JUGEMENT, PAR REQUÊTE CIVILE CONTRE UN ARRÊT
se pourvoir en justice contre un jugement, contre un arrêt. On dit aussi, Revenir par la
VOIE DE LA rescision CONTRE UN TRAITÉ, UN CON-
TiiAT, etc.
REVENOIR s. m. Techn. Outil sei^vanl à donner dili'érents recuits ou à bleuir l'acier.
* REVENTE s. f. Seconde vente, nouvelle vente : la revente d'un bien. — Une t.^pisserie DE revente, un lit DE REVENTE, etc, uu lit, une tapisserie, etc., qu'on n'achète pas de la première main. — Revente a la folle enchère, nouvelle vente d'un bien dont le premier adjudicataire n'a pas payé le prix.
* REVENU s. m. Ce qu'on retire annuellement d'un domaine, d'un emploi, d'une pension, d'une constitution de rente, etc. : cette dépense passe mon reveint, excède mon revemi. — Revenus casuels, certains profits qui ne sont point compris dans les revenus ordinaires. — Revenus publics ou Revenus de l'Etat, tout ce que l'Etat relire, soit des contributions, soit de ses propriétés. — Impôt sur le revenu. « Si l'on excepte les impôts sur le capital (droits sur les ventes, les donations, les successions, elc), et les impôts de fabrication, de douane et de consommation, la plupart des contributions sont en réalité des impôts sur le revenu. On a presque toujours, en France, préféré asseoir l'impôt sur des données fixes, plutôt que de l'établir sur des déclarations de revenu dont la sincérité peut être difficilement contrôlée. iNos quatre contributions directes ne sont autre chose que des impôts sur le revenu pi-ésumé. (Voy. Contribution.) L'impôt sur le revenu des actions et obligations est établi sur un revenu réel. iVoy. Société.) .Mais on entend généralement par ces mots « Impôt sur le revenu », une contribution directe basée sur l'ensemble des revenus nets de chacun. C'est ainsi qu'est appliqué en Angleterre l'income-tax, adopté d'abord en 179S, sur la proposition de Pitt, afin de subvenir aux charges de la guerre contre la France, modifié en 1803, aboli en 1816, après la paix générale, et rétabli définitivement le 'Ai juin 1842. Cet impôt, dont sont all'ranchis les revenus inférieurs à i,.=)00 l'r., est basé sur les revenus nets déclarés par chaque contribuable. 11 est plus
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élevé pour le propiiiHaire que pour le fermier, et il frappe non seulement les revenus des immeubles, des valeurs mobilières et des fonds publics, mais aussi les traitements, les salaires et les profits de l'industrie ou du commerce. Aprèsavoir été d'abord projress»/, il est aujourd'hui purement proporlionncl. Le taux en est fixé chaque année par le parlement, à raison d'un certain nombre de pence (Ofr. 09 c.tî6) par livre sterling de revenu (Ta fr. 22). Il s'est élevé plusieurs fois jusqu'à seize pewe par livre. — En Prusse, l'impôt sur le revenu {einkommensteuer} s'applique à tous les revenus excédant 1,000 thalers ou 3,000 marks (3,750 fr.). Ces revenus sont divisés en trente classes elle tarif varie suivant la classe. — F.n Autriche, la taxe sur le revenu est plus ou moins abaissée selon que les produits qu'elle frappe sont déjà plus ou moins fortement frappés par d'autres impôts-. — En France, l'impôt sur le reveau a clé plus d'une fois appliqué. Louis XI'V, par déclaration donnée à Marly le 14 octobre 17 II), imposa la plupart des revenus jusqu'à concurrence d'un dixième, et cet impôt fut ultérieurement doublé; la déduction s'opérait aux dépens des créanciers, et au moyen d'une retenue sur les arrérages des rentes foncières. Déjà, auparavant, au xii" siècle, au xiV et au xvi% on avait, pour des besoins urgents, établi temporairement des contributions du dixième, du quinzième ou du vingtième sur les revenus. L'impôt de 1710 fut supprimé en 1717, puis rétabli dans les années 1733 et 17it. Il fut remplacé, en 1749, par l'impôt du vingtième qui frappait tous les revenus sans exception; on y ajouta un second vingtième en 1758. Un tro'isième fut imposé en 1 ^59 et fut perçu jusqu'en 1785. Ces impôts furent pendant longtemps convertis en abonnement pour les pays d'Etats et pour le clergé. Par la loi du 1 H janvier 1791, l'Assemblée constituante cbercha à établir un impôt sur le revL'nu, et elle prit pour base la valeur locative de l'habitation; c'est cet impôt qui, a la suite de modifications successives, est devenu la contribution mobilière, aujourd'hui confondue avec la contribution personnelle. En 1848 et en 1849, des propositions de lois furent présentées par le gouvernement, dans le but de soumettre à l'impôt divers revenus mobiliers, et c'est en 1857 seulement (L. 23 juin) que fut établie la première contribution ainiuelle sur les aclions et les obligations au porteur. Un impôt de 2 p. 100, créé par la loi du 28 juin 1672, frappait les intérêts des créances hypothécaires; mais cette taxe,qui serait infailliblement retombée à la charge des emprunteurs, a été aboli.; par une autre loi du 20 décembre suivant, avant même qu'elle ail pu être appliquée. En 1876, à la Chambre des députés, la commission du budget chargea une sous-commission de préparer un plan de réforme du système linaucier de la France; et le rapport de celle sous-commission, fait parGambelU, concluait à substituer aux quatre contributions directes et à une partie des contributions indirectes, un impôt sur tous les revenus. Suivant ce projet, les revenus seraient répartis en cinq classes ou cédules : la première, dite foncière, frappant les revenus des terres; la seconde, dite immobilière, frappant les revenus delà propriété Ijâtie; la troisième, dite industrielle et commerciale, comprenant tous bs prolits des industries agricole, manufacturière et commerciale; la quatrième, dite mobilière, comprenant tous les revenus de la priipiii'té mobilière; cl la cinquième, dite personnetleet d' habitation, comprenant, d'une part, les salaires, tiaaemenls et honoraires, et d autre part la jouissance des habitations, des paies d'agrément, des ellels mobiliers, objets d'art. Ce .système d'impôt ne fut même pas discuté au parlement, où le budget est presque toujours voté à la hâle; et l'impôt sur
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le revenu semble être ajourné pourlonetemps encore, ainsi que toutes les grandes réformes liscales. La plupart des revenus sont déji'i imposés : les revenus des immeubles par la contribution foncière et par celle des portes et fenêtres, et les revenus mobiliers au moyen de la contribution mobilière. Certains de ces revenus sont frappés deux ou trois fois au moins par l'impôt des palenles, par l'impôt sur les valeurs mobilières et par des taxes indirectes. On ne pourrait donc atteindre que des revenus déjà grevés, à l'exception des rentes sur l'Etat, de diverses créances et des traitements ou salaires. En outre, il est à craindre que les déclarations demandées aux contribuables afin d'établir les bases de l'impôt ne soient souvent fausses, et que ce système ne profile trop à ceux qui ne craindraient pas de faire des déclarations mensongères. L'impôt jjrogressif, qui n'est équilalile qu'en apparence, existe à Paris où le contingent personnel mobilier est réparti de manière à exempter les locaux d'une valeur locativc de 499 fr. et au-dessous, et à frapper respectivement d'une taxe de 6,ri0, de 7,b0, de 8,50, de 9,50 ou de 9 fr. 88 p. 100 fr. les loyers qui excèdent 499, 599, 699, 799 et 899 fr. >> (Ch. Y.)
* REVENUE s. f. Eaux et Forêts. Se dit du jeune bois qui revient sur une coupe de taillis : voilà une belle revenue.
'RÊVER V. n. (rad. rêve). Faire des songes: je 71 ai l'ail que rêver toute la nuit. — Fam. Cet homme rêve tout éveillé, son imagination crée des chimères, des fantômes. — Etre en délire, dans une fièvre chaude ou dans quelque autre maladie: voilà le transport qui lui vient, il commence à rêver. — Par ext. Dire des choses déraisonnables, extravagantes:
vous rêvez, quand vous dites telle chose. — Etre distrait, laisser aller son imagination sur des choses vagues, sans aucun obji.t fixe et certain: il rêve toujours sans répondre à ce qu'on lui dit. — Fam. Rèvek a la Suisse, avoir l'air de penser à quelque chose, et ne penser à rien. (Vieux.) — Penser, méditer profondément sur quelque chose: celte affaire est de grande conséquence, il faut y rêver. — v. a. Désirer quelque chose vivement, avec passionil ne rêve que for-tune. — Vous avez révé cela, se dit à une personne qui rapporte, qui raconte des choses que l'on se refuse à croire.
* RÉVERBÉRATION s. f. (rad. lat. reverberare, happer). Hetlecbissement, réUexion. Ne se dit guère que de la lumière el de ia chaleur : les rayons du soleil ne viennent jamais dans cette cuambre que par réverbération.
* RÉVERBÈRE s. m. Miroir réflecteur, ordinairement de métal, que l'on adapte à une lampe, pour ramener vers les objets que l'on veut éclairer, la portion de sa lumière qui se perdrait dans 1 espace. — Se dit, par ext. et plus ordinairement, des lanternes de verre qui contienneut une lampe liiunie d'un ou de plusieurs réflecteurs, et qui servent à éclairer pendant la nuit les rues, les grandes cours el d'autres lieux : allumer les réverbères. — Chasse au réverbère ou au flambeau, chasse que l'on fait aux canards sauvages pendant la nuit, au moyen d'une espèce de fanal placé au bout d'une perche en avant du iiateau qui porte les chasseurs. — Chiui. Feu dk réverbère, feu appliqué de manière que la flamme est oliligée de se rabattre et de rouler sur les matières que l'on expose à son action, comme dans un four ou sous un dôme. — Métall. Fourneau a réverbère, tourneau dont les parois el la coupole sont disposés de manière a réfléchir fortemunl la chaleur.
* RÉVERBÉRER v. a. Réfléchir, repousser, renvoyer. ISe se dit proprement qu en parlant de"la lumière et de la chaleur : cette muraille réverbère furlement les rayons du
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soleil. — v. n. Les rayons du soleil réverbèrent
rontrc cette muraille.
REVERCHON (Jacques), conventionnel, né à Sainl-Cyr-au-Mont-d'Or en 1746, mort en 1828. Envoyé à la Convention, il vota la mort du roi sans appel ni sursis, présida le club des Jacobin.,, devint secrétaire du comité de sûreté générale, fut nommé membre du conseil des Cinq-Cents, administra le département de Saône-et-Loire et entra au conseil des Anciens en i79J. Banni eu 1816, il se relira en Suisse.
* REVERDIR V. a. Repeindre en vert : ces barreaux ont perdu leur couleur, il faut les reverdir. — v. n. Redevenir vert : les arbres reverdissent au mois de mai. — Se dit, fie., d'un vieillard dont les forces se raniment, qui semble rajeunir : je l'ai trouvé tout reverdi. — Planter la quelqu'un pour reverdir, laisser une personne en quelque endroit sans la venir reprendre, comme on le lui avait promis : il s'en alla, et me planta là pour reverdir.
* RÉVÉREMMENT adv. [-ra-man]. Avec respect, avec révérence : parler révéremment de Dieu, deschos'.s saintes. (Peu us.)
* RÉVÉRENCE s. f. [-ran-] (lai. reuerentia). Respect, vénération : il faut traiter les choses
I saintes aven révérence. — Pop. Sauf révérence, révérence parleh, en parlant par révérence, se dit quand on parle de quelque chose dont on craint que l'idée ou l'expression ne blesse. — Titre d'honneur qu'on donnait aux religieux qui étaient prêtres : Voire Révérence veut-elle... — Mouvement du corps qu'on fait pour saluer, soit en s'inclinaiit, soiten pliant les genoux : faire la révérence bien bas. — Pop. Tirer sa révérence a quelqu'un, le saluer : quand il passa, je lui tirai ma révérence. Cette manière de parlers'emploie quelquefois dans le langage familier, et signifie, saluer en s'en allant, s'en aller : je lui dis nettement ma façon de penser, et je lui tirai ma révérence. Fig. Je vous tire ma révérence, ne comptez pas sur moi. — ■ Faire la révérence, SA révérkN'.'Ka quelqu'un, lui rendre ses respects, el le saluer pour la première fois, ou quand on a été longtemps sans le voir : ce seigneur, au retour de son voyage, eut l'honneur de faire la révérence au roi. — Sorte d hommage rendu aux souverains dans certaines occasions : lareine a dispensé des révérences.
* RÉVÉRENGIELLE adj. f. Nes'emploie que dans celte locution, Crainte révérencielle, sentiment mêlé de crainte et de respect que les enfants doivethl avoir pour leurs pères et mères : vœux contractés par crainte révérencielle.
' RÉVÉRENCIEUSEMENT adv. Avec respect, d'une manière humble et cérémonieuse.
* RÉVÉRENCIEUX, EUSE adj. Qui atfecte de faire quantité de révérences : voilà un homme bien révérencieux. (Fam.) — Humble et cérémonieux : il devient de jour en jour plus révérencieux.
' RÉVÉREND, ENDE adj. [-ranj (lat. reoerendus, qui doit élre respecté). Digne d'être révéré. Ne s'emploie que comme un titre d'honneur qu'on donne aux prélats, aux religieux el aux religieuses : révérend père en Dieu. — Subslantiv. Mon révérend, mes révérends.
' RÉVÉRENDISSIME adj. Titre d'honneur plus relevé que celui de 1res révérend, et que Ion donne aux évêques, aux archevêques et aux généraux d'ordres : monseigneur l'illustrissime ctrévérendissime archevêque de...
* RÉVÉRER v. a. (lat. revereri). Honorer, respecter : révérer Dieu, les saitits, les reliques, les images.
I * RÊVERIE s. f. Etat de l'esprit occupé
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d'idées vague? qui l'intéressent, et pensées riantes ou tristes auxquelles se laisse aller l'imagination : s'enfoncer dans une sombre rêverie. — Idée extravai-'ante, chimérique : les rêveries des astr^dogues. — Délire causé par une maladie, ou effet de ce délire : il entre dans la rêverie.
' REVERQUIER s. m. Voy. Revbrtier.
* REVERS s. m. fre-vèr] (lat. reversiis, retourné). Côté d'une chose opposé à celui que l'on regarde ou qui se présente d'abord : le revers de ta main. — Un codp de revers, ou simpl.. Un revers, un coup d'arrièreniain ; un coup donné de gauche à droite avec la main ou avec un instrument, avec une arme quelconque : ce joueur de paume donne fort adroitement un coup de revers. — Frapper de revers, frapper de gauche à droite avec une arme, uu bâton, etc., que l'on tient de la main droite. — Fig. Un revers DE FORTu.N'E, OU simpl., Un REVERS, une disgrâce, uu accident qui change une bonne situation en une mauvaise : il vient d'avoir un fâcheux revers de fortune. — Les revers d'un habit, se dit des deux parties d'un habit qui se joignent sur la poitrine, et qui sont ou qui semblent repliées en dessus de manièie à montrer une portion du revers ou de la doublure de l'habit : un habit d'uniforme ù revers bleus. — Revers de botte, le haut de la tige d'une botte, lorsqu'il paraît se rabattre et montrer le côté du cuir qui n'est pas noirci : bottes à revers. — Monnaies. Côt>'- opposé à celui où est l'empreinte de la tête dii prince ou du personnage au nom ou en l'honneur duquel la médaille a été frappée: cette médaille a d'un coté la tête d'Auguste, et sur le revers une Victoire. — RE\'Ens de PAVÉ, partie inclinée du pavé d'une rue depuis les maisons jusqu'au ruisseau. — Fortifie. Le ri:vers de la tranchée, le côié de la tranchée qui est tourné vers la campagne, et qui est opposé à celui qui regarde la place. On dit de même. Lis îievers du fossé, le bord extérieur, opposé à celui de l'enceinte. On appelle quelquefois, mais improprement et par abus. Revers de la tranchée, le côté extérieur du parapet. — Guerre. Voir, prendre, batthea revers ou de revers une troupe, UN ouvrage de fortification, voir, prendre, battre cette troupe ou cet ouvrage, soit en tlanc, soit à dos. Prendre des revers, occuper une position d'où l'on dirige obliquement son feu contre le dos de l'ennemi. — Mar. Manœuvres de revers, les écoules, boulines et amures de dessous le vent des basses voiles , c'est-à-dire, qui ne se trouvent pas du côté du vent.
•RÉVERSAL, ALE, AtJX adj. S'est dit d'un acte d'assurance donné à l'appui d'un engagement précédent :dip/dme reversai. — Lettres RÉVERSALES, OU Réversales, Se dit aussi de lettres par lesquelles on fait une concession en échange, en retour d'une autre.
REVERSE adj. Anat. Se dit de l'aile des insectes quand le bord de l'aile inférieure dépasse celui de l'aile supérieure.
* REVERSEMENT s. m. Mar. Action de reverser. On dit mieux, Transbordement.
* REVERSER v. a. Verser de nouveau reverser du vin dans son verre. — Mar. Transporter la cargaison d'un bâtiment dans un autre : reverser des munitions de guerre, de bouche, des marchandises, etc. On dit plus ordinairement Transborder. — Fig., en termes de Fin. et de Conun. : cet excédent sera reversé sur tel chapitre, sur tel article de compte.
* REVERSI ou Reversis s. m. Sorte de jeu de cartes où celui des joueurs qui fait le moins de levées gagne la partie, et où le valet de coeur, qu'on nomme le Quinola, est la carte principale : le reversi se joue à quatre
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personnes. — Coup qui consiste à faire toutes les levées, et qui, par une exception à la règle ordinaire, procure le gain de la partie : faire le reversi.
* RÉVERSIBILITÉ s. f. Juri^pr. Qualité de ce qui est réversible : la réversibilité des apanages.
/RÉVERSIBLE adj. Jurispr. Se dit des biens, des terres qui doivent en certains cas retourner au propriétaire qui en a dispose : tous les héritages donnés à bail emphytéotique sont réversibles après la fin du bail. — Se dit aussi des rentes viagères constituées surplusieurs têtes, ou d'une pension assurée à d'autres personnes après la mort du titulaire : ces quatre sœurs ont obtenu des pensions qui seront réversibles d'une tête sur l'autre, jusqu'à la dernière.
•RÉVERSION s. f. Jurispr. Retour, droit de retour, en vertu duquel les biens dont une personne a disposé en faveur dune autre, lui reviennent quand celle-ci meurt sans enfants : il est rentré dans ce bien par droit de réversion.
•REVERTIER s. m. (lat. revertere, revenir). Sorte de jeu qui se joue dans un trictrac, et qui consiste à faire revenir ses dames dans la même table d'où elles sont parties. On disait autrefois Reverqdier.
REVESTIAIRE s. m. Lieu séparé dans
l'église, où les prêtres se revêtent des habits sacerdotaux pour l'office divin. (Vieux.)
' REVÊTEMENT s. m. Archit. Espèce de placage de plaire, de mortier, de bois, de marbre, etc., qu'on fait à une construction pour la rendre plus agréable, ou plus riche, ou même plus solide : le revêtement de ce mur est de plâtre. — Ouvrage de pierre, de brique, ou de quelque nuire matière, servant à retenir les terres d'un fossé, d'un baslion, d'une terrasse ; les revêtements sont ordinairement en talus, afin de mieux soutenir ta poussée des terres.
' REVÊTIR v. a. Se conjugue comme 'Vêtir. Donner des habits à quelqu'un qui en a besoin : revêtir les pauvres. — Se dit aussi en parlant des habits de cérémonie ou des autres marques de dignité : les chevaliers du Saint- Esprit étaient revêtus de leur grand collier de l'ordre. — Se dit, ûg., en parlant des emplois, des titres, des dignités, du pouvoir, de l'autorité qu'on reçoit, dont on est investi : la charge dont Je vous ai revêtu. — S'emploie aussi fig., dans quelques autres acceptions. Ainsi on dit : Revêtir ses pensées d'un style brillant, les exprimer d'une manière brillante. Revêtir le mensonge, l'erreur des apparences de la vérité, donner au mensonge, etc.. l'air de la vérité. — Jurispr. Cet acte est revêtu de toutes ses formes, de toutes ses fûr- M.\LiTÉs requises, toutes les formes nécessaires pour qu'il soit valide y ont été observées. Cet écrit, cet acte est revêtu de la signature DE telle personne, il porte la signature de telle personne. — Prendre, se donner, s'attribuer telle ou telle apparence, telle ou telle qualité : revêtir la figure de quelqu'un; les formes que revêt la pensée. On dit, dans le sens anal., Revêtir un personnage. — Revêtir UN caractère, faire connaître la qualité, l'autorité qu'on possédait sans la montrer : Une passait que pour un voyageur, mais il a revêtu depuis peu un caractère d'envoyé.
— Archit. Faire un revêtement : revêtir un fossé, un bastion. — Recouvrir, enduire : revêtir l'aire d'une grange d'une couche de sable et de terre battus.
' * REVÊTU, UE part, passé de Rbvêtir. — Un gueux re\éiu, un homme de rien qui a fait fortune, et qui en est devenu arrogant.
— Fig. Orné, décoré : les vertus et les qualités aimables dont il était revêtu, le rendent digne de tous nos regrets.
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REVEUR, EUSEadj. Qui rêve, qui s'entretient de ses imaginations : cet homme est fort rêveur. — s. C'est un rêveur perpétuel. — C'est
UN RÊVEUR, c'est UN VIEUX liÈVEUR, se dit d'un
homme qui fait ou qui dit des choses extravagantes, dont les idées sont hors du sens commun.
RÊVEUSEMENT adv. D'une manière rêveuse.
•REVIENT s. m. [re-vi-ain] (rad. revenir). S emploie dans cette phrase, Le prix de revient, le prix auquel un objet fabriqué revient pour le fabricant, ce qu'il coûte.
REVIGNY, ch-.l. de cant., arr. et à 16 kil O.-N.-O. de Bar-le-Duc (Meuse), près de lOrnain; 1,810 hab.
•REVIRADE s. f. Jeu de trictrac. Action d'un joueur qui, pour faire une case avancée, emploie une ou deux dames de cases déjà faites : faire unerevirade.
* REVIREMENT s. m. Mar. Action de revirer : revirement par la tête, par la queue. — On dit mieux. Virement. — Banque etComm. Revirement de parties, de fonds, de deniers, et simpl.. Revirement, manière de s'acquitter envers une personne en lui faisant le ti ansport d'une dette active équivalente à la somme qu'on lui doit : ces négociants se sont acquittés par des revirements. — Changement brusque et du tout au tout qui survient dans l'opinion, dans la conduite d'un homme, d'un parti, d'un peuple.
' REVIRER V. n. Mar. Tourner d'un autre côté : revirer pur la tête, par la queue. — Fig. elfam., Reviher de rûrd, changer de parti : quand il vit la tournure que prenaient /e,< affaires, il revira de bord. — iea de trictrac. Faire une revirade.
* REVISABLE adj. Qui peut être revisé.
* REVISER v. a. Revoir, examiner de nouveau : réviser une affaire, un compte, im procès; un article de cette constitution fixe l'époque où elle pourra être revisée.
' REVISEUR s. m. Celui qui revoit après un autre : vuusavez là un bon reviseur.
' REVISION s. f. Action par laquelle on levoit, oa examine de nouveau : la revision des lois, d'une constitution. — Typogr. Faire la revision d'une feuille, pour s'assurer qu'il n'y reste plus de fautes. — Se dit particul., en matière de comptes et de procès : demander la revision d'un procès. — Conseil de revision, tribunal militaire qui revise les jugements rendus par les conseils de guerre ; conseil chargé, lors du recrutement de l'armée, de statuer aur l'aplilude des sujets présentés. — Législ. « Nous avons parlé plus haut des conseils de revision qui sont des tribunaux militaires investis du pouvoir de statuer sur les recours formés contre les décisions des conseils de guerre, pour vices de formes ou pour fausse application de la loi. iNous avons parié aussi d'autres conseils de revision qui sont chargés d'examiner les jeunes gens appelés chaque année pour le recrutement de l'armée. (Voy. Conseil et Justice.) — La révision des procès criminels ou correctionnels peut être demandée dans les cas suivants : 1o lorsque, après une condamnation pour homicide, des pièces sont représentées, propres à faire naître de suffisants indices sur l'existence de la prétendue victime de l'homicide; 2° lorsque, après la condamnation, un autre individu a été condamné pour le même fait; 3" lorsque l'un des témoins entendus a été, postérieurement à la condamnation , condamné lui-même pour faux témoignage. Le droit de demander la révision appartientexclusivement au ministre de la justice, au condamné, et après, la mort de celui-ci, à son conjoint, à ses enfants, à ses légataires universels ou à titre universel,
RïïVI
et à ceux qui ont reçu de lui la mission expresse de léclnmer cette revision. Les demandes s?rit portées devant la chambre criminelle de la cour de cassation, par son procureur général, sur l'ordre exprès que donne le ministre de la justice, soit d'office, soit par suite de la réclamation des parties. L'exécution de l'arrêt ou du jugement d^ml la revision est demandée est suspendue de plein droit jusqu'à ce que la cour de cassation ait prononcé C. inst. crim. 443 et s.; L. 29 juin i^G'K On peut aussi considérer comme un cas de revision de procès criminel celui nii, en vertu de l'article 3-52 du Code d'instruction criminelle, la cour d'assises, étant convaincue que les jurés, tout en observant les fo.'mes, se sont trompés au fond en dériarant l'accusé coupable, décide qu'il sera sursis au jugement et que l'affaire sera renvoyée à la session suivante pour être soumise à un nouveau jury dont ne peut faire partie aucun des jurés ayant pris part à la dé claration annulée. — La' revision de la constitution ne peut être faite que dans certaines conditions. Aux termes de l'article 8 de la loi du 2'd fév. 187.3, il faut que les deux Chambres aient préalablement, par délibérations séparées prises dans chacune à la majorité absolue des voix, déclaré qu'il y a lieu de reviser les lois constitutionnelles. Ensuite les deux Chambres se réunissent en Assemblée nationale pour procéder à la révision, et les délibérations do cette assemblée doivent être prises à la majorité absolue des membres qui la composent. C'est ainsi qu'il a été procédé lors delà revision partielle qui a été faite le 14 août 1884. » (Ch. Y.)
REVISIONNISTE adj. Qui procède à une révision. - s. m. Partisan de la revision de la constitution politique du pays.
• REVIVIFICATION s. f. Chim. Opération par laquelle on lait reparaître sous sa forme naturelle un niclal qui était masqué sous une forme différente. (Voy. Réduction.)
•RE'VIVIFIER V. a. Vivifier de nouveau : cctlc partie ct'iic presque morte, on l'a revivifiée 1 €)! la frottant avec de l'alcool, en ta frictionnant. — Chim. Revivifiek le mercure, le remettre en son état naturel, le rendre à sa forme métallique. — Théol. L.*^ Gn.\CE hevi- MFiE LE PÉCHEUR, elle lui douue une nouvelle vie spirituelle.
REVIVISCENCE s. f. [-viss-san-]. Retour à la vie des animaux réviviscenls.
REVIVISCENT, ENTE adj. [-viss-san] ( lat. reviciscens). Physiol. Se dit des animaux qui peuvent être ranimés après avoir perdu toutes les apparences de la vie.
REVIVISGIBLE adj. Qui peut être ramené à la vie.
' REVIVRE V. n. Se conjugue comme Vivre. Ressusciter, leveniràla vie : Jésus-Chuist ^< revivre Lazare, i/iti était mort depuis trois jours. — Fig. Vivre pour ainsi dire de nouveau : les pères revivent dans leurs enfants. — Se dit éçalemenl des choses, et sipnifie, renaître, se renouveler : à la paix, l'industrie sembla revivre. — Pour revivre a l.\ grage il v\vn MOURIR AU PÉCHÉ, il faut renoncer entièrement au péché, si l'on veut revenir en état de grâce. — Faire revivre use personne, lui rendre des l'orces, de la vigueur, lui redonner de l'espérance, de la joie : il était dans une grande langueur, le remède qu'on lui a donné la fait revivre. — Fig. Faire revivre une chose, la renouveler, la ranimer, ou la remettre de nouveau en honneur, en vogue, en crédit: son amour, qu'elle croyait éteint, comn.cnce à revivre. — Il f.ut revivre en lui la gloire de SES ANXÈTiiES, il imite les grandes actions de ses an'céfrts. -r Faire revivre des droits, des pnÛTtNTid.NS. 'otl:'.; l'e's faire vulcfir de nouveau. — Faire revivre u'.m; charge, rétablir une
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charge qui avait été éteinte ou supi^rimée. — Le veums fait revivre les coulkurs, il leur donne un nouvel éclat. La noix de gallf, fait revivre lfs vieillies ÉcniTURES, elle les fait reparaître, clic les rend lisibles.
RÉVOCABILITÉ s. f. Caractère de ce qui
est révocable.
* RÉVOCABLE adj. Qui peut être révoqué, qui peut être destitué : ordinairement uneprocuration est révocable.
• RÉVOCATION s. f. Action de révoquer : la révocation de l'édit de Nantes. — Législ. « La révocation des donations entre-vifs ne peut avoir lieu que dans certains cas expressément déterminés par la loi (voy. Donation), tandis que la révocation d'un testament peut toujours être faiic. en tout ou en partie, soit par un teslaniciit postérieur, soit par acte notarié, soit implicitement par l'aliénation que fait le testateur de tout ou partie de la choseléguée (C. civ. 1033 et s.). La révocation des conventions ne peut avoir lieu que par consentemont mutuel ou par les causes que la loi détermine (id. 1 134). La révocation d'un mnnd'st'ùre peut être faite par le mandant quand bon lui semble; elle résulte toujours implicitement de la constitution d'un second mandataire pour la même affaire, mais la révocation d'un mandataire ne peut être opposée aux tiers lorsque ceux-ci n'en ont pas eu connaissance (id. 2003 et s.). — Tout fonctionnaire public qui a eu connaissance de sa révocation et qui a continué néanmoins l'exercice de ses fonctions doit être puni d'un emprisonnement de six mois à deux ans et d'une amende de 100 à bOO fr 11 doit être, en outre, interdit de toute fonction publique pour cinq ans au moins et dix ans au plus, à compter du jour où il a subi sa peine (C pén. 193). Cesdi-positions sont ap plicables, d'après la jurisprudence de la cour de cassation, aux officiers ministériels ré voqués. » (Ch. y.)
• RÉVOGATOIRE adj. Jurispr. Qui révoque acte réVQi^aloirc.
' REVOICI et REVOILÀ, prép. réduplic. qu signifient, voici et voilà de nouveau : le revoici, le rei)oilà encore. (Ces deux mol sont familiers.)
REVOIR v. a. Se conjugue comme Foir Voir de nouveau ; je l'avais vu hier, je l'ai 1 revu aujourd'hui. — S'em.ploie substanliv, dans cette phrase familière, Adieu jusqu'au REVOIR, ousinipl.. Au revoir. — Vén.. Revoir d'un cerf, prendre connaissance de la force
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des sens contre la raison, de la chair contre l'esprit.
• RÉVOLTÉ. ÉE part, passé de Révolter. —
Lis rvi:o!tr< ont repris la ville.
• RÉVOLTER v. a. Soulever, porter à la révolte : c'est lui qui a révolté ces yjrovinces. — Fig. La volupté révolte les sens contre la raison. — Choquer excessivement, indigner : cet homme, par sesmaniéres, par son procédé, p'ir ses discours, a révolté tous tes esprits contre lui. — Se révolter v. pr. S'insurger. — S'indigner : quelle âme ne se révolterait contre une telle injustice?
RÉVOLU, U£ adj. (lat. rcvolutus). Se dit du cours des planètes et des astres, lorsque,
leur mouvement périodique, ils sont revenus au même point d'où ils étaient partis: avant que le cours de Saturne soit révolu. — Se dit aussi des périodes de temps, et signifie achevé, complet : le mois, l'an, le siècle n'était pas encore révolu.
RÉVOLUTÉ, ÉE adj. Bot. Qui est roulé en dchurs et en dessous.
*RÉVOLUTIF, IVE adj. lîot. Se dit des feuilles qui se roulent en dehors.
RÉVOLUTIFOLIÉ, ÉE adj. Bot. Qui a des feuilles roulées sur elles-mêmes.
• RÉVOLUTION s. f. (lat. revolutio). Le retour d'une planète, d'un astre au même point d'où ilétaitparti : la révolution des planètes. — Révolution d'humeurs, mouvement extraordinaire dans les humeurs. — Cela m'a causé une révolution, se dit d'une émotion violente qui occasionne une révolution d'humeurs. '— Fig. Changement qui arrive dans les choses du monde, dans les opinions, etc. : le temps amène, le temps fait d'étranges révolutions. — Changement brusque et violent qui a lieu dans le gouvernement des Etats : il )jrcvit larèvolution qui se préparait, qui allait éckiter. — Se dit, ahsol., de la révolution politique la plus mémorable qui ait eu lieu dans un pays. Ainsi, en parlant de l'Angleterre, La Révolution désigne celle de 1688; en parlant do la Suède, celle de 1772; en parlant de la France, celle de 1789 : histoire de la Hévohition française. — ■ Les révolutions DE LA TEr.RE, DU GLOBE. Ics événements naturels par lesquels la face delà terre a été changée. — Encycl. « L'histoire de la Révolution française a. été résumée plus haut (voy. France); nous ne devons pas néanmoins laisser ici la place vide, mais nous nous bornerons à quelques considérations générales, au point
du cerf; ce qui se fait parle pied, les fumées, de vue politique et social. — Les immenses les abattures, les portées, les foulées, |e '^ --''■'- ■' ' '' -^".i.frayoir, otc : le cerf a passé par ici, j'en revois, j'en ai revu. — Examiner de nouveau : revoir un manuscrit, un ouvrage pour le corriger. — A revoir. Locution dont on se sert pour dire qu'il faut faire un nouvel examen d'un compte, d'une" citation, d'un écrit, etc. : à côté de chaque article douteux de ce cotnpte, j'ai mis ■• A revoir.
' REVOLER V. n. Voler do nouveau, retourner quelque part en volant. Se dit au propre et au ligure : cet oiseau i-evole vers son nid.
• REVOLIN s. m. Mar. Effet du vent lors- , qu'il est I. fléchi, renvoyé par un objet quelconque : les navires qui étaient à l'ancre près de ceslcrres élevées, furent tourmentés par des revolins. On dit dans un sens anal. cu'IJne voile Fait hevolin, lorsqu'elle est enflée par le revolin qu'ocoasioune une autre voile.
* RÉVOLTANT, ANTE adj. Qui revoie, qui choque excessivement, qui indigne : procédé révoltant.
bienfaits dont l'humanité tout entière est redevable à la Révolution française sont encore souvent méconnus par ceux qui en jouissent ; et le nom des réformateurs de génie qui ont préparé l'avènement d'un monde nouveau est exécré par quelques égo'istes que la conservation des anciens privilèges eût favorisés aux dépens de la masse de la nation. La Révolution a été la révolte de l'esprit humain contre la théocratie, le régime féodal et la souveraineté do droit divin. Son histoire présente beaucoup de pages que l'on voudrait pouvoir ellacer; mais, pour être équitable, il faut rechercher attentivement quelles sont les causes des excès commis et voir àquieii incombe la responsabilité. (Voy. Terheur.) Il faut aussi, après avoir reconnu les erreurs commises, ne pas vouloircontester et renier lesrésultats acquis. La Révolution française a été pour le monde entier une ère nouvelle, un fait non moins important que l'avènement duchri>tianisme. Afin do réfuter les détracteurs de lu Révolulion, nous nous bornerons à reproduire quel-
* RÉVOLTE s. f. (rad. lat. revokere, boule- ' ques jugements portés sur elle par les histoverser , Kéhellion, soulèvement des sujets | riens les plus consciencieux et les plus imparcontre le souverain, ou d'un inférieur contré tiaux. i. Elle a remplacé l'arbitraire par la son supérieur : révolte générale. — La révolte \ « loi, le privilège par l'égalité; elle a délivré
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« les hommes des dislincUons des classes, le « sol des bari'ières des provinces, rindiistvie « des entraves des corporations et des ju- « randes, l'agriculture des sujélioiis féodales « et de l'oppression des dîmes, la propriété « des gênes des substitutions; et elle a tout « ramené à un seul Etat, a un srul droit, à Il un soûl peuple. >> (Mijrnet. Histoire de lu révolution françiiise, Introd.) — » La Révolution, « c'est ravcucmenl de la loi, la résurrection n du droit, la réaction de la justice. » (Michelet. Hist. de la Révolution française, h.trod.l « C'est la lumière elle-même. (Ihid., liv. VIII, cbap. II). — « Etablissement du Jury, (c i;ratuité de la justice égale et impartiale " pour tous, abolition des tribunaux d'excep- « tion qui réservaient une place d'honneur « aux crimes privilégiés et consacraient la « naissance et le rang jusque dans l'igno- « minie. hiérarchie de juridictions graduées « de manière à sauvegarder lous les droits et <i à rassurer tous lesintérèls, tribunaux de con- « ciliation destinés à prévenir par des trans- « sactions à l'amiable 1 éclat fâcheux des luttes «judiciaires, institution d'un tribunal su- « prême appelé à maintenir dans toute la « France l'unité et l'intégrité de la législation, " toutes les grandes bases de cette œuvre ad- " mii'able qui est resiée debout au milieu de nos u bouleversements furent fixées parles savants <■ et profonds légistes de la Consti tuante, Thou- « ret,Tronchet,Duport, Target, Bergasse, Rœ- « derer, etc. : voilà ce qu'elle meltaitàla place « de ce système dérisoire que lui laissait l'an- « cien régime, où la justice, tantôt vendue « comme un négoce, tantôt léguée comme « un patrimoine, jeîait par ses empiétements « sur tous les pouvoirs, et principalement par 0 les prétentions du parlement en matière « législative et administrative, le trouble, le « désordre, l'inquiétude dans l'Etat, et reu- « dait stériles les meilleures intentions et les 0 plus heureuses réformes. >> (Lanfrey, Essai f:ur la Révolution française, vw.) — « 1789 a « conquis au monde des vérités; il a élargi le n domaine de l'homme. On est fier d'appari< tenir à une race d'hommes à qui la Provi- « dence a permis de concevoir de telles pen- « sées, et d être enfant d'un siècle qui a « imprimé l'impulsion à de tels mouvements i( de l'esprit humain. » (Lamartine, Hist des GironciJ«s,liv.LXII,xvi). — « G'est,adit Gœthe, « une ère nouvelle qui a commencé pour le I. monde. » — « Ces vérités de 1789 qu'on a peut méconnaître, avant qu'elles soient ré- « vélées, une fois connues deviennent la lu- «. niière à la lueur de laquelle on apeçoit ic toutes choses. »(Thiers. Hist. du Consul it et de l'Empire, liv. 62.) — o Quand on s'écarte des « principes de S9, c'est la nuit. Quand on y « revient, c'est le jour. Les assurer, les dé- « velopper et les compléter, en nous aidant 1' des exemples de l'Amérique et en nous ins- V [lirantdu fond même du géniede la France, i< c'ert là l'œuvre à laquelle sont appelées les i< générations nouvelles... Les formes du pou- « voir ont maintes fois changé depuis : dix Il constitutions ont passé; les principes de « 89, trop souvent violés, se relèvent avec 0 l'esprit public. Ils sont au-dessus de toutes « les constitutions et de toutes les formes. » (Henri Martin, Hist. de France depuis nS9, chap. let IV.) — « L'Evangile est d'accord avec « 1,1 Révolution, mais le catholicisme non. « Cela tient à ce qu'au fond la papauté n'est « pas d'accord avec l'Evangile. » (Victor Hugo, Histoire d'un Crime, 2= journée, vu). Le dominicain Lacordairo, prêchant en 1848, dans la chaire de l'égli-e Notre-Dame de Paris, déclarait aussi que la Révolution française a été l'épanouissement des principes évangéliques, l'égalité et la fraternité; mais on a entendu, depuis 1848, des hommes portant le mêmehabitque Lacordaiie, etprêchant dans la même église, énoncer des appréciations tout opposées, parce qu'ils se sont alliés aux
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partis monarchiques, et qu'abusant de la liberté qui leur est donnée de parler sans contradicteurs, ils ontfait de la chaire catholique un moyen d'action politique. Nous rappellerons seulement quelques-unes des grandes institutions qui sont dues à la Révolution française. En outre de l'abolition de tous les privilèges oppressifs et de la proclamation des droits de l'homme, on lui doit notamment : l'organisation de la justice, de l'armée, des diverses administrations, l'établissement du grand-livre rie la Dette publique, le contrôle des dépenses, le partage des biens communaux, le système décinial et l'uniformité des poids et mesures, le musée du Louvre, l'école normale supérieure, l'école polytechnique, l'Institut, le Bureau des longitudes, la réforme des législations civile et criminelle, les preraièies bases du Code civil, etc., etc. I). (Ch. Y.)
* RÉVOLUTIONNAIRE adj. Qui a rapport aux révolutions politiques, qui est favorable à ces révolutions : gouverncinent révolutionnaire.
L'audace est l'instrument révolutionnaire.
Po.NSARD. Charlotte Corday, acte IV, se. vu.
— Substantiv. Ami, partisan desrévolutiuus: c'est un révolutionnaire.
* RÉVOLUTIONNAIREMENT adv. D'une manière lévolntionnaire.
' RÉVOLUTIONNER v. a. Agiter un pays à l'aide de pi'incipes révolutionnaires.
•REVOLVERS, m. [ré-vol-vèrr; angl. ri-vôl'veur] (mot angl. formé de torevolve, tourner; du lat. revolcere, reveniraprès une révolution). Sorte de pistolet avec lequel on peut tirer plusieurs coups sans recharger. Le premier revolver, ou revolver français, inventé en ISI5, par l'armurier parisien Lenormand, se composaitd'iinseiil canon et d<'cinq tubes groupés autour d'un tambour auquel le mécanisme communiquait un mouvement de rotation.
Pendant que celte arme était complètement méconnue chez nous, les Américains imaginaient leur première fûiiiie de revolver, compii-i .3 de 4, o ou 0 canons qu'un mécanisme fait tourner de manière que chacun d'eux s'oîire successivement à l'action d'un chien unique, qui se relève et s'abat automatiquement. Pour charger ce pistolet, il fallait dévisser les canons, un à un, glisser une balle dans chacun d'eux, et sur celle-ci verser la poudre, opérations as'sezlentes. On en revint au revolver français, en lui attribuant, bien entendu, une origine américaine. Et, en 1836, Samuel Coït, du Connecticut, prit un brevet pour le revolver tel qu'il existe aujourd'hui, il sp compose d un seul canon, à I arrière duquel se trou\o un cvlindre percé de
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RcToWer de P.olt.
chambres au nombre de cinq ou six, ou davantage, dont les axes sont parallèles à l'axe du cylindre et parallèles également à l'axe du canon; le calilire do ces chambres est le même que celui du canon. A l'arrière du cylindre est taillé un rochet concentrique au cylindre, lequel rochet est mis en action par un cliquet attaché à la batter-.e. Le nombre de dents du rochet est le même que le nombre de chambres du cylindre. Le lochet et le cliquet sont arranges de façon que, lorsqu'on arme la pièce, le cliquet force le cylindre à se mouvoir d'un cinqnièmej d'un sixième, etc., de la circonférence d'un cercle dont l'arc dépend du nombre de chambres du cvlindre Ce pisfolct a '^fé graduellement in-
troduit dans toutes les armées du monde, grâce à l'activité de son inventeur, et c'est lé premier exemple d'une arme à répétition qui ait réussi. Celte invention a rendu l'usage des pistolets comme arme Liililaires beaucoup plus général, et la fabrication s'en est accrue considérablement. Vers [Hiô, I.efaucheux inventa un pistolet revolver auquel on adapta une cartouche métallique. Aux Etats-Unis, les grandes manulactures de pistolets revolvers sont celles de Golt, de Smith et Wesson, etde Remington. Les pistolets, fabriqués par ces diverses maisons, dilfèrent peu en principe. La cavalerie et la marine des Etats-Unis sont armés du pistolet (îoll. L'armée anglaise se sert du pistolet Adams, qui agit d'afirès le même principe que celui de Coll. L'armée russe a le pistolet de Smith et Wesson, et les autres armées européennes se servent de pistolets de fabrication française ou belge. Dans les différents corps de l'armée française, et dans le corps de la police parisienne, le revolver d'ordonnance lire la même cartouche que le fusil Lebel, ce qui est d'une grande importance pour la facilité du ravitaillement en munitions.
* REVOMIR V. a. Vomir ce qu'on a avalé : il revomit son diner. — Vomir de nouveau : en se levant, il vomit; une heure après, il revomi l.
* RÉVOQUER v. a. (lat. revocare). Rappeler, destituer. Se dit proprement de ceux à qui on Ole, par des raisons de mécontement, les fonctions, le pouvoir, l'emploi amovible qu'on leur avait donné : le roi révoquason ambassadeur.— Se dit aussi en parlant des choses, et signifie, annuler, déclarer de nulle valeur à l'avenir : révoquer un ordre, un pouvoir, une donation. — Révoquer en doute, mettre en doute.
* REVUE s. f. Recherche, inspection exacte: avant de se coucher, il a fuit la revue dans toute sa maison. — Se dit principalement en parlant des troupes que l'on met en bataille, et que l'on fait ensuite défiler, pour voir si elles sont complètes, et si elles sont en bon ordre : revue d'un régiment. — La revue du ROI, DU GÉNÉR.\L, etc. Celle que fait le roi, le général, etc. — Fam. Noi:s sommes ge.ns de REVUE, nous nous voyons souvent, nous avons souvent occasion de nous revoir. — Titre de certains écrits périodiques : la Revue d'Edimbourij ; la Rexiue de Paris. — Théâtre. Pièce dans laquelle on reproduit ce qui s'est passé de plus remarquable dans l'année-
RÉVULSER V. a. Déplacer.
RÉVULSEUR s. m. Instrument à l'aide duquel 011 produit une irritation artificielle sur un point où l'on s'etlorce d'attirer le siège d'une aliection.
* RÉVULSIF, IVE adj. Méd. Se dit des médicaments et autres moyens employés pour détourner d'un organe le principe d'une maladie qui semble s'y être fixé : saignée révulsive. — s. m. Faire usage des révulsifs. — Les révulsifs détournent le principe d'une maladie, en l'attirant à la peau ou en l'attirant sur un organe éloigné du siège du mal . Ce sont ordinairement des cautères, des cautères volants, des sétons, des vésicatoiies, desemplâtresstibiés. dessinapismes,el même des purgatifs qui produisent sur le tube intestinal une action dérivalivo.
•RÉVULSION s. f. (lat. revulsio). Méd.
Action par laquelle, au moyen de méuioaments ou d'autres agents, on détourne la cause d'une maladie d'une partie du corps vers une autre : il s'e^t fait une révulsion de l'humfur de lu goutte, qui a pensé l'étouffer.
RE'WBELL[ré-bèl](Jean-François), homme politique et conveiilionnel, né à Colniar le 8 ocl. 1737. mort dans la niÊme ville le 23 nov. 1N07. Nommé à la Convention, il se
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trouviiit en mission à Mayence lors dii procès du roi et écrivit pour hâter la condamnation. 11 lit partie du Conseil des Anciens et disparut de la vie politique après le 18 brumaire.
REY (Jean), littérateur et industriel, né à Montpellier le 19 mai i'ii, mort à Paris le 23 juillet 1S49. Lorsque la mode des carhemires s'introduisit en Trancp, il iniag-ina Je substituer aux dessins orientaux l'imitation des fleurs naturelles, innovation qui l'enrichit. Son fliitoire du dnipeau. des couleurs et des insignes de la monarchie Irunçaise (1837, 2 vol. in-S", avec atlas) a été couronnée par l'Académie des inscriptions. 11 a laissé plusieurs autres ouvrages.
REYBAUD [ré-bô]. I. (Louis- Marie -Boch), publicibte et littérateur, né à Marseille le •la août 1799, mort en cet. 1879. Destiné à la carrière commerciale, il fit. au sortir du collège de Juilly, plusieurs voyages en Orient et aux Indes. Rentré à Marseille, quand il eut acquis une certaine fortune, il s'occupa de littérature, écrivit des articles dans l'Indépendant des B'iuches -du- Rhône et se lia avec Méry et Barthélémy. Il se fixa à Paris en 1829 et sepia ses traits d'esprit dans les principales feuilles d'opposition de l'époque. Les premiers numéros de la Méinésis et le poème héroï-comique intitulé Buiiinade (1831) donnent l'expression la plus hardie de son style original et acéré. Il collabora à VHistoire de l'expédition d'E'jypte (1830-'36, 10 vol. in-8»), au Voya'je autour du monde, de Dumontd Urville, au Voyage dans les deux Amériques de d'Orbigny (l83o), entra à la Revue des Deux- Mondes (183ii) et réunit en 2 vol. in-S" ses divers articles d'Etudes sur les réformateurs ou socialistes modernes ( I S40-'43), ouvrage qui obtint le grand prix Montliyon en 1841, et qui lui ouvrit, en 1850. les portes de l'Académie des sciences morales et politiques. En 1843, Reybaud fit paraître, sous le voile de l'anonyme, son œuvre la plus populaire :
Jérôme Paturot à la recherche d'une position sociale (3 vol. in-S"), roman satirique et social qui dut son immense succès à une grande rectitude de jut;einent et surtoutàun style neuf, plein de sel attique. Elu député de Marseille en 1846, Reybaud siégea au centre gauche et se montra favorable au ministère Guizot. Ses compatriotes le nommèrent représentant du peuple, lors des élections complémentaires du 4 juin 1848, et l'envoyèrent plus tard, a la législative, où il appuya la politique de l'Elysée. C'est à cette période qu'appartient son roman Jérôme Paturot à la recherche de ta meilleure des républiques ('848, 4 vol. in-lS), où l'on ne retrouve ni l'esprit, ni le style, ni les opinions qui avaient si rapidement fait la vogue du roman précédent. Reybaud sortit de la vie politique après le coup d'(îtat. 11 a laissé, outre des ouvrages et des articles d'économie politique: Cé4or F((/«m/n'H ou les idoles d'argile (I845j; le Dernier des Commis voyageurs (I84Ô); la Comtess- de Mauléon (1853;, etc. — 11. (Joseph-Charles), écrivain, frère du précédent, m) a .Mar.'^i.iile' en 18(10. mort à Ville-d'Avray en 1864. Après 1830, il se fil un instant saint-simoninn et devint plus tard gérautdu Constitutionnel {\8'i3).l\ a donné : Révolution et République (1848, in-8'>); le BrésUilS'ôd, in-8»), etc.
REYKIAVIK [raî'-kia-vik] (isl. Rcikjavig), port du mer il capitale de l'Islande, au fond d'une baie donnant sur le Faxaliord. sur la côte S.-O.;pop.: 3.041 liahitanis. Elle pos.^ède une é:;lise cathédrale, un collège avec six professeurs, une école de théologie, un ob.servaloire, une bibliothèque publique de 10,000 volumes, et deux journaux politiques. Elle a été fondée en 874, et c'est le premier établissement permanent qui ail été créé en Islande. Son millième anniversaire a été célébré le 7 août 1*^74.
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REYNAUD 'ré-nôl. I. (Antoine-Alexandre- Louis BARON;, mathématicien, né a Paris en 1771,niorldans la même ville en 1844. Il entra à l'Ecole polytechnique en 1796, fut nommé professeur à celte nifiine école en 1800 et en ISIO à Louis-le-Grand. Il a laissé : Traité d'Al;ièbre; Trigonométrie analytique et octiligne; Tables de logarilhm'-s , etc. — II. (Jean), philosophe, né à Lyon en 1806, mort en 1863. Sorti de l'Ecole polytechnique, il devint ingénieur des mines en 1830; fonda en 183-ï avec Pierre Leroux V Encyclopédie populaire; devint représentant du peuple en 1848, sous-secrétaire d'Etat au ministère de l'instruction publique, puis conseiller d'Etat. Rentré dans la vie privée après le coup d'Elat, il a écrit Ciel et Terre, etc. — 111. (Charles), littérateur, né à 'Vienne (Isère) en 1821, mort à Paris en 1833. Il fil un voyage en Orient vers 1845 et en publia le récit sous le litre D' Athènes âBaalheck{i8ili), puis ilfitparaître un volume de poésies intitulé : Epitres, Contes et Pastorales {\H3i).
REYNIER [ré-nié]. I. (Jean-Louis-Antoine), naturaliste suisse, né à Lausanne en 1762, mort dans la même ville en 1824. 11 a laissé : Journal d'agriculture à l'usage des campagnes (Pans, 179U); De l'Egypte sous les Romains [iW:): Des Persans et des Phéniciens (1810); Ds Egyijtieiis et des Carthaginois (1823): etp. — II (Jean-Louis-Ebenezsr), Irère du précédent, né Lausanne en 1771, mort à Paris en 1814. Il embrassa la carrière des armes, devint chef d'étal-major sous Moreau à l'armée du Rhin (1796), fit partie de l'expédition d'Egypte, contribua à la victoire des Pyramides, défit sous les murs d'El-Arisch, 20,000 Turcs avec 4 bataillons français, assiégea Saint-Jean-d'.\cre; rentra en France et publia : De l'Egypte après la bataille d'Héliopolis (1802). 11 reprit du service en 1803, se distingua à Wagram, fit la campagne de Russie et fut l'ait prisonnier à Leipzig. Il a laissé en outre: Sitr les' sphinx qui accompagnent les pyramides d'Egypte {[SOô, in-8°).
REYNOLDS (sin Josuah), célèbre peintre d'hisluiie et de portraits, né à Plympton (Devon?hire) en 1723, mort en 1792. Les portraits qu'il a laissés de la famille royale d'Angleterre sont des chefs-d'œuvre. Les Anglais le considèrent comme leur plus grand peintre: c'était aussi un orateur distingué.
REYSSOUSE, rivière qui prend sa source au pied du Revermont (Ain) et se jette dans la Saône auprès de Ponl-de-Yaux, après un cour= de 84 kil.
* REZ prép. [ré] (lat. rasus, rasé). Tout contre, joignant. N'est plus usité que dans ces locutions, Rez pif.I', rez terre, à fleur de terre, au niveau du sol ; on a abattu cette maison, cette place, ces fortifications, rez pied, rez terre.
* REZ-DE-CHAUSSÉE s. m. Niveau du terrain : le mur n'était encore qu'au rez-dechaussée. — Partie d'une maison qui est ou à peu près, au niveau du terrain : être logé au rez-de-chaussée; des rez-de-chaussée.
REZ-MUR s. m. Surface des gros murs, en dedans ac l'œuvre. — pi. Des rez-mur.
REZONVILLB, village situé à 8 kil. deMetz, sur la route de Metz à Verdun ; 400 hab. Batailles des 16 et 18 août 1870, entre les Français et I es Aliemands.(Voy.M.\HS-LA-TouR, Metz et Gravelotte.)
REZ-TERRE s. m. Superficie d'un sol sans ressauts m degrés : des rcz-tcrre.
' RHABDOLOGIE s. f. Voy. Rabdologië.
* RHABDOMANCIE s. f. Voy. Rabuomancie.
* RHABILLAGE s. m. Raccommodage :
voilà un mechunl rhabillage. iKain.) — Se^dit, fig. et lam., en parlant d'une allaire, d'un ouvrage qu'on a essayé de changer en mieux.