‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 84 sur 639 · RÉSI · texte numérisé non relu

RÉSI

RESHT ou Reshd [reihtti, ville de Perse, capitale de !.i province de Ghilan, à 2:J0 kil. N -0. de Teliéran:oO.O()Ohab. environ. Grand commerce de soie, de braderies, de fruits, de poissons: sa prospérité décline cependant en partie par suite des fréquentes visites du choléra. Elle a pour port Eiizeli, à l'entrée du golfe de Murd-ab, sur la mer Caspienne. La Perse et la Russie y signèrent des traités de paix en 1729 et en 1732.

* RÉSIDANT, ANTE. adj. (lat. residens) Qui réside, qui demeure : le lieu oit il est résidant, oit elle est résidante. (Voyez aussi Résident.)

* RÉSIDENCE, s. f. Demeure ordinaire en quelque ville, en quelque lieu, en quelque pays: il fait sa résidence en tel lieu. - Séjour actuel et obligé d'un évêquc, d'un magistrat, d'un préposé, etc., dans le lieu où ils exercent leurs fonctions : ce magistrat 7ie peut faire un voyage, à cause de la résidence à laquelle ses fonctions l'obligent. — Lieu de la résidence ordinaire d'un prince, d'un seigneur : celte ville estla résidence du prince. — Emploi d'un résident auprès d'un prince : je demande telle résidence.

' RÉSIDENT s. m. Celui qui est envoyé de la part d'un souverain vers un autre pour résider auprès de lui, et qui est moins qu'un ambassadeur, mais plus qu'un agent : le résident de France à Genève. On dit aussi Ministre résident : /{/ femme du résident s'appelle madame lu résidente.

' RÉSIDER V. n. [ré-zi-dé] (lat. resedere) Faire sa demeure eu quelque endroit : il est ie telle ville, mais il réside ordinairement à Paris. — Là résident l'innocence et la paix. — Toute l'autorité réside dans la personne d'un tel, il a toute l'autorité. — Cet homme

CROIT QUE toute LA SAGESSE, TOUTE LA SCIENCE, TOUT LE BON SENS RÉSIDE DANS SA TÈTE il CrOil

être le seul sage, le seul savant, et avoir tout le bon sens en partage. - Consister : la question, ta difficulté réside en ceci. - Se dit absol. d'un evèqiie, d'un bénéficier qui demeure dans le lieu de son diocèse, de son bénéfice: les évéques doivent- résider.

* RÉSIDU s. m. Comm. Le restant :pour le résidu, nous en comjioserons. On dil mieux Reliquat. — Arith. Nombre qui reste d'une division : le résidu de celte division est treize. On dit plus ordinairement. Le reste. — Chim. Ce qui reste d'une ou de plusieurs substances soumises à l'action de divers agents : les cendres, traitées par l'eau bouillante, abandonnent la potasse et laissent un résidu qui sert d'engrais.

RÉSIDUEL, UELLE adj. Qui est de la nature des résidus.

" RÉSIGNANT s. m. [gn mil.] Celui qui résigne un uflice ou un bénéfice à quelqu'un : /(( résignation n'eut pas lieu, parce que le résignant mourut avant qu'elle fiit admise.

' RÉSIGNATAIRE s. m. \gn mil.] Celui à qui on a résigné un office ou un bénéfice : le résignant et le resignataire.

•RÉSIGNATION s. f. [gn mil.] (lat. resignatio). Juiis|ir. Abandon en faveur de quelqu'un : il a fait cession et résignation de tousses droits à son frère. — Démission d'un office, d'une charge; mais en ce sens, il a vieilli. — Juiispr. canon. Démission d'un bénéfice dans les mains du collateiir ou du pape : résignation pure et tiimple. — Fig. Soumission à la providence, à la volonté de Dieu : il est mort avec une résignation très édifiante. — Soumission à son sort, à son malheur : il a subi sa disgrâce, son exil avec résignation.

' RÉSIGNER V. a. [gn mil.] (lat. resignare). Se déiijillre d'un office, d'un bénéfice en faveur de quelqu'un : résigner un office, un bénéfice, une cure à quelqu'un. Employé absohiiiif nt, )1 s'entend ordiiuiircment d'un béné-

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fine : il est mort sans résigner, sans avoir résigné. — RÉSIGNER SON AME A DiEU, remeHre son finie entre les mains de Dieu. — Se résigner, V. pr. S'abandonner, se soumettre : je me résigne à la volonté de Dieu.

•RÉSILIATION s. f.[re-zi-li-a-si-on] Jurispr. Résolution, annulation d'un Rcle: la résiliation d'un bail, d'un contrat. — Législ. « La résiliation, autrement dille résiliement ourésiliment d'une convention, s'opère par le consentement mutuel des parties ; tandis que la résolution d'un contrat est la conséquence d'une condition résolutoire stipulée, ou s'obtient en justice par suite de l'inexécution des engagements pris par l'une des parties. (Voy. Résolutoire.) Les actes portant résiliation de ventes, etc., ne sont soumis qu'à un droit fixe d'enregistrement de 3 fr. en principal, lorsqu'ils sont faits en la forme authentique, dans les 24 heures de la date des actes résiliés (L. 22 frimaire an Vil, art. 6S, n»40). Les résiliations de baux ne sont aussi assujetties qu'au même droit fixe. Les actes de résiliation contenantrélrocession sontsoumis aux droits proportionnels applicables aux ventes ».

(Gh. y. )

•RESILIEMENT ou Résilîment, synon. de Résiliation.

• RÉSILIER V. a. fré-zi-li-é] (lat. resilire). Casser, annuler un acte : les juges ont résilié ce contrat.

• RÉSILLE s. f. [-ZI-; Il mil] Sorte de coiffure espagnole, espèce de filet ou de réseau qui enveloppe les cheveux.

RESINA (anc. Retina), ville d'Italie, à 10 kil. S.-E. de iNaples; lC,13:i hab. Elle occupe une grande partie de l'emplacement d'Herculanum, et c'est en creusant un puits à Résina, en 1709, qu'on découvrit celte cité. On part généralement de Résina pour faire l'ascension du Vésuve. Dans le voisinage, on récolte le vin de lacryma-Christi. Onsupposequel'ancienne Retina était le port d'Herculanum.

• RÉSINE s. f. [ré-zi-ne] (lat. résina). Matière inflammable, grasse et onctueuse, qui suinte, qui découle de certains arbres, tels que le pin, le sapin, le mélèze, le lentisque, le térébinthe, etc. : il y a des résines plus liquides, d'autres plus sèches. — Particul. Celle qui sort des pins et des sapins: unpain de résine. — Encycl. Le nom de résine est donné à des principes similaires qui existent dans presque toutes les plantes et qui apparaissent à la surface de beaucoup d'entre elles sous forme d'exsudation; ce nom désigne aussi le suc concréfié et oxydé de plusieurs espèces de conifères et d'autres arbres. Certaines familles de plantes produisent la résine en grande abondance; elle est donnée en plus petite quantité par un nombre de plantes très considérable, et exsude, soit spontanément, soit d'entailles pratiquées dans le végétal. Elle apparaît sous la forme d'un liquide visqueux qui se compose de la résine dissoute dans l'huile essentielle de la plante. On divise d'ordinaire les résines en plusieurs classes : 1° Résines qui exsudent des plantes spontanément, ou par les incisions à la tige et aux branches, et qui durcissent à l'air. Celte classe comprend les résines qui contiennent de l'acide bcnzoïque ou cinnamique, telles que le benjoin, le storax, le baume du Pérou ou de lolu, et d'autres qui n'en contiennent pas, comme l'assa-fœtida, le copahu, le copal, la laque, le mastic et la térébenthine commune, i" Les résines fossiles oxydéi;s, telles que l'ambre, et autres qui se rencontrent dans les couches de houille ou de lignite. 3° Les résines extraites des plantes parle moyen de l'alcool, telles que les résines de cubèbê, de buchu et de squilles. En général, les résines sont des corps solides, k cassures vitreuses, friables, et facilement pulvérisables lorsqu'elles sont froides. Leur

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