‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 90 sur 639 · MINER, RESTE A FAIRE ATTENTION, RESTE A SAVOIR · texte numérisé non relu

MINER, RESTE A FAIRE ATTENTION, RESTE A SAVOIR

etc., il reste à examiner tel article, il reste à faire attention, il reste à savoir, etc. — Demeurer : la compagnie s'en alla, et je restai.

— Il Y EST RESTÉ POL'R LES GAGES, SB dit de

quelqu'un qui a été pris ou tué dans une affaire d'où les autres se sont tirés. — Se dit des choses qui demeurent : dans cette lutte l'avantage lui est resté. —Rester a quelqu'un, se dit de quelqu'un que l'on conserve : c'est le seul ami qui lui seste. — Demeurer dans la mémoire des hommes : les noms de ces deux poètes resteront. — Il est resté sur la place, etabsol., Il y est restKjSC dit d'un homme qui a été tué surlechani|i de bataille.— En rester a, se borner à : quand il aura obtenu quelque avancement, il n'en restera pas là; il voudra avancer encore. — S'arrêter : j'en resterai là. — • Mus. Faire une tenue : restei- stir une syll ■' c. sur une note. — Mar. Etre silué : Cette île nous restait a telle aire de vent, elle était située par rapport à nous dans la ligne de de telle aire de vent. Kts/iacé. (V. S.)

RESTIGOUCHE, fleuve du Canada, qui prend sa source dans le N.-O. du nouveau Brunswick, et vient se jeter dans la baie des Chaleurs à Dalhousie. Il a .ï kil. de large à son embouchure, et les plus gros vaisseaux peuvent le remonter pendant .30 kil. Ses principaux tributaires sont le Welomkegewick, le Mistouché, et le Matapediac qui viennent du nord, et l'Upsalquilch qui vient du sud.

•RESTITUABLE adj. Que Ion doit rendre:

toute cette somme est restituable à la veuve, comme lui appartenant en propre. — Palais. Qui peut être rétabli, remis en son premier état : les mineurs sont restituables contre les actes par eux souscrits en minorité, et dans lesquels ils sont lésés.

' RESTITUÉ, ÉE part, passé de Restituer.

— Les ueux donnés a loyer doive.nt être restitués PAR LE LOCATAIRE TELS Qu'iL LES A REÇUS,

ils doivent être remis, rélabliset rendus dans le même état. — Numism. Médaille restituée. (Voy. Restitution.)

* RESTITUER v. a. Rendre ce qui a été pris, ou ce qui est possédé, indûment, injustement : restituer le bien d'autrui.

Je le déclare donc, je restitue aux belles

Un cœur qui trop longtemps fut aveugle pour elîps.

CoLLi:i o'H.iiiLEVlLLE. L' liicoiistaiit, acte III, se. xiT.

— Absol. Il ne sert de rien de confesser son

RËSU

larcin, si l'on ne restitue. — Restituer l'honneur A quelqu'un, lui rendre l'honneur, réta- 1 blir, réparer son honneur : peut-il lui restituer l'honneur qu'il lui a ôti? — Rétablir, remettre une chose en son premier état. Ou l'emploie surtout en parlant de textesanciens: | restituer un passage de quelque auteur. — | Archil. Restituer un monument, un édifice, faire la représentation d'un monument, d'un édifice entièrement détruit : ce monument a été restitué d'après la description des anciens écrivains. — Palais. Remettre une personne dans l'état où elle était avant un acte ou un jugement qui est annulé : il a obtenu un jugement qui le restitue en entier.

RESTITUTEUR s. m. (lat. restitutor). Celui qui restilue, qui rétablit.

• RESTITUTION s. f. Action par laquelle on restilue, on rend : vous êtes obligée restitution. — Action par laquelle on rétablit, on remet une chose en son premier état : la restitution d'tin texte, d'unpassage de quelque auteur. — Numism. Médailles de restitution, ou MÉDAILLES RESTITUÉES, OU simplement. Restitutions, médailles qui reproduisent des médailles précédemment frappées, et qui portent le nom de celui qui les a renouvelées. Se dit aussi de médaibes fabriquées pour rappeler le souvenir de quelques anciennes faraillesoudequelques empereurs; j'ai une restitution de Gnltien. — Archit. La

RESTITUTION d'uN MONUMENT, d'uN ÉDIFICE, la

représentation d'un monument, d'un édifice entièrement détruit. — Palais. Se dit des jugements qui relèvent quelqu'un d'un engagement qu'il avait contracte : la restitulion d'un mineur contre des actes qu'il a passé en minorité, et dans lesquels il a été lésé.

RESTITUTOIRE adj. Qui sert à restituer.

RESTRAINT s. m. (mot angl.). Emploi des appareils contentifs dans le traileinent de la folie. — Philos. Restraint moral, continence.

' RESTREINDRE v. a. [rèss-train-dre] (lat. restreinycre). Resserrer : médicament qui restreint. iN'est plus guère d'usage au sens propre. — Réduire, diminuer, borner, limiter ; c'est une maxime di- droit, qu'il faut étendre les dispositions favorables, et restreindre celles qui sont dures et sévères. — Se restreindre v. pr. Se restreindre a une CHOSE, s'y borner, s'y réduire : il se restreint à des propositions très raisonnables.

•RESTRICTIF, IVEadj. (lat. restrictus, restreinlj. Qui restreint, qui limite : des termes restriitifs.

•RESTRICTION s. f.[-ksi-on] (lat. restrictio). Condition qui restreint, modification : ledit fut vérifié sans restriction. — Restriction MENTALE, réserve qu'on fait d'une partie de ce que l'on pense, pour induire en erreur ceux à qui l'on parle : la restriction mnitale a été permise par quelques casuistes relâchés, mats elle est contraire à la morale.

•RESTRINGENT, ENTE adj. (lat. restringens). Med. Qui a la vertu de resserrer une partie relâchée : médicament restrinyent. — Substantiv. Appliquer un restringent. On dit plus ordinairement. Astringent.

' RÉSULTANT, ANTE ad]. Qui résulte. Ne se dit guère qu'en termes de procédure : les cas résultants du procès.

' RÉSULTANTE s. f. Dynam. La force qui résulte de la composition ds plusieurs forces appliquées à un point donné.

• RÉSULTAT s. m. Ce qui résulte, ce qui s'ensuit d'une délibération, d'une conférence, d un principe, d'une opération, d'une cause, d'un événement, etc. : t'Oito fout /e résultat deceque l'on a dit.

• RÉSULTER V. n. Se conjugue avec le

RETA

verbe Avoir et avec le verbe Etre. S'ensuivre. Ne se dit qu'à l'infinitif et à latroisièinepersonne des autres temps, et il s'emploie pour marquer les inductions, les conséquences qu'on tire d'un discour.s, d'un raisonnement, d'un examen, d'une recherche, etc. : de tous ces débats, que peut-il résult/'r"! — Se dit également des suites de certains événements, des eU'ets de certaines causes : de ces dissensions résulta une guerre civile.

•RESUME, EE part, passé de Résumer — Substantiv, : le résumé d'un discours. — Particul. Précis ou abrégé : résumé de l'histoire de France. — Au résumé, en résumé loc. adv. En résumant, en récapitulant tout : en résumé, j'ai plus à me louer de lui qu'a m'en plaindre. — Législ. « Suivant les prescriptions du Code d'instruction criminelle, le président de la cour d'assises était obligé de faire, après la clôture des débats et avant la délibération du jury, un résumé de l'affaire, rappelant les moyens de l'accusation et ceux de la défense. Depuis la loi du 19 juin 1881, il est au contraire formellement interdit au président de faire ce résumé, à peine de nullité de l'arrêt prononcé. Ce magistrat doit même s'abstenir de donner au jury après la clôture des débats, aucune explication pouvant exercer une inlluence quelconque sur le verdict (Ait. cass. -16 mai 1883). » (Ch. Y).

• RÉSUMER V. a. [ré-zu-mé] (lat. resumere) Resserrer et rendre en peu de paroles ce qu'il y a de plus important dans une discussion, dans un discours, dans un argument : il a fort bien résumé ce long discours, cette discussion. — Se Résumer v, pr. Reprendre en peu de mots ce qu'on a dit, et en tirer un résultat -.je me résume, et je finis en demandant que...

RÉSUMPTE s, f. [ré-zon-pte] (lat, resumpta). La dernière thèse qu'un docteur en théologie est obligé de soutenir après sept ans de doctorat, pour avoir le droit de présider aux thèses,

RÉSUMPTE adj. m. Docteur qui a soutenu

sa résiim[ite,

• RESUMPTION s, f.(lat,mwwptw). Didact, Action de résumer : la résumption d'un argument. (Peu us.)

RÉSUPINATION s. f. Bot. Etat dune fleur

dont le pelale supérieur devient inférieur.

' RÉSURRECTION s.f. [ré-zu-rèk-si-on](lat. resurrectio). Retour de la mort à la vie : la résurrection de Notre-Seiyneur. — C'est une

RÉSURRECTION, UNE VÉRITABLE RÉSURRECTION, Se

dit d'une guérisoii surprenante, inopinée. RÉSURRECTIONISTE adj. Qui ressuscite.

• RETABLE s. m. (préf. re ; lat. stabilis, fixé). Ûrnement d'architecture contre lequel est appuyé l'autel, et qui enferme ordinairement un tableau : retable doré.

• RÉTABLIR V. a. Remettre une personne ou une chose en son premier état, en bon état, en meilleur état. Se dit au sens physique et au sens moral : sa maison tombait en ruines, il l'a fait rétablir. — Rétablir un passage d'un auteur, le restituer, le remettre dans l'état où il était avant d'avoir été altéré par les copistes : ce philologue a rétabli beaucoup de passages des auteurs anciens. —

Jurispr. RÉTABLIR UN HOMME DANS SA BONNE

FAME ET RENOMMÉE, rendre un jugement par lequel un homme est réhabilité, est lavé de l'iiilamie dont il avait noté. (Vieux.) — Se rétablir v. pr. Cet homme se rétablit à vue d'œil.

' RÉTABLISSEMENT s. m. Action de rétablir; étal dune personne, d'une chose rétablie : le rétablissement d'un mur, d'un édifice.

RETAILLAGE s. m. Second labour.

• RETAILLE s. f. [Il mil.]. Partie, morceau

RETE

qu'on retranchfî d'iinB rhosn en lafaçonnant: retaille d'une rinffi', d'une peau. elc.

RETAILLEMENT s. m. Action de retaillor.

•RETAILLER v. a. Tailler de nouveau:

retaille)- sa plume.

* RÉTAMAGE s. in. Action de rétamer ; résultat de celle action.

' RÉTAMER V. a. Pratiquer de temps en temps sur des ustensiles de ménage l'opération dorélamage.

* RÉTAMEUR s. m. Ouvrier ambulant, qui rétame.

RETAPE s. f. Guet; action de s'établir en im eiidruil pour faire le guet.

" RETAPER V. a. Retrousser les bords d'un chapeau en les serrant contre la forme (Vieux.) — Remettre un chapeau à neuf: ce chapeau a besoin d'être retapé. — Perruq Retaper une perruque, la friser et la poudrer. Retaper les cheveux, les peigner à rebours et les faire rentier. — Il a été bien re TAPÉ, il a été fort maltraité.

•RETARD s. m.[re-tar]. Retardement, délai, TL-mise : un débiteur qui est en retard de payer. — Le retarb d'cne pendule , d'une MONTRE, la partie d'une pendule, d'urje montre, qui sert à retarder ou à avancer son mouvement.

* RETARDATAIRE adj. Se dit des cnntribualile- qui sonl en retard de payer : contri buable retardataire. — Se dit aussi des jeunes soldats appelés sous le drapeau et qui ne s'y rendent pas à temps : conscrit retardataire. — s. m. Les retardataires.

' RETARDATEUR, TRICE adj. Phys. Qui retarde, qui rend plus lent le mouvement des corps.

RETARDATIF, IVE adj. Qui produit un re tard.

" RETARDATION s. f. Ralentissement du mouvement d'un corps, lorsque ce ralentisseinenl est l'eliet d'une cause particulière Nciotonest le premier 'jui ait donné les lois de la retardation du mouvement des corps dans les /laides.

* RETARDEMENT s. m. Délai, remise; action de retarder : causer, apporter du retardement à quelque chose.

' RETARDER v. a. (rad. tard). Diilérer -.je retarde mon aépart autant que je puis. — Empêcher d'aller, de partir, d'avancer, être cause qu'une chose vienne à être diiîérée : on a retardé le courrier. — Retarder une horloge, une pendule, o.ne montre, l'aire qu'elle marque une heure moins avancée, ou qu'elle aille moins vile. — v. n. Se dit d'une horloge, d'une pendule, d'une montre qui va trop lentement : l'horloge retarde. — La lune retarde tous les jours de trois quarts d'heure ou ENVIRON, tous les jours elle larde de tant à paraître. On dit dans le même sens, La

MARÉE RETARDE, LA FIÈVRE RETARDE; et ainsi

de plusieurs autres choses.

■ RETÂTER V. a. Tâter de nouveau : retâlez cette éto/f'e pour juger de sa qualité.— Retouchez UNE CHOSE, y revenir, l'essayer, l'e.xamiiier de nouveau : il a pris yoùt à cette étude, il en relaterait volontiers. — Se relater v. pr. S'examiner de nouveau : ne vous prononcez pas encore, pensez-y bien, retûlezvous.

' RETEINDRE v. a. Teindre de nouveau, soit de la même couleur, soit d'une couleur dilférenie : elle a /ait reteindre sa robe, dont la couleur était passée.

' RETENDRE v. a. Tendre de nouveau : U faut I étendre ce cordage.

* RETENIR V. a. (rad. tenir). Ravoir, tenir encore une fois : si je puis retenir mes pa-

RfiTE

piersje ne les lui donnerai plus. — Fam. Il voudrait dien RETENIR CE Qu'iL A DIT, il Voudrait bien ne l'avoir pas dit. — Garder par devers soi ce qui est à un autre : retenir le bien d'uutrui. — Garder toujours, conserver ce que l'on a, ne point s'en défaire, ne point s'en dessaisir. Au Palais, on dit. Donner et RETENIR ne VAUT, Une donation n'est point valable, si on ne se dessaisit pas en elfet de ce que l'on donne.— Se dit, dans ce sens, en (larlant des habitudes, des qualités bonnes ou mauvaises que l'on n'a point pi'rdues : retenir l'accent de son pays. — Réserver : il a vendu tout son vin, hormis tant de pièces, qu'il a relennes pour sa table.— Arithm. Retenir un CHIFFRE, le réserverpour le joindre au.\ chilfres de laculonne qu'on doit ealeuler après. Ainsi, lorsque le total d'une colonne monte à 27, on dit vulgairement. Je pose!, et je retiens 2, ou absol., Pose 7 et retiens t. — Procéd. Les

JUGES ONT RETENU CETTE CAUSE, ils s'en SOnt

réservé la connaissance, en décidant qu'elle leur appaitenail. Retenir une cause, la conserver au rôle pour qu'elle soit jugée à son rang et sans délai : le président a refusé la remise qu'on lui demandait, et a retenu la cause. — Prélever, déduire d'une somme : enme payant, il a retenu la somme qu'il m'avait prêtée. — S'assurer par précaution de ce qu'un autre aurait pu prendre : retenir une chaise au sermon, une place à la diligence, une loge à la comédie. — Pop. Je retiens part, j'ln retiens part, se "dit quand on voit quelqu'un ramasser quelque chose, et signifie, je prétends avoirparta ceque vousavez trouvé.

— Retenir date, indiquer à quelqu'un un joui-, une époque ou I on exigera de lui telle chose. — Retenir une date en cour de Roue, prendre une date, s'assurer d'une dale en cour dfe Rome. — Ce ponseiller a retenu le BUREAU, il s'est assuré d'un jour fixe pour rapporter le procès dont il est chargé.— Je

RETIENS CROIX, JE RETIENS PILE, SB dit quand On

joue a croix et à pile, et signifie, je gage, je pane que le côté de la pièce de monnaie qui paraîtra, sera crois, sera pile. — Je retiens pair, je RETIENS NON, Se dit, daus un sens anal., quand on joue à pairou non. — Arrêter, faire demeurer, faire séjourner, ne pas laisser aller : on l'a retenu plus longtemps qu'il ne pensait. — S'opposer à l'eliet prochain dune action : il serait tombé dans le précipice, si je ne l'eusse retenu. — Retenir UNE POUTRE, l'attacher avec un lien de fer pour l'enqiêchrir de tomber. — Réprimer, modérer, empêcher de s'emporter : si la crainte de Dieu né me retenait...— Mettre, imprimer, garder quelque chose dans sa mémoire : il n'a entendu ces vers qu'une fois, et il les a retenus. — Absol. Concevoir : on a mené cette vache au taureau, mais elle n'a pas retenu. — Se dit aussi, absol. des chevaux de carrosse ou de charroi qui sont au timon ou dans les limons, et qui empêchent la voi- ! ture d'aller trop vite à une descwUe : il faut enrayer, car ces ehevaux-là ne retiennent point.

— Se retenir v. pr. Se dit, en parlant des besoins, des mouvements naturels : vous ne pouvez satis/'aire iciàvos besoiris, retenez-vous, lâchez devous retenir. — S'arrêter avec ell'orl: se retenir au milieu de sa courK. — S'accrucher, s'attacher, se prendre à quelque chose, afin de ne pas tomber : il s'est retenu aux branches. — Man. Se dit, des chevaux qui ne vculcntpoint se porter librement en avant : jamais on n'a vu un cheval se retenir comnic celui-là.

RÉTENTEUR, TRICE adj. [-tan-] ll&t. retentum; supin de retinere, retenir). Qui sert à retenir.

RÉTENTIF, IVE adj. Anal. Qui retient :

musck iélyntif.

" RÉTENTION s. f. [ré-tan-si-on] (lat. retentio). Réservation, réserve : rétention d'une pensionsurun bénéfice. — Méd. Rétention d'urine,

RETE

ou simplement, Rétention, maladie dans laquelle la vessie ne peut se débarrasser de l'urine qu'elle contient: avoir une rétention d'urine. — Palais. La ré rENtioND'uNECAUSE, l'action desjuges qui retiennent une cause, en décidantque la connaissance leur en apfiartient. On dit dans le même sens, Un arrêt de rï- Itention. — La rétention d'une cause, se dit piussi de la décision par laquelle une cause î est retenue, conservée au rôle et en son rang, pour y être jugée sans aucun délai ni remise. — Droit de rétention, l'acuité accordée à certains créanciers, de retenir la chose qui se trouve entre leurs mains jusqu'au payement de ce qui leur est dû. — Kncycl. La rétention d'urine est l'accumulation de l'urine dans la vessie, soit par suite de la paralysie de cet organe (comme dans certains casdefièvretypho'ideoude chule grave), soit par inflammation du col (ce qui arrive surlout chez les vieillards à la suite d'excès de boissons alcooliques), soit parla compression que détermine sur le canal la tuméfaction de la prostate, glande qui embrasse le col de la vessie, soit enfin par l'obstruction que formont des tumeurs fongueuses ou polypeuses qui existent à l'intérieur, près du col. — Les symptômes de la rétention sont: une pesanteur au périnée avec envie d'uriner, sans pouvoir en venir à bout, des douleurs de plus en plus fortes et, au palper du bas-veutre, la sensation d'une tumeur dure, globuleuse, mate, s'étendant plus ou moins haut vers l'ombilic. La rétention est plus ou moins complète et parlois l'urine s'échappe par regorgement. Il ne faut pas coniundre la rétention d'urine avec l'ab.-ence d urine dans la vessie: dans ce dernier cas, il peut y avoir des besoins illusoires d'uriner (épreintes vésicales), mais au palper on ne seul pas la vessie distendue. — Traitement. Donner issue à l'urine. Si la rétention est récente et ne tourmente pas trop le malade, on tente les haiusde siège tièdes prolongés, les lavements émollients, mais si l'on n'aboutit pas, ou si les souUrances ne laissent pa^ de repos au malade, il faut pratiquer le cathélérisme. (Voy. ce mol.) On se sert indilleremment d'une sonde en métal ou en caoutchouc, mais le malade, qui veut se sonder lui-même, doit préférer la dernière et ne pas employer la violence pour la faire pénétrer. Si le cathélérisme a été difficile, il vaut mieux laisser la sonde a demeuie pendant quelques jours, après l'avoir attachée. Ensuite on donne des boissons émoUientes (tisane de graine de Un, de chiendent, etc.), il faut surtout s'abstenir de vin et de liqueurs. Les médicaments diurétiques sont plus nuisibles ou'utiles puisque ce n'est pas la sécrétion urinaire qui manque, mais la possibilité pour l'urine de sortir de son réservoir.

* RÉTENTIONNAIRE s. m. Jurispr. Celui qui relient ce qui appartient à d'autres. (Peu us.)

* RETENTIR v. n.[re-tan-tir] (préf. re;lat. tinnire, Imler). Rendre, renvoyer un son éclatant : cette chambre, ce cabinet a retenti du coup de fusil quon vient de tirer. — Toute l'Europe, toute la terre retentit de ses LOUANGES, on le loue dans toute l'Europe, par toule la terre. On dit de même, Tout retentit du bruit de ses exploits, de ses GRANDES ACTIONS. — Faire ou produire un bruit éclatant: cette trompette retentit dans les airs. — Eig. Ses louanges retentissent dans tout l'univers.

' RETENTISSANT, ANTE adj. Qui retentit : vois; r^ituiissante.

•RETENTISSEMENT s. m. Bruit, son rendu, renvoyé avec plus ou moins d'éclat: quand co canon a tiré, il s'est fait un grand retentissement dans le vallon. — Fig. Cet événement eut un grand retentissement.

RETH

RÉTENTIVITÉ s. f. Physiol. Faculté de coii-iM-oi- 1 S impressions reçues par l'esprit.

' RETENTDM s m. [ré-taintomm] (lat.

rtteniitm. chose retenue). Procéd. crim. Se disait dun article que lesjns-es n'exprimaient pas dans un arrêt qu'ils rendaient, mais qui ne laissait pas d'en faire partie, et d'avoir son exécution : l'arrêt portiit qu'il serait rompu vif, mais il y avait un retenturr, qu'il serait étranglé auparavant. — Ce qu'on retient, ce qu'on réserve en soi-même par duplicitéilorsqu'on traite d'affairesavec quelqu'un : prenez garde quand vous traiterezavec lui, il a toujours quelque retentum. (Fam.)

•RETENU, UE part, passé de Retenir.

Betenu par In crainte. — .\dj. Circonspect, sage, modéré : il est fort sage et fort retenu.

•RETENUE s. f. .Modération, discrétion, modestie : il ne s'emporte jamais, j'admire sa retenue. — Fin. et Compt. Ce qu'on retient, en vertu de la loi ou d'une stipulation convenue, sur un traitement, un salaire, ou sur une rente : ses appointements montent à tant, sauf la retenue. — Une pe.nsio.v sans retenue, EXEiirtE DE RETENLE, Une pension sur laquelle on ne retient aucune imposition. — Brevet De retenle. brevet par lequel le roi assurait au titulaire d'une charge non héréditaire, ou à ses héritiers, une certaine somme payable par celui qui devait posséder la charge après lui. — .ine. jurispr. Faculté accordée par quelques coutumes au seigneur, de retenir l'héritaee qui était dans sa censive, et qui availété vendu parle censitaire, en rendant à l'acquéreur le prix de la vente; le droit de retenue n'avait pas lieu dans la coutume de Paris. — Dans les collèges. Etre EN retenue, se dit d'un écolier qu'on empêche i de sortir, ou qu'on prive de la récréation,' pour le punir de quelque faute. — Réservoir où l'on retient l'eau: pour arroser son jardin, il avait une retenue d'eau. — Espace entre deux écluses où l'eau est retenue. Retenue DE CHASSE, ÉCLUSE DE CHASSE, sortc d'écluse daiis certains ports de mer qui sert à retenir l'eau et que l'on ouvre tout à coup, de manière que le courant chasse les galets et le sable qui obstruent l'entrée du port.

* RETERÇAGE ou Retersage s. m. Agric.

Action de retercer, uu résultat de cette action.

• Retercer ou Reterser V. a. Agric.

Donner un second labour à la vigne, pour détruire l'herbe : retercer une vigne.

RETHEL. Castrum Retectum, ch.-l. d'arr., à oO kil. S.-O. de .Mézières {Ardennesi. sur la rive droite de l'Aisne, par iT 3i)' 44" lat. N. et 2° r 48' long. E.; 6,742 hab. Fabriques de cachemire, de mérinos, de flanelle, etc. C'était autrefois la capitale d'un comté, puis d'un duché (IoS<), et ses fortiUcations étaient redoutables. Turenne la conquit pour l'Espagne en 1650, et la reprit pour la France en l6ao. Patrie de Jean Gerson.

RETHEL (Alfred;, peintre allemand, né à Aix-la-Chapeile en 1816, mort en I8'ô9. Ses œuvres principales sont les fresques illustrant l'histoire de Charlemagne à l'hôtel de ville d'Aix-la-Chapelle, ses dessins d'.\nnibal franchissant les Alpes, et ceux de la Danse de la J/orf. Ses grands cartons de Charlema.'ne au concile de Francfort, et de l'ambassade du calife Harouu-al-Raschid à Charlemagne, se trouvent a Dûs.-eldorf.

RETHELOIS, OISE s. et adj. DeRetheI;qui appartient a cette ville ou à ses habitants.

RETHELOIS (Le), ancien pavs de la Champagne, correspondant au S.-Û. du dép. des Aidennes, et comprenant le Porcien. Sou ch.-l. était Rethel. Il forma un comté en 974, passa à la maison de Bourgogne en 1384 et fut acheté par Mazariu eu lUby.

RETI

*RÉTIAIRE <. m. rré-si-é-re] (lai. rete, filet). Antiq. Espèce de gladiateurs dont l'arme principale était un filet qu'ils jetaient sur leur adversaire, pour l'envelopper de manière à lui ôter l'usage de ses membres jt les moyens de se défendre : on vint des ntiaires représentés sur quelques monuments publics.

RETICELLE adj. (lat. i-ete, réseau; cella, cellulcl Entoin. Qui a les cellules en réseau.

* RÉTICENCE s. f. [ré-ti-san-se] (lat. relicentia; de reticLre, se tairel. Suppression ou omission volontaire d'une chose qu'on devrait dire; chose même qu'on n'a pas dite : dans le récit qu'il m'a fait, il a mis beaucoup de réticence. — Figure de rhétori(jue par laquelle l'orateur en s'interrompant fait entendre ce qu'il lie veut fias dire expressément: ta réticence en dit quelquefois plus que les paroles. — La réticence, appelée aussi aposiopése, diffère de l'ellipse en ce que la chose omise laisse l'auditeur dans l'incertitude. Voici quelques exemples de celle figure ; Dans le ilisantroptie (acte 1", se. i"', .Molière fait ainsi parler Aloeste, indigné de l'excès d'indulpence de Philinle pour les vices de la société :

Je me verrai trahir, mettre en pièces, ^oler.

Sans que je sois .. . Morbleu! je ne veux point parler.

Dans l'Athalie de Racine, cette princesse parla ainsi à Joad, qui l'a attirée dans le temple, sous prétexte de lui livrer Ëliacin et les trésors :

Je devrais, sur l'autel où ta main sacrifie,

Je... mais du prix qu'on m'offre il faut me contenter.

Le même poète fait dire à Agrippine, dans Britannicus (acte IV, se. ii) :

Et ce même Senèque, et ce même Burrhus;

Qui depuis.. . Rome alors estimait leurs teAus.

* RÉTICULAIRE adj. Anal. Qui ressemble

à Un reseau : ti<su réticulaire.

RÉTICULATiON s. f. Etat d'une surface réticulée.

RÉTICULE s. m. (lat. reticulum, petit filetj. Phys. Disque percé d une ouverture ronde, que coupent à angles droitsdeui fils très fins qui servent à viser. Aumônière.

* RÉTICULÉ, ÉE adj. Archit. antiq. Se dil d'une sorte de ainçouiierie fort employée pai les Romains, d'un revêlement de petites pierres ou de bnquetage en carrés longs, dont la disposition olire à l'œil l'image d'\in réseau : mur de maçonnerie réticulée.^— Bot. Se dit égalementdes parties qui sont marquées de nervures croisées en réseau.

RETIERCÉ adj. m. (préf. re; fr. tiercé) Blas. Se dil d'un écu di\isè eu trois parties égales, chaque partie étant parlai;ée en trois éniaux alternés, en sorte que la première partie de la première division correspond à la première partie de la seconde, et ainsi des autres.

•RÉTIF, l'PE adj. Qui s arrête ou qui recule au lieu d'avancei. Ne se dit au propre que des chevaux etautres bêtes de monture ; lex mules sont ordinairement rétives et quinteuses. — Fig. Difficile a conduire, à persuader ; C'est un homme d'un caractère rétif, d'un esprit rétif. — Substantiv. Il ne faut pas fnre te rétif.

RÉTIF DE LA BRETONNE Nicolas-Edmé Re?tif. dit de la Breton ^e'j, v jl-juiineux écrivain hé a Sacy, près d Auxerre, en 1733, mort en <80i). Fils depauvrescullivaleurs, il reçut Une éducation incomplète, se rendit à Pans vers rage de 15 ans, y fit toute sorte de métiers, entra comme compositeur dans une imprimerie, dut à son physique agréable et a son esprit original que ques succès de galanterie dans le demi-moude, débuta dans la carrière littéraire en 1164 parle roman licencieux de Lucile., suivi d'un grand nombre d'autres où rè.itne une imaginalion désordonnée, se crut un ffrand génie et écrivit avec une fécondité

RETI

prodigieuse sur les réformes politiques, sur l'éducation du genre humain, etc. Ses œuvres emplissentplusde -ÎOO volumes. Son meilleur roma.nesllePaysan perverti {\n6,i.\o\. in- 12) Ruiné par la banqueroute des assit'nats, il vendit son imprimerie, et mourut dans la misère.

RÉTIFGRME adj. (lat. rete, filet; fr. forme) En terme de réseau. — Uélinack. (V. S.)

•RETINE s. f. Anal. .Membrane formée dans le fond de l'œil par une expansion du nerf optique : les objets se peignent sur la rétine. (Voy. Œil.)

RÉTINERVE adj. (lat. rete, filet; fr. nervure). But. Qui présente des nervures réticulées.

RÉTINIEN, lENNE adj. Qui concerne la

léliue.

RETINITE s. f. InHammatioa de la rétine.

RÉTINOÏDE s. m. (gr. rétine, ré.ine; eidos, aspect). Pharm. Médicament qui a pour base un excipient résineux composé.

RÉTINOLÉ s. m. Pharm. Médicament qui a pour base Un excipient résineux simple.

• RETIRADE s. f. Fortifie. Retranchement fait derrière un ouvrage, et dans lequel les assiégés se retirent quand les as-ié-eauts ont emporté l'ouvrase : le ba.slion ayant été emporté, les assiégés se jetèrent dans unegrande retirade qu'ils avaient faite. (Vieux.)

; RETIRATION s. f. Typogr. Action d'imprimer le verso d'une feuille de papier.

Machine a retiration. machine qui imprime siuiultanénieul les deux côtés de la feuille.

• RETIRÉ. ÉE part, passé de Retirer. - Adj. Solitaire, peu fréquenté : les lieux tes plus retirés. — Être retiré, vivre retiré, mener UNE vie fort retirée, vivre dans une grande retraite, dans un grand éloignement du commerce des hommes. Etre retiré, se dit aussi d'une personne qui est chez elle le soir, et qui ne reçoit plus de visite : il est trop tard pbur aller chez un tel; tout le monde maintenant est retiré. — Il est toujours retiré en Lui-aÊsiE se dit d'un homme silencieux, qui fuit lescom-

■ munications, la société.

•RETIREMENT s. m. Contraction, raccourcissement. N'est usité qu'en termes de chirurgie, et dans ces phrases: le reliremeid des nerfs, des muselés; un retirementde nerfs, ie muscles.

• RETIRER V. a. Tirer de nouveau : cette loterie a été mal tirée, il faut la retirer. — Tirer

^ à soi ce que l'on avait pou-sé dehors, ou '. porté en avant : retirer sa main. — Fam. Retirer SON HALEINE, faire rentrer de l'air dans sa poitrine. — Fig. Ketireu sa parole, se dégager de la promesse qu'on avait faite, de la parole qu'on avait donnée. — Fig. Retirer SON amitié, sa protection, son estime, sa confiance, etc., cesser de les accorder. On dit, dans un sens anal, en langage de dévotion. Dieu retire ses grâces. — Retirer so.n COMPLIMENT. lie pas lairé un compliment qu'on , voulait faire, ou ie rétracter quand on l'a j fait. — Retirer in mot, demander qu'un mot : qui vous est échappé soit regardé comme non avenu. — Tirer une chose, une personne d'un ' lieu où elle avait été mise, où elle était entrée: retirer un seau du puits. — Typogr. Imprimer le second côté d'Une feuille ou ï;(;)"so. — Retirer ïON ÉPINGLE DU JEU, Se dégager d'une ati faire, d'une intrigue dangereuse. — KETiREa SON ENJEU, reprendre ce qu'tm avait mis au jeu; et, lii:., se retirer d'une entreprise, dune ailaire où l'on courait quelques i-isques. — Fig. Rktireh quelqu'un du vice, de la dé- B.4CCHE, etc., laipc eu sorte uu il ne .>'y hvre plus. — Percevoir.reeueillir ; saoez-cous combien il rttbi^ait de sacharge'} ^- S emploie fig. dans cette acception, et se dil en bonne et en mauvaise part : au lieu du profit qu'il en espérait, il n'en a retiré que de la honte et du mépris.

RETO

RETO

RETO

— Donner asile, retraite, refupe : il m'aretiré chez lui dans ma disgrâce, dans ma détresfc.

— Palais. Retraire, rentrer dans la propriété et possession dun héritage, d'un bien aliéné en rendant à l'acheteur le prix qu'il en avait donné : retirer par retrait lignnder.par relpiit féodal, par retrait conventionnel. — Se retirer V. pr S'en aller, s'éloigner d'un lieu : une. visite plus longue pourrait vous importuner, je me retire. — S'en aller, rentrer chez soi, dans son cabinet, dans sa chambre, etc. : ils se retirèrent chacun chez eux. — Se dit quelquefois, absol. d'une personne qui rentre chez elle, le soir, pour n'en pins sortir que le lendemain : pourquoi vous retirer si tôt"! — Quitter la profession qu'on exerçait, le cenre de vie qu'on menait : il s'est retiré du barreau.

— Il s'est retiré, il s'est tout a fait retiré, il a quitté le commerce du monde ou il mène une vie moins dissipée. — Cet officier se retire, il quitte le service.— Jeu. Ce joueur se retire, il quitte le jeu. — Se retirer sur sa perte, SUR SON gain, quitter le jeu lorsqu'on perd, lorsqu'on pagne. — Aller dans uu lieu pour s'y établir, après avoir quitté un autre lieu : les anciens solitaires se retiraient dans les déserts. — Se mettre en sûreté, se réfugier : quand il sut qu'on le poursuivait, il se retira dans tel pays. — Procèd. Se retirer par devers UN JUGE, UN MAGISTRAT, s'adresser à lui pour avoir justice : il a été ordonné qu'il se retirerait par-devers tes juges de tel tribunal. — Se raccourcir : le parchemin se retire au feu.

— Se dit en outre des eaux qui rentrent dans leur lit après s'être débordées, après avoir monté : la mer se retire fort loin dans les grandes marées.

RÉTIVETÉ s. f. Humeur rétive; caractère rétif.

* RETOMBÉE s. f. Archit. Naissance d'une voiile, de cetie portion d'une voûte ou d'une arcade qu on peut poser sans cintre, et qui porte sur le mur ou sur un pied-droit.

•RSTOMBER v. n. Tomber encore: ils'était relevé, il est retombé. — Etre attaqué de noifveau d'une maladie dont on croyait être guéri: il retombe, il en mourra. — S'emploie plus ordinairement au sens moral : retomber dans une faute qu'on avait déjà commise. — Signitie quelquefois simplement tomber; et se dit des choses qui, ayant été élevées, tombent : la balle est retombée en cet endroit. — S'emploie, fig.,en parlant de quelque perle, de quelque dommage, de quelque blâme, etc. : la perte retombe sur moi. — Le sang qu'il a versé retombe SUR LUI, SUR sa tète, il portera la peine du meurtre qu'il a commis. Par imprécation, Pl'isseleuu sangretombersurlui, sur sa tète!

de soie, etc. Fig. Donner du fil, donner i les pousses de la dernière année sont longues

BIEN DU FIL a RETORDRE A QUELQU'UN, lui causer \ fit vigoureuses. L'arbre sur le retour doit, si bien delà peine, lui susciter bien des embarras : il 71 est pas encore au bout, je lui don nerai bien du fil à retordre.

RÉTORQUABLEadj. Qui peut être rétorqué.

* RÉTORQUER v. a. (préf. ré; lat. torqucre, tordre). Em|)loyer contre son adversaire les raisons, les arguments, les preuves dont il s'est servi : rétorquer un argument, un raisonnement, une preuve, etc.

* RETORS, ORSE adj. Qui a été retordu plusieurs lois : de la soie retorse. — C'est un

HOMME RETORS, IL EST BIEN RETORS, OU Subs-

tantiv. C'est UN retors, se dit d'un homme fin. rusé, arlificieux.

RÉTORSIF. IVE adj. Qui consiste à rétorquei : qui renlerme une rétorsion.

l'on veut l'employer en charpente, être scié en quatre, afin que le centre forme l'angle d'équarrissage. — Jeu de trictac. Jan de RETOUR, se dit lorsqu'on passe ses dames dans le jeu de l'adversaire pour y faire son plein ; faire son jan de retour. — Arrivée au lieu d'où l'on était parti : au retour de la campagne. — Etre de retour, être revenu. On dit, elliptiq.. De retour cuez moi, j'ai TROUVÉ votrbT LETTRE. ■ — Comm. mar. Les retours d'un navire, les marchandises qu'il a rapportées en échange de' celles qu'il avait portées, et les bénétices qui en résultent : les retours n'ont pas été avantageux. — Retour DE CHASSE, repas que l'on fait après la chasse, avant l'heure ordinaire du souper: il leur donna un retour de chasse magnifique. — Fig. Changement, vicissitude des affaires : si vous

RÉTORSION s. f. Dialect. Emploi que l'on ] laissez passer cette occasion, il n'y aura jamais

fait, contre son adversaire, des raisons, des arguments, des preuves dont il s'est servi : cet argument est sujet à rétorsion.

* RETORTE s. f. Chim. Cornue, vaisseau de terre ou de verre, qui a un bec recourbé pour se joindre au récipient. On dit plus ordinairement. Cornue.

* RETOUCHE s. f. Peint. Se dit des endroits d'un talileau auxquels on a chani-'é, corrigé quelque chose : il y a bien des retouches maladroites a ce tableau. — Se dit aussi des endroits qu'on a repeints, parce qu'ils étaient effacés ou gàlés. — Grav. Action de repasser le burin dans les tailles d'une gravure à demi usée, pour en raviver les traits.

* RETOUCHER v. n. Toucher de nouveau.

On dit dans ce sens à un enfant : ne touchez plus à cela; si vous y retouchez, vous serez puni. — Corriger, réformer, perfectionner ; et alors on peut l'employer activement, comme dans cet exemple ; il faut retoucher cet ouvrage, ces vers, ce tableau. — Retoucher UNE PLANCHE, repasscT le burin sur une planche gravée, qui commence à être usée.

* RETOUR s. m. Tour contraire ou presque contraire, tour multiplié. En ce sens, il ne s'emploie guère qu'au pluriel et avec le mot tours : les tours et retours que fait cette ri- ■uière. — Vén. Action du cerf qui revient sur lui-même, c'est-à-dire sur les mêmes voies pour les confondre et dérouter les chiens. — Fig. Ruse, artifice : l'amour-propre est fécond en retours. — Action de revenir, de retourner : 0 mon retour de tel lieu, je le trouvai en chemin.

Il A toujours l'esprit de retour, se dit

d'un homme qui, étant éloigné de son pays, conserve le désir d'y retourner. Droit. Se dit, par exl., des animaux domestiques, comme les pigeons, etc. On dit aussi. S'établir en

PAYS ÉTRANGER SANS ESPRIT DE RETOUR. — EtRE

SUR SON RETOUR, être près de partir pour retourner : il 7i'estpas encore sur son retour. — Etre sur le retour, sur son retour, commencer à déchoir, à vieillir, à décliner, à perdre de sa vigueur, de son éclat : ces chênes sont sur leur retour. — Le retour d'une AME A DiKu, l'action d'un pécheur qui se convertit. On dit dans le même sens, Faire un retour a Dieu, vers Dieu, se convertir ; après tous les désordres de sa vie, il a fait un bon, un sincère retour vers Dieu. —Faire un retoub SUR SOI-MÊME, faire de sérieuses réffexionssur sa conduite. — Le retour sera pire, sera pis QUE matines, ou, irouiq., vauuua mieux que

de retour. — Il a de fâcheux retours, se dit d'un homme bizarre, quinteux. — Il n'y a point de retour avec lui, c'est un homme .wëc qui il n'y a point de retour, c'est un homme qui conserve du ressentiment sans fin, avec lequel il n'y a point de réconciliation à espérer. — A beau jeu, beau retour, se dit pour faire entendre qu'on saura bien rendra la pareille, ou même qu'on l'a déjà rendue.

— Ce qu'on ajoute, ce qu'on joint à la cUose qu'on troque contre une autre, pour rendre le troc égal : quel retour me donnerez-vous ?

— Fig. Reconnaissance, réciprocité de sentiments, de services, etc. : l'amitié demande du retour. — Il semble qu'on lui doive du retour, se dit en parlant d'une personne qui par orgueil reçoit froidement les civilités qu'on lui fait, ou ne témoigne pas assez de reconnaissance des services qu'on lui rend. — Jurispr. Réversion, droit en vertu duquel les ascendants succèdent aux immeubles qu'ils ont donnés à leurs descendants, lorsque ceux-ci viennent à mourir sans enfants; les ascendants reprennent ■:c qu'ils ont donné, par droit de retour, sans charges ni hypothèques. — Retour conventionnel, réversion qu'un donateur stipule à sim profit, pour le cas de prédécès du donataire. — Douaire sans retour, douaire préfixe stipulé payable à la femme, pour lui appartenir en toute propriété. —

— Retour ou Soulte de partage, ce qu'on ajoute au lot d'un des cohéritiers, pour le compléter: l'inégalité des lots en nature se compense, par un retour, soit en rente soii en argent. — Archit. Encoignure d'un bâtiment ; angle formé par une partie de construction qui fait saillie en avant d'une autre: il y a un grand corps de logis en face, et une galerie en retour. — Profil a'un entablement, d'une

RETONDRE v. a. Tondre de nouveau : le fgg pîrreôns, etc. On dit aussi. S'établir en corniche, etc., qui ressaute. — Retour

poil de cette pièce de drap est encore trop long, p^.^,^ étranger sans esprit de retour. — Etre d'équerre, retour à angle droit. — Législ.

il faut la retondre. — Archit. Retranchera la g(.j^ j^qj^ retour, être près de partir pour re- « On nomme droit de retour la clause par

surface d'une construction les ornements tourner : ii n'esi pas encore si(r son retour. — laquelle un donateur stipule que les objets

inutiles ou de mauvais goût; ou seulement j^j^j. g^n le retour, sur son retour, corn- par lui donnés lui seront restitués dans le

retrancher, recouper des ornements pour en niencer à déchoir, à vieillir, à décliner, le cas où le donataire viendrait à décéder

aviver les arêtes. — iieloquer v. a., refuser. ^ perdre de sa vigueur, de son éclat : ces avant lui, ou en cas de prédécès à la fois du

RETORDAGE s. m. Action de retordre, chênes sont sur leur retour.— Uj^ETOVUD'um donataire et de ses descendants (C. civ. 9ol.

résultat de rettc action. ame a Dieu, l'action d'un pécheur qui se con- 952). Ce droit de retour ou de reversion

„r,»,o^T^„.,^,->,.„ .1 <■...■ veitlt. Ou dit dans le même sens, Faire un existe légalement au profit de 1 ascendant

RETORDEMENT s. m. Manufact. Action j^^^ou^ ^ o.j-u vers Dieu, se convertir : apm donateur, lorsque le donataire décède avant

de retordre ou résultat de cette action. Ne se ^^^^ ^^^ désordres de sa vie, il a fait un bon, lui sans laisser de postérité (id. 747). (Voy.

dit guère qu en parlant des soies. ^^ sincère retour vers Dieu. —Faire un retour Succession.) On donne aussi le nom de retour

RETORDERIE s. f. Atelier de retordage. sur soi-même, faire de sérieuses réffexionssur à une soulte de partage ou d'échange. »

RETORDEUR, EUSE s. Techn. Personne qui sa conduite. - Le retour sera pire, sera pis „„ , ^ , *^"" "^'^ ,

retord les fils j QUE matines, ou, ironiq., vauura mieux que * RETOURNE s. f. Carte qu'on retourne à

1 MATINES, se dit pour exprimer qu'une mau- certains jeux, quand chacun des joueurs a le

RETORDOIR s. m. lechn. Machine dont on , ^^^j^g affaire sera suivie d'une plus mauvaise nombre de cartes qu'il doit avoir: elle dé-

se sert pour retordre les matières u'anien- j gp^Q^g . ,7 g^oj^ûj^ ^(re hors de ce procès cri- termine la triomphe ou l'atout: de quelle

teuses. minet, mais on le poursuit de nouveau ; le couleur est la retourne f

•RETORDRE v. a. Se conjugue commel retour vaudramicux que matines. On M amsi retoURNE, rivière qui prend sa source

Tordre. Tordre de nouveau : «ordre e< re- dans le sens oppose. Le retour VAUr bien jans le canton de Machault (Ardennes) et se

tordre du linge mouille. - Tordre, et dans ce i m.«ines, vaut mieux que M.yiNEs. - Aibonc. ^ j.,,^ . ^. ^^^^^^ ^^^ ^,^ ^^^^.. j^ ^3',.ij

sens ne se dit guère qu'en parlant du fil ou i Arbre sur le retour, période de décroissance ^^ '

de la ficelle, quand ou lord deux ou trois , et de caducité, que l'on reconnaît lorsque les "RETOURNER v. n. Aller de nouveau en un brias ensemble : retordre des fils de chanvre, ' bra^ichessont penchées versla terre et lorsque I lieu où l'on a déjà ete : il est retourne dans

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son pnys. — Fig. Rkiochneu kn ARnicar, abandonner une entropi'i?e dont on isi rebuté.

— Fig. Retourner à Dmu, se eonverlir. — Reconinienccr à faire les mêmes cbo-es, les tr.ème-- actions: relmirner à l'ouvrage. — N'y r.ETOunNEZ p.is, ne faites pas une autre fois la même faute. — Vous ne savez pas de quoi il DETOURNE, VOUS lie savez pas ce qui se passe, quel est l'état des choses. Voyons de qvoi il lîET.jURNE, voyons do quoi il est question, voyons ce qui se passe. — Retourner v. a. Tourner d"un autre sens: relowncr un habit.

— Agric. RetoI'Rnek un sol, le bèctier pour le disposer à recevoir une autre culture. On dit dans le même sens. Retourner de la luzerne, DU G.\zoN, bêcher un terrain jemé de luzerne, etc. — Retourner quelqu'un, lui faire changer d'avis, de parti : il élmt de notre avis, mais on l'a retourné. On dit de même. Il s est laissé retourner. — Je l'ai tourné et retourné de tous sens, et je n'en ai PU tirer aucun éclaircissement, j'ai pris dillcrents biais, je lui ai tenu dillcrents discours pour le faire parler, sans qu'il ait jamaivoulu rien dire. — Se Retourner v. pr. Quand je l'appelai, il se retourna vers moi. — Fig. et fam. ('rendre d'autre? biais, prendre d'autres mesures, selon les ditîérentes circonstances : on l'a contrarié dans son entreprise; mais il saura bien se retourner. — S'en retourner, s'en aller : retourne-t'en.

RETRACEMENT s. m. Action de retracer, résultat do colle action.

' RETRACER v. a. Tracer de nouveau, ou d'une manière nouvelle ; cela n'est pas bien tracé, il faut le retracer. — Fii;. Raconter les choses passées et connues, en renouveler la mémoire, les décrire : retracer les glorieux exploits d'un héros, en retracer l'idée. — Tout LE retrace a mes YEUX, tout me le rappelle, sert à me le rappeler. — Se retracer v. pr. Se rappeler une chose : je ne saurais me retracer bien fidèlement ce fait trop éloigtié de moi. — Être retracé, être rappelé dans la mémoire : cette aventure de ma jeunesse se rctra'^i tout à coup dans mon esprit.

' RÉTRACTATION s. f. Acte, discours, ou écrit contenant le désaveu formel de ce qu'on a fait, dit ou écrit précédemment : rélnictalion publique, volontaire, forcée.

' RÉTRACTER v. a. (lat. rctrahere]. Déclarer qu'un n'a plus l'opinion que l'on avait avan

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* RETRAIT s. m." Jurispr. Action en justice, |Mi- laquelle on retire un hérita f-'e qui avait été vendu : il fut déclaré déchu du retrait, pour l'omission d'un seul mot dans son exploit. — Rktrait lignager, action par laquelle un parent du côté et ligne d'où était venu à un vendeur l'héritage par lui vendu, pouvait, dans un délai fixé et suivant certaines formalités, retirer cet héritage des mains de l'acquéreur, en lui rembourrant le prix qu'il avait payé. Retrait féodal, celui qui s'e.xerçail par le seigneur d'un lief sur un héritage vendu dans sa mouvance. Retrait conventionnel, celui qui se fait en vertu des clauses portées par le contrat de vente de l'héritage dont il est question : on l'appelle aussi Réméré. — Le retrait d'un projet de LOI, l'action de retirer un projet de loi qui a été présenté à une assemblée législative. — Retrait d'emploi, mesure disciplinaire par laquelle un olticier est privé de son emploi pour un temfs déterminé. — Législ. «Nous avons déjà parlé du retrait conventionnel ou clause de réméré que la législation moderne a emprunté à l'ancien droit, mais dont elle a limité la durée, (Voy. Rachat.) Il existe aussi dans notre droit deux autres retraits qui sont plutôt des droits de subrogation. Ce sont : l" le retrait successoral, qui permet aux héritiers d'une personne décédée, et même à chacun d'enire eux d'écarter du partage de la succession un étranger qui s'est rendu cessionnaire d'une part. 11 est loisible à chacun des cohéritiers de se substituer aux droits de cet étranger en lui remboursant le prix de la cession" y compris les Irais, intérêts courus et autres accessoires (C. civ. 841); 2» le retrait Vdvjieux, qui permet à celui contre lequel existe un droit litigieux qui a été cédé à un tiers, de racheter ce droit en remboursant le prix réellement payé par le cessionnaire ainsi que tous les accessoires (id. 1699). — Dans l'ancien droit, il existait plusieurs autres retraits dont l'exercice était soumis à des conditions diverses selon les provinces. Le retrait de bienséance était une faculté accordée par quelques^ coutumes et qui permettait au propriétaire indivis d'un immeuble de racheter la part vendue par son co-propriélaire. Le 7-etrait féodal, ou droit de prélation, et le retrait censud donnaient au seigneur la faculté de reprendre, en cas d'aliénation, un fief relevant de lui, à la condition de rembourser

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Jce, se dédire d'une cho;se qu^on avait dite j [^"^^^^ ^"''i^ V"enTeT"On""nommaTrre7raTi "".''':l'!i°.^}''.v'',''^'■°"5.:.'/ "''"'11'''!"';!'';.! Hgnuger la faculté de se substituer à l'acqué-

rour d'un immeuble que le vendeur avait recueilli par succession. Ce di'oit était exclusivement réservé aux parents faisant partie de la ligne d'ofi provenait l'héritage vendu. » {Ch. y.) •RETRAIT s. m. Lieu secret d'une maison, où l'on va aux nécessités naturelles: cureur diS retraits. (Peu us.)

* RETRAIT s. m. Diminution de volume du mortier, de la terre, etc., lorsqu'ils sont secs, et des métaux lorsqu'ils sont refroidis : le retrait du mortier fait gercer les enduits. Ou dit aussi, Retraite.

* RETRAITE s. f. Action de se retirer : il est temps de faire retraite.— Pnvl'icni. Marche que font des troupes pour s'éloigner de l'ennemi après un combat désavantageux, ou pour abandonner un pays où elles ne peuvent plus se maintenir : les cnnanis ont fait une belle retraite. — Retraite des Dix mille, retraite des mercenaires grecs à la solde de Cyrus le Jeune, révolté contre son frère Artâxerxès Mnemon. Les Grecs remportèrent la victoire de Cunaxa (401 av. J.-C); mais Cyrus périt vers la lin de l'action. Artaxerxès, avant attiré les chefs grecs dans un guetapens, Jes fit égorger. Xenophon, élu chef de l'arniée grecque, "dirigea la retraite de ses c'ompatriolas, au milieu de continuelles

proposition, il l'a rétractée. — Se rétracter

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