‹ Nouveau dictionnaire encyclopédique universal illustré (volume 2)Chapitre 98 sur 639 · RHIN · texte numérisé non relu

RHIN

contre les ennemis de la Franpe. L'adhésion du roi, jadis électeur de Saxe, et d'autres princes, donna au territoire de la contédélation, à la fin de 1808, une superficie de plus de .ï.flo» kil. carr., avec près de I h. 000, 000 d'hab. Les revers de Napoléon en 1813 mirent fin à l'existence de la confédération du Rhin et ses membres se fondirent bientôt dans la confédcraiion germanique.

RHIN (Province du) ou Prusse Rhkn.^ne (ail. lihciniirûvinz, Rhcinprcusscn, ou Rhcinlaiid). [irovince occidentale de la Prusse, sur les deux rives du Rhin, lirriitrophe à la Bavière, à la Belgique et à la Hollande; 26,973 kil. carr.: 4,100,000 hab. Lesprincipaleschaines dp montagnes sont le Hohe Venne, l'Eifel, le Hunsruck, et les Siehengebirge. .\près le Rhin, le plus grand cours d'eau est la Moselle. La province est riche en minéraux, et presque toutes les branches d'industrie y sont développées. Villes princip. : Coblentz (la cap.), Cologne, Dusseldorf, Trêves, et Aix-la-Chapelle.

RHIN (Haut-), anc. dép. de France; ch.-l. Colmar. Il a été en partie réunie à l'AUeniacne. — Nom conservé au territoire de Belfort : 624 kil. carr.; 88,0î" hab. (Voy. BELFoni.) Ce département, qui ne forme qu'un arrondissement, est situe entre l'Alsace- Lorraine, la Suisse et les départements français des Vosges, de la Haute-Saône et du Uoubs.

RHIN (Bas-), ancien dép. de France; ch.-l. Strasbourg; il a été tout entier cédé à l'Allemagne, v

RHIN-ET-MOSELLE, nom d'un dép. formé eu 1801, après la paix de Lunéville: il avait pour ch.-l. Coblentz. Il faitanjourd'hui partie de la Prusse Rhénane.

RHINALGIE s. f. {gr. rhin, nez; algos, douleur). Pathùl. Douleur qui a son siège dans le nez.

•RHINGRAVE s. m. (nW.rheiiigraf). Comte du Rhin. Se disait des juges, des gouverneurs de villes situées le long du Rhin, et de quelques princes d'Allemagne. La femme du rhingrave était appelée Mad.^me la rhi.ngrave.

* RHINGRAVE s', f. Nom qu'on donnait, au xvi^ siècle, a une espèce de culotte ou hautde-chaus.-es fort ample, attaché par le bas avec plusieurs rubans.

RHINGRAVIAT s. m. Dignité, fonctions de rhingrave.

RHINITE s. f. {gr.rkin, nez). L'un des noms du ihume de cerveau ou coryza.

■ RHINOCÉROS s. m. [-ross] (gr. rhin, rhinos, nez; kéras, corne). Manim. Genre de grands mammifère» pachyoerues, comprenant neuf espèces vivantes qui caractérisent la faune de l'Afrique, au S. d^i Sahara, de rindoustan, de Bornéo et de Java, plus un grand nombre de formes éteintes qui vécurent en Europe ou en Asie depuis l'époque postpliocène jusqu'à i'àae pliocène supérieur, el dans l'Amérique du Nord pendant la période pliocène. Pour la masse du corps, le rhinocéros n'est surpassé par aucun animal teriestre actuel, si ce n'est l'éléphant et peut-être l'hippopotame. La corne, simple ou double, qui est son caractère le plus particulier, mesure souvent plus d'un mètre de long; elle se compose d'une masse solide de poils ou de fibres cornées, agglutinées, soutenue par les os nasaux sans s'y attacher, car elle est entièremml dépendante de la peau, et s'enlève avec elle. On trouve les rhinocéros dans les régions chaudes de I Asie et de l'Afrique; ils vivent dam les forêls avec l'éléphant, se nourrissent d'herbes et de blanches ou d'arbrisseaux luuillus. Leur naturel esl paisible, mais, si on les irrite, ils s'élaiiconl -tir leurs ennemis la tôle lia-si' ot la corne en avant; bien qu'ils ne suieat pas

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très vifs, leur grand poids et leur force en font de terribles adversaires capables de lutter même avec l'éléphant. Le rhinocéros a les sens de l'odorat et de l'ouïe si sensibles que, pour l'approcher, le chasseur doit se tenir sous le vent et garder le plus profond silence. Les naturels "mangent sa chair, et vendent sa peau aux Irafiquanls, pour en faire des cannes, des fouets et des pièces d'armure défensive; les cornes servent à faire des boîtes et des coupes. — L'espèce la plus répandue Bsi le rhinocéros indien ouîhiîcorne {rhitioceros unicornis, Linn. ; rhinocéros Indiens, Cuv.). Il mesure environ 4 m. de long, 4 m. de circonférence, et 2 m. de hauteur; sa peau est très épaisse, disposée en larges plis, rude et tuberculeuse, d'un gris rougeâtre foncé. H mène une vie tranquille et indolente, se vautrant sur les bords marécageux des rivières et des lacs el se baignant dans leurs eaux; il a des mouvements lents et porte la tête basse, comme le porc. Sa force lui permet de traverser aisément les jungles les plus épaisses. On le trouve dans les parties les plus chaudes de l'Inde continentale. Le rhinocéros noir d'Afrique [riùnoceros bicornis, Linn.; rhinocéros A fricanus, Camper; possède deux cornes; sa peau, plus li-?c,

ULiiiocéros noil- d'Âl'ricjue (rhinocéros bicornis).

est ridée au lieu d'êlre repliée. Par la taille et les mœurs il ressemble, à l'espèce de l'Inde. On le trouvait autrefois jusque sur les pentes de la montagne de la Table, mais il s'est retiré dans l'intérieur, bien au delà des limites delà colonie du Cap, et il y est rarement troublé. 11 se tient caché pendant le jour, et sort la nuit pour chercher sa nourriture et son breuvage. Il est ombrageux et sauvage, et attaque les voyageurs. H est si maisre qu'on mange rarement sa chair. Le rhinocéros blanc ^rhinocéros simus, Burch.),égalementafricain,estleplus grand re|irésenlanl du genre. Il esl d'un blanc brunâtre pâle, avec des teintes pourprées sur les épaules et sur les parties postérieures C'e&t une espèce rare. C'est un animal timide, aisément surpris el cafituré à cause de la lenteur de ses mouvements. Les naturels estiment beaucoup sa chair, qui esl grasse. Il se nourrit surtout d'herbes.

* RHINOPLASTIE s. f. (gr. rhin, rhinos, nez; plaatos, formé). Chir. Opération qui a pour but de refaire le nez à ceux qui l'ont perdu, au moyen d'un morceau de peau détachée du front, du bras, etc.

RHIPIPTÈRE adj. (gr. rhipis, éventail; pteron, aile). Entom. Qui a les ailes en évenlail.(V. S.)

RHIZAGRE s. m. (i;r. rhiza, racine; agra, prise). Clur. Instrument avec lequel on arla.he les racines des dents. l:hizanlhc.i,\f.S.)

RHIZOME s. m. (gr. rhiza, racine; omos. sfinhkililo». Bo'. Sorle de tige souterraine et hoiizoïilulc qui émet des racines sur les di-

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vers points de sa lonf.'ueuretqui so développe progressivement pai- son exlrémilé anlén'eure, tandis que l'autre se dessèche et périt à mesure. Le rliizome appartient aux fougères, aux liliacées frutescentes, aux iridées, aux convallariées, et à daulres lierbes vivaces.

RHIZOPHAGE adj. [gr. rhiza, racine: pha- !/''">. manger}. Zool. Qui se nourrit de racines.

RHIZOPHOREadj. (gr. rhiza, racine; p/ioros, qui porte'. Bot. Qui porte des racines. — s. Ml. Nom scientilique du genre palétuvier.

RHIZOPHÛRÉ. ÉE adj. Qui ressemble ou se rapporte au rhizopbore. — s. f. pi. Famille de plantes ayant pour type le genre rhizophorc. — On dit aussi rhizophoracées.

RHIZOPODE adj. (gr. rhiza, racine; poi/s, podus, pied). Zool. Qui a les pieds semblables à des l'acines. — s. m. pi. Classe d'animaux invertébrés. (Voy. For.^mi.mfères, Globigeuine, et PfioTozoAinEs'.

RHIZOSPERME adj. (gr. rhizu, racine; .<pcrma, graine. Bot. Qui a des graines naissantes sur les racines.

RHIZOSTOME adj. (gr. rhiza, racine; s/oma, bouche). Zool. Qui a plusieurs bouches situées à l'extrémité de filaments semblables à déracines.

RHODANIEN, lENNE adj. (lat. Rhodanus, Khone. Qui appartient au Rhône.

RHODE-ISLAND [ro-daï-lannd], l'un des Ireize étals originaires de l'Union america.ne, et le moins étendu de tous, entre 41° 9 et 43° 3' lat. N. et entre 73° 28' et 74° IS' long. G.; borné par le Massachusetts, l'Atlantique et le Conneclicut; 3,240 kil. carr. ; 345,500hab.. dont 14,000 Canadiens, 13,0hii .anglais, 40,000 irlandais. 5,000 Allemand?, elcr H forme 5 comtés seulement; mais il a deux capitales : Providence etNewport. Viilê> princ : Pawtucket, Woonsocket, Lincoln ei Warwick. Territoire monlueux partagé en deux parties inégales par la baie de Narr.if-ansett. — Fer, marbre, serpentine, granit. Climat doux ; sol assez fertile ; chênes, noyers. châlaii;niers; orge, maïs, seigle, pommés de terre. Plus de 2,000 manufactures occupant 60,u00 ouvriers. L'administration appartient il un gouverneur assisté d'un lieutenant gouverneur et de plusieurs autres officiers; les

RUUD

romains (2o); 30 journaux périodiques, dont 6 quotidiens. —On pen?e aujourd'hui que les terres qui entourent la baie de Narraganselt furent découvertes pas les Northmen en lan 1000 et reçurent de ces hardis navigateurs le nom de Vinland. (Voy. NoRM.\Nn.) Des colons anglais, chassés du Massachusetts en 1635. fondèrent Providence et achetèrent aux indiffènes l'ile d'.\quidneck ou Aquidav, aujourd'hui Rhode-Island. La nouveile colonie se développa lentement, au milieu de guerres incessantes avec les Indiens, guerres qui ne se terminèrent qu'en 1676, àïa mort de Philippe, sachem des Wampanoags. Pendant la guerre de l'Indépendance, le général américain Sullivan, soutenu par la flotte française du comte d'Estaing, essava vainement de chasser les Anglais^ qui se retirèrent d'eu.N -mêmes en 1779.

RHODES (gr. rho:lo)i. de rodon, rose). I, île de la Turquie, dans la Méditerranée, sur la côte S.-O. de l'Asie Mineure, dont la sép;ire un canal large de LSkii.; 1,424 kil. carr.; 3t>,000 hab. environ, en majorité Grecs. Elle est gouvernée par un pacha nommé à vie, qui en all'erme les revenus. Une chaîne de montagnes, qui atteint environ 2,000 ra., divise l'ile dans sa longueur, du N'. .m S. Le cours

RHOD

capitulallon la livra à Soliman le Ma"ni(i,|iic et les Turcs l'ont gardée jusqu a présent! Voy. S.unt-Je.\n de JÉnus.ALEsi, Chevaliers de.) Il y a aujourd hui dans l'Ile environ 44 villages peu peuplés. - II, capitale de l'ile siirlacÔteN.-E.; 14,000 hab. environ. Elle est bàlie sur une baie entre deux caps, et e=t encore entourée de murailles et de tours élevées par les chevaliers de Saint-Jean. Il v a deux ports, séparés par un quai étroit. Strabon représente Rhodes comme supérieure à toutes les autres villes par la beauté et la commodité de ses ports, de ses rues, de ses murailles et de ses édifices publics. Elle contenait une des sept merveilles du monde, qui était une statue d'.Apollon, appelée le colo,-sa de Rhodes. (Voy. Colosse.)

RHODES (John Cecil , homme d'Etat anglais

RHODEZ. Voy. Rodez.

RHODIEN. lENNE s. et adj. De Rhodes; qui appartn nt à cette ile, à cette ville, ou à leurs habitants.

* RHODIUM s. m. [ro-di-omm] (gr. rhodon, rose, à cause de la couleur du métal). Chim. Métal très ditficile à fondre et fort rare, qu'on n'a encore trouvé qu'allié au platine.

Sceau de IVUt de Hliade-lalaiid.

36 sénateurs et les 72 représentants qui composent lepouvoirlégislatifsontélus annuellement. Les assemblées générales annuelles se tiennent à Newport; les juges sont élus. Dettes: 12 millions de fr. ; recettes : 4 millions de fr. ; dépenses : 5 millions. L'instruction est gratuite, laïque et oblirratoire jusqu'à Fâge de 15 ans. L'état renfeiine 000 écoles, recevant 40,000 élèves; 800 bibliothèques renlermant 700.000 volumes. Principales dénominations religieuses : baptistes (110 organisations), congrégalionalisles (27), épiscopaliens (43), iné.hodisles (33), catholiques

d'eau le plus important est le Fisco. Le climat est le plus beau de la Méditerranée. Commerce d'huile, d'oranges, de citrons, de corail, d'épongés, de cuir, et de marbre. — Rhodes fut une des stations commerciales des Phéniciens; elle envoya des colonies en Espagne, en Italie, en Sicile et sur les côtes d' l'Asie Mineure. Les plus anciennes villes, LinJus, Jalysus et Camirus, appartenaient à Ihexapole "dorienne. La ville de Rhodes fut londée en 408 av. J.-C. Après la mort d'Alexandre le Grand, l'ile acquit une grande puissance et étendit son autorité sur une partie de la terre ferme. Elle fut l'alliée do Rome depuis le temps d'Autiochus le Grand jusqu'aux guerres civiles; à cette époque, elle fut punie de son alliance avec César par la prise et le pilla:.'e de la ville de Rhodes. Dès lors, elle déclina, et finalement l'empereur Vespasien la priva de son autonomie. Pendant la décadence de l'empire d'Orient, l'ile tomba successivement aux mains des califes, des croisés et des Génois; en 1309, les chevaliers de Saint-Jean de Jéresalem, qui avaient été obligés d'évacuer la Palestine, s'en rendir.Mil maîtres, llsl'occupèrenl pendant deux siècles; mais en 1322. après un sièpe héroïquement soutenu, qui dura tout un été, une

— Le rhodium appartient au groupe du platine, et fut découvert par Wollaslon en 1803, dans le minerai de platine brésilien. Il est blanc, très dur, malléable après être entré en fusion sur de la chaux; et alors son poids spécifique est de 12.1. Il a pour symbole Ro, et pour poids atomique 104 ou 104.3. 11 résiste à l'action des plus forts acides, excepté lorsqu'il est allié à quelque autre métal; dans ce cas. il selaisse dissoudre dans l'acide nitromuriatique.il forme quatre oxydes: un mono-oxyde, Ro 0: un sesquioxyde, Ro- 0^; un bioxyde, Ro 0^; et un irioxyde, Ro 0^. Ses sels n'ont pas encore d'importance.

RHODODENDRÉ, ÉE adj. Qui ressemble c-.i qui se rapporte au rhododendron. — s. f. pi. Tribu d'éricacées, ayant pour type le genii; rhododendron.

• RHODODENDRON s. ra. [ro-do-dain-dron] (çr. rhndun, rose -.dendron, arbre). Bot. Genre de plantes à feuilles persistantes de l'ordre des éricacées ou de la famille des bruyères: il est très répandu. Quelques espèces se trouvent dans la zone arctique, d'autres dans leparties tempérées de r.\mérique du .Nord, d'autres encore en Europe et en CliaiC, ;t d'autres enlin, très nombreuses, dans les

no

RHOD

inuuta^nes de l'Imlo. I.e ijrand rhododendron {rhododendron maximum) est trè> commun dans les montagnes du centre des Etals-Unis; il atteint de i à 6 m. et a le port d'un arbuste plutôt que celui d'un arbre. Le rhododendron i-atawba (rhododendron ciitawhiense) croit sur les plus hauts sommets desAlleghanies depuis la Vir^'inie jusqu'à la Géorgie. C'est celte espèce qui, croisée avec des espèces plus délicates, a donné les bellesplanles qui ornent nos jardins. Un des plus beaux

Hybride de rhododendron catawbiense.

rhododendrons est le rhododendron du Pont txhododendron Ponticum}, originaire, comme son nom l'indique, de l'Asie Mineure; il a quelquefois 6 m. de haut, mais d'ordinaire il n'atteint que la moitié de cette hauteur. C'est le rhododendron conuuuti des jardins, cl il sert souvent de sujet pour grefïer d'autres espèces plus rares. Comme beauté de forme et de feuillage et comme abondance et variété de fleurs, nul autre arbuste n'éirale le rhododendron. Le rhododendron en arbre {rhododendron arboreum) du iNépaul est un arbre pyramidal à rameau.N élagés, à feuilles luisantes en dessus, argentées en dessous ; à fleurs écarlates grandes et belles, groupées en corymbe. Toutes cesespèces produisent dejolies variétés par les semis et l'hybridation.

RHODOPE, auj. Despo/o-Dag/i. Voy. Balkans et Thrace. — Dans ces montagnes, environ luO.OOO musulmans cherchèrent un refuge pendant la guwre russo-turque (déc. 1877, janv. 1878).

RHODORA. s. m. (gr. rhodon, rose ; orad, je vois). Bot. Genre d'arbrisseaux originaires de l'Amérique du Nord ; il n'y en a qu'une espèce, le rhodora Canadensis, haut de 33 centim.

Rbodora Canadeasis.

à 1 m., à tige cuivrée, à feuilles persistantes et oblonyues, d'un vert ^'lauque et pâle eu dessus, plus blanches et cotonneuses en dessous.

RHON

Ses fleurs, en petits bcnKjiiels à l'extrémité des branches, paraissent immédiatement avant les feuilles ; elles sont d'un pourpre rosé brillant et font beaucoup d'elfet. 11 croit surtout dans les terrains marécageux.

' RHOMBE s. m. (lt. rhombos). Géom. Quadrilatère [ilan dont les côtés op[lo^és sont parallèles entre eux, sans que ses angles soient droits : tout rhombe est un paralUtogramme à aw/les obliques. - Hist. nat. Genre de coquilla^'es univalves. — Se dit également de certains poissons, tels que le turbot.

RHOMBÉ, ÉE adj. Hist. nat. Qui a la forme d'un rhombe.

RHOMBIFORME adj. Qui a la forme d'un rhombe.

RHOMBIPORE adj. Qui a des pores en losange.

RHOMBIQUE adj. Qui a la forme d'un rhombo.

* RHOMBOÈDRE s. m. (gr. rhombos. rhombe ; edra, base. Géom. Corps .solide dont les faces sont desrhombes.

RHOMBOÉDRIQUE adj. Quia la forme d'un

rhomboedri-.

* RHOMBOÏDAL, ALE adj. Qui a la ligure du rhombe ou du rhomboèdre. S'emploie principalement dans ce dernier sens : cristal rhomboidal.

* RHOMBOÏDE s. m. Géom. Corps solide ayant ^ix faces parallèles deux à deux, et dont chacune est un rhombe.

RHÔNE (anc. Rhodanus), grand fleuve de France qui prend sa source en Suisse, à ■1,734 m. au-dessus du niveau de la mer, dans un glacier delà montagne de Saas, à 10. du Saint-Gothard, entre le Furca, le Gallenstock el le Grimsel, à 24 kil. de la source du Rhin. 11 traverse de l'O. à l'E. le Valais, où il s'écoule d'abord avec violence dans un lit élroit et encombré de rochers; à Hrieg, son cours devient plus modéré, mais là commencent les marais qui infectent le bas Valais; il passe à Sion, puis traverse une gorge étroite près de Martiguy, tourne au N.-O. Saint-Maurice, et se jette dans le lac de Genève ; il sort de ce grand réservoir à Genève même, pur et limpide. — A peu de distance de cette ville, il sépare la France de la Savoie, courant au sud dans une vallée étroite et encaissée; il passe à Fort-l'Ecluse (Fort-les- Cluses); sa vallée se resserre davantage ; le fleuve n'a plus ici que 16 à 2o m. de large, au lieu de 78 à 117 m. qu'il avait à sa sortie du lac. — Le Rhône s'est creusé, dans les terrains peu solides de la montagne du Grand- Credo, un lit profond dans lequel il s'enguutlre, et dont il sort bientôt, large, tranquille et profond ; mais à 300 pas du gouUre à environ 1 kil. au-dessus de Bclgarde, au village de Goupy, des éboulem-ents de rochers ont formé un arche de 60 pas de longueur, sous laquelle coule le Rhône ; c'est ce qu'on appelle ta perte du Rhône. — Au sortir de ce goulfre, le lit du Rhône est très profond, très rapide, encaissé dans des berges à pic de oO m. de hauteur, et à 300 pas plus lom, il reçoit la Valserine, dont le confluent augmente encore le bouleversement de cette contrée; enfin, à 6 kil. de là, il a encore à franchir le défilé de Malpertuis, étroit goulet hérissé de rochers, pour arriver au Parc, où il devient navigable, et où sa vallée s'élargit ; il passe ensuite àSeyssel, à Pierre-Chàlel, à Cordon, où il entre en France ; il court alors de l'E. à 10., sépare le département de l'Ain de celui de l'Isère ; il entre enfin dans le dé-

Eartement auquel il donne son nom, et à yon pnv les Brotteaux. A Lyon, il rencontre leshauti's collines de la Croix-Roussc ; il les contourni-, prend une direction S.-O., reçoit la Saône, et coule au S. eu arrosant encore

RUBA

dans le département Givors et Condrieu ; de là il gagne la Méditerranée, à laquelle il arrivi« après un cours (otal de f^SO kil., en formant un delta. Le RhCnese charge, à Lyon, de tous les produits agricoles eldes marchandises que lui apporte la Saône des parties centrales de la France; il les transporte à la mer avec une activité merveilleuse, desservant surson passage les intérêts commerciaux de plusieurs villes importantes. Au-dessus de Lyon, de nombreux steamers le sillonnent et des canaux le fontcomnmniquer avec la Garonne, la Seine, la Loire el le Rhin. Son delta forme lile de la Camargue. Il a pour principaux affluents : l'Arve, la Valserme, l'Ain, la Saône, le Gier, l'Ardèche, laCèze, le Gard, le Guiers, l'Isère, la Drôme, la Sorgue et la Durance.

RHONE, dép. de la région orientale de la France, situé entre les dép. de SaÔne-et- Loire, de la Loire, de l'Isère, de l'.^in, et borné à l'E. par la Saône et le Rhône, formé d'une partie du dép. de Rhône-et-Luire et compris avant 1790 dans le Lyonnais ; :',790 kil. carr. ; 839,3-29 hab. —"Compris entre les montagnes du Beaujolais et du Lyonnais à 10. et le cours du Rhône el de la Saône a l'E. ce dép. présente une pente générale de 10. à l'E. ; les montagnes qui le traversent font partie des Cévennes septentrionales et servent d'ai-ftte entre les bassins du Rhône et de la Loire ; le point culminant (1 ,00i m.) est le massif de Tarare. — Soi fertile ; peu de céréales; vins abondants et estimés ; pommes de terre, châtaignes ; fabriques importantes de soieries ; mousselines de Tarrare; coton; cuirs; bière; charcuterie. Princ. cours d'eau, le Rhône cl la Saône. — Ch.-l., Lyon; ? arr., 29can!,, ■J6s communes. Archevêché, cour d'appel, académie à Lyon. — Ch.-l. d'arr., Lyon et ViUelranche.

RHÔNE Bouches-du-). Voy. Bouches.

RHÔNE-ET-LOIRE, anc. dép. franc, formé en 1790; ch.-l., Lyon. Après le siège de celte ville (1793), la Convention divisa le dép. en Rhône, ch.-l. Lyon, et Loire, ch -1. Feurs, plus tard Montbrison et depuis Saint- Etienne.

•RHUBARBE s. f. Plante médicinale dont la racme, qui porte le même nom, est très grosse, jaune, amère, tonique à de petites doses, et purgative à des doses pius élevées : ta rhubarbe nous vient suvtout de la Chine et de la Tartarie. — Passf.z-moi la rhubabbk, JE voDs PASSERAI LE SÉNÉ, Se dit en parlant de deux personnes qui se font mutuellement des concessions, qui ont l'une pour l'autre des complaisances intéressées. Cela se dit ordinairement en mauvaise part, ou pour plaisanter. — Rui;barbe lies moines, nom vulgaire d'une espèce de patience originaire des Alpes, dont les propriétés sonlsemblablcs à celles de la rhubarbe, mais dans un degré plus faible. — Bot. et niéd.On donne le nom de rhubarbe à la racine du rheum officinale et de quelques autres espèces; mais, en horticulture, ce nom s'applique aux plantes mêmes. Le genre rhtum appartient à r.\sie et à la Russie méridionale. La rhubarbe commune des jardins {rheum rhaponlicum) a diflérents synonymes ; elle est originaire de Sibérie et de la vallée du Volga; elle fut introduite en Angleterre dès 1573, et au temps d'Elisabeth on employait ses feuilles comme heibes potagères, à la manière des épiiiards. On la cultive aujourd'hui pour ses péliolesou tiges de ses fouilles, dont on fait des compotes ou des conserves. Cet usage ne date que du six" siècle. Vers 1860, on fit de grands eU'orts pour en extraire une liqueur vineuse, mais le succès ne répondit pas à l'attente. La |dus belle de toutes les espèces est celle de l'Himalaya {rheum nobile], décou-

TÎÏÏUM

verte par le D' J.-D. Hooker ; elle forme une pvruiuide d'un mètre et plus de hauteui', dont la base se compose de feuilles vertes brillantes, aux pétioles et aux nervures rouges, et la partie supérieure des bractées d'un délicat jaune paille avec les bords roses. — Comme médicament la rhubarbe est connue depuis des temps très anciens, et l'on dit qu'il en est parlé dans un traité chinois écrit vers l'an 2700 av. J.-C. L'espèce plus spécialement employée en pharmacie est le rheum. Autrefois, la variété préférée était connue sous le nom de rhubarbe de Turquie, parce qu'elle était apportée par les l'aravanes Tartarie, à travers la Perse, jusqu'aux ports du Levant, d'où elle passait en Europe. 11 ei}

officinale).

venait aussi par la Russie; on l'appelait rhubarbe russe. La rhubarbe est astringente et amère ; son odeur est aromatique, quoiqu'elle soil désagréable pour beaucoup de personnes. On reconnaît les meilleures espèces à la couleur ,jaL?ne et brillante de la poudre. Sa composition chimique est très compliquée, et l'on n'a pu découvrir dans celte drogue aucun principe particulier qui explique d'une façon satisfaisante ses piopriétés purgatives. La rhubarbe agit d'abord sur le système comme cathartique, puis vient une action astringente qui arrête l'excès de l'influence purgative. C'est unemédecine à la fois tonique et stomachique. Comme purgatif, elle est d'une action modérée, et ali'ecte plutôt la fibre musculaire que les canaux sécréteurs. On l'emjiloie beaucoup en corn- ! binaison avec la magnésie, le calomel et d'autres cathartiques lorsqu'une action purgative plus énergique est nécessaire. — Poudre de 30 à 60 centigr., comme tonique; de 2 à 3 gr. comme purgatif.

*RHUM ou Rums. ra.[romm]. Liqueuralcoolique qui se distille de la mélasse fermentée, du jus et de l'écume de rebut que laisse la fabrication du sucre, et des lies de distillations précédentes. 11 se produit, dans la première partie de l'opération, une huile volatile particulière qui donne au rhum son arôme. On le fabrique depuis longtemps dans les plantations des Antilles où se font le sucre et la mélasse.

RHUMATALGIE s. f. (gr rheuma, fluxion; aljos , douleur). Pathol. Douleur dans la poitrine.

" RHUMATIQDE adj. Méd. A le même sens que rhumatismal : goutte rhumatique.

niiUM

•RHUMATISANT, ANTE adj, Méd. Se dit d'une personne alfectée de rhumatisme. — Substantiv. Un rhumatisant.

* RHUMATISMAL. AL E, AUX adj. Qui appartient au rhuiu.itisme, qui e-t cause par le rhumatisme : douleur rhumatismale.

•RHUMATISMES, m. (gr. rheimatifmos) .

Le rhumatisme est une all'ecliun essentiellement mobile, propre aux muscles et aux articulations, et occasionnée par le froid humide. Cette maladie se présente sous des formes si dillerenles que l'on serait tenté de les regarder comme des maladies distinctes; mais elles coexistent, alternent, surviennent sous l'intluence des mêmes causes et dépendent de la même Uiathèse. Il ne faut donc pas oublier que le rhumatisme est vagabond et protéiforme. Ses causes sont : une prédisposition spéciale, le refroidissement, surtout le froid humide et les habitations malsaines. On distingue le rhumatisme articulaire qui ali'ecte les articulations, etlerAuwatisme musculaire, qui ali'ecte les muscles ; tous les deux sont aiiius un chroniques. — Rhumatisme articulaire aigu. 11 est caractérisé par une douleur plus uu moins vive d'une articulation, avec de la chaleur, de la luméfaction et de la fièvre. Cette douleur est parfois déchirante, arrache des cris aux malades, surtout quand ils tunt le moindre mouvement. Parfois ce rhumatisme reste fixé à une articulation ; mais, le plus souvent, il se porte sur une autre. La durée de cette maladie est de â à 3 semaines; il n'est pas rare de lavoir passer à l'état chronique et se prolonger de 2 a 3 mois. Elle est sujette à récidiver. Elle ne devient dangereuse que quand il y a métastase, c'est-â-dire migration sur un organe important, par exemple sur le cœur, les plèvres, les méninges. (Pour le diagnostic, voy. Goutte.) — Traitement. Sangsues dès le début sur les articulations malades, si le sujet est sain et vigoureux, frictions et applications calmantes (baume d'Opodeldoch, baume tranquille mélangé d'ammoniaque). Donner par jour de .5 à lOmiUigr. de vératripc associée à l'opium; c'est un des meilleurs remèdes contre le rhumatisme aigu, mais il faut en surveiller l'emploi et s'arrêter, s'il survient des coliques et des vomissements. On peut lui substituer le colchique a la dose de 1 à 4 gr. par jour ou le sulfate de quinine (7.t centigr. par jour), ou le nitrate de potasse (5 à 10 gr. par jour dans de l'eau sucrée). On préconise aussi le kermès à la dose de 70 centigr. — 11 est utile de donner chaque jour un lavement émollient et laxatif, surtout quand on emploie la vératrine.

BIIYN

R. Véralrine, i centigr.

Extrait d'opium. 6 —

Pour 20 pilules, Endonner le premier jour, 3 le i-% t aio^i de suite

i le 3"', jusqu'à 6.

siiileju Pour frictions.

Baume tranquille K-^tnce de térébt;ntbiûe .\mmoniaquo liquide

li. Teinture de colchique 20 gr.

Sirop liiacode GO Sirop simple iiû Une dciui-cuillerée matin et soir ].■ 1" jour, 3 dcmi- \ et ainsi de

iS.

30 gr.

Agiter et ajouter peu à peu en agitant 80 gr. d'eau. — En cas de métastase, employer vésicatoire ou urtication à l'endroit qu'occupait le rhumatisme ; dérivatifs intestinaux. — Rhumatisme articulaire chronique. La forme chruiiique succède iouveiit a l'état aigu; d'autres fois, elle est chronique d'emblée. Il y a de la gêne et de la difficulté dans les mouvements avec de légères douleurs, se prolongeant indéfiniment, s'araéliorant par la chaleur et s'exaspérant par les temps humides. Parfois elle laisse dans les articulations des dépôts gélatinQ-acburaineux ou des concrétions tophacées ; 'dans ce dernier cas, on 1 appelle rhumaiisme goutteux, et on le traite comme la goutte. Dans le rhuma-

tisme chronique, on l'iiiploie la teinture de colchique a la dose de 20 à 40 gouttes par jour, les bains de vapeur, le massage, les frictions avec une peau de chat, des chemisos de flanelle, une saison aux eaux d'Aix (Savoie). — Rhumatisme musculaire. Il consiste dans une douleur fixe ou mobile siégeant dans les muscles et auementanl par la contraction des organes afi'ectés ; il s'accompagne rarement de lièvre et il a une durée très variable. Il porte des noms dilférents suivant la région des muscles rhumatisés. Les plus fréquents sont: 1° le rhumatisme de la tête, occupant le muscle occipito-frontal et rendant les cheveux sensibles au toucher; 2" le rhumatisme des muscles du cou (torticolis) qui rend le cou raide et douloureux dans les mouvements de la tête ; 3» la pleurodynin (voy. ce mot) ; 4° le lumbago (voy. ce mot) ; 5° le rhumatisme pré-abdommal, qui siège aux muscles du ventre et qu'augmentent la toux et les mouvements, — L'absence de fièvre, de nausées et de vomissements, le distingue assez d'une péritonite commençante. — Les douleurs névralgiques ont pour caractères distinctifs des points très sensibles et peu étendus et des accès périodiques, ce qui n'exi.^te pas dans le rhumatisme. — Traitement, Le moyen le plus simple et le meilleur est de placer des ventouses scarifiées au niveau des muscles rhumatisés. — De larges cataplasmes de farine de moutarde suffisent dans les cas ordinaires et chez les personnes sensibles. On peut combattre les rhumatismes rebelles par de larges vésicatoires et par les eaux d'Aix et de Barèges. On a recours aux sangsues dans le rhumatisme du cou et des lombes, quand il afl'ecte les parties tendineuses ou même ligamenteuses. — Ce rhumatisme ne se présente pas toujours de la même façon. C'est tantôt un mai de tête opiniâtre ou des vertiges, tantôt de l'oppression, tantôt une douleur de ventre continue et sans tuméfaction, tantôt un mal d'estomac, tantôt un simple bourdonnement aux oreilles. On le reconnaît surtout à la cause, qui est un refroidissement ou un changement de température, ou au déplacement d'une précédente douleur. On le combat surtout par des vésicatoires, des préparations de colchique, et on prend des précautions contre le froid humide. (Voy. Goutte.)

RHUMATOÏDE adj. (fr. rhumatisme; gr.

eidos, aspect). Pathol. Qui alfecte la forme du rhumatisme : douleur rhumatoide.

' RHUME s, m. (gr. rheuma, écoulement). Espèce de fluxion causée par l'irritation ou parl'inflammation delamembrane muqueuse qui tapisse la gorge, et accompagnée de toux, d'enrouement, d'expectoration, quelquefois d'un peu de lièvre : grand rhume. (Voy. Bronchite). — RucME DE CERVEAU, luxioii causée par rmUamiiiation de la membrane muqueuse qui tapisse l'intérieur du nez. Ou l'appelle autrement Coryza. — Rhume négligé, commencement de plusieurs espèces de phtisies,

RHUNE (La), pic de France, entre Saint- Jean-de-Luz et Cambo (Basses-Pyrénées); il s'élève de 900 m. au-dessus du niveau de la mer. De ce point, on découvre tout le pays basque et une partie du Béain. Au sommet do la Rhune, se livra en octobre 1813, entre les troupes de Soult et celles de Wellington, une sanglante bataille dans laquelle les Français furent vaincus; mais les alliés subirent des pertes considérables.

* RHUS s. m. [russ](gr. rheus). T. debot. (Voy, SuM.ic),

RHY1\CH0PH{)RE adj. [-fo-j (gr. rhughchos, bec; photos, qui porte). Qui a un long bec. — s. m. Genre ue charançons comprenant une douzaine d'espèces exotiques.

[IIAZ

RHïNÛtiOPS s. m. Iraiii-kops] (gr. rhughc/ios, bec: ops, face). Nom scientifique du

lUiytiL-hops iiigiM.

genre d'oiseau s appelés Coupeurs d'eau. (Voy. ce mol.)

RHYPAROGHROME s. m. (i-r. rhuparos, sale; chroma, couleur). Entom. Petit insecte hémiplcre {rhyparochronv^ 'li'm'-tator) qui se

Irouveau.x Etats-Unis, où il commet de grands ravages dans les champs de maïs et autres céit'ali^?.

• RHYTHME s. m. Voy. Ryiiime.

• RHYTHMIQUE adj. Voy. Rythsiique.

• RHYTON ^. m. {sr. rhutoii). Antiq. Vase grec qui servait à boire et qui était en forme de corne.

RIAD Voy. RiYAD.

RIAILLÉ, ch.-l. de cant , arr. et à 20 kil. N.-N.-O. d'Ancenis (Loire-Inférieure); 2,268 liab. Forges importantes.

RIALTO (Pont du). Voy. Venise.

RIANGEY (Henri-Léon Camusat de), publicistc et liomiiie politique né à Paris le 24 oct. d8l6, mort dans la même ville en 1870. Comme publiciste, il fut mêlé, à partir de 1845, à toutes les polémiques politiques et religieuses de VUnivers, de \'Union, du Corr>:s pondant, etc. Envoyé à l'Assemblée nationale par le département de la Sarthe, il fut arrêté au coup d'Etat et enfermé à Vincennes. Peu de temps après, il fut rendu à la liberté et devint rédacteur en chef de ï'Unio:), poste qu'il conserva jusqu'à sa mort. On a de lui : llisloire du monde, depuis la créaiion jusqu'à nos jour. i (18J8-'4I, 4 vol., nouv, cdit. 1863-'68, 9 vol.); Histoire résumée du moyen dgc (1841), etc.

RIANS, ch.-l. de cant., arr. et à 42 kil. N.-O. de Brignoles(Var); 1,910 hab.

• RIANT, ANTE adj. [ri-an] (rad. rire). Qui annonce de la gaieté, de la joie : un visage riant. — Agréable à la vue, qui plaît aux yeux : une maison riante. — Gracieux, agréable à l'esprit ; des idées riaiites.

RIANZARES (Duc de) [ri-anii-za-rèss]. Voy.

JMUNOZ.

RIAZAN [ria-zann'j. I, l'un de; gouvernonieiits du centre de la Russie d'Europe ; 42.098 kil. carr,; l.DuO.UOO h.ib. Le principal cours d'eau est l'Oka. Productions : céréales, fruits, houblon et tabac. — II, capitale de ce gouvernement, sur l'Oka, à HO kil. S.-O.

RIBA

de .Moscou; 30,000 liaij. CcU le siège d'un archevêque grec. On y fabrique du drap, de la loi ic et de la poterie de fer.

RIBADENEIRA (Pierre), jésuite, né à Tolède (Espai-'iic; en 15 27, mort en 1611. Il fui l'un des premiers compagnons d'Ignace de Loyola, dont il a écrit la vie, ainsi que celles de Lainez, de Salmeron, de François de Rorgia, etc. Il a laissé en outre : Fleur clés Vies des saints, qui n'est qu'une compilation ùe puérile- légendes.

• RIBAMBELLE s. f. Se dit, fam. et en mauvai,--e i^art, pour signilier kyrielle, longue .suite : il m'a fait une ribambelle ennuyeuse de ses titres, de ses qualités.

' RIBAUD. AUDE adj. Lyxurieux, impudique : c'est un homme fort ribuud. — s. C'est un ribaud, une ribaude. — s. m. Soldat d'une garde royale créée par Philippe-.\ugusle pour la sûreté desa personnemenacée. disaiton, par les assassins du Vieux de la Montagne. Le chef de cette garde avait le titre de roi, cas unique dans l'histoire; il était chargé de rechercher Iss crimes et délits commis dans les maisons de jeu et de débauche, ainsi que ceus qui étaient commis par les gens à la suite du souverain.

Comment; le dieu d'amour relient Faux semblant qui des siens de\ient.

Duiil les gens sont joyeux et beaux, Cal- il le lait roi des ribauds.

nom

i de la Bose.

RIBAUDAILLE s. f. [// mll.J Ramassis de ribauds.

RIBAUDEQUIN s. m. Ane. artmilit. Grand arc monté ^ur un fût. — Gros mousquet de rempart.

* RIBAUDERIE s. f. Action de ribaud, diverlissemeut licencieux : il a donné dans t'jules sortes de ribauderies. C'est un terme de mépris et de blâme, mais non pas un mot grossier comme Ribaud. L'un et l'autre sont peu usités. On disait autrefois Ribaudie :

-Vpiès garde que tu ne dios Aucuns mots laids et ribaïuUes.

Roman de ta Rose.

RIBAULT (Jean) fri-bôl, navigateur dieppois, tué dans la Floride en lo6'j. Lorsque l'amiral Goligny eut obtenu l'autorisation royale pour envoyer une expédition en Floride, deux vaisseaux, sousle cominanderaent de Ribault, partirent de Dieppe le ISfev. 156->, et jetèrent l'ancredansle port dePort-Royal, aujourd hui dans la Caroline du Sud. Un fort y fut bâti, probablement prés de l'emplacement du beau fort actuel, e.l appelé fort Charles. Ribault revint en France chercher de l'aide; mais les 26 colons qu il avait laissés furent bientôt réduits par la famine et par les ennemis, et les quelques survivants prirent la mer dans une frêe barque qu'un vaisseau anglais recueillit. Une nouvelle expédition partit eu avril 1364, sous René de Laudonnièro, forma un établissement sur la rivière May, aujourd'hui Saint- Jean (S'ami Jo/iu), et bâtit le fort Caroline; ces colons cependant se préparaient à s'en revenir lorsque arriva Ribauld avec sept navires (lo6o). Uavaità peine jeté l'ancre que, le 4 sept., cinq vaisseaux espagnols, sous Pedro Monendcz de Aviles, qui avait mission do tuer tous les Français protestants, donnèrent sans résultat la chasse à l'escadre de Ribault elentièrent dans le port de Saint- Augustin. Ribault, malgré les avis contraires, voulut aller attaquer l'Espagnol, mais ses navires firent tous naufrage uans une tempête prè^du cap Canave; al. Menendez surprit le fort Caroline, et niass ici a près de ;0D personnes des deux sexes. Ribault, ignorant de celait, traversa avec plus de .'Jt)i) hommes un pays inconnu jusqu'au Tort Charles. Sa première division, de 20U hommes, se rendit à Menendez à quelques lieues de Saint-Augustin,

ÎIIBO

et tous, k part ipi l'iues-uiis qui se firent reconnall o pourcatholi(|ucs, lur jntexécutés. La seconde partie de la troupe tomba aussi presque tout entière entre les mains de M'Miendez, qui les fit massacrer, y compris Ribault, non comme Français, mais comme luthériens. (Voy. Gourgues.)

RIBBONISME s. m. Nom donné en 1820 à une société secrète irlandaise ayant pour but de venger sur les grands propriétaires toute injure faite aux fermiers. Une loi pour réprimer le ribbonisme fut votée le 16 mai

RIBEAUVILLÉ (ail. Rappoltsweiler), ville d'Alsace-Lorraine, à 16 kil. N.-O. de Colmar; 6,000 hab.

RIBÉCOURT. eh.-l. de cant., arr, et à 14'kil. S.-E. de iJompiégne (Oise); 826 hab.

RIBEMÛNT, ch.-l. de cant., arr. et à 1-5 kil. S.-E. de Saint-Quentin (Aisne), sur la rive gauche do l'Oise; 2,81:7 hab. Lainages, calicots. Patrie de Condorcet et de l'architecte Blondel. Restes de fortifications.

RIBERA (José), célèbre peintre surnommé VE^piignolit. né près de Valence en I.t88, mort à Naples en 1659. Il fut élève de Michel- Ange et de Caravage, et devint bientôt un des plus célèbres peintres d'Espagne. Il allectionnail surtout les sujets sombres. On a de lui : Caton se suieidunt, le Martyre de saint Barthélémy, Saint Janvier soi tant du four, etc. Le Louvre possède une vingtaine de toiles de ce maiire.

RIBÉRAG, ch.-l. d'arr., à 37 kil. N.-O. de Perigueux (Dordogne), dans un vallon entouré de vertes collines; par 4o° 13' 13' lat. N. et 2° 0' o9" long. 0. ; 3,707 hab.; château du x" siècle , église du x° siècle (mon. hist ). Grand commerce de porcs.

RIBÉSIÉ, ÉE adj. [ri-Bé-zié] (lat. ribes, groseillier). Rot. Qui ressemble oui qui se rapporte au groseillier. — s. f. pi. Famille de plantes dicotylédones ayant pour type le genre groseillier.

RIBIERS, ch.-l. de cant., arr. et à 'pO kil. S.-O. de Gap (Hautes-Alpes); 946 hab.

RIBLER V. n. Courir les rues, les mauvais lieux ; marauder.

RIBLETTE s. f. Tranche de viande mince frite dans la poète ou grillée.

* RIBLEDR s. m. Celui qui court les rues la nuit, comme les filous : c'est un ribleur (Pop. et vieux.)

RIBORD s. m. Mar. Bordage assemblé sur les gabords qui sont eux-mêmes assemblés sur la quille.

■RIBORDAGE. s. m. Mar. Dommage que le choc d'un bâtiment cause à un autre dans le port ou dans la rade, en changeant de place: droit de ribordagc.

"RIBOTE s. f. Débauche, excès de table ou de boisson : faire ribote. Ce mot et ses dérivés sont ijopulaires.

* RIBOTER V. n. (de ribaud). Faire ribote.

*RIBOTEUR, EUSE. s. Celui, celle qui aime à riboler ; c'es( un grand riboleur.

RIBOUTTÉ.I.(Charles-Henri), chansonnier, né à Coinmercy en 17u8. mort en 1740. La plupart de ses chansons ont été inifiriméos, en 1843, dans le Recueil des Chansons iiopiilaires de la France. — II. (François-Louis), auteur dramatique né à Lyon en 1770, mort à Paris en 1834. Après avoir combattu les républicains à Lyon, il se rendit à Paris où il s'associa à la. Jeunesse dorée; il acheta une charge d'agent de change, el tout en s'oci-upant" d'opérations financières il se mit à composer des pièces de théâtre : ['Assemblée

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