‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 80 sur 639 · L'.NE CHOSE, UNE INVENTION RENOUVELÉE DES · texte numérisé non relu

L'.NE CHOSE, UNE INVENTION RENOUVELÉE DES

Grecs, se dit d'une chose, d'une invention connue très anciennement, et qui est donnée pour nouvelle.

• RENOUVELER v. a. Rendre nouveau en substituant une chose à la place d'une autre de même espèce : le sainfoin ne dure que tant d'années, il faut ensuite le renouveler. — Renouveler LE MEUBLE d'un APPARTEMENT, Substituer à des meubles qui ont servi, des meubles nouveaux, des meubles plus frais. — Renouveler SA MAISON, SON SERVICE, changer tous ses domestiques. — Il a vu renouveler la

plu? grande PARTIE DU RÉGIMENT, DU TRIBUNAL,

DE l'.vcadémie, il y a vu entrer la plupart des hommes qui y sont. — Le retour du soleil,

LE retour du printemps RENOUVELLE TOUTES CHOSES, RENOUVELLE TOUTE LA NATURE, CtC, il

donne un nouvel aspect, une nouvelle vie à tous les êtres. — Cette révolution a renouvelé LA FACE DE l'Eurùpe, elle y a changé les gouvernements, les institutions, les hsibitudes, les mœurs. — Ecrit. La grâce de Jésus- Christ RENOUVELLE l'HOMME, NOUS SOMMES RE- NOUVELÉS PAR LE BAPTÊME, nous sommes régénérés en Jésus-Christ par la grâce, par le baptême. — Renouveler le mal, renouveler LA douleur de quelqu'un, lui faire sentir de nouveau son mal, sa douleur : vous renouvellerez sa douleur, si vous lui parlez de cet événement. — Renouveler son attention, avoir une nouvelle attenlion. une plus grande

* RENSEIGNEMENT s. m. fran-sè-nieu-man ; gramll.J. Indice, instruction qui met sur la voie de quelque chose, qui sert à faire connaître une chose : donnez-moi quelques renseignements sur cette affaire.

' RENSEIGNER v. a. [ran-sè-nié; gn mil.] (rad. enstignev!. Enseigner de nouveau, avec un nouveau soin ; z7 uuaff 0!;6/îé le chemin, il a fallu le lui renseigner. — Donner des renseignements. — Se renseigner v. pr. S'en quérir ; je me renseignerai auprès de lui.

* RENTE s. f. (rad. rendre) Revenu annuel : il a trente mille francs de rente. — Ce qui est dû tous les ans pour un tonds aliéné, cédé ou affermé : cette maison n'est pas à lui franche et quitte, il en fait la rente. — Ce qui est dû annuellement, pourunesomme d'argent aliénée par contrat de constitution : rente à quatre, à cinq, à six pour cent. — Absol. La rente constituée par l'Etal : le taux de la rente. — Se dit, par est., de certaines charges qu'on s'impose à soi-même, et qui reviennent à peu près périodiquement : il donne fréquemment à ce pauvre homme, il lui fait une rente. — Législ. « Une rente est l'intérêt d'un capital dont le remboursement ne peut être exigé à aucune époque. Les rentes sont ou perpétuelles ou viagères. Dans l'ancien droit, le prêt à intérêt était prohibé (voy. Intérêt) ; et celui qui voulait retirer un revenu de son capital, aliénait ce capital moyennant la constitution dune rente perpétuelle. C'était là une rente constituée. Si c'était un immeuble qui était ainsi aliéné, la rente était dite foJicî'ère, et l'obligation n'était pas personnelle;

attention. —Renouveler le souvenir" d'une mais il y avait alors démembrement du droit

CHOSE, en rappeler la mémoire. — Renouveler un ÉDIT, RENOUVELER LES ANCIENNES OR- DONNANCES, lespublierde nouveau, les remettre en vigueur. Renouveler un usage, une mode, faire revivre un ancien usage, une ancienne mode. — Recommencer, faire de nouveau : renouveler un procès, une querelle. — Renouveler UN TRAITÉ, ONE ALLIANCa, UN BAIL, faire

de propriété et constitution d'un droit réel lequel était en principe non rachetable et grevait l'immeuble, en quelques mains qu'il passât. Les rentes foncières et toutes les autres rentes constituées eu perpétuel ont été déclarées rachetables parie.- lois des9-H août ITSget desl8-i9déc. 1790, puis parlesarticles 530 et 1911 du Code civU; mais il peut être

être constituée sur la tête de celui qui doit en jouir ou sur la tête d'une autre personne; elle peut l'être sur plusieurs têtes avec ou sans réversibilité au profit des survivants. Le taux de la rente viagère n'est pas limité à celui de l'intérêt légal. Le seul défaut de paiement des arrérages d'une rente viagère n'autorise pas le créancier à demander le remboursement du capital, à moins que le débiteur ne donne pas les sûretés qui ont été stipulées. i>'un autre côté, la rente viagère n'est pas rachetable à la volonté du débiteur. Les .arrérages d'une rente viagère constituée à titre gratuit peuvent être déclarés insaisissables (C. civ. 1909 et s.; tQfiSets.). Les rentes perpétuelles et les rentes viagères sont constituées soit par un contrat de prêt, soit par un contrat de vente, soit par un contrat d'assurance sur la vie, soit par une donation entre vifs ou par un testament. La rente viagère constituée au profit d'un tiers par une personne qui en fournit les fonds n'est pas assujettie aux formes requises pour les donations. Toute rente est quérable, c'est-à-dire que les arrérages doivent être payes au domicile du débiteur; mais elle peut être stipulée portable, et alors les arrérages sont payables au domicile du créancier (id. 116"2). Les constitutions de rentes sont assujetties à un droit d'enregistrement de '2 p. 100 en principal ; ce droit est basé sur le chiffre du capital constitué ou aliéné ; et, si le capital n'est pas exprimé dans l'acte, il est déterminé à raison de vingt fois la rente perpétuelle, ou de dix fois la rente viagère (L. ti frimaire an VU, art. 14 et 69). Les arrérages des rentes se prescrivent par o ans. Le droit lui-même se prescrit par trente ans; c'est pourquoi le créancier d'une rente peut exiger du débiteur un titre nouvel, après l'expiration de vingt-huit ans à compter de la date du dernier titre (G. civ. 2262, 2263, 2277). — Le droit d'enregistrement à percevoir sur un titre nouvel est le droit gradué. (Voy. Prorogation.) — Les rentes sur l'Etat sont perpétuelles ou viagères; ces dernières sont constituées par la Caisse des retraites pour la vieillesse. (Voy. Caisse.) Les rentes perpétuelles, inscrites au Grand-Livre de la dette publique (voy. Dette) sont ou au porteur, ou nominatives, ou mixtes, suivant les extraits d'inscription délivrés aux rentiers. Les inscriptions mixtes sont nominatives, mais les coupons d'arrérages qui y sont attachés sont payables au porteur. Les transferts et les mutations de rentes sur l'Etat sont soumis à des formalités particulières. Suivant la règle commune à toutes les rentes, les arrérages des renies sur l'Etat se prescrivent par cinq ans; mais leur capital est imprescriptible. Ces rentes sont insaisissables, tant à l'égard du capital (L. 8 nivôse an VI) que des arrérages (L. 22 floréal an VUj ; elles sont exemptes de tout impôt (L. 9 vendémiaire an VI) et les transferts ne sont pas soumis au droit de vente (L. 22 frimaire an VU, art. 70): mais, en cas de mutation par décès ou donation, les droits de transmission sont dus au Te ésor, et ils ne sont prescrits que par trente ans. Le transfert ou la mutation au Grand-Livre de la dette publique d'une inscription de rente

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sur l'Etat, provenant de titulaires décédés ou déclarés absents, ne peut être efTectiié que sur la production d'un certificat délivré sans frais par le receveur de l'enregistrement, visé par le directeur du département et lépalisé par le préfet, constatant que le droit de mutation par décès a été acquitté (L. Sjuillel 18.S2, art. 23). Le titulaire d'une rente nominative sur l'Ktal qui a perdu l'extrait d'inscription de celle rente doit, pour obtenir un duplicata du titrr', former, entre les mains du directeur de la dette inscrite, opposition au Iranslert de la lenteetau paiement des arrérages, puis remplir diverses foi-malités prescrites par le décret du 3 messidor an Xll et par les instructions ministérielles. Si le litre perdu est une inscription au porteur, le propriétaire doit préalablement l'ournir, en rente nominative, un cautionnement d'une valeur éf-'ale à celle du titre perdu, et ce cautionnement reste, pendant vingt ans, alfecté à la garantie du Trésor (L. 1o juin 1872, art. Ki). » (Ch. Y.)

RENV

recommencent leurs fonctions, I eurs exercices après les vacations, après les vacances : -prononur un discours à la rentrée de la cour. — Se dit aussi en parlant d'un acteur, lorsqu'il reparaît sur la scène après une absence un peu longue : cet acteur a fuit sa rentrée par telrôle. — Chasse. Retour des animaux dans le bois au point du .)0ur, après qu'ils ont élé faire leur nuit en plaine : or> se met à l'affût à la rentrée- — Perception d'un revenu, recouvrement d'une somme : cerevenu est d'une rentrée difficile. — Jeux. Cartes que l'on prend dans le lulon, à la place de celles qu'on a écartées : il a eu une vilaine rentrée, une heureuse rentrée. — Mus. Reprise d'un air par un instrument ou par une partie dans un chœur : rentrée de cor. — v* Typogr. Renfoncement que certaines lignes subissent relativement à d'autres.

* RENTRER v. n. Entrer de nouveau, entrer après êlri! sorti : rentrer dans sa maison, dans sa chamiire, dans la ville. — RKNTnER da.\s l'alignkment, se remettre sur l'alignement

'RENTE, ÉE part, passé de Renter. Qui a ' en reculant. — Renther d.ans les bo.nnes des rentes, du levenu : cette communauté était grâces de quelqu'un, obtenir de nouveau l'a^ 6ien7'en«ée. — Fam. Cet HOMME est BIEN RENTE, il est riche.

' RENTER V. a. Donner, assigner certain revenu a un hôpital, à un collège, à une communauté, pour une fondation que l'on fait : ce n'est pas tout de bâtir des hôpitaux, des collèges, il faut tes renter.

' RENTIER, 1ÈRE s. Celui, celle qui a des rentes constituées sur l'Etat, ou sur quelque communauté : tes rentiers sont payés par quartier, par semestre, ou par année. — Bourgeois qui vit de son revenu, sans négoce -■

mitié, la protection, les bonnes grâces de quelqu'un. — Rentker dans son bien, dans SES DROITS, les recouvrer. — Rentrer dans son BON SENS, revenir en son bon sens. — Rentrer dans l'ordre, se remettre, se rétablir dans l'ordre : il a fait rentrer ces mutins dans l'ordre. On dit de même. Rentrer dans son DEVOIR, dans le DEVOiK, sc lemcttre, se rani'er à son devoir. — Faire rentrer quelqu'un

DANS LA POUSSIÈRE, DANS LA POUDRE, l'aCCabler,

l'anéantir par des menaces. On dit dans le même sens, Eaire rentrer quelqu'un cent

PIEDS SOUS TERRE. — RENTRER EN SOI-MÊME, faire

même.

industrie : t(n(/ros rentier. - Celui qui devait réUe.xion sur soi-même. — Recommencer, des rentes .seigneuriales :ce«esrty«euneoi)aît reprendre certaines choses, s'v remettre : beaucoup de rentiers et de rentières. | centrer en charge, en fonctions, en exercice. —

* RENTOILAGE s. m. Action de rentoiler : Rentuek en fureur, se remettre en fui eur. — le renUiiliigc d'une paire de manchettes. — Re.nïrer en danse, rentrer dans une all'aire,

Peint. Opération qui (consiste à ciiller la toile d'un vieux tableau sur une toile neuve.

• RENTOILER v. a. Remettre de la toile neuve a la place de celle qui est usée. Se dit en parlantdes choses qui sont garnies de dentelle, de point, ou d'aulres ornements de lil : ta toile de ces manchettes est usée, il faudrait les rentoiler. — Peint. Coller un vieux tableau sur une toile neuve, ou transporter une peinture d'une veille toile sur une neuve.

dans un embarras dont on était sorti. — Se

dit absol. des tribunaux qui reprennent leurs

fondions, des collèges qui recommencent

leurs exercices, etc., après les vacations,

après les vacances: les tribunaux, les collèges

rentrent à telle époque. — Se dit aussi d'un

acteur qui, après une absence, reparaît sur

la scène : ce comédien rentre ce soir par le rôle

d'Oreste. — En parlant des revenus, des

sommes à recouvrer, signifie, arriver, être

touché, perçu : il doit lui rentrer des fonds

RENTOIlEUR s. ui. Celui qui failles rentoi- I (2,j„s çue/çtits ^ours. — Se dit vulgairement

laj:e» de taldeaux. des humeurs qui se répercutent : prenez

' RENTRAÏNER v. a. Entraîner de nouveau : garde de laisser rentrer cette humeur, elle vous

de mauvaues connaissances le rentrainérent jouerait un mauvais tour. — Gravure. Repas-

dans ses anciennes fautes. \ ser la pointe ou le burin dans les tailles deja

.„r,n,mT, ATnn II ■ faitcs, Douv Ics approlondir. — Jeux de

RENTRAIRE V. a. Il se conjugue comme • "^ ^^

Traire. Coudre, rejoindre deux morceaux de drap, ou de quelque aulie éloli'e épaisse, qui ont été déchiré-, coupés; ou joindre bord contre bord deux morceaux qui n'étaient pas joints, en sorte que la couture ne paraisse point : cet ouvrier, ce tailleur sait bien renira.re.

♦ RENTRAITDRE s. f. Couture de ce qui est rentrait: cela est si bien rentrait, quon ne voit point la rcntraiture.

' RENTRANT adj. Géom. et Fortifie. Se dit des angles dont l'ouverture est en dehors, par opposition aux angles saillants.

' RENTRANT s. m. Jeu. Celui qui prend la

cartes. Se dit des caries que l'on prend au talon à la place de celles qu'on a écartées : il m'est rentré deux as, deux <itouts. — v. a. Porter ou reporter dedans ce qui était dehors: rentrer des marchandises dans le magasin. — Typogr. Rentrer, faire eenirer une ligne, la renfoncer.

RENTRDRE s. f. Techn. Endroit où doivent se reiici/iitier les parties d'un de^sin qu'on doit transporter sur le papier ou sur la toile.

RENVERSANT, ANTE adj. Qui produit un étomienient capable do faire tomber à la renverse.

• RENVERSE (A la) loc. adv. Sur le dos, le

place du joueur qui a perdu la partie : on de- \ V'sagc en haut {tomber à la renverse.

mande un nntrant. 'RENVERSÉ, ££ pari, passé de Renverser :

RENTRAYAGE s. m. Action de rentraire; avoir Cespnt renversé, la cervelle renversée. -

résultat de rette action. - Fig. el fam. Avoir la physionomie ren-

• T, nn-a.1, A -i/riTD r-TTOT. /> 1 • Il . I VERSÉE, avoir le visagé défait, les traits lorl

• R£1\TRAYEUR, EUSE s. Celui, celle qui ^nérés par l'ell'et de quelque émotion violente sait reiuraiie ; jMier un habit, un manteau ^^^ protoiide. - Fig. el fam. La marmite est au rentrayeur, a la rentraycuse. j henversée dans cette maison, le maître de

• RENTRÉE s. f. Action de rentrer. Se dit' cette maison n'invite plus à dîner. — Prov. des tribunaux, des collèges, etc., lorsqu'ils C'est le mondï renversé, se dit d'une chose

RENV

qui est contre l'ordre naturel et la raison. — Man. Une encolure renversée, une encolure dont le contour, l'arc ou la rondeur se trouve en dessous, tandis qu'elle devrait se trouver en dessus. — Adjectiv. Géom. et Opt. Se dit des objets qui sont ou qui paraissent dans une situation opposée à leur situation la plus habituelle : un cône renversé.

♦ RENVERSEMENT s. m. Action de renverser; état d'une chose renversée : le renversement d'un buffet, d'une table. (Peu us.) — Déran;;emeiit, désordre : le renversement de ma bibliothèque, de mes pipiers. — Fig. Le

RENVERSEMENT DE SA TÈTE, DE SON ESPRTF, le

trouble, le désordre de ses idées. Renversement d'esprit, folie, démence. — Chir. Situation vicieuse de certains organes, dans laquelle ils sont retournés, et présentent en dehors ce qui devrait êlre en dedans: renversement de lamatrice, du rectum. — Fig. Ruine, décadence, destruction totale : le renversement d'un Ktat. — Mar. Transport de la charge d'un navire dans un autre. Il est vieux : on dit Transbordement. — Mus. Se dit des accords où les notes sont disposées autrement que dans l'accord fondamental dont ils sont dérivés: l'accord de sixte-quarte n'est qu'unrenversement de l'accord parfait. — Arilhm. Le

RENVERSEMENT d'uNE FRACTION, transposition

du dénominateur à la place du numérateur, et réciproquement. On dit de même. Le renversement DES TERMES d'uN RAPPORT, d'uNE PRO- PORTION : et, en logique, Le renversement des

TERMES d'une PROPOSITION.

■ RENVERSER v. a. Jeter par terre, faire

tomber une personne, une chose : le vent renversa de très grands arbres. — Renverser SENS dessus dessous, et absol.. Renverser, retourner quelque chose de manière que ce qui était en haut soit en bas, et réciproquement. — Guerre. Renverser les travaux des ennemis, les abattre, les raser, les combler. Renv.erser un corps de troupes, le défaire, le mettre en déroute : nos troupes ont renversé tout ce qui s'est présenté devant elles. On dit aussi, Renverser un corps de troupes sur un AUTRE, pou.iser un corps de troupes de manière qu'en reculant il nielle le désordre dans un autre, et qu'il l'entraîne dans sa déroute : la première ligne fut renversée sur la seconde. — Troubler, confondre l'arrangement des choses, mettre tout sens dessus dessous : il a renversé tous mes papiers, tous mes livres, toute ma bibliothèque. — Détruire, troubler l'état, l'nrdre des choses politiques ou morales : renverser un Etat. — Fig. Renverser l'esprit de quelqu'un, a quelqu'un, lui troubler l'esprit, lui inspirer de mauvais sentiments, lui donner des idées fausses : ce livre lui a renversé l'esprit. On dit, à peu près dans le même sens et fam., Cet iîvénement LUI A renversé LA cervelle. — Mar. Renverser

DES MARCHANDISES, DES MUNITIONS, etC, d'uN BA- TIMENT DANS UN AUTRE, les transporter immédiatement dans un autre, sans les décharger à terre. 11 est vieux : on dit Transborder. — Transposer : renverser les tei-mes d'unrapport, d'une proportion. (Voy. Renversement.) — Se renverser v. pr. Le cheval s'est r.nversé; la première ligne des ennemis se renversa sur la seconde.

RENVERSEUR, EUSE s. Personne qui renverse, qui abat.

RENVERSOIR s. m. Techn. Vase de plâtre dans lequel on lait déverser les pâtes liquides.

RENVERSURE s. f. Techn. Coude que forment parfois les rouets dune serruie; entaille fu-atiquée dans le panneton de la clef pour (ioniier passage à ce coude.

* RENVI s. m. Jeux de cartes. Ce que l'on met par-dessus la vade ou l'enjeu : faire ^m rcnvi de dix louis. — Jeux de uenvi, ceui où l'on fait des renvis.

RENV

RENVIDEwl V. a. Er.roulei' sur la broche en rapprochant des bobines fixes.

RENVIDEUR, EUSE s. Personne qui renvide.

' RENVIER V. n. Mettreunecertaine somme d'argent au jeu du brelan, etc., par-dessus )a vade ou l'enjeu : te fonds du jeu n'était que de six jetons, l'un renvia de quatre fickes, et l'autre de dix.

"RENVOI s. m. Envoi d'une cho-e à la personne qui l'avail envoyée : renvoi de inarchandiscs. — Chkvaux de renvoi, voiturks dk renvoi, etc., chevaux et voilures qui s'en relournenl ou qui devaient s'en retourner à vide. — Le

HENVOI DU SON, DES PAROLES PAR l'ÉCHO, leur

répercussion. — Typûf-'r. Marque qui se place dans les livres pour renvoyer le lecteur à une pareille marque placée hors du texte, et sous laquelle il doit trouver une citation, une remarque, une explication, etc. — Avertissement qui indique que l'on trouvera, à une autre page du même livre, des détails complémentaires. Lorsque nous disons, dans ce dictionnaire, voy. tel mot, nous faisons un renvoi. Le renvoi indique aussi qu'on trouvera ailleurs la suite de ce qui est interrompu. Ces mots, que l'on trouve au bas des parties de roman publiées dans les journaux, la suite au prochain numéro ou à suivre, constituent des renvois. — Marque qui renvoie à une addition écrite en marge ou au bas de la page et qui doit se joindre au texte. .Se dit aussi de l'addition même : il y a dans cette minute des renvois qui ne sont point parafés. — Mus. Signe qui, correspondant à un autre signe semblable, indique qu'il faut retourner à l'endroit où ce dernier se trouve placé. — Action de renvoyer quelqu'un, congé qu'on lui donne : on lui a siynifié ^on renvoi. — Action de renvoyer une demande, une proposition, etc., à ceux qui doivent l'examiner, y faire droit, ou en rendre compte: la Chambre des députés a ordonné le renvoi de cette pétition au ministre de la guerre. — Particul. Jurispr. Action de renvoyer une partie, un procès devant tel ou tel juge : il a obtenu son renvoi par-devant ses jugss naturels. ■ — Ajournement, remise : le renvoi de la cause à huitaine, aux prochaines assises. — Méd. Se dit, surtout au pluriel, des gorgées de substances gazeuses ou liquides, qui remontent de l'estomac ou de l'œsophage dans la bouche, sans être accompagnées des etfortsqui caractérisent le vomissement.

•RENVOYER v. a. Se conjugue comme Envoyer. Envoyer de nouveau : je lui avaif: envoyé un cadeau; il l'a refusé, je le lui ai renvoyé. — Faire reporter à une peisonne une chose qu'elle avait envoyée : on lui avait envoyé un préient, il l'a renvuyé. — Faire reporter à une personne une chose qui lui appartient, et qu'elle avait ou prêtée, ou perdue, ou laissée par oubli en quelque endroit : vous m'avez prêté ce livre, mais je suis sur de vous l'avoir l'envoyé. — Faire retourner quelqu'un au lieu d'où il était envoyé, d'où il était parti : o« a renvoyé le coun-ier deux heures après son arrivée. — Congédier quelqu'un, lui donner son congé : ona renvoyé une partie des troupes. — Fig. et fam. Renvoyer quelqu'un bien loin, le refuser sèchement, le rebuter. On dit quelquefois absolument, dans le même sens. Renvoyer : je l'ai renvoyé. — Adresser une personne a quelqu'un ou en quelque lieu, pour l'éclaircissement de quelque chose : je lui ai demandé les raisons qui le déterminaient à prendre ce parti; pour toute réponse, il m'a renvoyé à sa femme, à son avocat, a son conseil, etc. — Renvoyer de Caïphe a Pilate, se dit lorsque les personnes de qui dépend une affaire, une grâce, serenvoieiit l'une à l'autre celui qui la sollicite. — Remettre à un autre temps : il m'a renvoyé à Noël pour mon p:iyemcnt. — Renvoyer aux calendes grecques, payer de défaites, remettre a un temps qui

REPA

n'arrivera jamais, parce que les Grecs ne comptaient point par calendes. — Repousser, réfléchir, répercuter : un joueur, un mur qui renvoie la balle. — Renvoyer la balle A quelqu'un, lui riposter, lui répliquer vivement : il voulait soutenir ce paradoxe, mais son adversaire lui a bien renvoyé la balle. — Se renvoyer la balle, se dit en parlant de deux personnes qui veulent se décharger l'une sur l'autre de l'embarras d'une ali'aire, d'une sollicitation, d'un travail : ils se renvoient la balle l'un à l'autre. — Se dit aussi en parlant des demandes, des propositions, etc., que l'on transmet, que l'on communique à ceux qui doivent les examiner, y faire droit, ou en rendre compte : votre demande a été renvoyée à telle personne. — Jurispr. Ordonner qu'une partie se pourvoira ou qu'un accusé sera traduit devant tel ou tel juge : la cour a renvoyé l'affaire au tribunal compétent. — Renvoyer un accusé, le renvoyer absous,

QUITTE et absous, LE RENVOYER d'aCCUSATION, le

déciiarger de l'accusation intentée contre lui. On dit de même. Il a été renvoyé de la PLAINTE. — Renvoyer LES parties a se pourvoir, se déclarer incompétent. Renvoyer un plaideur DE sa demande, la lui lefuser par un jugement. — »v Méd. Avoir des renvois.

RENWEZ, ch.-l. de cant., arr. età13 kil. iN.-O. de Jléziéres (.\rdenne5) ; 1,496 hab.

• RÉOCCUPATION s. f. Action d'occuper pour la seconde fois.

' RÉOCCUPER V. a. Occuper de nouveau : le général fit réoccuper la place.

RÉGLAIS, AISE s. et adj. De la Réole; qui appartient à celte ville ou à ses habitants.

RÉOLE (La), Régula, ch.-l. d'arr., à 64 kil. S.-E. de Bordeaux (Gironde), sur le flanc d'une colline et sur la rive droite de la Garonne; par 44° 33' 6" lat. N. et 2» 22' 3.5'' long. 0.; 4.271 hab. Grains, farine, eaux-devie. Eglise Samt-Pierre (mon. hist.); restes de remparts; vieille tour bien conservée.

* RÉORCHES'ffiER v. a. Mus. Orchestrer de nouveau : puar remettre cet opéra autkéâtre, il fallut le réorehi lirer.

' RÉORDINATION s. f. Action par laquelle quelqu'un est réordonné.

* RÉORDONNER v. a. Conférer pour la seconde fois les ordres sacrés à quelqu'un dont la premièie ordination a été faite contre la teneur des canons, et déclarée nulle par jugement de l'Eglise.

RÉORGANISATEUR, TRICE adj. Qui réorganise : loi reoryaiisatrice. — Substanliv. Personne qui réorganise.

■ RÉORGANISATION s. f. Action d'organiseï de nouveau, et résultat de cette action : réorganisation d'une compagnie, d'une armée.

'RÉORGANISER v. a. Organiser de nouveau : reor(janit:er une administration.

•RÉOUVERTURE s. f. Action de rouvrir.

Ne se dit guère qu'en parlant d'un théâtre, d'un établissement de commerce, qui était resté ferme quelque temps : depuis la réouverture de ce théâtre, de celte salle, de ce magasin, etc.

' REPAIRE s. m. Retraite, lieu où se retirent des bêtes malt'aisanles, féroces, comme les tigres, les ours les seipL-nls, etc. : c'est le repaire d'un lion. On dit, par ext., Un repaire DE HIBOUX, d'orfraies. — Lieu où .-^e retirent ordinairement les voleurs, les brigands, etc. : cette maison isolée, cette auberge écartée est un repaire de brigands, de voleurs. — Chasse. Fiente des loups, des lièvres, et de quelques autres animaux sauvages: du repaire de loup, de lièvre, etc.

• REPAIRES, m. Arts et métiers, Voy. Repère.

REPA

* REPAITRE v. n. Se conjugue comme Pailre, et a de plus un prétérit défini et un prétérit indéfini -.je repus. J'airepu. Manger, prendre sa réfection. Se dit des hommes et des chevaux, particulièrement quand ils sont en marche : il a fait trente lieues sans repaître. — V. a. Donner à manger, nourrir : il faut repaitre ces animaux. Dans ce sens et le précédent, il est peu usité. — S'emploie plus ordinairement au figuré : repaitre quelqu'un d'espérances, de chimères, de fumée. — Repaître SES YEUX d'un spectacle, le regarder avec avidité.— Se repaître. Celte espèce d'an'maux se repait de chair.

Je ne me repais point de pareilles chimères.

J. RiciNK. La Thébaide, .icle I", se. v.

— Il ne se repaît que de sang et de carnage, se dit, par exag., d'un homme cruel et sanguinaire.

• RÉPANDRE V. a. (rad. épandre). Epancher, verser, laisser tomber un liquide : répandre de l'eau par terre. — Par ext. Répandre du sel, du poivre, etc.— Répandre des larmes, pleurer : la mort de son père lui fit 7-épandre bien des larmes. — Répandre du sang, blesser ou tuer : Dieu défend de répandre le sang. — Au jeu. Il y a eu bien du sang répandu, il y a eu beaucoup de perte dans cette partie. -^ Répandre son s.\ng, être blessé, ou mourir pour une cause honorable, sacrée, ou qu'on regarde comme telle : il a répandu son sang pour la patrie dans vingt cbmbats. — Départir, distribuer à plusieurs personnes : il a bien répandu de l'argent pour gagner les suffrages. — Etendre au loin, disperser en plusieurs endroits : le soleil répand la lumière.

— Fig. Il a répandu cette nouvelle dans touie la ville. — Se répandre, v. pr. Les eaux se répandirent dans la campagne. — Se hépanore

EN LONGS discours, EN COMPLIMENTS, SE RÉPANDRE EN LOUANGES, EN INVECIIVES, EN PROPOS, ctC,

tenir de longs discours, laire de longs compliments, donner beaucoup de louanges, dire beaucoup d'injures, etc. — Cet homme cherche

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