RASOIRS, DES CISEAUX, CIC, SUR LA MEULE, SUR
LA pierre, les aiguiser, leur donner de nouveau le taillant et le lil. — Repasser la
UtlE, SUR QUELQUE OUVRAGE DE FER, DE CUIVRE,
etc., le polir de nouveau avec la lime, — Repasser la lime sur un ouvrage de prose ou DE VERS, travailler de nouveau, pour achever de le polir. — Repasser des étoffes par la teinture, a la teinture, les remettre a la teinture lorsqu'elles n'ont pas bien pris d'à-
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REPERÇAGE s. m. Tech. Découpage à la scie des plaques métalliques.
' REPERCER V. a. Percer de nouveau : ce muid <i ttè ijercé trop haut, il faut le repercer. — Oifévr. Repercer un oovr.\ge, découper un ouvrage tracé pour être à jour.
* RÉPERCDSSIF. IVE adj. Médec. Qui a la propriété de répercuter. Se dit des médicament qu'on applique sur un exanthème, sur une tumeur, pour laire retluer au dedans du corps les humeurs qui l'occasionnent: topique répercufsif, quia wieffet répcrcussif. — Substantiv. Ues astringents, la glace, ieau très froide sont des réfcr-us^ifs.
' RÉPERCUSSION s. f. (lat. repercussio). Didact. Action des humeurs qui refluent au dedans du corps; action des médicaments répercussifs : la répercuxsion des humeurs. — Se dit aussi en parlantdes sons, delà lumière, de la chaleur, et signiQe, renvoi, rétlexion : ta répej'eussion des sons; la répercussion des rayons du soleil.
' RÉPERCUTER v. a. (lat. repercutere).
Didact. Se dit en parlant des humeurs, lorsque, étant en mouvement pour sortir, quelque cause les fait rentrer au dedans ; cela répercute leshumeurs. — Se dit aussi en parlant des sons, de la lumière, de la chaleur, et signiûp alors, réfléchir, renvoyer : l'écho répercute le son- — Serépercuterv.pr. Lorsque les humeurs viennent a se répercuter.
' REPERDRE v. a. Perdre de nouveau : sa fortune, qu'il avait eu bien de la peine à rétablir, il vient de la reperdre.
* REPÈRE s. m. (rad. lat. reperire, trouver). Arts et Métiers. Trait ou marque que l'on lait à différentes pièces d'un ouvrage, pour les ajuster avec exactitude et sans tâtonnement, quand on veut les assembler, les rapprocher. On dit de même, Point de repèke. — Se dit également des marques que l'on fait aux tubes d'une lunette pour les allonger ou les accourcir au juste point de celui qui s'en sert. — Se dit aussi des marques que l'on fait sur un mur, sur un jalon, sur un terrain, etc.. pour indiquer ou retrouver un alignement, un niveau, une hauteur, une distance.
REPÉRER v. a. Marquer des repères.
* RÉPERTOffiE s. m. (lat. repertorium). Inventaire, table, recueil oti les choses, les matières sont rangées dans un ordre qui fait qu'on les trouve facilement : avec mon répertoire, j'aurai bientôt trouvé ce que vous me demandez. — Se dit, fig., et fam. d'une personne qui se souvient de beaucoup de choses en quelque matière que ce soit, et qui est toujours prête à en instruire les autres : cette femme est un répertoire vivant de tout ce qui se passe dans son quartier. — Titre de certains recueils : répertoire de jurisprudence. — Théâtre. Liste des pièces restées au théâtre : cette pièce fait partie du répertoire, est restée au répertoire. — Liste des pièces que les comédiens doivent donner dans la semaine : on a fait ce malin le répertoire de la semaine.
' RÉPÉTAILLER v. a. (frôq. de répéter). Répéter la même chose jusqu'à l'ennui : cei enfant répélaille toujours la même chose. (Fa.m.j
' RÉPÉTER V. a. (lat. repetere). Redire, dire ce qu'on a déjà dit soi-même: je vous ai dit cela, et je vous le répète. — Redire ce qu'un autre a dit : cet écho répète les mots. — Cette montre, cette pendule répète les heures, LES tfUARTs, en poussant uu ressort, ou en tirant un cordon, on lui fait sonner l'heure et les quarts. — Mar. Répéter les signaux, faire les mêmes signaux que le commandant, afin que les vaisseaux les plus éloignés puissent les voir ou les entendre. — Répéter une expérience, une observation, faire une expérience, une observation qu'on a déjà faite, ou qui a déjà été faite par uu autre. — Rap-
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porter ce qu'on a entendu; et il s'emploie dans un sens de blâme : prenez garde à cet homme, il est sujet à répéter ce qu'on a dit. ou simplement, à repéter. — Se dit, fig. des miroirs et des autres chosesqui représentent, qui réfléchissent l'image des objets : l'eau du ruisseau répétait son image. — Se dit aussi, fig., en parlant d'une disposition symétrique qui présente d'un côté l'équivalent, le pareil de ce qu'on voit de l'autre : on a répété cet ornement à droite et à gauche. — Dire ou faire en particulier plusieurs fois une même chose, pour la pouvoir prononcer ou exécuter en public : répéter son sermon, sa leçon. — Exercer des élèves en (larticulier, leur expliquer plus amplement ce que le professeur leur enseigne dans ses leçons, leur donner des conseils sur la manière de faire les devoirs, etc. : sa profession est de répéter. — Redemander ce qu'on a donné, ce qu'on a prêté, ou ce qu'on prétend qui a été pris contre les règles ordinaires. Se dit en parlant des personnes et des choses : il m'a pris mon bien, j'ai droit de te répéter. Ne s'emploie guère qu'en ternies de jurisprudence civile ou militaire. — Répéter DES frais sur quelqu'un, OU micux. Contre quelqu'un, demander qu'il rembourse les frais qu'on a faits. — Ofticialilé Répéter des TÉMOINS, entendre en déposition des témoins qui sont venus à révélation sur la publication d'un monitoire,d'un réaggrave. — Se répéter V. pr. Se dit d'un homme qui recommence les mêmes histoires; d'un auteur, d'un poète, d'un musicien, d'un peintre, qui, dans leurs ouvrages, se servent souvent des mêmes tours, des mêmes manières, des mêmes chants, des même traits : c'est un conteur agréable ; mais il se répète quelquefois. — Se dit quelquefois des mots, des phrases, etc., qui sont répètes : le même vers se répète deux fois d la fin de chaque couplet de cette chanson. — Cela SE répète souvent, cela se renouvelle souvent.
RÉPÉTIBLE adj. Jurispr. Uui peut être répète, léclaïue.
* RÉPÉTITEUR s. m. Celui qui répète des élèves, qui fait profession de repéter: répétiteur de mathématiques, de droit, de langue grecque. — Mar. Se dit des vaisseaux d'une escadre ou d'une division qui répètent les signaux de l'amiral. — »■>■ Abjectiv. Cercle répétiteur, instrument qui sert à mesurer les angles et qui, au lieu d'effectuer une seule fois les visées nécessaires, permet de les répéter, quand on veut estimer uu angle multiple de celui que l'on mesure. Cet appareil se compose essentiellement d un cercle divisé, muni de deux lunettes qui servent à viser les points dont on veut mesurer la distance angulaire.
* RÉPÉTITION s. f. Redite, retour de la même idée, du même mot : son livre est plein de répétitions. — Pendule a répétition. MONTRE A REPETITION, pcnduJc, montre qui répèie l'heure quand ou tire un cordon, ou qu'on pousse uu petit res=ort. — Rhét. Figure qui consiste à employer plusieurs fois, soit les mêmes mots, soii le même tour : cet orateur fait souvent usage de la répétition. — La répétition de mots a pour but de fixer fortement l'intérêt sur un objet, comme dans cet exemple :
Et puis la papauté vauUelle ce qu'on qoillc ; Le repos, lk bepos. trésor si precibux, Qu'on en faisait jadis le partage des dicul.
Ll FONTIINB.
Les différentes espèces de répétition reçoivent les noms d'ANAPHORE, d'anadiplose (voy. ces deux mots): d'ANTisiROPHE. quand la repétition a lieu à la fin de plusieurs membres de phrase consécutifs, conini" dans : « Tout l'univers est plein de l'espn* du monde; on juge selon Vespjit du monde; on agit et l'on 1 se gouverne selon Vesprit du inonde; le dirai- ' je ■? uu voudrait même servir Dieu selon l'es-
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prit du monde i ;nuui'Lialoue); de complexion lorsque l'anaphore et l'antistrophe sont mêlées; ex. : n Qui est l'auteur de cette loi? Rullus; qui a privé du sufl'rage la plus grande partie du peuple romain ? Rullus; qui a présidé les comices;i{u//u«» {Cicéron);|de conjonction, quand on multiplie les particules conjonctives, comme dans ce passage d'Esther :
Oq égorge à la fois les enfants, les vieillards, Et la sœur et le frère et la fille e( la merc.
— Réitération : les habitudes s'acquièrent p'ir la répétition fréquente des mêmes actes. — Exercice des écoliers qu'on répète : faire des répétitions. — Action de répéter, d'essayer en particulier certaines choses, pour les mieux exécuter en public : la répétition d'une symphonie, d'un ballet, d'une pièce de théâtre. — Etre EN répétition, se dit quelquefois de l'auteur même dont on répète la pièce. — Jurispr. .\ction par laquelle on redemande en justice ce qu'on a payé de trop, ce qu'on a avancé pour un autre, etc. : répétition de fruits, de frais, de dépens. — Beaux-arts. Copie, reproduction d'une statue, d'un tableau faite par l'auteur lui-même, ou sous ses yeux, sous sa direction.
•REPEUPLEMENT s. m. Action de repeupler : le repeuplement d'une colonie.
' REPEUPLER V. a. Peupler de nouveau un pays qui avait été dépeuplé : la peste et la guerre avaient fait périr la moitié des habitants de ce pays, on y a envoyé du monde pour le repeufAer. — Repeupler un étang, remettre du poisson dans un étang ou il n'y en avait plus. On dit de même : Repeupler une terre, une plaine de gibier : repeupler une garenne, un colombier, une basse-cour. — Repeupler une forèt, un bois, les replanter, les regarnir d'arbi*es, soit en y semant du gland, etc., soit en y mettant du plant. — Se repeupler v. pr. : cette ville s'est promptement repeuplée.
' REPIC s. m. Jeu de piquet. Se dit lorsque l'un des joueurs, avantdejouer aucune carte, compte jusqu'à trente, sans que celui contre qui il joue ait pu rien compter; ce qui fait qu'au lieu de compter simplement trente, il compte quatre-vingt-dix : il a fait un beau repic. — Faire quelqu'un repic, le faire repic ET CAPOT, le réduire à ne pouvoir répondre, à ne savoir que dire.
* REPIQUAGE s. m. Changement de place d'un jeune plant.
* REPIQUER V. a. Piquer de nouveau.— Aiboric. Faire un repiquage.
* RÉPIT s. m. (lat. respectus';. Relâche, délai, surséauce : je le poursuivrai incessamment et ne lui donnerai point de répit. — Lettre de RÉPIT, ou simplement. Répit, lettres par lesquelles le roi accordait à un débiteur un délai pour payer ce qu'il devait, une surséance des poursuites de ses créanciers : on fit casser ses lettres de répit, son répit.
* REPLACER V. a. Remettre en place ; replacer une statue. — Se replacer v. p. Replacez-vous.
REPLAIN s. m. Partie plate et cultivée d'une montagne.
REPLANT s. m. Agric. Nouveau plant.
* REPLANTER v. a. Planter de nouveau : ;/ faut oter cet arbre de là, et le replanter ailleurs.
* REPLÂTRAGE s. m. Action de replâtrer ; résultat de cette action. Se dit surtout d'une réparation superficielle, faite avec du plâtre. — Fig. et fam. Mauvais moyen qu'on emploie pour réparer une faute, une sottise : cette demarche, cette explication n'est qu'un replâtrage. — Réconciliation peu sincère, peu durable : c'est un replâtrage qui ne tiendra pas.
' REPLÂTRER v. a. Kenauire de plâtre. — Fig. et fam. Chercher à réparer, à couvrir
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une faute, une soUi?e : il voudrait npliitm <■'• qu'il II ilit. ce i/u'il a fait.
• REPLET. ÉTÉ (lai. replctus). adj. Qui a Irop d'embonpoint, qui est trop gras : il ne va plus à la citasse, il est devenu trop replet. iNe se dit point des animaux.
RÉPLÉTIF. IVE adj. Chir. Oui sert à remplir.
• RÉPLÉTION s. f. Abondance de sanp et d'humeurs, excès d'embonpoint, surchars-e d'aliments : la snignt'C et la diète conviennent aux personne:! incommodées de réplétion. — .Mat. bénéfic. Etat d'un srradué dont le droit avait été rempli par un béuélice : la réplétion 1 1 le défaut d'insinuation étaient deux empêchements à un gradué pour obtenir un bénéfice.
- REPLEUVOIR V. n. Pleuvoir de nouveau.
* REPLI s. m. Pli doublé -.faire un repli à du papier, a une étoffe, à un vêtement. — Se dit aussi des sinuosités, des cercles que forme un reptile quand il se meut ou s'agite, et, par ext., de certaines choses qui ont un mouvement à peu près semblable. Dans ce sens, il s'emploie surtout au pluriel : un serpent qui rampait, qui se traînait à longs replis. — Fig. Ce qu'il y a de plus secret, de plus caché dans l'âme : les plis et les replis du cœur humain.
REPLICATIF, IVE adj. Bot. Replié sur soiinèine.
REPLIEMENT s. m. Action de replier. — .\rL niilit. Manière de replier un pont de bateaux.
* REPLIER V. a. Plier une chose qui avait été dépliée : en repliant celte étoffe, lâchez de la remettre dans les mêmes plis. — Courber, plier une ou plusieurs fois : je ne sais comment fait ce sauteur, ce bateleur pour plier et replier ainsi son corps. — Replier un détacbement, l'obliser à se retirer ou le rapprocher de l'armée. — Se replier v. pr. — Equit.
Ce CHEV.4L SE KECLn; sun LUI-MÊME, il tourne subitement de la tête à la queue, soit par un mouvement de peur, soit par fantaisie. — Se dit, Hg., d'un homme qui sait prendre de nouveaux biais pour faire réussir un projet, pour parvenir à ses fins : il se replie en cent façons. — Se replier suk soi-même, se recueillir, rétiéchir sur soi-même ; la réflexion est l'action de l'âme qui se replie sur ellemême. — Guerre. Se dit du mouvement que fait un corps de troupes en arrière et en bon ordre : ces trois escadrons se replièrent sur la seconde ligne, pour n'être pas pris en flanc.
•RÉPLIQUE s. f. (lat. replicatio). Palais. Réponse sur ce qui a été répondu; réponse à la réponse faite par la partie adverse. Se dit, tantd'unécritparlequelledemandeurrépond aux d<»fenses de celui qu'il a fait assigner, ijuc de la réponse verbale que i avocat qui a parlé le premier fait à celui qui a parlé le >econd : cet avocat est fort sur la réplique, a la réplique vive, brillante. — Réponse à ce ((ui a été dit ou écrit : il demeura sans réplique.— Mus. Répétition, se dit des octaves, jiarce qu'on les regarde comme n'étant proprement que la répétition du son dont elles sont les octaves. — Répétition que fait un instrument, d'une phrase de chant déjà exécutée par un autre instrument ou parla voix.
— Théâtre. Dernier mot que dit un acteui avant que son iuterlocuteui prenne la parole: il a manqué en cet endroit de son rôle, faute d'avoir entendu la réplique. Dans ce sens, on prononce souvent, Réplique.
• RÉPLIQUER V. a. (lil.replicare). Répondre sur ce qui a été répomlu par celui à qui l'on parle : il me réftondit telle et telle chose, mais je lui répliquai cela et cela. — Répondre : sur ce que je lui reprochais, il me répliqua que...
— Répondre avec humeur, parler quand ori devrait obéir et se taire : quand il commande
REPO
quelque choS''. il ne siiu/fre /.us qu'on lui réplique.
* REPLOIEMENT ou Repliement •^. m.
Action (le >e reployer.
* REPLONGER v. a. Plonger de nouveau :
cette étoffe n'a pas assez bien pris la teinture. il faut la replonger dans la cuve. — Fig. Cette mort a replongé notre famille dans de nouveaux malheurs. — v. n. S'enfoncer de nouveau dans l'eau à une profondeur considérable, pour y chercher quelque chose : ce plongeur a tant d'haleine, qu'il replonge immédiatement après être sorti de l'eau. — Se replonger v. |ir. Se plonger de nouveau : ils'eit replongé dans l'eau.
■REPLOYER v. a. Voy. Replier.
* REPOLIR v. a. Polir de nouveau ; repolir de l'argenterie, de l'acier. — S'emploie, fig.. en parlant des ouvrages d'esprit: polissez et repolissez sans cesse vos écrits.
REPOLON s. m. Man. 'Volte que le cheval forme en cinq temps.
* RÉPONDANT s. m. Celui qui subit nn examen public, qui soutient une thèse: le président et lerêpondant. — Celui qui répond la messe. — Celui qui se rend caution, garant pour quelqu'un : se rendre caution et répondant pour quelqu'un.
' RÉPONDRE v. a. (lat. respondere). {.Te réponds, tu réponds, il répond ; vous répondons, etc. Je répondais. Je répondis. Je répondrai. Je répondrais. Que je réponde. Que je répondisse, etc.) Faire une réponse à ce qui a été dit ou demandé : Une me répondit que deux mots. — Répondre une requête, se dit dujuge qui met son ordonnance au bas d'une requête. HépoNDRK u.NE PÉTITION, iiNPLACET, écrire OU faire mettre au bas sa résolution, sa décision sur l'objet dont il s'agit: le prince, le ministre, ce préfet répondit la pétition. — RÉPONuriE la MESSE, prononcer à haute voix les paroles contenues au Missel, et que doit dire celui qui sert la messe. — Ab-ol. Répondre à propos, sur-le-champ. — Vous ne répondez point, CE n'est PAS RÉPONDRE, VOUS ne répondez pas précisément. On dit proverb.,dans le même sens, RÉPONDRE en Normand. — Répondre ad REM, répondre précisément à la question proposée. — L'ÉCHO répond, il répète les sons, la parole : les échos répondirent seuls à ses cris. — Des CHŒURS de musique oui se répondent, qui chantent l'un après l'autre alternativement. — Fig. Nos cœurs se repondent, ils s'entendent, ils sont unis par une étroite sympathie. — Prov., fig. et pop. Il ressemble au prêtre Martin, il chante et il répond, il propose la question et il la résout. — Man.
Ce cheval répond rAl!FAlTE.MENT AUX AIDES, il
sent les appels du cavalier, et leur obéit. — Alléguer des excuses, des prétextes, au lieu de reconnaître son tort ; raisonner, répliquer, au lieu d'obéir promptement : je ne veux point d'un valet qui répond. — Ecrii'e à quelqu'un de qui l'on a reçu une lettre : il répond à toutes les lettres qu'il reçoit. — Parler à ceux qui appellent, à ceux qui frappent à la porte, qui se présentent : on vous appelle; que ne répondez-vous ? — Parler ou écrire pour réfuter : il parait depuis un an un livre assez fort contre telle doctrine, et jusqu'i-i on n'y a point répondu. — .\bsol. Soutenir une tbè-e, subir un examen : ce candidat, ce i rcipiendairea bien répondu. — Alioutiren quelque endroit : les allées qui ré/iondent à ce grand bassin. — Le bruit répond en tel endroit, il s'étend jusque-là, il y retentit. On dit en ce sens, La sonnette répond dans
CETTE PIÈCE, dans CES DEUX CHAMBRES, etc. —
La douleur lui répond a la tète, au genou, etc., il éprouve en telle partie du corps une douleui' qui se faitsentir par communication à la têle, au genou, etc. — Se dit souvent des choses entre lesquelles II y a r.tppori,
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symétrie, proportion, correspondance: l'aile droite de rc bâtiment ne répond pas à l'uulre aile. — Etre égal, conforme à, s'accorder avec; suffire, satisfaire à : la seconde partie de ce discours ne répond pas à la première. — Réaliser les espérances qu'on a données : il n'a pas répondu à l'attente publique. — Faire de son cflté ce qu'on doit, payer de retour : on lui a rendu de bons olfiees', mais il n'y a pas répondu. On dit, dans un sens anal.. Répondre aux politesses, aux caresses de quelqu'un. — Répondre a l'amour, al'amitik, A l'affection de quelqu'un, témoigner qu'on éprouve pour lui le même sentiment. — Répondre au salut de quelqu'un, le lui rendre. On dit, dans le même sens. Les vaisseauxsaluerent le fort; il répondit p\rtantde coups DE canon. — Etre caution, être garant en justice, être parant pour quelqu'un -.répondre pour quelqu'un. — Etre caution, être garant de quelqu'un, de quelque chose qui a été commis à notre garde, et que nous sommes tenus de représenter : répondre d'un prisonnier, en répondre corps pour corps. — Etre garant de quelqu'un, de quelque chose ; donner quelque assurance : me répondez-vous de cet homme-là ?.
A'a-t-en, réponds-moi d'elle, ctje rcpon.t de moi.
J. Racikb. Anàromaque, acte HI, se. i". Ce que j'ai fail répond de ce que je foiai.
PoKsino. Charlotte Corday, acte I«', se. r*.
— Je vous en réponds, je t'en réponds, se dit quelquefois, fam. et ironiq., pour exprimer qu'on n'ajoute pas foi à une chose que l'on entend dire.
* RÉPONS s. m. [ré-pon] (lat. responsum). Paroles, ordinairement tiri';es de l'Ecriture, qui se disent ou se chantent dans l'office de I Eglise après les leçons ou après les chapitres, et que l'on répète et entières et par parties : chanter un verset et un répons. — Signe d'imprimerie qui sert à marquer les répons, et qui a la figure d'une R barrée(^) : il faut mettre là un répons.
•RÉPONSE s. f.(lat. responsioJ.Ceque nous disons à celui qui nous fait une demande ou une question : un ouvrage par demandes et par réponses. — Une réponse de Normand, une réponse équivoque : iliit'a fait une réponse de Normand. — Telle demande, telle réponse, celui qui fait une demande sotte, ridicule, impertinente, s'attire ordinairement une raillerie, une réponse peu agréable. On dit, dans le même sens, A sotte dfmande. sotte réponse. On dit encore, A sotte demande, a folle DEMANDE, POINT DE RÉPONSE. — Réfutation : nous verro7is bientôt sa réponse au livre qui a parucontre sa théorie. — Se dit partieul.. en termes de pratique, des écritures qu'une partie fait signifier pour répondre aux moyens que l'autre a présentés : fournir sa réponse, ses réponses. — Lettre qu'on écrit pour répondre à une autre lettre j'ai reçu sa réponse.
* REPORT s. m. Comptab. Action de reporter une somme, un total; somme, total mémo qu'on a reporté : report de l'autre part.
— Bourse. Emprunt fait sur une valeur par le délenteur du litre qui le vend au comptant cl le rachète à terme à un prix plus élevé ; la difl'érc.'nce entre le prix de vente et le prix de rachat est l'intérêt de la somme prêtée. — Opération de bourse qui consiste à se faire reporter. — %v Typogr. Une ou plusieurs lignes que l'on reporte d'une page ou d'une feuille à une autre, en corrigeant.
REPORTAGE s. m. Action de reporter; résullal do cette action. Travail du reporter.
' REPORTER v.a. Porter au lieu où iachose était auparavant : on reporta chez lui tout ce qu'il aiait envoyé. — Transporier. placer dans un autre lieu : ce paragraphe doit être reporté à tel chapitre. — Il faudra iiepouteb cette somme, ce total au haut de la page suivante,
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l'y répéter. — Bourse. Se faihe REPORTER, faire ' l'OMS tvuuvcres un repos après le palier du reportera l'échiéance suivante une opéraliou premier étage. — Lieu propre à se reposer : faite pour une cerlaine époque. — Se repor- ona distribué dans ca jardin différents n^pos. ter V. pr. Se transporter en esprit, par la i • nppnQP pp „.,,.! ■ j d n
pensée, à un temps antérieur : reportez-vous r,„nln^J ^ i P^'''' '^^ Reposer. De inilrm^^ Hp, rrniiade'! ^" reposée. — Un TKINT HEPOSE, un teint
au Itmps des croisades. q„, ^ ^^ ,^ fraiehour, qui est tel que les
* REPORTER s. m. [re-por-teur] (mot. angl. jeunes personnes l'ont ordinairement lors
forme de to report, rapporter). Journaliste qui recueille des nouvelles. — Fém. Heporteress.
REPORTEUR s. m. Bourse. Capitaliste qui prête de Tarirent sur consignation de titres, sous forme de report.
* REPOS s. m. (lat. reposilum). Privation, cessation de mouvement : la matière est d'elle-même en repos, et ne peut recevoir de mouvement que par l'action d'une cause étrangère. — Cessation de travail : (7 y a lomjtemps que vous travaillez, donnez-vous un peu de repos. — • En termes de commandement militaire, on dit elliptiquement, Rkpos, et En place REPOS. — Quiétude, tranquillité, exemption de toute peine d'esprit : je suis en repos de ce côté-là. — Soyez en repos sur mes affaires, ne vous en mêlez pas. Laissez-moi, veuillez
ME laisser en repos, LAISSEZ-MOI DONC EN REPOS,
cessez de me fatiguer de vos importunités.
Qu'il parle^ qu'il s'explique, et nous Inisse en repos.
i. Ricins, iarAéiaitfe, acte IV, se. m.
— Dormir en repos sur une affaire, n'en avoir aucune inquiétude. -— Exemption de trouble, d'agitation, de sédition ; la paix est faite, les peuples vont yoûter un profond repos.
— Sommeil : il ne dort plus, il a perdu le repos depuis quelque temps. — Lit de repos, espèce délit ou l'on se repose, où l'on dort le jour. — Troubler le repos des morts, les exhumer, violer leur sépulture. Parler contre la mémoire des morts, contre leur réputation. — Le repos éternel, l'état où sont les âmes des bienheureux. On dit en ce sens, Prier Dieu pour le repos des asies des morts.
— Champ du repos, cimetière. — Eu parlant d'armes à feu, se dit de l'état où elles sont, lorsque le chien n'est ni abattu, ni bandé : mettre le chien d'un fusil, d'un pistolet dans son repos, au repos : dans ce sens et dans ceux qui précèdent, le mol Repos n'a point de pluriel. — Versifie, franc. Césure placée dans les grands vers après la sixième syllabe, et, dans les vers de dix syllabes, après la quatrième : ce vers-là
qu'elles ont bien reposé la nuit. Ne se dit guère qu'en parlant des (enimes : elle a le teint frais et reposé. — A tête reposée loc. adv. Mûrement et avec réflexion : parler d'une chose à tête reposée.
' REPOSÉE s. f. Chasse. Lieu où une bête fauve se repose : ils ont trouvé le cerf à la reposée.
' REPOSER v. a. Mettre dans une situation tranquille, mettre en état de tranquillité : reposer sa jambe sur un tabouret. — N'avoir pas ou REPOSER SA TÊTE, être sansasileet dans un extrême dénùnient. — Reposer sa vue, SES YEUX SUR UN OBJET, les y arrêter avec plaiiir, avec complaisance. — Cela repose la vue, les yeux, en parlant d'un vaste ensemble d'objets, et principalement d'un tableau, se dit des parties qui n'excitent pas autant d'attention que le.< autres, et qui sauvent ainsi une trop grande faticue à l'organe de la vue. — Le sommeil repose le teint, il le rend frais. Cela repose les humeurs, cela calme les humeuis, cela les adoucit. — Reposer LA TÈTE, reposer l'eSPRIT, REPOSER
l'ame. lui procurer du calme : cette nouvelle me repose l'esprit. — v. n. Dormir: il n'a pas reposé de toute la nuit. — Se dit quelquefois en parlant d'un étal de repos, de tranquillité ; il ne dort pas, il repose. — Etre déposé, placé en quelque endroit. Dans ce sens, on ne le dit guère que du saint sacrement, des reliques d'un saint, des restes mortels d'une personne : le saint sacrement repose dans cette chapelle, dans ce tabernacle. On met sur quelques tombes, la repose... ou Ci-dessous REPOSE... — Etre établi, appuyé, fondé '. la base de l'édifice repose sur le roc, sur des pilotis. — S'emploie, fîg. et au sens moral, dans la même acception : (■• raisonnement ne repose sur rien, repose sur de solides principes. — Se dit des liqueurs qu'on lai-se rasseoir, afin que ce qu'il y a de plus grossier, d'impur, tombe au fond : cette eau est trouble, il faut qu'elle repose quelque temps. — Laisser reposer SES esprits, les lai-ser rasseoir, se calmer :
ne vaut rien, il n'a auéun repos. — PuMie i^ous êtes trop agité, laissez reposer vos esprits.
qui doit être placée dans les stances de six, | — Laisser reposer une terre labourable, la
ou de dix vers; savoir : dans celles de six, après le troisième vers, et dans celles de dix, après le quatrième et après le septième vers : ce poète n'a pas toujours observé les repos dans ses stances de dix vers. — Mus Endroit où la phrase se termine, et où le chant se repose plus ou moins parfaitement : il y a autant d'espèces de repos que de sortes de cadences. — Pause que l'on fait en prononçant un discours, en déclamant, enlisant à haute voix : dans le discours prononcé, les repos de la voix tiennent lieu de points et d'alinéa. — Certains morceaux, certains passages, où le lecteur peut s'arrêter, et se délasser de son application à ce qui précède : cette narration agréable sert de repos, anrès des réflexions si graves. — Peint. Se dit des parties d'une composition dans lesquelles les objets de détail sont plus rares, les lumières moins vives, etc., pour que l'ceil du spectateur ne s'y arrête pas, et qu'il se fixe plus aisément a l'endroit du tableau où se passe l'action !— Se reposer sur ses lauriers, demeurer principale : ceHecompos!(ton mangue de re;)os. , tranquille après avoir eu quelque succès. — Attitude des figures représentées sans i On dit neutralement, dans le même sens, Remouvement ou avec peu de mouvement : on ' poser sur ses lauriers.
ne sait si cette figure est en mouvement ou en REPQSITION s. f. Pharm. Dépôt des subsrepoi. — Archit. Espèce de petit palier qui tances pharmaceutiques dans un lieu favorainlerrompt la suite des marches, et qui est , ble à leur conservation, souvent formé d'une marche plus large quel „Tir,nc.tmnir, n c- > ji . r- ■■
les autres : U sert à se reposer ou à faciliter | REPOSITOIRE s. m. S est dit pour Ciboire. l'entrée dés cabinets entre deux étages:; 'REPOSOIR s. m. .Siutel qu'on élève et qu'on
laisser en guéret, en jachère, sans l'ensemencer. — Laisser reposer un ouvrage, le garder pendant un certain temps, sans le relire, sans le montrer, sans le rendre public, afin de le revoir après à loisir et de sang-froid. — Se reposer V. pr. Cesser de travailler, d'agir, d être en mouvement : il y a dix heures qu'il travaille sans se reposer. Oa l'emploie avec ellipse du pronom personnel après les verbes Faire et Laisser : cette garnison a beaucoup souffert pendant le siège, il faut la laisser reposer. — Se reposer sur quelqu'un, avoir confiance en lui. — Se reposer sur quelqu'un de quelque affaire, s'en remettre à lui de la conduite d une all'aire, s'en rapporter à lui comme à une personne en qui l'on a une entière confiance : je me repose de ce soin sur vous.
Quoi votre âme à l'amour en esclave asservie Se repose sur lui du soin de voire vie !
J. Racink. Andromaqiie , acte V', se. i'*.
prépare dans les lieux où la procession passe e jour de la »'ête-Dieu, pour y faire repo-^er le saint sacrement : la procession s'arrêta devant le reposnir.
' REPOUSSANT, ANTE adj. Qui inspire de 1 aver-ion, du dégoût : cet objet est repoussant. REPOUSSE s. f. Seconde pousse.
REPOUSSÉ, EE part, passé de Rfpousser Possède nouveau. — »» s. m. Techn. Métal repoussé; travail des ouvrages repoussés au marteau. — Procédé d'orfèvrerie au moyen duquel on fait ressortir, sur le métal," un dessin en le battant sur la surface opposée. Cet art, qui date de la plus haute antiquité] lut pratiqué en France, par de nombreux orfèvres, dont le plus célèbre fut Benvenuto Cellini.
"REPOUSSEMENTs.m..^ctionderepous,ser.
Ne se dit suère que d'une arme à feu, qui, pour être trop charL-ée, repousse celui qui la tire : celte contusion a étécausée par le repoussementde son fusil.
' REPOUSSER V. a. Rejeter, renvover : on lui avait poussé la balle, il la repoussa avec la même force. — Pousser quelqu'un eu le faisant reculer avec quelque ellort : il le repoussa de la main. — Il a été repoussé a la barricade, se dit d'une personne qui, ayant fait des tenlatives pour obtenir quelque chpse, a été refusée ouvertement. - Fig. Il A été repoussé avec perte, il a reçu un grand échec, il a é.-houé complètement. — Repousser LA FORCE PAR LA FORCE, emplover la force pour se défendre contre celui qui attaque. — Repousser une injure, s'en défendre avec force, avec vivacité : repousser l'injure par l'injure. — Repousser la calomnie, la réfuter hautement : on l'avait accusé injustement, il a bien repoussé la calomnie. — Repousser la raillerie, faire taire le railleur, le réduire au silence:?'/ repoussa vivement celte raillerie. — Repousser une tentation, UNE MAUVAISE PENSÉE, la rejeter de son esprit. — Repousser une demande, une proposition, etc., l'écarter, la rejeter. — Typogr. Marquer, imprimer à la main une lettre, un signe qui manque dans une feuille tirée : il manque un point à la fin de cette phrase, il faudra le repousser. — V. n. Ce ressort repousse trop, ne REPOUSSE pas assez, il a trop ou trop peu de force. Ce FUSIL REPOUSSE, la crosse donne rudement contre l'épaule de celui qui lire. — Il a une figure qui repousse, des manières qui repoussent, il a une figure, des manièresqui inspirent de l'éloignement, de l'aversion pour lui, qui causent de la répugnance. — Pousser de nouveau : il faut couper cet arbre il repoussera du pied.Oa dit activement dans un sens anal.. Cet arbre, cette plante, etc., A repoussé de plus belles branches.
* REPOUSSOIR s. m. Cheville de fer qui sert à faire sortir une autre cheville de fer ou de bois. — Instrument dont les dentistes se servent pour arracher les chicots; instrument que les chirur2:iens introduisent dans l'oesophage, pour repousser les corps étrangers qui y sont engagés. — Se dit encore, dans plusieurs arts et métiers, de certains instruments et outils dont les usages dilfèrent: ?m repoussoir de maréchal ferrant, d'orfèvre, de sculpteur, etc. — Peint. Se dit des objets vi^joureu.'i de couleur ou très ombrés, qu'on place sur le devant d'un tableau, pour faire paraître les autres objets plus éloignés.
"RÉPRÉHENSIBLEadj. (lat. reprehensibilis).
Qui mérite répréhension, qui est digne de blâme : cela n'est pas si réprêhensible que vous croyez.
•RÉPRÉHENSION s. f. Réprimande, blâme correction : une sévère, une aigre répréhension.
' REPRENDRE v. a. Se conjugue comme
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Prendre. Prendre de nouveau : reprendre son épée.
On ne partnge point la ^nndcur souveraine ; Et ce n'est (us un liicn >iu'on (]ui(le et qu'un reprenne. ). Kicina. La TheàaiJe, acte t", se. t.
— REpnENDnB ON CHEMIN, y rentrer après l'avoir qui; Lé : nous reprimes le grand chemin à Ici endroit. Ri phendue le dessus, regagner l"aVHiilaj.'C qu'on avait perdu; se rélalilir apiè^ une luiiiriie maladie : il a bien repris te dessus. — On ne m y repri^ndra plus, je me !rard>'rai de m'exposer de nouveau au même danu'er, au tiiôme ennui. Ou dit, par forme de menace, Qui-; je ne vous y reprenne PLUS, QUE JE vous Y REPRENNE. — Continuer quelque chose qui avait été interrompu : il a repris son travail. — Reprendre une chose, une histoire DE PLUS HAUT, la raconter en la commençant d'un temps plus éloigné, pour rendre la narration plus claire, pour mieux éclaircir le fait : pour vous bien instruire de cet événement, il faut reprendre la chose de plus haut. — Reprendre les choses de plus HAUT, remonter à des vérités antérieures, à desprincip s généraux. — Reprit-il, il reprit, expressions dotit on sert lorsque, rapportant une conversation, on fait parler de nouveau l'un des inlerlocaleuvs : cela eft indubitable, reprit-il; mais... — Uansce5[ihrases,REPRENuKE sfmpluie absolument. — Procéd. Repkendre UNE INSTANCE, cotuiiuier avec une nouvelle partie ou avec la même, un procès, commencé, et qui avait été interrompu: il a fait as!ii;/ner les héritiers d'un tel. pour reprendre t instance ave; eux. — Reprendre une tragédie UNE coaÉDiE, etc., la remettre au théâtre. — Reprendre un mur, en réparer, en fermer les crevasses : reprendrela façade d'une maison.
— Reprendre un mur, un pilier, etc., sous
ŒUVBE, en SOUS-ŒL'VRE, PAR-DESSûUS ŒUVRE,
reiîonstruire les parties inférieures d'un mur, d'un pilier, etc., en soutenant le reste par des élançons. — Reprendre sous œuvre un projet, une entreprise, un ouvrage, s'en occuper en suivant le même plan, mais avec certaines modifications, certains changements.
— Reprendre une toile, une étoffe, un bas DE SOIE, de fil de LAINE, DE COTON, rejoindre les parties qui sont rompues : ces bas sont trop déchirés, on aura de la peiw à les reprendre, à reprendre les malles. -Recouvrer : reprendre ses forces. — Reprendre son haleine, recommencer à rospirei- après une interruption accidentelle, plus ou moins longu-,
— Reprendre haleine, se reposer pour se mettre en étal de recommencer à parler, à marcher, à travailler, etc. — Réprimaniier, iilàmer, censurer quelqu'un parce qu'on prétend qu'il a fait ou dit mal à propos quelque chose : on a beau reprendre ce jeune homme de ses fautes, il y retombe toujours. iiiâiner. censurer, critiquer quelque chose, v trouver à relire : on reprend en vous bien des choses. - Reprendre v. n. Se dit des arbres, des plantes, qui prennent racine de nouveau, lorsqu'ils sont transplantés ; ce pommier, ce poirier a bien n'pris. On le dit légalement des grelfes : cette greffe a bien repris, — Se dit aussi des blessures, des ehairs qui ont été coupées, ouvertes, séparées; et il signifie, se rel'eriner, se rejoindre : ( { plaie commiice à reprendre. — Ce conva-
l.l'.SCENT, CE MALADE REPREND, A BIl.N REPRIS, sa
■uittè se rétablit, est bien rétablie. — Cette PIÈCE DE théâtre A REPRIS, api ès ôtre tombée ilaPord, elle s'est relevée. — Recommencer t.ur amitié a repris. — La rivière a repris, a I omniencé à geler de nouveau, a se glacer i iii-ore. — La goutte, la Fit.vaE, elc., lui a REPRIS, elle lui est revenue, ede lui a pris de nouveau. On dit quehiuelois activement, ihins le même sens, La goutte, la fièvre, etc.. l'a repris. — Man. Se dit d'un cheval ijui cesse, au galop, d'entamer avec la même jambe, et qui entame avec l'autre; ce qui s'appelle aussi, changer de pied : faites que
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votre cheval reprenne. — Se reprendre v. pr. La plaie se reprend.
* REPRÉSAILLE s. f. [rè-prè-za-ieu; Il mil.] (ital. repris ag lia]. Traitement fâcheux que l'on fait à un ennemi pour s'indemniser d'un dommage qu'il a causé, ou pour se venger d'une violence qu'il a exercée contre le droit de la guerre : une juste rcprésaille. — S'emploie plus ordinairement au pluriel : user de représailles. — F\j:. User de représailles, repous>er une injure par une autre injure, une railleiie par une autre raillerie, etc.
REPRÉSENTABLE adj. Qui peut être représente.
* REPRÉSENTANT s. m. Celui qui en représente un autre, qui tient sa place, qui a reçu de lui des pouvoirs pour agir en son nom : les ambassadeui s sont les représentants des souverains qui les envoient. — Citoyen nommé par élection à une assemblée législative : représentant du peuple. — Jurispr. Celui qui est appelé à une succession, du chel d'une perso une prédécédée et dont il exerce les droits: /es représenlant.s ont les mêmes droits à une succession que celui qu'ils représentent. — Se dit également de ceux qui ont le droit deshénliers, par vente, échange ou autrement.
•REPRÉSENTATIF, IVE adj. Qui représente : les ambassadeurs ont le caractère représentatif. — Se dit aussi de la forme de gouvernement suivant laquelle la nalion ou une partie de la nation élit des députés qui votent l'impôt et concourent à la formation de la loi : gouvernement, système représentatif. On dit, dans un sens analogue. Assemblée représentative. — Encycl. « On donne le nom de gouvernement ri présentatif ^ celui dans lequel les citoyens sont représentés d'une manière plus ou moins directe, aux assemblées législatives, par des mandataires élus. Ce système de gouvernement, que l'on nomme au>si gouvernement parlementaire, lorsque le parlement y a la prépondérance, se prête à de nombreuses combinaisons, depuis la monarchie héréditaire jusqu'aux diverses formes d'Etats républicains. A l'exception de la Russie, de la Turquie et de quelques petites principautés, toutes les nat.ons de l'Europe et de l'Amérique ont un gouvernement représentatii dont le ronctioniieineiit est réglé par une constitution. Le plus souvent, le pouvoir législatil appartient à deux assemblées dont les membres ont une origine diliérente et dont les droits respectifs dilfèrent selon les Etals. Cependant il n'existe qu'une seule assemblée en Grèce, en Serbie, en Bulgarie, dans quelques petits Etats de l'Allemagne et dans les cantons de la Suisse. Lorsque le pouvoir législatif est attribué concurremment à deux chambres, l'une d'elles e-t nommée par le sulîrage universel ou par un sullVage restreint. L'autre assemblée, ■ afipelee la chambre haute, est quelquefois élue suivant un mode particulier, mais elle estsouveut composée, en tout ou partie, de privilégiés ou de personnes cboisiespar le souverain. L'exercice de ces privilèges, restes de la féodalité ou de la monarchie absolue, produit un régime bâtard que l'on rencontre encore en Angleterre, eu Autriche, en Hongrie, en Portugal, en Italie et dan s plusieurs Etats derAllemagne. Le sénat d'Espagne comprend à la fuis des membres qui le sont de droit, d'autres qui sont iioinmés par le roi; et la moitié de ses membres s0!i tel us par ci nqcollèges restreints. Le conseil tédéral de remplie d'Allemagne, qui esi a la lois une chambre haute et un conseil d'Etat, est composé des délégués des divers états de l'empire, à l'exception de l'Alsace-Lorraine ijui en est exclue. La Table I des Magnats, chambre haute, commune à la Hongrie, à la Croatie, à l'Esclavonie et à la Dalmatie, était composée exclusivement I de privilégies; mais, en ISS'i, une revision de
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la constitution a fait entrer dans cette assembb'e des membres élus. (Voy. Table). En Belgique le sénat est élu par le corps électoral censitaire, qui nomme aussi les représentants de la seconde chambre. En Hollande et en Suéde, la première chambre est élue par les conseils provinciaux. Eu Norvège, les 114 députés nommés par le sutfiage censitaire désignent le quart d'entre eux poui former la chambre haute; et les trois autres quarts constituent la seconde chambre. La diète de Finlande, qui partag' avec le tzar de Russie le pouvoir législatif dans cette province et qui sièf;e seulement pendant quatre mois tous les trois ans, se compose de quatre chambres délibérant séparément, savoir : la chambre des seigneurs, qui n'est pas élective; celle du clergé, composée de membres élus et comprenant les délégués du corps enseignant; celle de la bourgeoisie, formée de députés nommés par les villes, à raison d'un député par 6,000 habitants; et celle des paysans, composée de 60 députés nommés par une élection à deux degrés. En Danemark, sur les 66 membres composant la chambre haute, 12 sont nommés à vie par le roi, et les autres sont élus par un sulfrage à deux degrés. En Suisse, l'assemblée fédérale comprend deux sections :1e conseil national, élu directement par le peuple; elle conseil des Etats, composé de 44 membres qui sont nommés àraison de deux députéspar chaque canton et qui sont élus dans chacun suivant des modes divers. Dans la République américaine, chacun des M états envoie aussi deux membres au sénat de Washington; et, dans le gouvernement de chaque état, le sénat est nommé par le sulfrage universel. 11 serait trop long de décrire ici les systèmes adoptés dans les divers pays de l'Amérique centrale, de l'Amérique méridionale, et dans les colonies anjilaises qui jouissent d'un gouvernement représentatif distinct de celui de la métropole. En France, le sénat se composait, d'après la constitution de 1873, de 225 membres, élus pour neuf ans par les délégués des communes, et de 7o membres, élus à vie par cooptation. Depuis la réforme électorale résultant de la loi du 9 décembre 1884, les sénateurs doivent être tous élus par les délégués des communes, sauf le privilège conservé aux membres qui ont été élus à vie antérieurement à cette loi. En outre, les électeurs sénatoriaux, délepués de chaque commune, sont en nombre plus ou moins élevé (de 1 à 30), suivant celui des membres du conseil municipal qui les choisit. (Voy. Sénat). — On a, dans quelques constitutions, cherché à assurer aux minorités une représentation dans les les assemblées législatives; c'est ce que l'on a nommé la représentation proportionnelle. Pour atteindre ce bul, qui semble très équitable, plusieurs systèmes ont été mis en pratique . Ainsi , dans certains pays , les électeurs ont la faculté de mettre plusieurs fois le même nom sur leur bulletin de vote et de porter ainsi sur le même individu autant de voix qu'il y a de candidats à élire. Ce vote cumulatif ne peuts'appliquerqu'avec le scrutin de liste et non avec le scrutin uninominal. En Portugal, lorsqu'un candidat à la députation a obtenu au moins six mille voi.^ dans l'ensemble des circonscriptions, sans être élu dansaucune. il est considéré comme élu par acclamation; mais la loi limite à six le nombre des députés qui peuvent être ainsi élus. — Ou a aussi proposé le vote mulliple, cl suivant ce mode, un père do taiiiille aurait le droit d'émettre autant de votes qu'il représente d'individus : c'est-à-dire un pour lui-même, un poursa femme légitime et un pour chacun de ses enfants mineurs. Le vole multiple est usité d'une manière ditl'érente en Angleterre, dans les élections municipales, où chaque électeur a droit à un certain nombre de voix qui s'élève de I à 16, selon le total do ses
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impositions. Le rôle que le pouvoir exécutif remplit dans le g-ouvernenient représenlatif est plus ou en moins important, suivant les bases adoptées par la conslitution de chaque pays. La tendance des mœurs politiques et de la civilisation vers un gouvernement de plus en plu-; parfait doit amener proirressivement la subordination complète du pouvoir exécutif au véritable souveiain qui est la nation représentée par ses mandalaires.
Lorsque le système de gouvernement est une fédération de petits Etats, le chef du pouvoir exécutif peut, sans trop d'inconvénients, être élu directement par le peuple, au lieu d"êtrecboisipar le parlement; l'indépendance relative de cbaque Etat s'oppose alors à lusurpation de tous les pouvoirs et àl'établissement d'une dictature. Mais, en principe, le pouvoir exécutifn'étanlque ledélégué du pouvoir législatif, n'est-il pas essentiel qu'il soit élu par les assemblées avec lesquelles il doit se trouver en accord constant par l'intermédiaire de ministres responsables? » (Cu. Y.)
* REPRÉSENTATION s. f. Exhibition, exposition devant les yeux : il intervint un arrêt qui ordonnait la représentation des titres. — Se dit aussi en parlant des objets qu'on représente par la peinture, la sculpture, la gravure : ta représentation d'une bataille, d'une histoire. — Action de représenter des pièces de théâtre : la représentation d'une tragédie, d'une comédie. — Absol. Espèce de cercueil vide sur lequel on étend un drap mortuaire, pour une cérémonie religieuse : au serviee qu'on lui fit, on avait jnis la représentation au milieu de la nef.— Etat que tient une personne distinguée par son rang, par sa dignité, etc. ; ertti' plaee exige une grands représentation. — Bonne mine, figure imposante d'un homme grand et bien fait : c'est un homme d'une belle représeritation. — Jurispr. Se dit on parlant de ceux qui recueillent une succession, comme prenant la place et exerçant les droits de parents morts qu'ils représentent : il vi}it à cette succession par représentation, par droit de représentation. — REPRÉsENT.iTioN n.\tion.\le, assemblée d'hommes élus parla nation ou par une partie de la nation, pour faire les lois ou pour concourir à la formation des lois. — Sorte d'objection ou de remontrance qu'on l'ait à quelqu'un avec égards, avec mesure : 0)1 lui fait d'inutiles représentations, il s'obstine dans son projet. — LégisL « En droit civil, on nomvae représentation, une fiction de la loi qui, lorsque certains parents sont décédés avant l'ouverture d'une succession à laquelle ils eussent été appelés, permet à leurs descendants, à quelque degré qu Us soient, dese pré^ente^ à la place' desdits parents, pour recueillir la part qui aurait appartenu à ces derniers. Ce droit est exclusivement réservé aux descendantslégitimes des fils ou filles et à ceux des frères ou sœurs de celui dont la succession est ouverte. On peut représenter un parent à la succession duquel on a renoncé, mais non celui qui aurait lui-même renoncé à la succession ouverte. Si ce dernier était seul héritier, ou si tous ses cohéritiers sont aussi renonçants, ses enfants viennent de leur chef, comme héritiers, mais non par représentation. Dans tous les cas où la représentation est admise, le partage de la succession s'opère par souche, en autant de portions égales qu'il y a de souches; et les héritiers par représentation ne prennent tous ensemble que la part à laquelle aurait eu droit celui qu'ils représentent. Si une même souche a produit plusieurs branches descendantes, la part dévolue à cette souche se subdivise, et ceux qui arrivent au même degré se partagent entre eux, pat- tête, la part revenant a leur branche. (G. civ. 73a et s.. 787.) » (Ch. y.)
' REPRÉSENTER v. a. Pré.senter de nouveau • ne me représentez plus cet homme-là. —
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Jurispr. et Âdra. Exhiber, montrer, exposer devant les yeux : il fut obligé de rei^résenter tes originaux, de représenter le contrat en original. — Repiiêsinter quelqu'un, le faire comparaître personnellement, le remettre entre les mains de ceux qui l'avdient confié à notre garde : on le mit à la garde d'un huissier pour le représenter dans deux mois. Se dit aussi en parlant des choses : il fut condamné à représenter les effets qu'on avait mis en dépôt entre ses mains. — Mettie dans l'esprit, dans l'idée, rappeler le souvenir d'une personne, d'une chose : cet enfant me représente si purfailement son père, qu'il me semble que je levais. — Rendre l'image d'un objet : cette glace représente fidèlement, infidèlement les objets. — Figurer par le pinceau, par le ciseau, par le burin, etc. : cela estreprésentéaunaturtL — E\pT'i\nev,pe'\ndTe, par Je récit, par le discours : il nous a fait un récit oà il nous a représenté les choS'S très naivement. — Imiter par l'action et par la parole; etse dit, parlicul., des comédiens : les comédiens représentaient le Cid. — Théol. Etre le type, la figure de quelque chose : Salomon était destiné àreiirésenter la personne du .Messie. — Tenir la place d'une ou de plusieurs personnes, en verlu du droit qu'on a reçu d'elles. Se dit parlieulièrenienl des délégués à certaines assembléesdélibérantes, des envoyés d'un souverain, et de quelques hauts fonctionnaires : un député ne représente pas son département, il appartient à la France. — Se dit également de celui qui est chari.'é d'une procuration spéciale pour faire quelque chose au nom d'un autre, soit prince, soit particulier : il représente celui dont il a procuration, dont il a le pouvoir. — Se dit encore des héritiers qui sont reçus à recueillir ou à partager une succession, comme étant à la place de parents morts dont ils exercent les droits : il partagea cette succession avec ses oncles, parce qu'il représentait son père. — Se dit aussi de ceux qui, dans de certaines cérémonies publiques, font des fonctions à la place et au nom des personnes qui auraient droit de les faire si elles étaient présentes : au sacre de Louis XV, le duc il'Orléans représentait le duc de Bourgogne, et le maréchal de Yillars représentait le connétable. — v. n. Se dit d'une personne conslituée en dignité, qui sait se faire respecter, et faire respecter sa 1 place, en conservant les dehors convenables lorsqu'elle remplit ses fonctions ; c'est un homme qui représente bien, qui représente avec dignité. — Se dit aussi d'une personne considérable qui reçoit beaucoup de monde, et qui, par une grande dépense, fait noblement les honneurs de sa place ou de sa fortune : il est assez riche pour bien représenter. — Se dit encore d'une personne qui. par sa figure, son maintien, son air, sa démarche, el tout son extérieur, impose une sorte de respect à ceux qui \avoieul: ce général aunair martial, et représente bien. — Remontrer : on lui représenta que c'était se précipiter dans un péril évident. — Se représenter v. pr. Seprésenter de nouveau : ne le recevez pas s'il se représente. — Comparaître per^onnellement en justice ou se remettre au même état où l'on était lorsqu'on a été élargi : on lui a ordonné de se représenter dans trois mois. Se mettre dans l'esprit, dans l'idée, se rappeler le souvenird'une personne, d'un chose, s'imaginer, se figurer une chose: toutes les fois quejepasse par là. je me représente ce qui m'y est airivé.
ÊÉPRESSIBLE adj. Qui peut être réprimé.
* RÉPRESSIT, ÏVE adj. Qui réprime : lois répressives.
* RÉPRESSION s. f. (lai. repressio). Action de rep.'iiner • la répression des crimes, des délits, des abus.
' RÉPRIIMABLE adj. Qui doit ou peut être réprimé : c'est une licence, un ahmréprimable.
REPR
REPRIMANDABLE adj. Qui doit, qui peutêtre ie|iniMaudé.
' RÉPRIMANDE s. f. Répréhension, correction faite avec autorité : faire de< rèprirnawl s.
— Peine disciplinaire que portent les rè?lements particuliers des conseils des avocats des chambres d'avoués, de notaires, etc.' conli'e certaines fautes. '
* RÉPRIMANDER V. a. Reprendre quelqu'un
avec auloi-ilé, lui reprocher sa faute ; quel droit a-t-ilde vous venir réprimander?
REPRIMANDSUR, EUSE s. Personne qui
ré|iriMiande.
•RÉPRIMANT, ANTE adj. Qui réprime, qui est capable de réprimer : forée réprimante.
* RÉPRIMER V. a. (lat. réprimerez. Arrêter l'action, l'elîet, le progrès de quelque chose : réprimer par des calmants l'effervescence du sang. — Fig. réprimer les progrès du mal.
•REPRIS. ISE part, passé de Reprendre.
Pris de nouveau. — Fam. 'Vous v voila repris, vous vous êtes rerais dans un cas fâcheux. Je n'y serai plus repris, je ne m'y exposerai plus.
— Un homme repris de justice, un homme qui a été puni ou réprimandé par justice, qui a subi une condamnation pénale : quelle foi peut-on ajouter à son témnignage? Il a été repris de justice. — Substautiv. Un repris de justice.
' REPRISE s. f. Action de reprendre : la reprise d'une ville. — .Mar. Se dit d'un navire capturé par les ennemis et repiisensuile par la nation sur laquelle il avait été pris. — Continuation de ce qui a été interrompu : ils se
sont battus à deux reprises sans se blesser.
Procéd. La reprise d'un procès, d'une instance, le renouvel lemen tel la continuation d'un procès interrompu, lorsqu'il y a eu changement de parties ou d'avoué : assigner en reprise d'instance. — Reprise d'une pièce dramatique, la remise de cette pièce au théâtre : cette ]iièce est tombée à la reprise. — La reprise du froid, le recommencement du froid après une interruption. On dit de même. Une rephise de FIEVRE. — La reprise des affaires, le recommencement de< transactions de commerce, des entreprises d'indu -trie qui avaien! éprouvé quelque interruption ou du ralenti -sèment.
— Se dit aussi des vers d'un rondeau, d'une ballade, d'un couplet de chanson, que l'on reprend, que l'on répète pour refrain : j'aime mieux la reprise de cette chanson que le r.ommineement. — .Mus. Toute partie d'un air qui doit être exécutée deux fois quoiqu'elle ne soit écrite qu'une fois : la première reprise de cette ouverture est grave, et la seconde est gaie. — Seconde partie d'un air : la reprise de cette eavutine est charmante. ^~ Chacune des parties d'un rondeau, qui en a souvent trois, dont on ne répète que la première. — Signe qui marque que l'on doit répéter la partie de l'air qui le précède. — Fin. Ce que le comptable emploie en dépense dans la fin de son compte, parce qu'il l'a employé en recette, quoiqu'il ne l'eût pas reçu : ses reprises montent à plus de cinquante mille francs. — Jurispr. Ce que chacun des époux a droit, par lui ou ses représentants, de prélever, avant partage, sur la masse des biens de la communauté, lorsqu'elle est dissoute : les reprises de la femme s exercent avant celles du mari. — Jeu. Se dit d'une partie qui est d'un certain nombre de coups limité : ils sont à leur seconde reprise de quadrille. — Archil. Héparalion qu'on fait a un mur, à un pilier, etc., soit à la surface, soil dans les fundalions : 'à y a des reprises à faire à cette façade. — Réparation qu'un failà une étoile, à une dentelle qui a été déchirée, à un tissu dont une maille s'estechappée : il a fallu faire une reprise à cet habit. — Mail. Chaque leçon donnée au cavalier ou au cheval, et après ils se reposent :
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f ai fait trois reprises sur i:c cheval. — Se dit épalonient d'un nombre de cavaliers qui travaillenl en même temps et ensemble : faire drs rrprises de trois ou quatre cavilicrs. — Législ. « Lorsque l'on procèiieàla liquidation du .e eo uni niante ayant exi^lé entre époux, on opère d'abord les reprises de la l'emnie, c'est à-dire le prélèvement de ses biens propres. {Voy. Puopre). Ce prélèvement se lait en nature pour les immeubles qui n'ont pas été aliénés pendant le mariaL'e: il a heu aussi en nature pour les objets mobiliers, lorsque ce prélèvement est stipulé dans le contrat de mariage. Les reprises en arpent constituent des créances sur la communauté. Les inderaiiilés et récompenses dues à la femme par la communauté sontajouléesà ses reprises. Quant aux reprises à opérer par le mari ou par sa succession, elles se font seulement après que celles auxquelles la femme avail droit ont eu lieu. Lorsque la communauté estinsuU'isante pour acquitter les reprises de la femme, elles sont exercées sub<idiairement sur les biens personnels du mari. Les intérêts des reprises sont dus de plein droit du jour de la dissolution de la communauté. (C. civ. 1470 et s. I.tSù; C. comra. 537, etc. — 11 y a reprise d'instance, lorsqu'un procès engagé à subi une interruption par suite du décès de l'une des parties, et que le représentant de celle-ci déclare à l'adversaire par acte judiciaire, qu il reprend l'instance; ou lorsqu'au contraire, les héritiers du décédé sont assignés par l'adversaire (G. pr. 342 et s; C. conim. 426). >. (Ch. Y.)
* REPRISER v. a. Raccommoder en faisant des repn-es ; repriser des bas.
REPRISEUSE s. f. Couturière qui fait les
reprisL-s.
•RÉPROBATEUR, TRICE adj. Qui annonce, qui exprime la réprobation : un ton réprobateur.
•RÉPROBATION s. f. |lat. repro6a<!o). Action par laquelle on réprouve, ou rejetle. Se dit, en théologie, du jugement que Uieu a rendu de toute éternité contre les pécheurs qui meurent impénitents : les questions de la prédestination et de la réprobatioh ont exercé les théologiens. — Blâme : cette action mérite la réprobation publique, générale, universelle.
•REPROCHABLE adj. Qui mérite reproche :
action repro hable. — Palais. Se dit des témoins, des témoignages suspects qui peuvent être récusés : ce témoin, ce témoignage est rejjrochable.
' REPROCHE s. m. Ce qu'on dit à une personne, ce qu on lui remet en quelque sorte devant les yeux, pour lui causer du regret ou pour lui faire honte: les critiques font à cet écricuin plusieurs reproches. — Un ho^mb sans REPROCHE, un homme à qui l'on ne p ut rien reprocher : Bayard fut surnommé le Chevalier sans peur et sans reproche. — PI. Procéd. Raisons qu'on produit pour récuser des témoins : il a produit ses reproches, et ils ont été jugés pertinents. — Sans reproche loc. adv. Sans prétendre faire des reproches : sans reproche, soit dit sans reproche, je lui ai rendu plus d'un service.
' REPROCHER v. a. Dire à quelqu'un, lui remettre en quelque sorte devant les yeux, une chose qu'on croit devoir lui causer du regret ou lui faire honte : reprocher à un homme les fautes qu'il a faites. — Rkprocher
UN l'LAJSIR, REPIlOCHEIl U.N BIKNPAIT A OUELQU UN,
lui n mettre devant les yeux un bienfait, un service, un plaisir, pour l'accuser de les avoir oubliés. — Reprocber les morceaux a quelqu'un, l'aire sentir à quelqu'un qu'il mange beaucoup, et paraître y avoir regret : ce n'est pas pour vous reprocher vos morceaux, mais VQUSavezbeaucoup mangé. — Procéd. Kei'Rochkr
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DES TÉMOINS, alléguer des raisons pour récuser des témoins : il reprocha tour: les témoins.
REPROCHEUR, EUSE s. Personne qui reproche.
* REPRODUCTEDR, TRICE adj. Didact. Qui reproduit, qui sert à la reproduction : les orgajies reproducteurs des végétaux.
* REPRODDCTIBILITÉ s. f. Didact. Faculté d'être reproduit : la reproduelibiiité des êtres.
•REPRODUCTIBLE adj. Susceptible de reproauction.
* REPRODUCTIF, IVE adj. Qui produit de nouveau. — Econ. polit. Consommation reproductive, consoramalion qui engendre un nouveau produit par opposition à Consommation improductive.
* REPRODUCTION s. f. Action par laquelle les êtres vivants perpétuent leurs espèces : la reproduction des êtres. — Zool. Se dit des nouvelles parties qui, danscertaiiis animaux, succèdent à celles qui ont été arrachées, muli\ées: la reproduction des pattes d'une écrevisse, de la queue d'un lézard. — Bot. Se dit aussi de tous les moyens naturels et artiliciels qui servent à perpétuer les espèces des plantes, a multiplier les végétaux : les organes de la reproduction.— Action de publier de nouveau certains ouvrages littéraires par un emprunt légitime ou par contrefaçon : l'auteur a interdit la repraduction de son roman.
REPRODUCTIVITÉ s. f. Caractère de ce qui est reproduciif.
* REPRODUIRE v. a. Produire de nouveau :
la plupart des arbres coupés jusque sur la racine, reproduisent un nouveau plant. — Présenter de nouveau, montrer de nouveau: ce plaideur n'a fait que reproduire ses moyens déjà écartés. — Se reproduire v. pr. On a beau détruire cette mauvaise herbe, elle se reproduit toujotirs. — Il commence a se reproduire dans LE MONDE, se dit d'un homme qui s'était retiré de la société, et qui commence à la fréquenter de nouveau.
RÉPROMISSION s. f. (lat. repromissio).
Theol. l'iomesse faite dans les livres saints.
•RÉPROUVABLE adj. Qui doit, qui peut être reprouvé : sa conduite est très réprouvable.
* RÉPROUVÉ, ÉE part, passé de Réprouver.
— Abandonner quelqu'un a son sens uépkouvé, le laisser dans l'erreur, à cause de son obstination.— s. Celui que Dieu a rejeléetmaudit : il a les sentiments d'un réprouvé. ^Fam. Avoir un visage de réprouvé, une figure, une FACE de réprouvé, avoir quelque chose d'effl'rayant, de sinistre dans la physionomie.
•REPROUVER V. a. Prouver de nouveau : on a prouvé et reprouvé cela de cent manières, à cent reprises.
•RÉPROUVER T. a. (lat. reprobare). Rejeter une chose, la désapprouver, la condamner: l'Eglise aréprouvé cette doctrine. — Sedit, en théol., par opfiosition à prédestiner : Dieu réprouva Saùl pour sa désobéissance.
* REPS s. m. [rèpss]. Etoffe de soie très forte qui se fabrique principalement à Lyon : acheter du reps.
REPTATION s. f. (lat. reptation de repère. ramper). Action de ramper.
REPTATOIRE adj. Qui présente les caractères de la reptation.
•REPTILE adj. (lat. reptilis; de repère, ramper). Qui rampe, qui se traîne sur le ventre : animal reptile. — s. m. Se dit, non seulement de tous les animaux qui n'ont point de pieds, et qui rampent efl'ectivement, mais aussi de tous ceux qui ont les pieds si courts, qu'ils semblenlse traîner sur le ventre: les chenilles, le» lézards sont mis au nombre
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des reptiles. Les naturalistes ne l'emploient que pour désigner les animaux vertébrés a sang froid qui respirent par des poumons : les tortues, les lézards, les serpents, les yrenouilies. — Fam. C'est un reptile, se dit d'un homme qui emploie des moyens bas et vils pour s'avancer ou pour nuire. — Encl. On appelle reptiles une classe d'animaux vertébrés formant le chaînon intermédiaire entre les poissons et les oiseaux. Il y a environ 2,000 espèces de reptiles, c'est-à-dire beaucoup moins que d'espèces de mammifères ou d'oiseaux. La plupart sont terrestres: mais quelques-unes (le dragon, par exemple) peuvent se soutenir dans l'air à la façon des polalouches ; le ptérodactyle, espèce éteinte, volait probablemenlcomme les chauves-souris ; d'aulresvivent habituellement dans l'eau, où elles nagent au moyen de nageoires aplaties (tortues) ou d'une queue comprimée latéralement (crocodiles); les amphisténes se creusent des demeures souterraines. Les reptiles présentent tous les degrés de rapidité, depuis l'agilité du lézard jusqu'à la lenteur de la tortue; les uns sont capables de courir sur le sable sec, d'autres de grimper sur les arbres, d'antres de monter sur les surfaces perpendiculaires et lisses. Leurs membres ne sont généralement pas adaptés aux mouvenienls rapides et gracieux ; ils sont courts, presque a angle droit avec l'épine dorsale, et soulèvent à peine suflisamment le corps pendant la locomotion pour empêcher le ventre de traîner sur le sol ; leurs membres antérieurs sont les plus courts, leurs articulations sont constamment fléchies ; leurs pattes ne sont pas propres à la préhension, excepté chez le caméléon ; aussi ne sont-ils pas habiles à disposer des retraites pour eux ou pour leurs œufs. Ils ont naturellement le sang l'ioid, et sont plus nombreux et plus gros dans les climats chauds. Sous l'intluence du froid, ils tombent dans un élat léthargique, et, d'après Humboldt, le crocodile de l'Amérique du Sud éprouve le même phénomène dans le fort de la chaleur des contrées équatcriales. La tortue et le crocodile sont suflisamment protégés contre leurs ennemis ordinaires; le lezards'enfoncerapidementdans un tiou, quelquefois eu sacrifiant sa queue, qui ne tarde pas à repou>ser; les grands boas ont à redouter l'homme seulement. Beaucoup de serpents soutarmés decrochets venimeux, qu'ils n'emploient guère que pour leur défense; quelques-uns sont recouverts d'épines hérissées, comme les phiynosomes et sont ainsi garantis contre les animaux de proie. Les reptiles sont d'une grande utilité en détruisant les insectes et autres animaux nuisibles; certains, comme les tortues, fournissent une nourriture saine et abondante ; d'autres donnent certains produits utiles dans les arts. Ils sont chassés par divers oiseaux de proie (aigles, cigognes, grues, ibis) et par plusieurs maminilères ( ichneumon , pourceau, et petits carnivores); ils sont euxmêmes essentiellement carnivores, et se nourrissent de pioies vivantes qu'ils avalent entières ; cependant les tortues mai ines sont surtout herbivores. — La branche de la zoologie qui traite de la structure et de la classification des reptiles se nomme erpétologie. Linné plaçait dans ses amphibies les reptiles, qu'il caractérisait par trois traits principaux : corps nu ou écailleux, dents aiguës, sans molaires; absence de nageoires à rayons. Il en faisait deux ordres : serpents (sans pieds) et reptiles (avec pieds). Les animaux du premier ordre ont le corps rond, pas de cou distinct ; ils se meuvent par des ondulations du corps, possèdent des mâchoires dilatables et non consolidéeset n'ont ni pieds, ni nageoire?, ni oreilles externes. Les seconds respirent par des poumons et possèdent 4 membres et un simple orfjane sexuel mâle. — Lacépède (l7S8-'9) diviia les reptiles eu quatr* dastes ;
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quadrupèdes ovipares à queue; quadrupèdes ovipai'es sans queue, reptiles bipèd'.'s et serpents: la première renfermait les tortues et les sauriens: la seconde, les g-renouilles et les crapauds; la troisième et la quatrième sont suflisamnient cararttérisées par leurs noms; il reconnaissait seulement 292 espèces. En <"99, Alexandre Bronpniartdivisa les reptiles entre les quatre ordres des chéloniens, des sauriens, des ophidiens et des batraciens. En 1800, Duméril adopta les noms admis par Bronpniart et sépara les batraciens comme un ordre distinct. Daudin (180î-'4) divisa cette classe en quatre ordres, comme Brongniart. Latreille, dans son Histoire naturelle des repti7es (1802), suivit la classification de Lacépède avec quelques légères niodilications; en 1855, il adopta la plupart des divisions et quelques-uns des noms des erpétologistes contemporains, et admit les deux clas>es des reptiles et des ophidiens. En 1798, Cuvier divisa les reptiles, comme avait fait Lacépède en ovipares, quadrupèdes, serpents et bipèdes. En 1817, dans son Régne animal et en 1829 dans la seconde édition du même ouvrage. Cuvier publia un nouvel arrangement basé sur la structure interne et externe, principalement d'après la méthode de Duméril. 11 fait quatre ordres, parmi lesquels les chéloniens, les sauriens et les ophidiens ont un cœur avec deux oreillettes et les batraciens avec une seule oreillette ; les deux premiers ont desmenibres, lestroisièmesn'enont pas; chez les chéloniens, les mâchoires sont sans dents et cornées; chez les sauriens, les mâchoires sont fournies de dents et chaque membre possède quatre ou cinq doigts (crocodiles, lacertiens, iguaniens, geckotiens, caméléonienset lesscincuïdes); chez les ophidiens, la peau est écailleuse comme dans Vanytiis et les vrais serpents, ou nue comme dans les cscilia; chez les batraciens la queue peut manquer ou être longue ; les pieds sont au nombre de quatre ou de deux et les poumous sontavec ou sans branchies coexistantes. Le D'J.-E. Gray publia en 182.Ï un tableau svnoptique des reptiles et des amphibiens de r.\mérique du Nord; dans la première classe, il établit cinq ordres ; 1° eniydo-sauriens ou loricata;i° sauriens; 3° saurophidiens, tels que les scinques et les chalcidiens; 4° ophidiens ou serpents, divisés en groupes venimeux et non venimeux ; et 5" les chéloniens. Il fait une classe à part des amphibies, plaçant parmi eux tousies batraciens, distribués en quatre ordres : anoures, urodeles, sirènes, et apoda ou pseudo-phidieus {cxciliw). En 1831, le même auteur publia un second synopsis avec de courtes descriptions. Oken dans sa Physiophylosophie (société de hay, 1847) donne une classilieation dans laquelle il place les reptiles dans la secocde province des sarcozoaires, quatrième cercle des animaux charnus et onzième classe des myozuaires ou rhinozoaiies. Cette classificaliou procède des reptiles inférieurs (batraciens à queue) jusqu'aux plus élevés (crocodiles). Carus. dans son Analomie comparée (traduction française 1828 el 1834), place les replilesdans son troisième cercle, céphalozoaires. e\, dans la cinquième classe, céphalo-gastrozoaires. Fitzinger publia à Vienne, en 1826, sa JVtue classification der Reptilien, riche en recherches anatomiques el physiologiques; il adopta la classiflcalion de Brongniart, modiliée par Oppel, avec une nombreuse nomenclature de Merrem. Wagler, en 1830, publia à Munich son Système naturel d'amphibiens, basé essentiellement d'après 1 organisation des animaux. 11 établit huit ordres, ainsi qu'il suit: 1° testudines ; 2° crocodiliem; 3° lézards ; 4° serpents ; 6° angues (orvet, etc.) ; 6° cxciUse ; 1" ranse (grenouilles el salamandres); et 8» iciityodes (sirènes , menobrancbes, etc.), à cause de leur forme semblable à celle des poissons. 11 admit 248 genres. Dans l'ordre
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chronologique viendrait ici la classification de Duméril et Bibron, dont l'ouvrage intitulé. Erpétologie générale ou Histoire naturelle complète des reptiles (10 vol. 8°, 1835-'.ï0) est le plus étendu qui aitjamai^été publié sur ce sujet; bien que plusieurs observateurs nouveaux y aient introduit quelques changements, leur classification peut être considérée comme représentant, dans son ensemble, l'état actuel de l'erpétologie. Quand ils commencèrent leur ouvrage en 1835. les matériaux a leur disposition comprenaient environ 830 espèces, nombre qu'ils augmentèrent considérablement. Ils divisèrent les reptiles en quatre ordres : chéloniens ou tortues, sauriens ou lézards, ophidiens ou serpents et batraciens ou grenouilles et salamandres. Le professeur T. -H. Huxley, dans son Introduction à la classification des orîi'maMj; (Londres 1869, réellement antérieur à 1864), donne à la seconde province des vertébrés le nom de sauropsidu ; cette province comprend les reptiles elles oiseaux, parce que l'élroite affinité entre ces deux classes est apparente chez Varchxopteryx. Les reptiles forment la seconde classe de la province, qui comprend cinq ordres, quatre vivants et cinq fossiles : !■> crocodilia; 2° lacertilia, tels que lézards, orvets et caméléons; 3° ophidia ou serpents; 4" chelonia, tortues; les fossiles viennent ensuite; 5" ichtyosauria ; 6° plesiosauria ; 7° dicynodontia ; 8° ptcrosauria; 9" dinosauria. Le professeur Nicholson, dans son Text Book of Zoology (Londres, 1872i, adopte la même classification, employant simplement les noms d'Owen pour les cinquième, sixième et septième ordre de Huxley.
* REPU. OE part, passé de Repaîtbe. —
Substaiitiv. Un repu.
* RÉPUBLICAIN, AINE adj. Qui appartient à la republi ue : youvern' ment républicain. — Qui atiectionne. qui favorise le gouvernement républicain ; mnxiincs républicaines. — Substantiv. Celui qui est passionné pour le gouvernement républicain : c'est un grand, un vrai républicain.— ^-^ Ornith. Passereau du genre tisserin, qui vit en nombreuse société et construit un nid en commun sur un grand mimosa ou sur un aloès. Les républicains ont été trouvés en Afrique par Levaillant.
RÉPUBLICANISER v. a. Rendre républicain; tiaiijloniiLr en république: la France est répuiliC'inisée.
• REPUBLICANISME s. m. Profession d'opinions républicaines.
• RÉPUBLIQUE s. f. (lat. respublica, la chose pub.ique). Gouvernement de plusieurs; état gouverne par plusieurs. Il est opposé à monarchie : se sacrifier, se dévouer pour la république. — La chose publique : le mépris des lois est la peste, le fléau de toute république.
La Tépublique a bien ;iffaife De gens qui ne dépcascnt rieo.
La t'O.ITÀIHI.
— Ensemble de divers Etats qui, sans former une fédération politique, se tienne^nt par des rapports de religion, de civilisation, etc. La RÉPUBLIQUE CHRETIENNE, l'ensemble des Etats chrétiens. La république euhopée.nne, l'ensemble des Etats européens. — La république DES lettres, les gens de lettres en général, considérés comme s'ils faisaient une nation : y a-t-il quelque chose de nouveau dans la république des lettres"! — C'est une petite république, se dit d'une famille, a'une communauté, d'une société nombreuse. — Se dit aussi d'une maison où il y a un grand nombre de ménages. — Encycl. « Il n'y a encore en Europe, que sept Etals constitur's en république (France, Suisse. Andorre, Brème, Lûbeck. Hambouigel Saint-Marin). Mais le continent américain, à l'exceptiondu Canada et do ^("«-Wu';- ■ ■" ■■ = ' exclusivement