‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 92 sur 639 · RETZ · texte numérisé non relu

RETZ

arrière ; qui se rapporte à des événements

passés : ri-rur rétrospective.

RÉTROSPECTION s f. Sorte de divination

qui s'exerce sur des faits passés.

RÉTROSPECTIVEMENT adv. D'une manière

rétrospective.

•RETROUSSÉ, ÉE part, passé de Retrousser.

— Avoir le bras retroussé jusqu'au coude, avoir ses manches retroussées de manière que le bras soit nu jusqu'au coude. — Nez RETROUSSÉ, nez dont le bout est un peu relevé en haut : elle a le nezrelroussé. — Ce cheval A LES FLANCS RETROUSSÉS, il a Ics flaucs creux.

• RETROUSSEMENT s. m. Action de retrousser.

• RETROUSSER v. a. Replier, relever en haut ce qui est détroussé : retroussez votre robe, votre jupe, votre manteau. — A aussi la même signification que Troussée; mais outre cela, on l'emploie dans des sens auxquels Trousser convient moins : retrousser ses cheveux.

•RETROUSSIS s. m. La partie du bord d'un chapeau retroussée à l'ancienne mode, à la Henri IV : il avait un beau diamant au retroussis de son chapeau. — Partie des pans ou basques d'un uniforme, qui est ou qui semble être retroussée : les voltigeurs avaient un cor de chasse aux retroussis de leur uniforme. — Pièce de cuir qui se rabat ou semble se rabattre sur le haut des bottes, et qui est ordinairement jaune : bottes à retroussis. On dH mieux, Bottes a revers.

• RETROUVER v. a. Trouver de nouveau : je l'ai retrouvé à la place où je l'avais laissé.

— Trouver ce qu'on avait perdu, oublié :j'ai retrouvé ma montre. — Reconnaître : je ne le retrouve pas dans cette occasion.

RÉTROVERSION s. f. Méd. Etal de renversement: action de se renverser.

•RETSj ré] s. m.(lal.n7e, filet). Filet, ouvrage de corde, de lil, etc., noué par mailles et à jour, pour prendre du poisson, des oiseaux : jeter le rets dans la mer, daiis la rivière. — Fi.i;. Prendre quelqu'un dans ses rets, le faire tomber dans les pièges qu'on lui a tendus.

RÉTUS, USE adj. Bot. Se dit d'une feuille terminée par un sinus peu profond.

RETZ, Ratiatensis pagus, ancien petit pays de France (Bretagne) qui avait pour villes princ. Pornic, Paimbœuf et Machecoul.

RETZ (Gilles de Laval, seigneur de) [rèss

ou ré]. (Voy. Laval).

RETZ. I. (Albert de Gondi, maréchal de), né à Florence en 1522, mort en 1602. Il était fils d'Antoine de Gondi, de Florence, qui passa en France avec Catherine de Médicis. En 1563, Albert de Gondi épousa Claude-Catherine de Clermont-Tonnerre , baronne de Retz ; il prit le nom de maréchal de Retz en iiu'i et lut un des favoris les plus vicieux de Charles IX. 11 fut l'un des instigateurs de la Saint-Barthélémy. — II. (Pierre de Gondi, cardinal de), frère du précédent, ne à Lyon, en 1535, mort en 1616. Evêque de Langres en i'ôii'à, il devint évêque de Haris eu 1570 et fut fait cardinal par Sixte-Quint en I5S7. — 111. (Jean-François-Paul de Gondi, cardinal de), homme politique irançais, né à Montmirail en 1614. mort à Saint-Denis le 29 août 4679. Il se distingua dans l'Eglise cl devint coaiijutcur de son oncle, l'archevêque Henri de Gondi. La régente, Anne d'Autriche, ayant dédaigné ses offres de service pendant les troubles de la Fronde, il employa sa popularité i susciter une révolte contre Mazarin. En 1651, il obtint le chapeau de cardinal en s'alliant momentanément à la cour ; mais il finit par perdre pied et il fut arrêté par ordre de la reine. H parvint cependant à s'échapper. 11 eut l'autorisation dé revenir en

RÉUN

France en 1661, à condition qu'il se démettraitde l'archevêché de Paris qu'il avait héi-ilé de son oncle en 1634; il reçut en échange l'abliayo de Saint-Denis, la plus riche de France. L'édition la plus complète de ses mémoires est celle d'Aimé Champollion (l8o9, 4 vol.). .\lphonse Feillet et J. GourJault ont donné une édition de ses divers écrits (l872-'76).

REUCHLIN (erécisé en Capnio [reuîch'-linn] Johann), érudit allemand, né à Pforzheira en 1455, mort en 1522. A ['àse de 20 ans, il enseigna à Bàle la philosophie, le grec et le latin. Il étudia le droit à Orléans, et en 1481 il fut nommé professeur de jurisprudence et de belles-lettres à Tubini:ue. Il fat ensuite créé conseiller impérial et employé dans la diplomatie, et il présida pendant onze ans le tribunal confédéré de Souabe. On l'accusa de pencher vers le judaïsme pour avoir fait retirer àrerapereur.Maximilien l'ordre de brûler tous les livres hébreux à l'exception de la Bible ; malgré la défense qu'il publia, ses écrits furent brûlés par ordre d'un tribunal qu'avait organisé à Mayence son principal adversaire, l'inquisiteur Hoogstraaten. Mais le pape Léon ordonna de suspendre les poursuites contre lui, et la lutte finit réellement à l'avantage des éludes grecqueset hébraïques qui, depuis cette époque, devinrent générales en Allemagne. En l.ïtO, Reuchlin fut nommé professeur à Ingolstadt. Appelé à Willenberg, il présenta pour le remplacer son cousin. Philippe Mélanchthon. Bien que suspect d'incliner au protestantisme, il n'abandonna jamais formellementl'Eglise catholique romaine. On a appelé son Breviloquus, sive Dictionnrhim singulns voces latinai hreKiter explicans. le premier dictionnaire latin (1478), et l'on croit que son édition des sept psaumes de la pénitence (loi 2) est le premier livre hébreu qui ait été imprimé en Allemagne. Il établit pour le grec un système de pi-ononciation que l'on connaît sous le nom d'iotacisme ou reuchlinisme. Ludwig Geiger a publié sa bio:;raphie en 1871, et sa correspondance en 1876.

REDILLY [Il mil.]. I. Romiliacum, ancien faubourg de Paris, qui donne son nom au XU" arr. — II, ch.-l. de cant., arr. et à 16 kil. N. d'Issoudun (Indie), sur la rive trauche de l'.^rnon, 2,610 hab. Château ue la Fertc-Reuilly, reconstruit en 1639 par Mansart.

* RÉUNION s. f. (lat. réunie). Action de rapprocher, de réunir des parties qui avaient été divisées, désunies, isolées; et elfet qui résulte de celte action : la réunion des lèvres d'une plaie. — Se dit, flg., en parlant des volontés et des esprits, et signifie, réconciliation : la réunion des deux partis. — Action de rejoindre une chose démembrée au tout dont elle faisait partie; ou action de rejomdre pour la première fois une chose à une autre : la réunion de la Bourgogne, de la Normandie à la couronne. — Action de rassembler ce qui est épars, ou résultat de celte action : la réunion df s rayons du soleil par le moyen d'un verre convexe. — Parlicul. Assemblée de personnes : une réunion de savants, de gens de letlres, etc. — ■ Droit de réunion, droit .accordé aux citoyens de se réunir pour traiter de matières politiques, économiques ou sociales. — Obère de la Réunion, ordre civil et militaire fondé par Napoléon l", en 1811, en mémoire de la réunion delà Hollande à la France. Cet ordre fut supprimé en 181-5. — Législ. « Le droit de réunion avait été accordé par la loi du 19nov. 1790, puis confirmé par la constitution du .3 sept. 1791. Mais l'article -291 du Code pénal de 1810, qui est toujours en vigueur (car il a été abrogé seulement en ce qui concerne les syndicats professionnels, par la loi du 21 mars 1884), interdit les réunions périodiques lorsqu'elles sont tenues par des associations de

REUN

plus de vingt personnes, non autorisées par le gouvernement ; et la loi du 10 avril 1834, plus rigoureuse encore, rend cette interdiction applicable même lorsque les réunions ne sont pas périodiques, et lorsque les associations de plus de vingt personnes sont partagées en sections d'un nombre moindre. — Le droit de réunion fut reconnu de nouveau par le décret du -28 juillet 1848 sur les clubs, et par la constitution du 4 nov. suivant. Ces dispositions ont été abrogées par un décret dictatorial du 25 mars 18.52, qui a déclaré applicables aux réunions publiques les articles 291 à 294 du Code pénal et les articles 1, 2 et 3 de la loi de !834. - Le pseudo-libéralisme que l'on vit paraître à la fin du second Empire accorda le droit d'ouvrir une réunion publique, sans autorisation, sur la déclaration préalable signée par sept personnes; mais il ne pouvait y être traité d'aucune matière politique ou religieuse. Les réunions électorales furent également autorisées sous certaines conditions iL. 6 juin 1 868). — Enfin la liberté a été rendue aux réunions publiques par la loi du 30 juin 1881. La seule formalité requise est une déclaration faite au maire, vingt-quatre heures au moins avant la réunion et signée par deux personnes, dont l'une doit èlre domiciliée dans la commune. Le délai est réduit à deux heures pour les réunions électorales tenues par les électeurs pour l'audition des candidats à des fonctions électives, pendant la période comprise entre le décret ou arrêté portant convocation du collège électoral et le jour de l'élection exclusivement. Les clubs demeurent interdits.

Aucune réunion ne peut être tenue sur la voie publique. Chaque réunion doit avoir un bureau composé de trois personnes au moins. Ce bureau est chargé de maintenir l'ordre, et ses membres sont responsables des infraclions à la loi. Le préfet, le sous-préfet, ou le maire peuvent déléguer un fonctionnaire qui assiste à la réunion et y choisit sa place. Le représentant de l'autorité à le droit de dissoudre la réunion publique, s'il en est requis par le bureau, ou s'il se produit des collisions. Enfin, aux termes de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 (art. 23 et s.), ceux qui, par des discours, cris ou menaces proférés dans des lieux ou réunions publics, ont provoqué à commettre une action qualifiée crime ou délit, sont punis comme complices de celte action et même s'il y a eu seulement tentative de crime. S'ils ont provoqué à commettre les crimes de meurtre, de pillage et d'incendie, ou l'un des crimes contre la sûreté de l'Etat, ils sont punis, dans le cas où celte provocation n'aurait pas été suivie d'effet, de trois mois à deux ans, d'emprisonnement et de 100 à 3,000 fr. d'amende. Tous cris ou chants séditieux proférés dans les lieux ou réunions publics sont punis d'un emprisonnement de six jours à un mois et d'une amende de 16 à 300 fr., ou de l'une de ces deux peines seulement. — Les réunions privées ne sont assujetties à aucune réglementation. » [Ch. y.)

REUNION (Ile de la), autrefois Ile Bourbon, puis Ile Bonafiarte de 1809 à 1814), colonie française de l'océan Indien, à 141 kil. O.-S.-O. de l'île .Maurice, à 61.5 kil. E. deMarlagascar, à 3,000 kil. N.-E. du Cap, et à 16,250 kil. de Brest; entre o'i'^ 36' et 53<> 34' long. E. et entre 20" oO' et 21° 23' lat. S.; longue de 77 kil., large de o3 kil.; 2,600 kil. carrés; ch.-l., Saint-Denis. 207 kil. décotes, généralement escarpées, offrant quelques rades foraines mais pas de ports naturels. Au prix d'énormes sacrifices, on s'efforce de créer un port artificiel dans le bassin de Saint-Pierre. — Population : 169.493 hab, dont 63,000 sont des travailleurs immigrants, récemment amenés de l'Inde ou de l'Afrique. C'est à peine si 30,000 hab. appartiennent à la race blanche, le surplus se compose de nègres et

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