‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 89 sur 639 · ME RESSERRER DANS DES LIMITES PLUS ÉTROITES, JE · texte numérisé non relu

ME RESSERRER DANS DES LIMITES PLUS ÉTROITES, JE

NE PARLERAI QUE DE... pouT être plus bref, je ne parlerai que de... Le ventre sr resserre, il devient moins libre, moins lâche. Les pores SE RESSERRENT, ils deviennent moins ouverts.

— F'iii. et fam. Dans un temps de disette, chacun SE RESSERRE, chacun retranche de sa dépense. Dans UN temps de discrédit, l'argent se

RESSERRE, LES BOURSES SE RESSkRRENT, On Craint

de prêter son argent. — Fig. Le temps se RESSERRE, il devint plus froid.

RESSONS-SUR-MATZ, ch.-l. (Je cant., arr.

et a I6kil. iN.-iS.-O. de Compiè^ne (Oise); 92.Ï hah.

* RESSIF s. m. Récif.

•RESSORT s. m. [re-sor]. Pbys. Propriété par laquelle les corps pressés, piiés 0'-

RESS

tendus se rétablissent d'eux-mêmes dans leur premier étal : les corps à ressort. — Faikr bkssoRT, se dit d"iin corps qui, cessant d'être comprimé ou tiré, se remet dans le premier état où il était : l'air fait ressort. — Morceau de fer, de cuivre, d'acier, ou d'autre matière qui est fait et posé de façon qn'il se rétablit dans sa première situation, quand il cesse d'être comprimé : les ressorts servent à divers usages dans les machines, et principalement à faire mouvoir une pièce en réagissant sur elle.

— Cette personne ne se remue que par ressort, elle n"a rien de naturel dans ses manières, tous ses mouvements sont étudiés et contraints. — Fip. Cette personne .n'agit que PAR ressort, elle n'agit que par le conseil, par l'instigation d'autrui, et selon qu'elle est poussée. — Fig. Activité, force, énercie : donner du ressort à l'estomac, aux fibres, etc. — Moyen dont on se sert pour faire réussir quelque dessein, quelque affaire : il fait mouvoir toutes sortes de ressorts pour venir à ses fins.

— Faire JOUER tops ses ressorts, employer tout son pouvoir, tous les moyens dont on peut disposer.

* RESSORT s. m. Etendue de juridiction : cette terre était du ressort du parlement de Paris. On dit aussi, I'Etendle d'un ressort. — Juger en dernier ressort, Juger souverainement et sans appel. On dit quelquefois par opposition, Juger en preïiier ressort. On dit aussi, Jugement en premier ressort, en dernier ressort.— Parext. Cela n'est pas démon ressort, il ne m'appartient pas d'en juger. Cela

E>T DU ressort DE LA THÉOLOGIE, DE LA JURIS- PRUDENCE, etc., c'est à la théologie, à la jurisprudence, etc., à traiter de celte matière, à en décider.

* RESSORTIR V. n. Je ressors, tu ressors, il ressort; nous ressortons, vous ressortez. ils resortent. Je ressortais, etc. Ressortant. Ressorti, ie. Sortir de nouveau, après être déjà sorti. OU sortir après être entré : il est sorti ce matin, et il est ressorti deux heures après. — Se dit, fig., des choses que leur opposition avec d'autres rend plus frappantes, plus saillantes : cette broderie bleue ressort bien sur ce fond jaune. — Fig. Les ombres fo.nt ressortir les LUMIERES, de légers défauts semblent faire ressortir davantage d'heureuses qualités.

* RESSORTIR v. n. Je ressorlis, tu ressorlis, il ressortit; nouiressorlissons, voiisressorlissez, ils ressortissent. Je ressortissais, etc. Ressortissant, ressorti, ie. Etre du ressort, de la dé()endance ou de la compétence de quelque juridiction : tes tribunaux de première instance ressortissent àteurs cours d'appel respectives.

•RESSORTISSANT, ANTE adj. Qui ressortit : les trihunaux de plusieius provinces étaient ressortissants au parlement de Paris.

' RESSOUDER v. a. Souder de nouveau, refaire une soudure : ressouder une cafetière de fer-blanr.

' RESSOURCE s. f. Ce qu'on emploie, ce à quoi on a recours dans une exlremité fâcheuse, pour se tirer d'embarras, pour vaincre des diflicullés : il est sans ressource dans son malheur. — Ce cbeval a de la ressource, après une longue fati^'ue, on lui trouve encore de la vigueur. — U.N homme de ressource,

PLEIN de ressource, QUI A DES RESSOURCES DANS

l'esprit, un homme fertile en expédients, en moyens de réussir, pour lui et pour les autres. Une ville de ressource, une ville où l'on trouve facilement tout ce dont on a besoin ou envie. — Fam. Faire ressource, se procurer un moyen de raccommoder, de rétablir ses affaires : il avendu ses tableaux pour faire ressource. — Les ressources d'une langue, les moyens qu'elle offre à l'écrivain pour rendre sa pensée.

* RESSOUVENIR (Se) v. pr. Se souvenir d'une chose, soit qu'on l'eût oubliée, soit

REST

qu'on en ni' conservé la mémoire .je ferai ce queje poirr ''i pourm'en ressouvenir. — Considérer, faire .itlention, faire réflexion : ressouvenez-V(m< que celui qui vous parle est te fils de votre wii/leur ami. — Par manière de menance. Je m'en ressouviendrai quelque jour, le m'en veni^erai. Vous vous en ressouviendrez tOt 00 TARP. vous en serez puni. — S'emploie quelquefois comme verbe impersonnel : à présent, il m'en ressouvient.

' RESSOUVENIR s. m. Idée que l'on conserve ou que l'on se rappelle d'une chose passée : il y a longtemps queje n'ai oui parler de celte affaire, il m'en reste seulement un léger ressouvenir. — Sentiment d'une douleur qui se renouvelle ; il y a des maux dont on n'est jamais si bien guéri, qu'il n'en reste quelque ressouvenir, des ressouvenirs.

•RESSUAGEs. m. Action, état d'un corps qui ressue. — Métall. Opération, autrement appelée Liquation, qui consiste à séparer l'argent contenu dans le cuivre, en faisant fondre l'alliage avec une certaine quantité de plomb : fourneau de ressuage. (Voy. Liquation.)

•RESSUER V. n. Se dit des corps qui rendent et laissent sortir leur humidité intérieure : il faut laisser ressuer tes plâtres. — Métall. (Voy. Ressuage.)

' RESSUI s. m. [ré-sui]. Vén. Lieu où les bêtes fauves et le gibier se retirent pour se sécher, après la pluie ou après la rosée du matin.

RESSUIEMENTs. m. [ré-]. Action d'essuyer de nouveau.

RESSUSCITABLE adj. [ré-su-si-]. Qui peut

être ressuscité.

RESSUSCITATION adj. [ré-su-si-]. Action de res5u<iiier.

* RESSUSCITER v. a. Ramener de la mort à la vie : Noire-Seigneur ressuscita Lazare. — Prov. et par exag. Cette liqueur, cette essence, CE VIN SERAIT CAPABLE DE RESSUSCITER UN

MORT. — Par est. Ce remède l'a ressuscité, il l'a guéri d'une maladie qui paraissait désespérée; et fig. Cette bonne nouvelle l'a ressuscité, elle l'a tiré du chagrin morlel où il était. — Renouveler, faire revivre : il a ressuscité un vieux procès. — v. n. Revenir de la mort a la vie : Notre-Seigneur ressuscita le troisième jour.

RESSUSCITEUR s. m. Celui qui ressuscite.

* RESSUYER V. n. [ré-sui-ié]. Sécher : il faut laisser ressuyer ce mur. — Se ressuyer V. pr. Se ressuyei' au soleil.

* RESTANT, ANTE adj. Qui reste : il est le seulrestant de cette famille. — Poste restante. (Voy. Poste.) — s. m. Ce qui reste d'une plus grande somme, d'une plus grande quantité: je vous payerai le restant avec les intérêts. On dit plus ordinairement, Le reste.

" RESTAUR s. m. Comm. mar. Recours que les assureurs ont les uns contre les autres, suivant la date de leur as>urance, ou contre le maître, si l'avarie provient de son fait. (Vii'ux.) (Voy. Ristorne.)

* RESTAURAN'T, ANTE adj. Qui restaure, qui répare les forces : remède restaurant. — s. m. C'est un bon restaurant que le vin, le bouillon. — Consommé fort succulent, pressis de viande : on lui a donné un restaurant. — Par ext. Etablissement d'un restaurateur : on vient d ouvrir un nouveau restaurant dans celle rui-.

' RESTAURATEUR, TRICE s. Celui, celle qui répart-, qui relalilit. iNe se dit guère, au propre, qu'en pariant des villes et des monuments publics : cette ville avait été ruinée, ce prince l'a rétablie, il en a été le restaurateur. — s'emploie plus ordinairement au sens moral : ce prince est le restaurateur des belles-

REST

lettres, des arts. — Traiteur chez lequel on trouve à toute heure des aliments dont l'espèce et le prix sont indiqués sur une sorte de pancarte, et qui se servent par portions : aller diner chez le restaurateur.

' RESTAURATION s. f. Réparation, rétablissemeni : la restauration d'un monument public.

— S'emploie souvent au sens moral : ta restauration de l'Etat, des belles-li'ltres. de la discipline.— Archil. Travail fait d'après un édifice antique, pouren rétablir les parties qui n'existent plus : la restavration des principaux monuments antiques est le sujet d'un beau travail.

— Rétablissement d'une ancienne dynastie sur le trône. On l'emploie particulièrement en parlant des Stuarts au xvii» siècle, et des Bourbons au xix" : en Angleterre. Monk fut un des princiiaux auteurs de la Restauration; il n'était rentré en France que depuis la Restauration. En France, on nomme particulièrement Restaurations les règnes de Louis XVIII et de Chartes X. La première Restauration va du .5 avril 1S14 au 20 mais ISIS: la seconde vint après lesCent-Joiirs. Voy.Hist. des deux Restaurations par Achille' de Vaulabelle (1844-'54, 8 vol. in-8»).

* RESTAURÉ. ÉE part, passé de Restaurer. Pop. et par plaisant. Le voila bien restauré, se dit d'un homme qui n'oblient qu'une faible récompense en dédommagement d'un grand sacrifice, d'une grande perle.

■ RESTAURER v. a. Réparer, rétablir, remettre en bon état, en vigueur : resfdurer se* forces, sa santé. — Se dit, au sens moral, en parlant des lettres, du commerce, des lois, de la discipline, du gouvernement : ceprince a restauré l'Etat, les arts et les sciences, les lettres, le commerce, etc. — Se dit aussi en parlant des ouvrages de sculpture, d'architecture, de peinture : restaurer une statue, un buste, un bas-relief. — Se restaurer v. pr. Rétablir ses forces en prenant de la nourriture.

RESTAUT (Pierrel, grammairien, né à Beauvais, en I(i96, mort à Paris en 17fi4. Ses principes généraux et raisonnes de la grammaire française (l"339, in-ti), restèrent longtemps classiques. Il en fit paraître un Abrégé en 1732: zélé janséniste, il a donné, contre les jésuites, une traduction de la violente satire iiitiiuiée Monarchie de Solipses (1754, in-12).

* RESTE s. m. Ce qui demeure d'un tout, d'une plus grande quantité. Se dit, tant au sens physique qu'au sens moral : loilâ le reste de son argent, de son bieyi, de sa fortune, de SCS livres; je n'ai pas le temps de vous en dire davantage, le porteur vous dira le reste. — Et LE reste, mots qu'on ajoute en rapportant un passage qu'on abrège. On écrit le plus souvent, etc. — Les restes d'une personne, ce qui reste d'une personne après sa mort; son cadavre, ses ossements, ses cendres : voici le tombeau qui contient les restes de ce grand homme. — Ce n'est plus qu'un reste, u.n BEAU reste, se dit d'un homme ou d'une femme qui a eu de la beauté, mais qui a vieilli. Un reste de cheval, un cheval à qui le temps a ôté de sa beauté et de ses lorces, mais qui en conserve encore. — Le reste des hommes, les autres hommes, les hommes dune autre nation, les hommes d'un autre caractère, par opposition à ceux dont on parle : les mauvais politiques croient devoir se gouverner par d'autres maximes que le reste di^ hommes. — Voici le reste de notre écu, DE NOS ECUS, se dit, en plaisantanl, d'une personne qu'on voitarriver dans une compagnie.

— Faire son reste, mettre au jeu tout l'argeiil qu'on a encore devant soi. — Jeux de la paume, du volant, etc. Donner le reste a quelqu'un, lui pousser la balle, le volant de telle sorte qu'il ne puisse le renvoyer : je lui ai donné sonreste. — Je lui ai donné son reste,

REST

je l'ai corrigé, je l'ai battu : il ne fera plus le tapiigeur, je lui ai donné son reste. Cette phrase signifie aussi, je lui ai reparti de telle sorte qu'il a été réduit au silence : après plusieurs plaisanteries de part et d'autre, je lui ai donné son reste. — Il ne demande pas son

nESTK. IL s'en va SANS DEMANDER SON RESTE, SB

dit d'un bonime qui,, ayant reçu ou craignant de recevoir quelque mauvais traitement de fait ou de paroles, se retire promptement sans rien dire. On dit, dans le même sens. Il n'a pas attendu son reste. — Etre en RESTE, devoir encore une partie d'une plus grande somme : il est encore en reste de tant. — Arithm. Résultatquedoune la soustraction, et qu'on nomme autrement Excès ou Diefé- HENCE. — Ce qui reste d'une somme, quand on l'a divisée par une autre. — Ce que quelqu'un a abandonne ou refusé : il n'a eu que mon reste. — De reste loc adv. Plus qu'il n'est nécessaire pour ce dont il s'agit : il a de l'argent de reste pour fournir à cette dépense. — Au reste, du reste loc. adv. Au surplus, d'ailleurs, cependant, malgré cela : au reste, je vous dirai que...

■ RESTER V. n. (lat. restare). Etrede reste: voilà ce qui reste du diiier.

Du pi

— S'emploie aussi impersonnellement : illui reste encore à payer trois mille francs de l'année dernièi'e. — Reste tel article a ex.\-

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