‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 96 sur 639 · BH.LAGE · texte numérisé non relu

BH.LAGE

* RHABILLER v. n. Habiller une seconde fois : (7 était déshabillé, il a fallu le rhabiller. — Fournir de nouveaux habits : il en a coûté tant pour rhatiller ce régiment. — Fig. et fam. Rectifierce qu'il y a de défectueux dans une alfaire, tâcher de justifier, de pallier une faute : il a rhabillé tout cela du mieux qu'il a pu.

•RHABILLEUR s. m. Voy. R^nouecr.

RHACOPHORE s. m. [-fo-] (er. rhakos, chiffons: phoros, qui porte). Erpét. Genre de batraciens anoures, voisin des rainettes, dont il sedistini;ue par des palmures qui permettent à ces animaux, lorsqu'ils élargissent leurs grandes pâlies et lorsqu'ils enflent leur

RacophofL' de Bornéo (Rliacophorus),

corps, de voltiger en quelque sorte de branche en branche, ou de descendre ientenient à terre comme si un parachute les soutenait. L'espèce type est le rhacophore de Bornéo (rhacophonçs), que l'on appelle rainette volante; c'est un animal Ion;; de 10 cenlim., d'un vert profond sur le dos, jaune en dessous. A l'extrémité de chaque doigt se trouvent les disques qui caractérisent les rainettes.

RHACOSE s. f. (gr. rhakôsis). Pathol. Relâchement, di.-tension excessive du scrotum.

RHADAMANTHE Mylh. gr. L'un des trois juges des enters, avec Minos et jCaque. Rhadamanthe jugeait les morts de l'Asie et delWfrique. .Èaque ceux d'Europe, et Minos revivait les jiii.'emeiits de l'un et de l'autre.

RHADAMÈS ou Ghadamès, ville et oasis du Sahara tripolitain, par 0° 4.i' de lonsr. E., et 30° S' de lat. N.; en ligne droite: à'4o0 kil. S.-O. de Tripoli; à 387 kil. S.-S.-E. de Biskra; à 400 kil. d'El-Oued, même direction, ei à 383 kil. S.-E. d'Ouargla. - Chef-lieu d'un caïmacallk relevant du Djebel Nefouza, et dans lequel se trouvent comprises les oasis de Zaouïa, Sinaoun, Maters, Tefelfelt, Pjerd et Dégoutta: 5,000 àmesenviron.— L'un des principaux entrepôts de commerce entre le Soudan et l'Afrique méditerr4néenne. — Rhadamès a été visitée par plusieurs voyageurs européens. Le colonel Mircher, qui y lut envoyé en mission en 1862, a rapporté un plan de la ville et de l'oasis. Henri Duveyrier(l860) et Lar:.'eau (1873), nous en ont donpé d'intéressantes descriptions. — La ville est en partie enclavée dans l'pasis; les rues, couvertes par le i" étage des maisons, ne l'eçpivent l'air et la lumière que par des échappées ménagées de distance in distance. La princi|iale, qui peut donner passage à deux hommes de front, est bordée de divans en maçonnerie; les plus étroites sont tortueuses et très obscures. — Sa population se compose de Berbères, de Nègres sahariens et soudanieiis et de quelques Arabes. Les femmes Berbères, dont les traits rappellent le type grec, sont coitices d'un h'.iniiel phry-

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pien. — On trouve à Rhadamès des restes bien conservés de l'art égyptien dont Henri Duveyrier nous a donné des dessins dans son remarquable ouvrage les Touareg du Nord; le même voyageur a découvert, près de la ville, une inscription romaine; M. Vatone, membre delà mission Miroher, y a trouvé, de son côté, une inscription bilingue, avec caractères grecs, dont il a publié une reproduction; Largeau nous a donné, dans son livre le Sahara algérien, la description et les dessins d'anciens tombeaux de forme pyramidale qui s'élèvent au milieu d'un ancien cimelière, sur un plateau ;i l'O. de la ville. Une lampe en terre, trouvée dans l'un de ces tombeaux, et que le voyageur a déposée au musée de Niort, porte le monogramme du Christ. Le même voyageur parle d'une tour semblable aux anciens Nur-hags de Sardaigue et des Baléares, qui s'élève également sur le plateau, à un kil. de la ville, et des ruines encore indéterminées de Tekout couronnant un monticule ou gara, située au milieu d'une dépression aquifère, à 14 kil. environ de la ville. — Rhadamès fut, il y a lieu de le croire, fondée par des colons égyptiens dont les Atrias (nègres sahariens), qui composent encore plus de la moitié de sa population, seraient les descendants.

Atria signifie, en effet, origine ou race mère. Ces nègres auraient été ensuite assujettis par des Berbères d'origine Phrygienne dont descendent les Rhadamésiens actuels, — Quoi qu'il en suit, il est certain que les Romains, sous la conduite de Cornélius Balbus, s'emparèrent de la ville en l'an 19 avant l'ère chrétienne et qu'ils l'occipèrent pendant 2oO ans environ. En l'an 26 de l'hégire, Okba, lils de Nafé, s'en empara à son tour etobligea ses habitants k embrasser l'islam. La ville demeura ensuite plus ou moins indépendante jusque vers I8(i3 où les Turcs de Tripoli y envoyèrent uue garnison. Depuis lors et malgré sa situation avantai;euse. elle a beaucoup perdu de son importance; les maisons en ruines et les jardins abandonnés qui s'étendent à l'est de l'oasis, témoignent de sa rapide décadence.

* RUAGAOE s. f. (gr. rhagas, rupture!. Méd. Se dit de certaines gerçures, de certains ulcères étroits et allongés qui se forment à l'origine des membranes muqueuses, et qui sont dus en général au virus vénérien. On ne l'emploie guère qu'au pluriel : avoir des rhagades aux lèvres.

RHAGOÏDE adj. (gr. rhax, grain de raisin ; eitZos, aspect). Hist. nat. Qui ressemble à un grain de raisin. — Anat. Tunique rhago'ide, tunique de l'œil que l'on nomme aussi Uvée.

RHAMNÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble ou qui se laiipurle au rhamnus ou nerprun. — s. f. pi. b'amille de plantes dicotylédones dialypétales périgynes ayant pour type le genre nerprun (rhamnus) et comprenant en outre les genres phylique, hovène céanolhe, jujubier, paliure, etc. — lihamnus. (V. S.)

* RHAPONTIG s. m. Bot. Espèce de rhubarbe {rl(€um rhaponticum) qui purge très violemment.

* RHAPSODE s. m. Voy. Rapsode.

* RHAPSODIE s. f. Voy. Rapsodie.

' RHAPSODISTE s. m. Voy. Rapsodiste.

RHÉ (Ile de Voy. RÉ

RHEA SYLVIA, fille du roi d'Albe, Numitor, et rn^re de lîomulus et de Réraus.

RHÉE (Rhea) Myth. gr. Voy. Cybèlb.

RHEGIUM [ré-jiomm]. Voy. Reggio di Ca- (AfiaiA.

RHEIMS. Voy. Reims.

RHENAN, ANE adj. Qui appartient au Rhin.

RllET

RHÉOMÈTRE s. m. igr. rlieô, je coule; inetron. mesure). — Phys. Appareil au moyen duquel on mesure les courants électriques et qui a été perfectionné sous le nom de galvanomètre.

RHÉOPHOREs. m.(gr. Mto. je toule; pheros, qui porte). Phys. Chacun des fils d'une pile qui conduisent" les courants électriques.

RHÉOSTAT s. m. (gr. r/ico, je coule; lat. starv, se tenir). Phys. Appareil au moyen duquel on rend constante l'intensité des courants électriques.

RHESUS, prince thrace qui vint au secours de Truie dans la dernière année du siège. 11 fut tué par Ulysse et Uiomède.

"RHÉTEUR s. m. (lat. rhetor). Celui qui enseigne l'art de bien dire, et qui ordinairement fait profession do donner des règles et des préceptes d'éloquente, soit de vive voix, soit par écrit -.parmi 1rs phis célébrés rhéteurs de la Grèce, on compte hocrate, Longint etc. — Homme dont toute l'éloquence consiste dans unstyle apprêté, emphatique eldéclamatoire: cet homme-là n'est point un oraieur, ce n'est qu'un rhéteur.

RHÉTIE, province de l'empire roraaihj qui, sous le règne d'Auguste, était bornée au N. par la Vindélicie, à l'E. par la Noriijue, au S. parla Caulo Cisalpine, et à l'O. par le pays de» Helvètes. Plus tard, la Vindélicie y fut ajoutée et la province s'étendit jusqu'au N. du Danube. Plus tard encore, on ladivisa en Rhétie première, Vindélicie, Rhétie seconde. La Rhétie propre correspondait au pays des Grisons, au Tyrol et à quelques portions septentrionales delà Lombardie. di'usus et Tibère, en l'ari 15 av. J.-C, en suuiiiii'ent les populations, malgré leur résistance désespérée. Leurs descendants parlent lé bomanche La ville principale était 'Tridentum (Trente).

* RHÉTORICIEN s. m. Celui qui sait la rhétorique : cet homme-là est rhéloricien: — Ecolier qui étudie en rhétorique : c'esJ un bon rhétoricien.

' RHÉTORIQUE s. f. (lat. rhetorica; du gr. rheô, je dis). Art de bien dii'o : enseigner la vhétorique. — Figures de kiiétorIuue, formes particulières de langage, qui servent à donner ou de la force ou de la grâce au discours : la métaphore est une ligure de rhétorique. (Voy. Figure.) — La classe derhétohique, ouabsol., La rhétorique, la classe où l'on enseigne la rhétorique : être en rhétorique. — Titre de certains traités de rhétorique : la rhétorique d'Arislote. — Fig. et fam. Tout ce qu'on emploie dans le discours pour persuader quelqu'un : j'ai employé toute ma rhétorique pour essayer de le persuader.

iti vous écoute dire, et votre rhétorique Eu termes assez forts à mon âme s'explique. Tartufe, acte 111, se. m.

— Atîeclation d'éloquence, discours v.iins et pompeux : tout cela n'est que de larhélorique.

— Encïcl. La rhétorique est, à strictement parler, l'art de bien dire. .Ari-^tote la définissait l'art de découvrir et d'employer les moyens propres à persuader; mais la rhétorique ne doit pas être confondue avec l'éloquence; celle-ci est le talent de persuader ; celle-là est l'art qui développe celaient; l'éloquence est née avant la rhétorique, de même que le langage a précédé la grammaire; la rhétorique a donc précisément pour objet de cultiver et de développer le lalent de l'éloquence en traçant les règles qui doivent le diriger dans toutes les circonstances. Or, ces règles ont leur fondement dans la nature et dans l'expérience. Toutes les œuvres de l'esprit s'accomplissent par trois opérations successives : la recherche des idées, l'ordre dans lequel elles doivent se produire et enfin leur expression, delà les trois parties de lai-hélorique : l'invention, la disposition, et Yéloculion.

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A ces trois parties on en joint quelquefciis une quatrième, ['action; mais cette dernière se rapporte seulement à l'art oratoire, tandis que les trois autres appartiennent à la rhétorique prise dans sa sigiiification la plus étendue. — L'inventio.n consiste à se faire d'abord une idée générale du su|pI que l'on traite, à rassemlder tous les matériaux qui peuvent et doivent donner de la force à l'argumentation ; elle comprend les preuves, les passions et les mœurs; les preuves traitent des arguments directs ou indirects; les passions du pathétique et de son emploi; les mœurs des vertus nécessaires à l'orateur et des bienséances. Après ce travail d'invention, il faut disposer les parties dans un ordre naturel et judicieuXj c'est le but de la seconde partie de la rhétorique, la Disposition. Si la fécondité de l'esprit brille dans l'invention, il faut surtout du jugement dans ladispositioii, c'est-à-dire dans le plan du discours. Le plan est cet arrangement méthodique et systématique par lequel l'orateur dispose avec ordre les grandes comme les plus petites divisions de son discours, démêle les pensées, les compare, cherche ses idées principales et les idées accessoires, ainsi que l'ordre dans lequel il doit les présenter ; l'ordre et l'unité du plan sont des qualités essentielles. La disposition donne aussi des précefdes sur chacune des parties que doitavoirun discours, auvVexorde, la proj'Osition, \a. division, la nan\ition, la confirmation, la réfutation et la péroraison. Ce sont là les six parties que les rhéteurs admettent comme devant former un discours:

mais elles n'entrent pas nécessairement dans tous les discours. La réfutation, par exemple, n'est pas nécessaire quand la confirmation a été jugée suffisamment bonne; de même l'exorde et la péroraison ne se trouvent que dans les grands discours. La partie véritablement essentielle est la coiî^n/iafiore, c'est-àdire la preuve forte et serrée de la vérité de ce que l'on avance. Quant à I'Elocution, elle est la plus développée et la plus importante des divisions de la rhétorique; c'est le.xpression de la pensée par la parole, ou, encore, c'est l'art d'exprimer convenablement les pensées fournies par l'invention. Elle comprend la théorie du style et des figures. Le style sera, selljn les circonstances, sublime, tempéré ou simple. Quant aux figures, ou distingue les figures de mots, les figures de pensées et les tropes qui tiennent des deux premières. Les prinçipalesfigures de m.otssont: la périphrase, Veilipseel ïanlithèse. Parmi les figures de pensées, il faut mettre au premier rang la pirosopopée et \'ironie; les principaux tropes sont la métaphore et la métonymie. (Voy. ces mots.) Enfin la quatrième et dernière partie de la rhétorique est I'Action, que Cicéron appelle l'éloquence du corps isernio corporis) et qui comprend les règles du geste el de la prononciation ; c'est l'art de la déclamation. Les principaux auteurs qui ont traité de la rhétorique sont : Anstote, Longin, Cicéron, Quintilien, saint Augustin, Fénelon. t^ollin, l'abbé Batteux, Marmontél, MaUry et Victor Leclerc.

RHIGOLÉNB s. m. (gr. rhigos, fioid). Le plus volatil des hydrocarbures extraits du pétrole. (Voy. Pétrole.)

RHIN [rainl (ail. Rhein; holl.ily«ou Ryn; anc. il/i(^nws), l'un des principaux tleuves d'Europe. 11 prend sa source dans le canton des Grisons, en Suisse, el se jette dans la mër du Mord par un vaste delta de cinq branches en Hollande, après un cours d'environ 1,3-30 kil,. dont la direction générale, malgré des détoUrs considérables, est iN.-N.-O, On divise d'ordinaire le Rhin en haut, moyen et bas Rhin, le premier en Suisse, et formant une partie des limites de ce pays; le second va de BAle à Cologne, el le troisième court de Cologne à la mer. Le tleuve prend sa source par

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