REPU
occupé par des républiques. Tôt ou tard, cette forme de gouvernement sera la seule appliquée sur la surface du globe. Ainsi que l'a dit le grand philosophe Kant en 1795, à l'époque oi'i les idées de la Révolulioa française se propageaient en Europe : « La paix « et la liberté ne peuvent être fondées que « par une fédération de peuples, el le gou- « vernement de cette fédératinn ne peut être « que républicain. El pourquoi le gouverne- « nient républicain? Pour deux raisons : « d'abord, parce que le gouvernement répuo blicain est le meilleur de tous, puisque son « principe est adéquat avec le principe de la « morale; c'est la première raison. Voici la « seconde : le gouvernement républicain est H encore le meilleur gouvernement quand il « s'agit d'établir la paix et la liberté, parce « que les peuples ont tous intérêt à la liberté, « tous intérêt à la paix, tandis que les empe- « reurs et les rois ont l'intérêt contraire. » (Kant, Essai sur la paix perpétuelle.) Suivant l'expression si vraie de Jean Macé : « Une ré- « publique, c'est une nation d'hommes; la « monarchie, au contraire, c'est une nation « d'enfants. » En France, la république est aujourd'hui enracinée dans les mœurs, bien plus fortement qu'elle ne pouvait l'être en 1792 et en 1848, el sa stabilité ne semble pouvoir être compromise par aucune révolution, parce que le peuple est plus mûr et plus éclairé. La loi du 14 août 1884, par laquelle l'Assemblée nationale a revisé quelques dispositions de la constitution de 1875, porte que désormais la forme républicaine du gouvernement ne peut faire l'objet d'une proposition de revision.» (Ch. Y.^
RÉPUDIABLE adj. Qui peut être répudié.
* RÉPUDIATION s. f. Action de répudier : la répudiation existait dans l'antiquité. — Jurispr. Action de répudier une chose, d'y renoncer : la répudiation d'un legs. — Fig. Sa conduite parut ta répudiation de ses principes.
' RÉPUDIER V. a. (lat. repudiare). Renvoyer sa femme suivant les formes légales : les Hébreux, tes Romains avaient droit de répudier leurs femmes en certains cas. — Fig. Kejeter, repousser : i/ a répuiié ses principes, lacroyance, la gloire de ses pères. — Jurispr. Répudier une succession, on legs, renoncer à une succession, a un legs.
•RÉPUGNANCE s. f. [gnm\l.]((r. répugner).
Opposition, sorte d'aversion pour quelqu'un, pour quelque chose, à faire quelque chose : j'ai une grande répugnance éprendre ce parti.
♦RÉPUGNANT, ANTE adj. Contraire, opposé : proposition répugnante à la raison, à la foi.
' RÉPUGNER V. n. (lat. repugnare). Etre plus ou moins opposé ; cette nouvelle proposition répugne à la première. — Absol. Cela
RÉPUGNE, IL Y A DANS CE QU'lL DIT QUELQUE CHOSE
QDi RÉPUGNE, Cela so contredit, il y a quelque contradiction dans ce qu'il dit. — Eprouver un sentiment de répugnance : leprince répugnait à cet avis. — Causer, inspirer de la répugnance : cet homme, cette femme me répugne. — Absol. Cela répugne.
* REPULLULER v. n. Renaître en grande quan.ité : les insectes ont repullulé pendant ces grandes chaleurs.
• RÉPULSIF, IVE adj. Phys. Qui repousse: vertu répulsive.
'RÉPULSION s. f. (lat. repulsio) Phys.
Action de ce qui repousse; étai de ce qui est repoussé : l'attraction et la répulsion. — Fig. Dégoût : tout ce que je vois en lui m'inspire de la répulsion.
• RÉPUTATIONS, f. {\at.reputatio). Renom, estime, opinion que le public ad'une personne : c'est un homme d'une excellente répulatio». — Absol., et sans épithète, se prend loujours en
REQU
bonne part : t7 a de la réputation. — Se dit aussi en parlant des choses qui ont le renom d'être excellentes dans leur espèce : tes vins de Bourgogne, de Champagne, les chevaux anglais sont en réputation.
' RÉFUTER V. a. (lat. reputare, compter). Estimer, présumer, croire; tenir pour, compter pour : on le réfutait homme sage. •REQUÉRABLE adj. (fr. requérir). Jurispr. Qui doit être demandé par le créancier, qu'il doit aller ctierclier lui-même; paropposition à Portable, qui doit lui être porté dans un lieu désigné, sans qu'il le demande. Ce terme était surtout usité dans les anciennes coutumes : dans la plupart des coutumes, le cens était ri'qnérablc.
•REQUÉRANT. ANTEadj.Procéd. Qui requiert, qui demande en justice : les parties requérantes. — s. Cest lui qui est le requérant. * REQUÉRIR V. a. (lai. reqnircrc). Se conjugue connue. Icçi/f^rir. Prierde quelque chose: qui est-ce qui vous a requis? — Sommer : je vous prie, et, au besoin, vous requiers de faire telle chose. — Réclamer, demander : requérir aide et assistance. — Procéd. Demander quelque chose en justice : soit fait ainsi qu'il est requis. — Rêquékir un bIïnéfice, s'est dit de celui qui se présentait au coUaleur pour être pourvu d'un bénéfice vacant, sur lequel iiavaitdroit enverlu de ses grades, ou d'un induit, ou du serment de lidélité. — Se dit, fip.. des choses, et sif-'ulfie, demander, exiger : cela requiert célérité, diligence.
REQUESENS (Louis de Zunigay), crand commandeur de Castille, mort à Bruxelles en 1576. Il se signala par son héroïque valeur à la fameuse journée de Lépante (lo71) et fut nommé gouverneur des Pays-Bas.
' REQUETE s. f. Jurispr. Demande par écrit, présentée a qui de droit et suivant certaines formes établies : présenter requête aux juges d'un tribunal, à un tribunal, au président, gtg — Requête qvile, voie extraordinaire, admise dans certains cas déterminés par la loi, pour obtenir qu'un jugement ou un arrêt rendu en dernier ressort soit rétracté : attaquer un jugement pas la requête civile. — Cour de cassation. Section des uequêtes, celle qui statue sur l'admission ou le rejet des requêtes en cassation. — Maîtiie desreqlètes, s'est dit autrefois de magistrats qui rapportaient les requêtes dss parties dans le conseil du roi, présidé par le chancelier. On appelle également aujourd'hui Maîtres des requête^, les magistrats chargés de rafiporter les ali ii res au Conseil d État. — Les requêtes de l'hôtel, tribunal où siégeaient les maitie^ • des requêtes, au Palais; et. Les REQUÈrES du PALAIS, tribunal où l'on jugeait en premien instancelescausesdes privilégiés qui s'y poui voyaient : il se pourvut, en vertu de son commit timus, aux requêtes de l'hôtel. — N'éani a l\ REQUÊTE, loc. farn. qui s'emploie poui exprimer un refus. On dit aus=i, Mettiu NÉANT a la iieouètede QUELQU'UN. — Demande verbale, simple prière ; ayez égard àla requête que je vous fais. — Tel jour, a la requête de telle personne, à la demande, à la réquisition de telle personne. — Législ. « Dans la procédure civile, le mot requête a plusieurs acceptions. Il s'applique le plus souvent à des actes par lesquels on introduit certaines demandes, soit devant un tribunal, soit devant un président, soit devant un juge commissaire. On donne aussi le nom de requêtes à des écritures que les parties en instance se signident respectivement pour se faire connaître leurs moyens et leurs conclusions. — V.B.requéte civile est une voie extraordinaire ouverte dans certainscas aux parties qui ontétéen cause, afin d'obtenir que des décisions judiciaires qui ne sont plus susceptibles d'opposition ou d'appel soient rétractées eu tout ou en partie par
REQU
les juges qui ont rendu ces décisions. Le Gode de procédure donne le détail des cas dans lesquels la requête civile peut être formée. Elle doit être signifiée dans le délai de deux mois (sauf exceptions), à compter du jour de la signification à personne ou à domicile delà décision attaquée. (C. pr. 480 et ; L. 3 mai 186:') i. (Cil. Y.)
* REQUETE s. m. Ton de chasse pour rappeler les i'hipns à soi.
REQUÉTER v. a. Vén. Quêter de nouveau : rcquéter le cerf.
' REQUIEM s. m. [rè-kui-ièmm] (mot. lal. qui commence l'introït de la Messe des morts). Prière que l'Eglise fait pour les morts : chanter un requiem, des requiem. — Messes de requieu, messes qui se disent pour le repos des âmes des morts : messe de requiem exécutée à grand orchestre. — Absol. Messe de requiem en musique : te requiem de .Mozart.
REQUIESCAT IN PAGE loc. lat. Qui signifie : Qu'il repose en paix.
* REQUIN s. m. [re-kain] (du lal. requiem, à cause du danger de mort auquel sont exposés les nageurs qui rencontrent un de ces poissons). Icht. Nombreuse tribu de squales que plusieurs auteurs ont mis au rang de genre distinct et qii'Agassiz a classé dans l'ordre des piagioslomes ou sélachiens avec les raies et les chiraèj'es. Esbcntiellement carnivores, les requins ont les dents tranchantes, pointues elle plnssouventdentelées sur leurs bords; chez eux, comme chez les oiseaux de proie, les femelles sont plus grosses et plus redoutables que les mâles; ils nagent avec une rapidité extraordinaire, en se jouant autour des navires. Ils dévorent n importe quelle matière animale, vivante ou morte; mais en raison de la siluation de leur bouche, fendue en dessous de la tête, ils sont obligés de se retourner sur le dos ou sur le côté pour saisir une proie un peu volumineuse. Plusieurs des espèces les plus petites, reçoivent les nunis de fhicns du mer.
nlgiire (r-\rrhinas \ulgTris).
Chez les requins, la première dorsale se trouve bien en avant des ventrales; et la deuxième dorsale est à peu près vis à vis l'anale. Ils manquent d'évenls; leur museau déprimé a les narines sous son milieu et les derniers trous des branchies s'étundent sur les pectorales. Le requin vulgaire (carcharias vuigaris] atteint jusqu'à 7 ou » m. de long et [lè e environ 50u kilogr. Il est d'un brun cendré eu dessus et blanchâtre en dessous; sa tête est large; sa gueule, énorme, est armée de dents en triangles à peu près isocèles, à côtés rectilignes et dentelés; ce rei(iiin est l'elfroi des navig.iteurs; on le trouve dan? toutes les n;ers. Telle est la force de -es mâchoires que d'un .seul coup il met en deux le corps d'un homme. Sa nourriture ordinaire
REQU
se compose de gros poissons et de matières aninijiles corrompues. Sa phosphorescence le fait briller au milieu des nuits les plus orageuses. Sa peau, très dure et garnie de petits tubercules serrés, est employée pour polir les ouvra;jes en bois, en cuir, eli'. On la confond quelquefois avec la peau de chagrin. La chair du requin est dure et coriace. La faux ou renard (carcharias vulpes) se reconnaît au lobe supérieur de sa queue, qui est nussi long que tout le reste du corps. Il atteint une longueur de H mètres environ. Il attaque sa proie et se défend de ses ennemis en frappant de grands coups de queue. On le trouve dans les mers européennes depuis laMéditerranée jusqu'aux côtes d'Angleterre. Le requin bleu (carcharias glaucus) est une petite espèce qui ne dépasse ijuère 2 mètres de long; il est plus léger et plus élégant que les autres; son corps est d'un beau bleu d'ardoise en dessus et blani-.hâtre en dessous; sa peau est âpre et granuleuse. On le trouve dans loutesles parties du globe.
* REQUINQUER (Se), v. pr. (lal. reconcinnarel. Se dit des vieilles qui se parent plus qu'il ne convient à leur âge : c'est une vieille qui se requinque. On le dit aussi, en général, de tous ceux qui se parent d'une manière affectée. (Fam.)
•REQUINT s. m. Jurispr. féod. La cinquième partie du quint, que l'on payait au seigneur, dans certaines coutumes, outre le quint, quand on vendait un fief qui relevait de sa seigneurie : payer le quint, et requint.
'REQUIS, ISE part, passé de Requérir.
Exii-'e |iar la loi : il a l'âge requis.
RÉQUISITIF, l'VEadj. Gramm. Impératif, qui exi'iime l'ordre ou la demande.
•RÉQUISITION s. f. [ré-ki-zi-si-on] (lat. requisitio). Jurispr. et adm. Action de requérir : à la réquisition d'un tel. — Demande que fait l'autorité publique, de mettre à sa disposition des personnes ou des choses : on a mis tous les chevaux du pays en réquisition. — Législ. « Le mot réquisition signifie, en matière de droit civil, une demande formée par une partie en instance devant un tribunal. En matière criminelle, on désigne I sous le nom de réquisitions les conclusions du ministère public. En matière administralivr, la loi accorde dans certaines circonstances, aux représentants de l'autorité publique, le droit de mettre en réquisition, soit les objets qui leur sont nécessaires, soit les personnes elles-mêmes; et celui qui refuse d obtempérer à ces réquisitions peut être [Kini d'une amende de 6 fr. à 10 fr., en M rtu de l'article 47.5 du Code pénal. Tout eliet de maison peut adresser une réquisition à un officier de police, afin de faire constater un crime ou un délit commis dans sa demeure (G. inst. erim. 49). — Les réquisitions militaires sont autorisées par le ministre de la euerre, en cas de mobilisation totale ou partielle de l'armée, ou en cas de rassemblement de troupes ; et tontes les prestations tournies donnent droit à une indemnité due par l'Etat, sauf lorsqu'il s'agit du logement militaire qui, dans certains cas, doit être lourni sans indemnité. (Voy. Logeuent). Le di'oit de réquisition est en général limité à certaines prestations; mais, en cas de mobilisation, il peut s'appliquer à tous les objets et services dont la fourniture est jugée nécessaire dans riu'érôt de l'armée. Eu ce qui concerne les chevaux et mulets et los voitures attelées nécessaires à la mobilisation, voy. Cheval et Voiture, Les réquisitions 110 peuvent être faites quo parl'aiitorité militaire: elles sont formulées par écrit et signées, et elles sont adressées à la commune en la personne du maire ou de celui qui en remplit les fonctions. Elles doivent mentionner l'espèce et la quantité des prea-
RESC
talions imposées; et il est délivré un reçu des objets fournis. Elles ne doivent s'appliquer qu'aux objets que la commune est en état de fournir, et elles ne dnivnt pas absorber toutes les ressources de? habitants. Le maire, assisté de deux membres du conseil municipal, appelés suivantl'ordre du tableau, répartit les réquisitions entre les habitants en comprenant les antres ronlribuables qui n'habitent pas la commune; et il délivre à chacun un reçu des objets fournis. Le maire peut aussi, avec l'assistance de deux conseillers municipaux, pourvoir directement aux fournitures requises, et, dans ce cas, les dépenses que celte opération nécessite sont imputées sur le budget de la commune, sans qu'il soit besoin d'une autorisation spéciale, et sauf le remboursement à obtenir de l'Etat. Si aucun membre de la municipalité ne se trouve au siège de la commune ou si les prestations ne sont pas fournies dans le délai fixé, l'autorité militaire peut faire d'oftîce la répartition entre les habitants et opérer le recouvrement des prestations, au besoin par la force. Si le maire refuse de pourvoir aux réquisitions laites, il peut être condamné à une amende de 23 à 500 francs. Tout habitant qui n'obtempère pas aux ordres donnés est passible d'une amende qui peut s'élever au double de la valeur de la pre-tation qu'il devait fournir. Pour le règlement des indemnités, lemaire doit, dans le plus bref délai, adresser à la commission départementale nommée par le ministre de la guerre une copie de l'ordre de réquisition qui lui a été notiGé et un élat détaillé comprenant les noms de toutes les personnes qui ont donné des prestations, les quantités fournies par chacune, les prix réclamés et la date des fournitures ou services. Sur les propositions de la commission départementale dont il vient d'être parlé, l'autorité militaire arrête le chiffre de i'indemniteallouée à chacun des prestataires. Lorsque ceux-ci n'acceptent pas les prix Oxés, il doivent faire connaître leur refus motivé au maire, dans les quinze jours de la notification que celui-ci leur à faite des offres de paiement, et la contestation est soumise au juge de paix ou au tribunal de première instance, suivant liraportance de la demande (L. 3 juillet 1877; Décr. 2 août suivant). Tous les actes de procédure et autres relatifs au règlement desdites indemnités sont dispensés de timbre et sont enregistrés gratis quand il y a lieu à cette formalité (L.'lS déc. 18';8). »' (Ch. Y).
RÉQUISITION NAIRE s. m. Soldat appelé par la réquisition.
RÉQUISITIONNER v. a. Mettre en réquisition — V. n. Prononcer un réquisitoire.
"RÉQUISITOIRE s. m. Procéd. Acte de réquisition que fait par écrit celui qui remplit dans un tribunal les fonctions du ministère public : son réquisitoire n'est pas favorable à telle personne, à l'accusé. — Fig. Discours, écrit qui contient une sorte d'accusation contre un homme, contre un parti : son rapport fut un iowj réquisitoire.
RÉQUISITORIAL, ALE adj. Qui tient du
réquisitoire.
REQUISITORIEN, ENNE adj. Qui est propre aux lequisitoires.
REQUISTA, ch-1. de cant., arr. et à oO kil. S. de Kodez (Aveyron); 2,821 hab.
EESACA DE LA PALMA, gorge dans le Texas, à 3 kil. environ du Rio Grande, eu face Matamores. Le 9 mai 1846, 2,0UU soldats des Etals-Unis, commandés par le général Zachary Taylor, y battirent 6,0u0 Mexicains sous le général Arista.
RESARCIR V. a. (lat. resarciré). fiaccommoder : résarcir un vieux pantalon.
• RESCIF. Voy. Récif.
RESÉ
RESCINDABLE adj. [rè=s-sain-].Jurispr. Qui peut èli',' rescindé.
* RESCINDANT s. m. [rèss-sain-J. Prat. Demande lendame à faire annuler un acte, un jugement : par ctt arrêt, on n'a jugé que le
rescinijanl.
•RESCINDER v. a. [rèss-sain-] (lat. rescindei-c). Prat. Casser, annuler un acte, un partage, elc : il a fait rescinder l'obligation, le contrat, le partage, etc.
* RESCISION s. f. frèss-si-zi-on] (lat. rescisio;. Prat. Annulation d'un acte, d'un partage, etc. : action en resci.-'ion. — L'action en rescision a pour but de taire prononcer par les tribunaux l'annulationtotale ou partielle des contrats, dans les cas déterminés par la loi. Nous avons fait connaître plus haut les principaux cas de rescision. (Vov. Dol, Lésion, Obligation, Nuluté, Partage!^ etc.)
* RESCISOIRE s. m. [rèss-si-zot-re] (lat. rescis'inus; de rescindere, rescinder). Prat. Ob.et principal pour lequel ou s'est pourvu, soit contre un acte, soit contre un jugement, et qui reste a juger, quand l'acte ou le juiiement a été annulé : le resAwtant et le rescisoire ne sont pas jugés par le même arrêt. — Adjectiv. Qui donne lieu à rescision : action rescitoire. ■
'RESCOUSSE s. f. (lat. récusons, repris). Reprisedune personne ou d'une chose emmenée, enlevée par force. — Par ext. .Aide. Ne s'emploie guère que dans cette expressioo, -^ la RE.=coussE. au secours, à l'aide : venir à la rescousse de quelqu'un.
* RESCRIPTION s. f. [rèss-kri-psi-on] (lat. rescriptio). Ordre, mandement par écrit que l'on donne pour toucher certaine somme sur quelque fonds, sur quelque personne : on lui a donné une rescri/ition de trois mille francs sur tel banquier. On dit aussi, Ma,"<dat.
* RESCRIT s. m. frèss-kri] (la(. rescriptum). Réponse des empereurs romains aux questions sur lesquelles ils étaient consultés par les gouverneurs de province, les juges, ou par les particuliers dans leurs différends : il y a plusieurs rescrits des empereurs qui font partie du droit romain. — Répon^e du pape sur quelque question de théologie, pour servir de décision ou de loi. On nomme également ce rescrit Bulle ou Mo.mtoire.
' RÉSEAU s. m. [ré-zo] (lat. rete). Petit rets : tenare un réseau. — Ouvrage de fil, de soie, de fil a'or ou d argent, fait par petites mailles, en forme de rets : ses cheveux étaient enveloppés d'un réseau de soie. — Anat. Entrelaceinenl de vaisseaux sanguins, de nerfs, etc : réseau artériel. — (jéolésie. Résead dk tbianglks, ensemble des triangles tracés sur la sur. ace d'un pays pour en avoir la topographie. — RÉsiAU DE CHEiu.N DE FER, ensemble des routes, des chemins de fer qui mettent en communication les principales localités d'un pays : le réseau belge.
* RÉSECTION s. f. [rè-sèk-si-on] (lat. resectio; de r^secare, retrancher). Chir. Ablation d'une partie quelconque des organes au moyen d'un section. — Parlioul. Retranchement d'une des extrémités articulaires d'un os malade, ou d'une portion d'un fragment d'os dans certains cas de fractures compliquées, et surtout lorsque l'e-xtrémité d'un os fracturé fait saillie à travers les chairs.
* RÉSÉDA s. m. [ré-zé-daj (lat. reseda; de resedare, guérir, allujion a de prétendues propriétés médicinales). Bot. Genre de résédacées, comprenant pi usieursespècesd'herbes a ileurs eu paiiicule terminale. L'espèce commune ou réséda odorant (reseda odorata), originaire d'Afrique, est vivace (annuel chez nous], à tiges rameuses, hautes d'environ 2o centim., à fleurs en longs épis d'un blanc verdâtre, douées d'un parfum très
RÉSE
Sî
agréable. Sa variété double est recherchée. La gaude (reseda lutcola), type du genre, à tige dressée, cannelée, à feuilles étroites' et lisses, atteint jusqu'à i m. de haut. On la trouve chez nous dans les endroits secs et pierreux: elle produit une teinture jaune assez solide, dont le principe a reçu de Chevreul le nom de lutéoUne. Le réséda sauvage (reseda lutea), à Ileurs jaunâtres en grappes, se trouve au bord des chemins et dans les lieux arides.
RÉSÉDACÉ, ÉE adj. [-zé-]. Bot. Qui ressemblé au réséda ou qui s'y rapporte. — s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones dialypétales hypogynes, ayant pour type le genre réséda.
RÉSELEDSB s. f. [rè-ze-leu-ze]. Ouvrière en dentelles dont la spécialité consiste à faire le réseau ou tulle qui doit supporter les fleurs.
' RÉSÉQUER V. a. (lat. resecare, couper). Chir. Pratiquer la résection.
RÉSERVATAIRE adj. A qui est attribuée une réserve dans un héritage : personne réservataire. — Siibstantiv. Les réservataires.
•RÉSERVATIONS, f. (lat. reservatio]. Action par laquelle on réserve. Ne se dit guère que du droit en vertu duquel le pape, dans Iss pays d'obédience, se réserve la nomination, la collation de certains bénéfices, lorsqu'ils viendront à vaquer. — Se dit, quelquefois, des droits qu'on s'est réservés dans un acte : sans préjudice de ses autres demandes et réservations.
' RESERVE s. f. Action de réserver : dans ce contrat, il a fait plusieurs réserves. — Sous TOUTES RÉSERVES, foimuleplacée fréquemment à la fin des actes de procédure pour lagarantie de clauses, de conditions dont la stipulation n'est poi iit formellement écrite dans ces actes ; cette formule signilie aussi, sans garantie : te journal publia cette nouvelle sous toutes réserves. — F.AiRE SES RÉSERVES, indiquer que l'on garde un sentiment opposé à certaines choses que l'on ne contredit pas : je vous écoute sans discutr, je fais mes réserves. — Se dit aussi des choses réservées : les réserves de sa terre montent plus haut que ce qui est affermé. — Jurispr. Réserve léGiLE, portion de biens que la loi déclare non disponibles, en les réservant à certains héritiers. On disait autrefois, dans un sens analogue, Réserves coutumiêues. — Guerre. .Armée de réserve, ou simpl.. Réserve, partie de l'armée qu'on laisse dans ses foyers, et qu'onappelle sous les drapeaux quand les circonstances l'exigent : appeler la réserve, une partie delà réserve. Troupes que le chef d'une armée réserve, un jour de bataille, afin de les faire donner quand l'occasion le demandera. Dans ce sens, on dit aussi simpl.. Réserve: lecorps de réserve, eu donnant à propos, a décidé le gain de la bataille. — On appelle également Réserve, dans les villes de garnison, toute garde qui n'a pas de surveillance à exercer et qui est réunie seulement pour attendre des ordres. C'est ce qu'on nomme autrement PiOUET. — Cadre de réserve, cadre sur lequel sont portés les officiers généraux arrivés à un certain âge. — Mar. Un certain nombre de vaisseaux placés hors des lignes, et destinés à secourir ceux qui en ont besoin, ou à remplacer ceux qui sont trop désemparés pour conserver leur poste : ce vaisseau était en ligne, et l'autre était de la réserve. — Chasse, C.antok DE réserve, ou simpl. Réseuve, canton quiesl réserve pour celui a qui la chasse appartient.
Bois DE RÉSERVE, OU Simpl., pÉSERN'E, CautOU
de bois qu'on laisse croître en futaie, et qu'on ne peut couper qu'après en avoir prévenu l'autorité compétente. — fig. Discrétion, circonspection, retenue : cet homme ne parle jamais qu'avec beaucoup de réserve. ^ — .\ LA RÉSERVE DE loc. prépoi. A re.^ceptiou de : il a vendu tous ses biens, à la réserve d^ une
RESA
petite maison. — Sans réserve loc. adv. Sans exception : )7 lui a laissé tons ses biens sans réserve. — En réserve loc. aiiv. A part, de côté : il a mis une forte somme en réserve.
— Législ. « En droit civil, on nomme réserve légale la part de succession dont un héritier, descendant ou ascendant du défunt ne peut être privé par celui-ci. Nous avons fait conconnaître plus haut, d'une manière implicite, en parlant de la quotité disponible, quelle est la réserve attribuée par la loi aux descendants et aux ascendants. (Voy. Quotité). .\joulons ici que la réserve n'appartient pas seulement aux enfants légitimes ou adoptifs, mais que, selon l'opinion de beaucoup de jurisconsultes, les enfants naturels ont aussi une réserve calculée dans la proportion des droits que la loi leur attribue dans les successions de leurs père et raére. (Voy. Succession.) Les réserves de l'armée comprennent la réserve de l'armé active et celle de l'armée territoriale. (Voy. Recrutement.) » (Ch. V.)
•RÉSERVÉ, ÉE adj. Circonspect, discret, qui ne se hâle pas trop de dire ni de faire connaître ce qu'il pense : il faut être fort réservé avec ces gens-là. — Substanliv. Cet homme fait bien te réservé.
' RÉSERVÉ, ÉE part, passé de réserver.
Tout droit réservé. — Cas réservés, péchés dont on ne peut être absous que par le pape ou l'évêque, ou par les prêtres qui ont reçu d'eux un pouvoir spécial. (Voy. aussi Réservé, adjectif.)
* RÉSERVER v. a. (lat. reservare). Garder, retenir quelque chose d'un tout, une chose entre plusieurs autres : il a vendu la propriété de ce domaine, mais il en a réservé l'usufruit.
— Garderune chose pour un autre temps, pour un autre usage, la ménager pour une autre occasion : observez vos conseils pour un moment plus favorable. — Se réserver, v. pr. Se réserver A FAIRE quelque CHOSE, OU DE FAIRE QUEL- QUE CHOSE, attendre, remettre à faire cette chose quand on le trouvera à propos, en temps et lieu -.je me réserve à faire cela en tel temps On dit, dans un sens analogue. Je me réserve pour une autre occasion. — Se réserver la réplique, déclarer qu'on veut réfiliqut-r. On dit de même. L'avocat a prié les juges de lui réserver la réplique, il leur a demandé la permission, le droit de répliquer quand il en sera temps.
* RÉSERVISTE s. m. Homme de la réserve de l'armée active ou de la réserve de l'armée territoriale.
* RÉSERVOIR s. m. Lieu fait exprès pour y tenir certaines choses en réserve. Se dil plus spécialement d'un lieu où l'on amasse des eaux pour les distribuer suivant le besoin en divers endroits, et d'un bassin rempli d'eau dans lequel on conserve du poisson ; il y a un réservoir au-dessus de la fontaine publique.
— Anat. Toute cavité du corps humain, dans laquelle s'amasse un lluide. Lk réservoir des larmes, le sac lacrymal. Le réservoir de l'urine, la vessie. Le réservoir de la bile, la vésicule du fiel. Le réservoir de Pecquet, l'organe où le chyle est conduit par les veines lactées et qui a été découvert par Pecquet. Etc.
RESHID PACHA (Mustapha-Mohamed) [réchidd], homme d'Èlat luic, no en ISO:', mort eu 1858. llavait reçu uneéducation excellente et il occupa successivement d'impoi tantes fonctions. Ministre des allaires étrangères pourla seconde fois, il lit promulguer en 1839 le hatli-shérif de Gulhane, qui donne aux chrétiens l'égalité civile avec les Musulmans, et il négocia la quadruple alliance qui obligea l'Egypte à évacuer les provinces turques. En 1841, il représenta la Turquie à Londres et à Paris, et en 184B il devint grand-vizir. Sa santé l'obligea à se retirer en 1857. Il fut toujours favorable à la paix, et contraire à la polygamie.