RELAXE s. f. Jurispr. Action de relaxer.

• RELAXÉ, ÉE part passé de Relaxer. — Chir. Se dit des muscles, des nerfs, des tendons, qui ont perdu de leur tension natureUe : muscles relaxés.

' RELAXER V. a. [-ksé] (préf. re;lat. laxare, lâcher). Jurispr. Se dit en parlant d'un prisonnier qu'on remet en liberté.

• RELAYER v. a. [-lè-ié]. Se conjugue comme Payer. Se dit en parlant des ouvriers, des travailleurs, etc., qu'on occupe les uns après les autres àquelque ouvrage : on envoyait de deux heures en deux heures cinquante pionniers relayer ceux qui travaillaient. — v. n. Prendre des relais de chevaux frais : nous relayâmes à tel endroit. — Se relayer v. pr. U avait tant d'ouvriers qui se relayaient l'un l'autre.

RELAYEUR s. m. Celui qui entretient des relais de chevaux.

• RELÉGATION s. f. (lat. relegatio). Jurispr. Exil, bannissement dans un lieu déterminé.

— Législ. M La relégation, instituée par la loi du 27 mai 1883, consiste dans l'inteinenient perpétuel sur le territoire des colonies françaises, des condamnés qui sont dans certaines conditions de récidive. Elle est prononcée par les cours et tribunaux ordinaires, lesquels ne doivent pas compter les condamnations qui auraient été ellacées par la réhabilitation, ni celles qui auraient eu pour causes des crimes ou délits politiques, ni celles qui auraient été prononcées par des juridictions spéciales; niais il peut être tenu compte des condamnations prononcées par des tribunaux

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militaires ou maritimes pour des crimes et délits de droit commun. Sont relégués à l'expiration de la dernière peine à subir par eux, les récidivistes qui, dans un intervalle de dix ans, non compris la durée de la peine subie, ont encouru les condamnations énuniérées ci-après ; l^deux condamnations aux travaux forcés ou à la i-éclusion; 2° une des condamnations énoncées au paragraphe précédent et deux condamnations, soit à l'emprisonnement pour faits qualifiés crimes, soit à plus de trois mois d emprisonnement pour vol, escroquerie, abus de confiance, outrage public à la pudeur, excitation habituelle des mineurs à la débauche, et pour vagabondage ou mendicité accompagnés de circonstances aggravantes; 3» quatre condamnations, soit à l'emprisonnement pour faits qualifiés crimes, soit à plus de trois mois d'emprisonnement pour les délits spécifiés ci dessus au paragraphe 2; 4° sept condamnations, dont deux au moins prévues par les deux paragraphes précédents, et les autres, soit pour vagabondage (voy. ce mot), soit pour infraction à l'interdiction de résidence, signifiée par application de 1 article 19 de la loi, à la condition que deux de ces autres condamnations soient à plus de trois mois d'emprisonnement. La relégation n'est pas applicable aux individus qui devront être âgés de. plus de 60 ans ou de moins de 21 ans à l'expiration de leur peine; mais celui qui aurait encouru la relégation s'il n'avait pas dépassé 60 ans est soumis à perpétuité à l'interdiction de séjour dans certains lieux désignés parle gouvernement; et, quant au mineur qui aurait encouru la relégalion, il doit être retenu jusqu'à sa majorité dans une maison de correction. — Le gouvernement a toujours la faculté de transférer le relégué aux colonies avant l'expiration de sa dernière peine; et il peut aussi lui faire subir tout ou partie de celte peine dans l'un des pénitenciers servant de dépôt pour les libérés qui y sont maintenus jusqu'au plus prochain départ pour le lieu de relegation. Le relégué qui se rend coupable d'évasion est puni d'un emprisonnement de deux ans au plus, lequel doit être subi sur le territoire des lieux de relégation. En cas de récidive, la peine del'eniprisonnementpeut être portée à cinq ans. Le condamné qui obtient sa grâce n'est pas dispensé de la relégation, à moins d'une disposition spéciale des lettres de grâce. Le relégué peut, à partir de la sixième année de sa libération, introduire devant le tribunal de la localité, une demande tendant à se faire relever de la relégation. Les mesures d'organisation et d'application de la relégation sont réservées par laloiàdes règlements d'administration publique. » — (V. S.) (Ch. y.)

'RELÉGUÉ, ÉE part, passé de Reléguer — Fig. Ces usages, ces préjugés sont relégués AU village, on ne les trouve plus que parmi les gens de la campagne.

* RELÉGUER v. a. (lat. relegare). Envoyer en exil dans un lieu déterminé : ils furent tous relégués dans une ile. — Se dit, par ext. , en parlant d'une personne que l'on envoie demeurer dans un lieu, dans un pays retiré : il a relégué sa femme à la campagne, en province. — Se dit fig., en parlant de certaines choses qu'on éloigne, qu'on met à l'écart, parce qu'on n'en fait plus de cas : on a relégué ce portrait au grenier. — Se reléguer v. pr. Se retirer : il s'est relégué dans un faubourg.

' RELENT s. m. [re-lan] (lat. redolens, qui a de l'odeur). Mauvais goût que contracte une viande renfermée dans un lieu humide : de la viande qui sent le relent.

BÊLER (Se) v. pr. Se fendre en parlant du suif qui se coagule et des pains de sucre.

* RELEV AILLES s. f. pi. [«mil.]. Cérémonie qui se fait à l'église, lorsqu'une femme y va

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la première fois après ses couches, pour se faire bénir par le prêtre : elle vient de faire

ses relevailles.

' RELEVÉE s. f. Procéd. Temps de l'aprèsdînée : à deux heures de relevée.

* RELÈVEMENT s. m. Action par laquelle on relève une chose : le relèvement d'un mur. — Se ditd'une personne qu'on rétablit ou qui se rétablit dans l'état d'où elle était tombée : le relèvement d'un peuple. — Relevé, énumération exacte : on a travaillé au relèvement de toute la dépense. — Mar. Se dit des parties d'un bâtiment qui sont plus exhaussées que les autres : l'avant de ce navire n'a pas assez de relèvement. —■ Hvdrogr. Action de relever un objet, d'en déterminer la position au moyen du compas de mer ou autrement; et résultat de cette opération : faire des relèvements de pointes, de caps, d'iles, etc.

' RELEVÉ. ÉE part, passé de Relever. — Sculpt. et Broder. Des ouvrages relevés en BOSSE, des ouvrages de relief qui sont attachés à un fond. — Etre d'une condition relevée, être de grande qualité. — Avoir des sentiments RELEVÉS, avoir dessentiments nobles, généreux. On dit plus ordinairement. Avoir "des sentiments ÉLEVÉS. Une pensée relevée, une pensée noble, élevée. Un sujet relevé, une matière RELEVÉe, u::e matière qui. par la grandeurde son objet, est au-dessus de la portée du commun des hommes. — Un ragoût, une SAUCE d'un gout RELEVÉ, uu ragout, une sauce d'un haut goût. — Man. Les airs relevés, la pesade, le mésair, la courbette, la croupade, la ballottade, la cabriole, le pas et le saut. — s. m. Extrait des articles d'un compte, d'un inventaire, d'un registre, qui sont relatifs à un même objet : faire tin relevé de compte. — Faire le relevé de toutes les

FAUTES DE GRAMMAIRE d'uN OUVRAGE, DE TOUS LES

passages remarquables d'un AUTEUR, etc, en faire une liste, un état. — Ouvrage que fait un maréchal en levant le fer d'un cheval, et en le rattachant : un fer neuf n'est 2ms nécessaire, il ne faut qu'un relevé. — Cuis. Se dit des services ou des mets qui en remplacent d'autres : un relevé de potage. — Vén. Temps où la bête sort du lieu où elle a passé le jour, pour aller repaître : guetter, épier le relevé.

" RELEVER V. a. Remettre debout ce qui était tombé; remettre une chose dans la situation où elle doit êtr.e. une personne dans son attitude naturelle : relever une chaise qu'on a fait tomber. — Mar. Relever un bâtiment, le remettre à tlot. Relever l'ancre, la changer de place, la mettre dans une autre situation. — Jeu. Relever les mains ou levées qu'on a faites, ramasser les cartes qui ont été jouées, les retourner et les mettre devant soi. Relever les cartes, les rassembler, réunir le jeu. — Rétablir ce qui était tombé en ruine, ce qui était fort dégradé : faire relever des murailles. — Relever une maison, une famille, la remettre dans l'opulence, dans l'éclat où elle a été : le père avait ruiné sa maison, te fils l'a relevée. — Relever le courage, relever les espérances de quelqu'un, exciter, ranimer son courage, faire revivre ses espérances : la nouvelle de cet heureux succès releva le courage de nos troupes et les espérances des peuples. — Trousser, retrousser : relevez votre robe, votre manteau. — Hausser, rendre plus haut ; ce terrain est trop bas, il faut le relever de trois pieds. — Relever sa tête, la tête, la lever, la hausser lorsqu'elle était baissée. Relever LA tète, signifie, fig., reprendre du courage, de l'audace : cette faction, qu'on croyait abattue, relève la tète. — Relever la moustache AVEC le fer, la retrousser avec un fer chaud, afin d'empêcher qu'elle ne retombe sur les lèvres. — Relever la moustache a quelqu'un, réprimer un homme qui fait le capable ou le méchant : il faisait l'entendu, mais il a

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trouvé un homme qui lui a lien relevé la moustache. — Absol. Se dit des chevaux qui ont le palop élevé, qui lèvent les pieds très haut en galopant : les chevaux artf/lais ne relèvent point. — Relever UN cheval, lesoulenir de la main et de l'éperon pour lui faire porter la tête plus haute et l'asseoir sur les hanches.

— Donner un goût plus piquant, un plus haut goût à des assaisonnements, à des ragoûts, à des sauces : levinaigie, le jus de citron, etc., relèvent une sauce. — Se dit, fig., dans un sens analogue, en parlant des ouvrages desprit : il faut que le style soit simple, mais non sans quelque agrément quilereléve.— Valve paraître davantage une chose, lui donner plus de relief, plus d'éclat : la parure relève la bonne mine. — Releveu en BRouEniE, rehausser de broderie le fond de quelque étolfe. — Relever SA CONDITION, SON ÉTAT, SA FORTUNE, augmenter Sa dignité, ses richesses. Relever sa CONDITION, s.\" DIGNITÉ, SA CHARGE, honorer Sa condition, sa dignité, donner du lustre, de l'éclat aux fonctions qu'on remplit : il a bien relevé sa charge pnr sou mérite personnel. — Fig. Faire valoir, louer, e.^alter un chose : relever une bonne action, en relever le mérite.

— Faire remarquer; et il se dit en bonne et en mauvaise part : il se plail à relever les beautés d'un ouvrage, au lieu d'en faire remarquer les défauls. — Relever un mot piquant, etc., répondre vivement à celui qui l'a dit : il m'a décoché uneépigramme, mais je l'ai bien relevée. — Relever quelqu'un, le repi'endre avec aigreur, en lui faisant voir qu'il a parlé mal à propos : il avait avancé une proposition choquante, mais on l'a bien relevé. — Relever quelqu'un du péché de paresse, l'obliger, par des menaces, des reproches et des ordres pressants, à travailler, à inieuxremplir ses devoirs. — Vén. Relkver un défaut, ou simpl., Relever, retrouver la voie que l'on avait perdue. — Hydrogr. Déterminer, au moyen du compas de mer ou autrement, la position d'un objet que l'on aperçoit : relever un cap, un vaisseau à telle aire de vent, à telle partie de l'horizon. On le dit quelquefois, en ternies d'arpentage, des opérations analogues qui se font sur terre, avec la planchette, avec la boussole. — Guerre. Remplacer, mettre un nouveau corps de troupes à la place d'un autre : relever la garde. — Se dit pareillement du corps, de la troupe même qui succède à une autre dans un poste : cette troupe va relever telle compagnie. — Relever

UNE SENTINELLE, UN FACTIONNAIRE, et, ReLEVER

de SENTINELLE, ôtcr un soldat qui est en senti nelle, et en mettre un autre à sa place : c'est au caparol à relever les sentinelles. Se dit également du soldat qui prend la place de celui qu'on ôte de sentinelle: c'est un tel qui a relevé son camarade de sentinelle; et, absol.. C'est lui qui a relevé un tel. — Mar. Relever LE QUART, LE TIMONIER, etc, Ics changer. — Cuis. Relever un service par un autre, desservir les plats qui sont sur la table, pour en servir d'autres : on releva les "grosses pièces et les entrées par des rôts et des entremets délicats. Se dit, par ext., en parlant de toute occupation dans laquelle on remplace une autre personne ; je suis fatigué de tire, relevez-moi.

— Jurispr. Libérer d'un engagement, d'un contrat, lequel est déclaré nul ou cassé pour cause de lésion ou d'un nullité de fait ou de droit : il n'appartenait qu'au prince de relever quelqu'un d'un contrat. — Se faire relever DE SES VŒUX, faire déclarer ses voeux nuls. On dit de même. Relever quelqu'un d'un serment.

— Releverquelqu'un d'une interdiction, lever l'interdiction portée coiitrelui. — Ane. pral. Relever un appel, se faire autoriser, par lettres du sceau ou par un arrêt, à poursuivre l'appel qu'on avait interjeté d'une sentence : il fit relever son appel dans tel ttmps. —Relever un fief d'unseigneur, recon naître avec les lormalités requises qu'un fief était mouvant de lui : il fit suiair te fief de

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Paul, faute par celui-ci de l'avoir relevé. — V. n. Aller mieux. — Relever de maladie, commencer à se porter mieux, en s Mte qu'on n'est plus contraint de garder le lit : il relève d'une grande maladie. — On ne croit PAS qu'il en relève, il n'y a pas apparence qu'il relève de la, se dit en parlant d'un homme bien malade, et qu'on croit qui n'en réchappera pas. — Cette femme relève de COUCHES, elle est rétablie de ses couches, elle ne garde plus le lit, elle commence à sortir.

— Jurispr. Etre dans la mouvance d'une seigneurie, dans la féodalité d'un seigneur. Se disait tant des terres et des fiefs, que des personnes : ce fief, cette terre relevait de telle seigneurie, de tel seigneur. — Par ext. Etre dans une sorte de dépendance de quelqu'un, ressortir de : celui de qui relèvent tous les empires. — Se relever v. pr. Se redresser, se remettre dans sa situation naturelle : le navire qui penchait se releva lentement.

La Mollesse en pleurant sur un bras 5e relève. BoiLEÀu. Le Lutrin.

— Se relever de quelque perte, de quelque ÉCHEC, etc., se remettre de quelque perte, etc. : cette perte, cette banqueroute la accablé, il ne pourra jamais s' en relever. — Se relever d'un état d'abaissement, de décadence, etc., ou absol.. Se relever, sortir d'un état d'abaissement, de décadence, etc. : cet empire parut, un moment, prés de se relever. — Cette pièce, QUI était presque tombée a la première représentation, s'est relevée a la seconde, elle y a obtenu du succès. — Cela l'a bien relevé, se dit d'un homme à qui il est arri\é quelque grande fortune. — Particul. Se remettre sur ses pieds : je me trouvai mal étant à genoux, et j'eus beaucoup de peine à me relever. — Absol. Sortir de nouveau du lit; se lever du lit par quelque motif extraordinaire, et pour se recoucher aussitôt : il a été obligé de se relever quatre fois cette nuit.

- RELEVEUR ad.j. m. Anat. Se dit de différents muscles dont la fonction est de relever les parties auxquelles ils sont attachés : muscles releveurs. — Substantiv. Le releveur de l'œil.

' RELIAGE s. m. Action de relier des cuves, des tonneaux, etc.

RELICHER v. n. Faire bonne chère. {Pop.)

RELICHEUR, EUSE s. Qui aime à relicher. (Pop.)

•RELIEFS, m. [re-lièff] (ital. rilievo). Ouvrai;e de sculpture plus ou moins relevé en bosse. On appelle Haut relief ou Relief entier, celui qui est de l'épaisseur de toute la chose représentée; Demi-reuef, celui où la représentation des objets sort à moitié d'un fond sur lequel elle semble posée, et Basrelief, celui où la représentation des objets a moins de saillie encore : U7ie frise ornée de bas-reliefs. — Se dit, dans vtn sens anal., en termes de gravure sur métaux et sur pierres fines : on grave en creux ou en relief sur les métaux et sur les pierres. — Peint. Se dit aussi de la saillie apparente des objets: cet objet est si bien peint, qu'il est absolument de relief. — Plan en relief. (Voy. Plan.) — Fig. Eclat que certaines choses reçoivent de ro|iposilion ou du voisinage de quelques autres : certaines couleurs, opposées les unes aux autres, se donnent du relief. — Eclat, considération que donne une dignité, un emploi, une bonne action, etc. : les emplois qu'il avait occupés donnaient du relief à sa famille. — Fortifie. Hauteur d'un ouvrage audessus du terrain sur lequel il est construit. — Mar. Hauteur d'un bâtiment au-dessus de la surface de l'eau : ce bâtiment a peu de relief au-dessus de l'eau. — Jurispr. léod. Droit que le vassal payait à son seigneur lors de certaines mutations, et qui variait suivant les dilîérenles coutumes. — Ordre du prince qu'obtenait un oflicier qui avait été

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absent pour une cause légitime, afin de toucher ses appointements échus durant son absence : obtenir un relief pour être payé. — Ane. prat. Lettres de relief d'appel, ou simpl.. Relief d'appel, lettres de la petite chancellerie, qui autorisaient à faire intimer ou assigner pour procéder sur l'appel qu'on avait interjeté d'une sentence -.il lui fil signifier un relief d'appel. — Lettres de relief, lettres de réhabilitation de noblesse. — pi. Ce qui reste des mets qu'on a servis : reliefs de table.

Autrefois le rat de ville Invita le rat des champs, D'une façon fort civile.

A des reliefs d'ortolans.

La Fontaine.

* RELIER V. a. Lier de nouveau, refaire le le nœud qui liait, et qui est défait : reliir une gerbe, une botte de foin. — Coudre ensemble les feuillets d'un livre, et y mettre une couverture : relier un livre; le faire relier en maroquin. — Remettre, ou simplement, mettre des cercles, des cerceaux à un muid, à un tonneau, à une cuve ou à d'autres futailles: lavendange approche, faites relier vos futailles. — Unir par des voies de communication : plusieurs rues relient ces deux palais.

* RELIEUR s. m. Celui dont le métier est de relier les livres : le métier, l'art du relieur.

' RELIGIEUSEMENT adv. .Wec religion :

vivre très rrlii/nuirinent. — Exactement, scrupuleusenioni, |joiii'tiu'llement ; observer religieusement les traités.

' RELIGIEUX, EUSE adj. Qui appartient à la religion : cérémonies religieuses. — Pieux, qui vit selon les règles de la religion, qui est conforme à la religion : c'est un homme religieux. — Exact, ponctuel, scrupuleux : il est religieux observateur de sa parole. — Qui appartient à un ordre régulier : l'habit religieux. — Ordres religieux, terme appliqué, dans l'Eglise catholique romaine et dans les Eglises orientales, aux associations d'hommes et de femmes dont les membres vivent eu commun dans les couvents. (Vov.Monachisme.) Ce qui les distingue des autres associations, c'est la séparation d'avec lemonde. le célibat, et les vœux religieux qui donnent à leurs communautés un caractère entièrement ecclésiastique. La liste officielle de la Gerarchia cattolica de IS'iS, publiée au Vatican, divise les ordres religieux eu 6 classes : 1° les chanoines réguliers; •2° les clercs réguliers, qui comprennent les théatins, les barnabiles, les jésuites et les piaristesj S" les congrégations religieuses, comprenant les passionistes et les rêdemptoristes ; 4° les congrégations ecclésiastiques : lazaristes, oblatcde Marie-Immaculée, frères des écoles chrétiennes et frères de la Merci ; o" les moines : bénédictins, camaldules, cisterciens, trappistes, mékhitaristes ou bénédictins arméniens et basiliens ; G* les mendiants : dominicains, observants mineurs, conventuels mineurs, capucins mineurs, tiers ordre de Saint-François, augustiniens, carmélites, hiéronymiles ou ordre de Saint-Jérûme, et hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu. A côté de la plupart des ordres religieux d'hommes, il se torma, peu après leur création, des congrégations de femme suivant la même règle. Outre les religieuses, la plupart des ordres s'augmentèrent par l'admission de frères lais {fratres conversi) ou de sœurs converses, chargés des soins domestiques et des rapports avec le monde. — Les Eglises protestantes en général sont opposées aux institutions monastiques; cependant, dans des temps récents, il s'est formé plusieurs communautés de personnes vivant en commun et s'obligeant à observer une règle. Dans l'Eglise d'Angleterre, une institution de sœurs a reçu un grand développement sous les auspices de ce qu'on appelle le parti de la haute Eglise.

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Dans l'Kglise évangélique d'Allemagne, il s'est établi des communautés de ic diaconesses >, pour des œuvres charitables, particulièrement pour soigner les malades. — Législ. anc. « Kn France, dès le iv» siècle et pendant les siècles suivants, la vie du cloître fut recherchée par tous ceux qui aspiraient à trouver un refuge contre l'arbitraire et la violence des seigneurs. Ceux-ci. presque toujours en lutte les uns contre les autres, ravageaient sans pitié les campasnes; mais, par Iciret d'une crainte superstitieuse, ils respectaient les églises et les monastères, et même ils les enrichissaient en leur abandonnant une part de leur butin. Cet entraînement vers la vie monastique était si général que les rois, depuis Cbarlemagne jusqu'à Louis XV. défendirent que personne sans leur autorisation fit de profession religieuse ou fondât un établissement de mainmorte. On se contenta néanmoins dans l'usage d'exiger, pour les vœux monastiques, un minimum d'âge et le consentement formel des parents. L'art. 19 de l'ordonnance d'Orléans (janv. 4o60) défendait aux parents et tuteurs de donner ce consentement à leurs enfants ou pupilles, avant que ceux-ci eussent atteint l'âge de 25 ans pour les mâles et de "20 ans pour les filles. Mais l'ordonnance de Blois (mai 1579), tout en maintenant la défense, souvent violée, d'entrer en religion sans le consenlement des parents, se conforma aux décrets du concile de Trente en abaissant à 16 ans l'âge requis pour la profession. Plus lard, on reconnut que celle limite d'âge donnait lieu à beaucoup de vocations prématurées; et, par un édit de mars 1768, on la releva temporairement à "21 ans pour les hommes et à 18 ans pour les femmes. — En vertu des lois de Juslinien, les biens d'un religieux étaient acquis au monastère dans lequel il entrait, à l'exception de la légitime réservée à ses enfants. — Il était interdit. par les canons, à tout régulier de l'un ou de l'autre sexe, de posséder aucun bien, meuh'e ou immeuble, de quelque nature que fût ce bien et de quelque manière qu'il eût été acquis, le patrimoine de tout religieux devant être remis entre les mains du supérieur et incorporé au couvent. Un religieux était, par son vœu, in manu siipo'ioris, de sorte qu'il ne pouvait pas même ester en justice sans l'autorisation expresse de son supérieur (Arrêt de règlement du parlement de Paris, 4 mai 1 696). Les proies et les professes étaient incapables de recevoir aucune donation, ni aucun lei:s. Eux-mêmes ne pouvaient faire un testament valable ; il leur était seulement permis de tester avant la profession, pendant le temps de la prohation ou noviciat ; et le testament avait son etfel aussitôt après la profession, car celle-ci était considérée comme une mort civile qui, en dépouillant le religieux de ses biens, avait, à l'égard de son testament, les mêmes ell'ets que la mort naturelle (Dumal, lois civiles, liv. III, lit. I, sect. Il, art. 13j. Un religieux était incapable de succéder, même lorsqu'il était rentré dans la vie civile, ou, comme l'on disait alors, lorsqu'il était rendu au siècle (Arrêt de règlement du parlement de Paris, 17 juill. 1659). Les religieux et religieuses renonçaient à posséder individuellement, mais ils mettaient une extrême âpreté à accumuler des richesses en commun, ce qui appauviit la société civile et réduiïitle plusgrand nombre des familles à une existence misérable, pendant que les religieux et les religieuses qui avaient fait vœu de pauvreté vivaient dans l'abondance. On a cherché de tout temps et dans tous les pays à refouler cet envahissement du mondchisme. En France, les divers gouvernements qui se sont succédé ont dû soutenir ce combat pour la vie du peuple, et s'opposer de toutes leurs forces à laceapnremenl des terres par le clergé. En vertu de

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nombreux édits; non seulement les biens des religieux cessèrent d'être acquis aux monastères et furent dévolus à leurs héritiers naturels, mais celui ou celle qui faisait profession ne pouvait disposer au profit de son couvent ni d'aucune autre maison religieuse ; il pouvait seulement tester en faveur de ses parents ou d'autres personnes (Ord. rov- de 1560. art. 19: de 1379, art. 28 ; de "1629, art. 9, etc.). Il fut même interdit aux communautés d'hommes, ainsi qu'aux monastères de religieuses de fondation ancienne, de rien recevoir pour l'entrée en religion. Quelques couvents de femmes étaient seuls autorisés à recevoir pour l'admission des novices une dot de 6,000 livres ou une pension viagère de 350 livres (Décl. de Louis XIV, du 28 avril 1793; Arr. de régi, du pari, de Paris du 13 févr. 1716). Ces prescriptions rigoureuses, qui seraient utilement rétablies de nos jours, n'ont pas empêché les maisons religieuses d'amasser d'énormes richesses, au moyen des apports secrets, des ventes simulées, des donations, des fondations de messes, etc. Un édit du mois d'août 1749, rédii.'é par d'Aguesseau et qui défendait de nouveau de fonder des maisons de mainmorte sans la permission du roi, constate dans son préambule « les inconvénients de la multiplication de « ces établissements et la facilité qu'ils « trouvent à acquérir les fonds naturellement « destinés à la subsistance el à la conserva- « lion des familles... Par les ventes qui se « font à des gens de mainmorte, les biens « immeubles qui passent entre leurs mains « cessent pour toujours d'être dans le com- « merce, en sorte qu'une très grande partie « des fonds du royaume se trouve possédée « par ceux dont les biens, ne pouvant dim;- « nuer par des aliénations, s'augmentent au « contraire continuellement par de nouvelles « acquisitions. » Au point de vue de la moralité, il existait, dans les couvents, de g. .inds vices que les décrets répétés des conciles n'ont pu réformer. Denis Talon en 1667, dans un réquisitoire au parlement réclamait des mesuresrigoureuses contre le libertinage qui s'était introduit dans la plupart des cloîtres. En outre on voyait, disait-il, en parlant des ordres mendiants « des religieux « vagabonds s'abandonner à toutes sortes de « débauches et devenir la honte de 1 étal « monastique». Les évêques furent plusieurs fois mis en demeure par le roi de réprimer des désordres scandaleux, dans les monastères dé religieux de l'un et de l'autre sexe. .> Les corporations religieuses en France, a « dit Le Play iBe/'oj'me sociale, 46), ont conlri- K bué. pourune part importante, à la désor- « ganisation morale, puis à la chute de Tance cienne société. Les nations libres et pros- « pères s'inspirent d'un juste sentiment de « prévoyance en se montrant peu sympaa thiquës aux corporations religieuses... « L'infériorité de ces corporations résulte « non seulement de la corruption qu'elles « recèlent en germe, mais encore de leur « ignorance des lois de la famille el de leur « impuissance relative à apprécier les vrais « besoins de la société. » Un grand nombre de jeunes filles nobles étaient moralement contraintes par leurs parents à embrasser la vie religieuse, afin que la totalité du bien patrimonial appartint au fils aîné. « Les nobles « ne pouvant, sous peine de déroger, s'oc- « cuper de commerce el d'industrie, le père « se voyait donc forcé de faire de son second « fils un prêtre ou un moine ; de ses filles « qu'il ne mariait pas faute de dot, des reli- <i gieuses, sans avoir consulté leur vocation. » (Paul Lacroix, Inslitutions XVIII" siècle, chap. 11.) Lorsqu'une fille, après avoir prononcé ses vœux, reconnaissait que le cloître n'était pas fait pour elleet se révoltait contre son sort, elle devait néanmoins se soumettre, la loi ne lui permettant pas de recouvrer sa

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liberté. Quelquefoiscesmalheureuses étaient enfermées, par ordre de leur supérieure, dans des cachots souterrains que l'on appelait des inpace; ellesyrestaient enseveliesel oubliées, et c'est là qu'en 1789, l'on en découvrit un certain nombre réduites à l'étal d'idiotisme, le jouroù l'Assemblée constituante ordonna l'ouverture des prisons monastiques. Pour faire partie du chapitre, dans certains couvents d'hommes ou de femmes, il fallait justifier d'une noblesse d'extraction, et les quartiers en étaient vérifiés d'une manière très rigoureuse. Pour l'admission dans quelques ordres, on exigeait neuf degrés de noblesse. « Il y avait aussi un grand nombre de bèné- « fices, abbayes, prieurés, canonicats, pré- « bendes, qui appartenaient de droit aux « jeunes nobles, mais surtout et presque (i exclusivement à la noblesse de cour. On « ne les accordait que bien rarement au mé- « rite; la faveur seule en désignait ordinai- « rement les titulaires. Un seigneur qui avait « quelque crédit en cour, obtenait sans trop de (i peine qu'un de ses fils, sou vent deux ou trois, i< iussentcouchéssur la feuille des bénéfices; « qu'une de ses filles fût chanoisesse; que (i ses parents et ses proches se trouvassent « nantis de bonnes rentes sur les biens de a l'Eglise. » (P. Lacroix, id., id.). L'abbé commendataire jouissait d'une partie des revenus du monastère, maisil n'avait aucune autorité sur les reli^iieui ; et, bien que la discipline fût alors confiée à un prieur claustral, cet état de choses favorisait tous les dérèglements. En 1763, il y avait en Fiance 740 abbayes d'hommes dont 625 en commende; les couvents de femmes étaient innombrables, car chacun des ordres comptait plusieurs centaines de maisons. Plus de 250,000 personnes étaient vouées à la vie monastique, et un même nombre appartenait au clergé séculier. On ne doit pas cependant méconnaître les services qui ont été rendus à la société humaine par quelques ordres religieux, notamment par la congrégation des bénédictins de Sainl-Maur dont faisait partie l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Celte abbaye comptait au xvn« et au xviii= siècle, parmi ses moines, de savants historiens, tels que Mabillon et .Montfaucon. L'.\sseiiiblée consliiuante réduisit le nombre excessif des maisons religieuses; mais elle laissa subsister, dans chaque déparlement, une maison au moins de chacun des ordres qui s'y trouvaient établis. Les religieux ou religieuses qui voulaient quitter leurs monastères recevaient des pensions. Le serment ne fut exigé que des prêtres fonctionnaires de l'Elat, et non des autres membres du clergé, ni des religieux. — Nous avons exposé ailleurs (voy. CongrégatioiN) la législation actuelle concernant les communautés religieuses d'hommes ou de femmes, et nous n'avons plus à y revenir ici. Nous rappellerons seulement que, conformément aux principes du catholicisme, les religieux réguliers ou séculiers n'ont en réalité d'autre patrie que la Rome du Vatican; car suivant les paroles du cardinal Antonelli, ministre du pape Pie IX, « des individus, à quelque nationalité qu'ils « appartiennent, cessent, aussitôt qu'ils emu brassent la vie religieuse, d'appartenir à « cette nationalité, el deviennent sujets du < sainl-siége, dépendant exclusivement de f lui .» C'est donc avec raison qu'un savant et patriote historien a écrit ceci : « La liberté « d association entre citoyens n'autorise pas (i les associations entre Français et étran- « gers, sous des chefs étrangers, dans un « esprit et en vue d'un but contraire aux « principes nationaux. 11 en est de même de « la liberté d'enseignement : il faut être ci- « toyen et libre d'engagements contraires o aux devoirs des citoyens pour préparer des « citovensàla patrie. » (Henri Martin, tlist. de France depuis 1789, t. VI, p. 7)..) (Ch. V.)

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' RELIGIEUX, EDSE s. Se dit des personnes qui se sont engagées par des vœux à suivre une certaine règle autorisée par l'Eglise : un bon religieux; un couvent de religieuses.

•RELIGIONS, f. (lat. re/i'giîo, lien). Culte qu'on rend à la divinité . la religion juive; la religion chrétienne. — Voici, d'après les derniers renseignements, le tableau des adhérents aux dillérenles religions t

BauddhÏRtes .

Chrétiens, . .

Brfthmanistcs.

Uusutmans. .

Couruci&DÎ^Ios Juifs. . . .

Autres. . . .

451 millions *S0 —

Population approximativedu globe 1.S45 millions

Les chrétiens se décomposent en t

Catholiques romains.

Egli.fs grecques . .

Luthériens

Autres protestants .

SIO millio

— Mais il faudrait réduire de beaucoup quelques-uns de ces chillres, si l'on pouvait évaluer le nombre des in lilférenls, des sceptiques, des baptisés non croyants, des libres pen-eurs qui figurent à tort dans les nombres desditi'érenlessectes.(Voy. Hurnouf. La Science des religions (3'edit. 1877). — Les guerres de BELiGioN, les guerres occasionnées par la dilférenee des religions, et particulièrement les guerres entre les catholiques et les protestants. — La REUGION PRÉTENDUE HÉFORMÉE,

LA RELIGION répormée, OU sitnfilenicnt, La religion, la croyance des calvinistes : cet homme était de la religion. Foi, croyance, piélc, dévotion : la rebgi'in console, élève, épure l'âme.

— Etat des personnes engagées par des vœux à suivre une certaine règle autorisée par l'Eglise : cebénédictina trente ans de religion.

— Mettre une fille en religion, la faire religieu>e. Entrer en religion, se faire religieux ou religieuse. — Absol. Ordre de Malte : ce chevalier avait servi tant d'années la religion.

— Se dit encore dans plusieurs phrases où il a des significations diverses. — Se faire

UNE religion d'une CHOSE, S'EN FAIRE UN POINT

DE RELIGION, s'en faire une obligation indispensable : il se fait une religion de tenir sa parole. — Violer la religion du serment, manquer à son serment, se pai'jurer. — Surprendre LA RELIGION DU PRINCE, LA RELIGION

DES JUGES, LA RELIGION DUN TRIBUNAL, Surprendre la justice du prince, des juges, etc., les tromper par un taux exposé. — Encycl. « Ce n est que depuis quelques années que l'Histoire rfes religions oicupe une chaire au collège de France et c'est seulement en 188.5 qu'elle a commencé à être l'objet d'un enseignement à l'Ecole pratique des hauteséludes; cependant celte science est destinée à éclairerl'hisloire de la poliliqueintérieure et exlérieure des nations. De tout temps, les monarques ont fait alliance avec les églises, dans le but de dominer plus facilement les peuples. Le prêtre, en consacrant le roi, estceiisé l'aire descendre de Dieu même le pouvoir temporel ; et, en retour, le roi soutient le prêtre et sa doctrine par la force du bras séculier. C'est ainsi que, définis les temps historiques, les religions ont été un moyen d'exploiter la crédulité des peuples au pi'olit de quelques privilégiés ; et cela se voit encore aujourd'hui dans plusieurs contrées du globe. « Depuis le ^oiir où Constan- « tin, pour s'emparer de la force nouvelle « qui 1 avait porté au pouvoir, ne trouva rieii « de mieux que de faire entrer le christia- « nisnie dans le cadre impérial, et se fit a la « fuis grand pontife des païens et évôtiue « extérieur des catholiques, l'union de l'E- « glise cl de l'Etat a été la foi des peuples « chrétiens. La religion et la politique se sont « fondues ensemble, l'hérésie est devenue un

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