RESP
respirer un moment. — Kespirer après quel- Oiii CHOSE, souhaiter quelque chose avec passion, avec ardeur [elle respire après le retour de son fils. — V. a. Respirer un bon air, un air corrom/iu. — Fig. Annoncer, exprimer, témoigner vivement : dans eetlemaison, tout respire la piété, la joie, la vertu. — Désirer ardemment : )■/ ne respire que la vengeance.
•RESPLENDIR v. n. Briller avec grand éclat : /.( nuit était belle, la lune res}dendissait.
• RESPLENDISSANT, ANTE adj. Qui resplendit : tout ri siitendissant de lumière.
• RESPLENDISSEMENT s. m. Grand éclat formé par l'expaiiiion, par la réflexion de la lumière : ce grand amas de lumière formait un resiilendissement merveilleux.
RESPONSABILISER v. a. Rendre responsable.
• RESPONSABILITÉ s. f. Obligation de répondre de ses actions ou de celles des autres, d'être garant de quelque chose : la responsabilité des ministres. — Législ. • La responsabilité civile est l'obligation lé;:ale incombant à toute personne de réparer les dommai-'esqui ont été causés : soit par son propre fait, soit par sa négligence ou son imprudence, soit [lar ses écrits ou ses paroles, soit par le fait des personnes ou des choses dont elle a la f;arde, à moins qu'elle ne prouve que sa vigilance n'a pas fait défaut, soit par les animaux qu'elle a chez soi ou dont elle se sert, soit par les bâtiments, arbres, etc., dont elle est propriétaire, lorsque le dommage est arrivé par défaut d'entretien ou vice de construction et non par force majeure (C. civ. 13S2 et s.; C. comm. "il6 et s., 221 et s.; etc.) (Voy. Avarie, Diffamation, Dommage, QuasioiLiT, Solidarité, etc.) Lorsqu'un accusé est acquitté par une cour d'assises, il peut être néanmoins condamné aux dépens et à des domn ages-intérêts, s'il y a eu faute ou imprudence commise; mais l'arrêt doit alors établir qu'il y a eu faute (Cass. l"juin 188-3,affaire Ballerich). — [.a responsabilité pénale, est encourue par toul.e personne qui acommis volontairement un fait qualifié crime, délit ou contravention. En outre, quiconque, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou inobservation des règlements, a commis involontairement un homicide ou en a été involontairement la cause, est puni de l'emprisonnement pendant trois mois à deux ans et d'une amende de .50 à 600 fr. S'il n'est résulté du défaut d'adresse ou de précaution que des bles-ures ou des coups, le coupable est puni de six jours à deux mois d'emprisonnement et d'une amende de 16 à 100 fr., ou
I de l'une de ces deux peines seulement(C. pén. 319, !!20). Il ne peut y avoir responsabilité pénale, lorsque l'auteur du fait est un indi-
' vidu inconscient, ou lorsqu'il a été contraint par une force à laquelle il n'a pu résister (id.64). — La responsabililé des patrons envers leurs ouvriers est encore régie en France par les principes généraux du droit; et l'ouvrier qui, ayant été victime d'un accident dans son travail, invoque la responsabilité du patron, doit prouver que la faute est imputable à ce dernier. Dans plusieurs pays d'Europe, notamment en Allemagne, cesl au patron à prouverquelafauteestcelledel'ouvrier, autretrementil est déclaré responsable, ce qui est contraire à l'équité. — La responsabilité des communes s'appliqueaux dégâts et dommages résultant des crimes ou délits commis à force ouverte par des attrou| cments ou rassemblements suit envers les personnes, soit envers les propriétés. La commune échappe a celte responsabilité : 1" lor-squ'clle peut prouver que toutes les mesures qui étaient in son pouvoir ont été prises à l'ell'et-de prévenir les attroupements, et d'eu faire connaître les auteurs; 2"> lorsque la police locale et la force armée ne sont pas a la disnosition ='^ la inunicipa-
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lité, ce qui a lieu à Paris, à Lyon, et dans les coniiniiiH^s où l'état de sièiie a élo d.'claré; 3° lorsque Ips donima<res causés sont le ré- ?ullat d'un fait de guerre. La commune déclarée responsable peut exerier son recours contre les auteurs et complices du désordie. Les dommapes-intérèts que la commune a été condamnée à payer sont répartis entre tous les habitants domiciliés dans ladite commune, en vertu d'un rôle spécial formé sur ceux des quatre contributions directes. (L. 5 avril 188t. art. 106 à lO'Jj. Larespotisabililé ministérielle est l'une des conditions essentielles du gouvernement parlementaire. En vertu de la loi constilulionnelle du -5 fév. 1S7.T, les minislressonl solidairement responsables devant les Chambres de la politique générale du gouvernement, et individuellement de leurs actes personnels. C'est pourquoi chacun des actes émanant du président de la Républi(|iie doit être contresifiné par un minisire. Le président n"esl lui-même leponsable que dans le cas de haute trahison. La loi du 16 juillet 187.T porte que les ministres peuvent être mis en accusation par la Chambre des députés pour crimes commis dans l'exercice de leurs fonctions; et, dans ce cas, ils sont jugés par le Sénat. Us sont en outre responsables comme ordonnateurs- lorsqu'ils ont autorisé une dépense sans qu'un ci-édil préalable ait été ouvert par une loi. Aux termes de l'article 9 de l'une des lois de finances du l.ï mai 1850, toute dépense non créditée ou portion de dépense dépassant le crédit alloué est laissée a la charge personnelle du ministre contrevenant. » (V. S.)
■ RESPONSABLE adj. Qui doit répondre de ses propres actions ou de celles des autres, qui doit être garant de quelque chose : dans l'administration du royaume, tout fonctionnaire est responsable.
* RESPONSIF, IVEadj. Palais. Qui contient une réponse : mémoire responsif.
* RESSAC s. m. [re-sak]. Mar. Retour violent des vagues vers le larire, après qu'elles ont frappé avec impétuosité une terre, un obstacle.
* RESSAIGNER v. a. Saigner de nouveau : ona ressuig})é le malade. — v. n. Se dit en parlant du sang qui coule de nouveau, qui recommence à couler: maplaie ressaigne.
' RESSAISIR v. a. Reprendre ; se remettre en possession de quelque chose :;e ressaisirai ce meuble partout où il se rencontrera. — Se ressaisir v. pr. Je me suis ressaisi de mes effets.
■ RESSASSER v. a. Sasserde nouveau: ressasser de la farine. — S'emploie, flg. et fam., en parlant des atfaires, des comptes, et signilie. examiner, discuter de nouveau : ce procès a été sassé et ressassé. — Ressasser u.\ OUVRAGE, l'examiner avec soin, pour en découvrir jusqu'aux moindres défauts : j'ai ressassé cet ouvra'je, et j'y ai trouvé peu de défauts. — Ressasser quelqu'un, ressasser la CONDUITE DE QUELQU'UN, examiner avec soin la conduite de quelqu'un, pour voir si elle n'a rien de blâmable : onia bien sassé et ressassé. On disait autrefois. Ressasser les gens d'affaires, LES traitants, faire des recherches contre eux. — Il ne fait que ressasser les mêmes choses, se dit d'un homme qui cause de l'ennui, en revenant toujours sur les mêmes idées.
* RESSADT s. m. fre-sô]. Archit. Saillie, avance que forme quelque partie, en oehoi s d'une ligne ou d'une su.iace : ientaonucnt de cet édifice a des ressauts au-dessus de chaqu-- colonne. — Passage brusque d'un plan horizontal à un autre. Cb limon d'escalier rAiT RESSAUT, il s'abaisse de distance en disl.ii.oe par une ligne verticale.
' RESSAOTER v. n. Sauter de nouveau :
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il sautait et ressnntait par-dessus la corde. — Archit. Se dit des partie-: qui font ressaut, qui ont des ressauts; et, dans celle acception, il est toujours neutre : entabUmenl, corniche qui ressaiite. — v. a. Ressauter un fossé.
RESSEGUIER (Jules, comte de), écrivain français, né à Toulouse en 1789. mort en I8i0. Il a laissé [ilusieurs romans : Aliiuiiia ^1S38), les Prisons pnétifiues, etc.
* RESSEMBLANCE s. f. [re-san-]. Rapport, conl'nrmiie entre des personnes, entre des choses : il y a grand'' rissem' lance entre ces diiix choses, entre ces deux personnes. — Peint., Sculpl., etc. Confiirinilé cuire rimitation de l'objet et l'objet imité : il n'y n guère de ressembiancc entre la copie et l'ori jinal. — Se tromper a la ressemblance, prendre pour la même cho~e on pour la même personne deux choses ou deux personnes i|ui se ressemblent.
— Ce fils est la vraie ressemiîlance de son
PÈRE, c'est TOUTE SA RESSEMBLANCE, il y 3 beaucoup de ressemlilance entre eux : j'ai d'abord reconnu votrr fils, c'est toute votre ressemblance.
* RESSEMBLANT, ANTE adj . Qui ressemble -.porlriut rcfsemi'lant. — Voila deux hommes bien ressemblants, qui se ressemblent beaucoup.
* RESSEMBLER v. n. Avoir du rapport, de la conlorinilr avec quelqu'un, avec quelque chose : ce fils risscmhle à son père. — Se dit parlicul., Ue ce qui olfre rimitation exacte d'un obiet : ce portrait vous ressemble peu, vous ressemble beaucoup. — Cela ne ressemble A RIEN, se dit quelquefois, eu bonne part, d'une chose d'un goût original et nouveau ; et plus ordinairement en mauvaise part, d'une chose, d'un goût bizarre et très mauvais. Cela RESSEMBLE A TOUT, sc dit Quiic chose Commune, qui n'a point de caractère propre. CixA NE SE RESSEMBLE PAS, sc dit de deux choses tort différentes. — Je n'ai pu croire telle
CHOSE DE vous, CF.LA NE VOUS RESSEMBLE PAS,
cela n'est pas conforme à votre caractère, à votre manière de penser, d'agir, à tout ce que l'on connaît de vous. — Ce peintre, ce MUSICIEN, etc., SE RESSEMBLE, il sc copie luimènie, et ne met point assez de variété dans ses ouvrages. — Prov. Les jours se suivent, ET NE SE RESSEMBLENT PAS, la Vie est mêlée de liiens et de maux. — Prov. On se ressemble UE plus LOIN, se dit en parlant de parents proches, qui ont un air de lamille, ou les mêmes inclinations. — Prov. Ces deux personnes se
RESSEMBLENT COMME DEUX GOUTTES d'EAU, ellesse
ressemblent pariaitement.. — Prov. Qui se RESSEMBLE s' ASSEMBLE, les personnes de même caractère, de même goiit.se recherchent niutuellemenl. 11 se prend souvent en mauvaise part.
•RESSEMELAGE s. m. Action de ressemeler, et résultat de cette action : faii'e un ressemelage.
' RESSEMELER v. a. Mettre de nouvelles semelles a une vieille chaussure : ressemeler des souliers.
* RESSEMER v. a. Semer de nouveau : il faut ressemer des pois dans ce champ.
* RESSENTI, TE part, passé de Ressentir.
— Se dit, en termes de Peint, et de Sculpt. des formes, des traits, des touches auxquelles l'artiste a donné du caractère et de la force : les muscles bien ressintis provcnt la connaissance de i'anatomie dans l'artiste, un fiesiin ferme et ressenti; l'Hercule Farnése a des formis ressenti s.
* RESSENTIMENT s. m. |[re-san-]. Faible allaque, l'aibie renouvellement d'un mal qu'on a eu, d'une diuleur quoii a ressentie: il n'est pus encore délivré de sa fièvre, il en a quelques ressentiments . — Souvenir qu'on garde des Injures, avec désir de s'en venger: on lui a fait une cruelle injure, il ne pourra contenir son ressentiment.
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* RESSENTIR v. a. Sentir, éprouver : U a
ressenti celte nuit des douleurs de colique. — S'emploie aussi au sens moral : il a ressenti vivement la perte de son ami.
Je ressens toul le prix d un pareil sacrifitc.
CoLLiN d'Hablbvillb. L'Inconstant, acte I"', se. rn,
— Se ressentir v. pr. Sentir quelque reste d'un mal qu'on a eu : il a eu vingt accès de fièvre quarte, il s'en ressent encore. — Eprouver les suites, les conséquences fâcheuses, riiifluence nuisible de quelques chose ; il se V'-ssentira toni/temps des débauches de sa jeunesse. — Se prend quelquefois en bonne part : si je fais une grande foi tune, mes amis s'en ressentiront. — Se ressentir d'une injure, s'en souvenir avec amertume, être disposé à s'en venger : je me ressentirai de l'injure que vous m'avez faite; je m'en ressentirai. On dit, dans le sens opposé, Il m'a fait un mauvais tour, mais il s'en ressentira, il m'a fait un mauvais tour, mais il en sera puni.
RESSERRE s. f. Lieu oti l'on resserre quelque chose.
* RESSERRÉ. ÉE part, passé de Resserrer.
— Ahsul. Etre resserré, être constipé.
* RESSERREMENT s. m. Action par laquelle une chose est resserrée : le resserrement desporis arrête la transpiration. — Fig. Le resserrement de l'argent, elfet de la crainte que les capitalistes éprouvent dans un temps de discrédit, et qui les empêche de pièter leur argent : cet édit bwsal causa un grand ressernmenl d'argent.
' RESSERRER v. a. Serrer davantage ce qui s'esi lâché : resserrez- ce cordon, cette jarretière, cette ceiniure. — Fig. Cet événement n'a servi qu'a resserrer les nœuds, les liens DE LEUR amitié, n'a servi qu'à rendre leur amitié plus étroite. — Fig. Rendre moins étendu, renfermer dans des bornes plus étroiles : resserrer le pouvoir dans ses justes limites. — Cette place est fort resserrée, est RESSERRÉE DE TRÈS PRÈS, Ics assiégeants l'entourenl, il est fort difficile d'y faire entrer des vivres, des secours, et d'en Caire sortir des troupes, des bouches inutiles. On dit dans un sens anal.. Cette garnison est fort resserrée. — Ce pays est fort resserré par la MER, il n'a pas d étendue à cause du voisinage de la mer. — Resserrer un prison.nier, l'enfermer dans un lieu où il ait moins de communication avec le dehors, le garder plus exactement : il a pensé à se sauver,e'est pour cela qu'on le resserre. — Se dit aussi, fig., en parlant des ouvrages d'esprit, et signilie, abréger : il faut resserrer cet ouvrage. — Remettre une chose dans le lieu d'où on l'avait tirée, et où elle était renfermée : resserrez ce papier dans votre bureau. — Rendre le ventre moins libre, mains lâche ; les cormes, les néftes, les coings, resserrent le ventre, ou simplement, resserrent. — Le frais resserre les PORES, il les rend moins ouverts, il les rétrécit. — Se resserrer v. pr. Etre resserré. Ce pays, ce terrain se resserre, il devient moins étendu, il se rétrécit vers telle partie. Pour