R[CC
de famitte(\iOS) comédie: le MinistCre amjlais (1812), VAmour et l' A.mbitioii ^1822); le Spéculutew- ou l'Ecole de lajeimtsse (1826).
RICAMARIE (La), comm. du caiit. et à fi kil.de Sainl-Elienne iLoiie". sur l'Umlaine, 7,'<10hnb.; importaules mines de houille. Ce villape fut le théâtre, le 16 juin 1869. d'une collision entre les soldats du 4« do lifc'ne et les ouvriers mineurs en grève.
* RICANEMENT s. m. Action de ricaner.
Ce mol et les (rois suivants sont familiers.
• RICANER V. n. Rire à demi, soit par sottise, soit par malice : il ne fait qite ricaner.
• RICANERIE s. f. Ris moqueur.
•RICANEUR. EUSE s. Celui, celle qui ricane: ct.^f u» sot yi':aneur, une impertinente ric'tncuse. ■— .\djccliv. Un air ricaneur.
RICARD ;Amable!, homme politique, né le 12 juin 182S. mort à Paris le 11 mai 1876.11 s'inscrivit au barreau de Mort et devint préfet des Ueu.v-Sèvre5 après le i Sept. Elu député en 1871, il appuya la politique de M. Thiers, combattit le gouvernement du maréchal de Mac-.Mahon, fut nommé ministre le 9 mars 1876 et sénateur inamovible le V6 du même mois.
RICARD. 1. (L'.\BBÉ Dominique), helléniste, né à Toulouse en I7ii, umrt en 1803. Il a traduit Flutarque Œuvres morales, 17 vol. in-12, et Vies des hommes illustres, 12 vol. in-li). Il a laissé en outre des traductions dA.rislote, de Démosthène et de Sophocle. — 11. (Louis- Gustavei. peintre français, né à Marseille le l^sept. Ib23, mort à Paris en 1873. .\près un séjour eu Italie, il débuta, au Salon de 1850, par une Jeune bohémienne tenant un chat et fui universellement admiré. 11 a laissé une multitude de portraits.
RICAROO (David], économiste ang-lais de race juive, né en 1772, mort en 1823. Après avoir fait fortune comme aarent de change à Londres, il étudia les mathématiques, la chimie et la minéralogie, et fut uu des fondateurs de la Société géologique de Londres. En 1819, il fut envoyé au parlement. Son principal ouvrage a pour titre : On the Principles of Political Economy and Taxation (1817). J.-R. Mac Culloch a édite ses œuvres en y joignant sa biographie.
RICAREES. Voy. Rickarees.
* RIC-A-RIC loc. adv. et fam. [ri-ka-rik|. Avec une exactitude rigoureuse : je le ferai payer ric-à-ric.
RICASOLI (Bettino. B.^tio.N) [ri-ka-zo-li], homme d'Etat italien, l'un de ceux qui ont le plus contribué a fonder l'unité italienne, né en Toscane, le 9 mars 1809, d'une illustre famille, mort en oct. 1880. U fut nommé maire de Florence en 1847 et élu au parlement italien en 1848; après la bataille de .Novare (1849), il lavorisa la restauration du grand-duc de Toscane, et vécut ensuite dans la retraite jusqu'en 1859, époque où il aida au renversement du grand duc et à l'union de la Toscane avec la Sardaigne,actitudeqiii lui valut le titre de gouverneur général de Florence. En juin 1861, il remplaça Cavour comme premier ministre; et se relira en mars 1862; il redevint premier ministre en 1866-67.
RICCI Federigo)[ri"-tchi), compositeur italien, né en ISOy. En collaboration avec son frère Luigi ^mort en I8.Ï9;, il composa Cmpino e la Comare. Il fut directeur d'opéra à Madrid, à Lisbonne et à Saint-Pétersbourg.
RICCI (Laurent) [rit-chi], jésuite italien, né ù Florence en 1703, mort prisonnier au château Saint-.Ange, à Rome, en 1775. Elu général des jésuites en 1758, il rehisa d'apporter le moindre changement aux statuts de l'ordre et répondit au pape ces fameuses |
RICH
paroles : « Sint ut sunt aut non sint ». Les jésuites ayant été supprimes en 1773, Ricci et plusieurs de ses compagnons furent enfermés au château Saint-Ange.
RICCIO (Domenico) fri-tcho], plus connu sous le nom de Baus.\som-,i[brou-za-zor'-tchi], peintre italien, né à Vérone en 1494, mort en 1.Ï67. On l'avait surnommé le Tiiien de Vérone. Il a laissé surtout des fresques historiques et mythologiques.
RICCIOLI (Giovanni-Battista) [ri'-tcho-Ii], astronome italien, né a Ferrare en 1598, mort en 1671. Après avoir professé au collège des jésuites, il entreprit, dans un esprit amical, de réfuter Copernic dans YAlmageslum Novum (1631, 2 vol. fol.), dont son Astronomia reformata (I66.j, 2 vol.) est un complément.
RICEYS (Les), ch.-l. d- cant., arr. et à 13 kil. de Bar-sur-Seine (Aube), dans une étroite vallée qu'arrose la Laigue et formé par la réunion de trois villai'es conligus : Ricey-Haut, Ricey-Haute-Rive et Ricey-Bas; 2.408 hab. Fameux vignolile, produisant des vins fins, vifs, généreux, bouquetés, francs de goût.
RICH (Claudius-James) [rifch], voyageur anglais, né près de Dijon (France), en 1787, mort en Perse en 1821. En 1803, il devint cadet dans la compagnie des Indes Orientales, et en 1804 notaire à Bombay. 11 voyagea ensuite en Egypte, en Syrie et en Palestine, et fut, pendant six ans environ, résident pour la compagnie des Indes à Bagdad. 11 visita deux lois l'emplacement de Babylone, et publia une description de ses ruines. Sa femme a édité son ouvrage intitulé ; Narrative of a Résidence in Kurdistan (18391.
' RICHARD s. m. Celui qui a beaucoup de "bien, ^e se dit ordinairement que des personnes d'une condition médiocre, qui ont fait foilune : c'est un richard, un gros richard. (Fam.'
RICHARD. 1, surnommé Cœur de Lion. second roi d'.Xngleterre de la lanidle des Plantagenets, né à Oxford, le 13 >e| t. 1137, morten France, près de Limoges. le(i avril 1 199. C'était le second lils deHenri U et d'i-^léonored'Aquitaine, et l'arrière-petil-lils en ligne féminine de Henri I"'. Avec ses frères Henri et Geoffroy, il se révolta contre son père avant d'avoir accompli sa 16' année, et se réfugia en France, où il fui fait chevalier par Louis Vil. 11 réclamait r.\quitaine et le Poitou; mais il finit par faire sa soumission à son père, qui lui céda le duché d'Aquitaine, où il s'était distingué dans une guerre contre des rebelles. La dernière révolte de l'Aquitaine fut appuyée par le frère de Richard, Henri, dont la mort mit fit à la guerre, et fit de Richard l'héritier présomptif. Jean et Geoffroy ravagèrent ses domaines, etRichard s'en veni:eaen envahissant la Bretagne, qui appartenait à Geoffroy- Richard prit part ensuite à la lutte entre Henri 11 et Philippe- Auguste, du côté de ce dernier. Philippe et Richard furent victorieux etiinposèreut leurs conditions à Henri, qui mourut le 6 juillet 1189. Richard fut couronné à Westminster, le 3 sept. Dans l'été de 1190, les armées française et anglaise, destinées à la troisième croisade, se réunirent, chacune sous leur roi, dans les plaines de Vézelay, sur les confins de la Bourgogne (lOC, COU h. environ) et arrivèrent en Sicile au mois de' sept. En 1191, Richard s'empara de Cliypre, dont le souverain, Isaac Comnène, s'était conduit! traîtreusement à son égard, et il épousa Béreugère, fille de Sancho, roi de Navarre. ' Le 4 juin, il fit voile vers Acre. Il trouva devaut celle ville l'armée Iraneaise; une' rivalité éclata bientôt entre les deux rois, ce qui rendit celte croisade inulil- : Phifippe favorisait la lacliun de Conrad ae Monlferrat,
Rien
tandis que Richard soule-nail celle de Guvde Lusignan. Acre se rendit le 12 juillet, et bientôt après, Philippe repartit pouriaFrance. Le 20 août, Richard fit massacrer ses prisonniers sarrasins parce que les termes de la reddition n'avaient pas été observés, et, le lendemain, il marcha sur Jérusalem. Il défit complètement les Sarrasins à Arsuf. le 7 sept., et s'empara de Jatïa. En janv. 1192. il atteignit Ascalon, où il fut rejoint par la plus grande partie des troupes françaises. Comme le sultan Saladin avait rendu Jérusalem imprenable, Richard revint à Acre en juillet, et il était sur le point de s'embarquer pour r.\ngleterre, lor.^qu'il apprit que JalJ'a était en danger de tomber entre les mains des Sarrasins. 11 se hâta d'aller à son secours, battit Saladin. et défendit ensrile la place contre une nouvelle attaque. Pendant sou voyage de retour, Richard fit naufrage au fond de l'.Adriatique et fut fait prisonnier par Léopold, duc d'Autriche, qu'il avait insulté en Palestine, et qui le livra à l'empereur Henri VI. Il dut à la fin payer rançon et il atleignitrAngleterrelelS mars (194.11 passa la plus grande partie des dernières années de son règne en France, en état de guerre presque constant avec Philippe-Auguste, sur lequel il remporta de brillants succès. En 1 1 y9, il mit le siège devant Chàlus et y reçut une blessure mortelle. 11 ne laissait pas d'enfant légitime. Son frère Jean lui succéda. Outre sa réputation de valeur militaire et de force physique, il était renommé pour son esprit, son éloquence, et ses poésies, qui le raiii-'ent painii les meilleurs troubadours. — Richard Cœur de Lion, comédie en 3 actes et en prose, mêlée d'ariettes; paroles de Sedaiiie, musique de Grétry, représentée pour la première fois à Paris" en 1784 et reprise en 1841. — II. Huitième roi d'Angleterre de la maison des Planlagenets, né a Bordeaux, en 1366, mort en fév. 1400. Il était le second et le seul survivant des enfants d'Edouard, le Prince Noir, fils aîné d'Edouard III, et de Jeanne, sœur du dernier comte de Kent. Le Prince élanl mort le 8 jum 1376, Richard devint l'héritier présomi'lif, et succéda à la couronne le 21 juin 1377. La guerre entre I l'Angleterre et la France se continua; au î désavantage de l'Angleterre, avec l'Ecosse hostile. Une taxe odieuse, qu'on voulait imposer, excita des soulèvements dans Essex et Kent. A Darlford, dans le Kent, un Walter Le Tiier fut choisi pour chef par les insurgés, ■ et c'est pourquoi ce mouvement populaire est connu sous le nom de rébellion de Wat Tyler. L'insurrection se propagea dans neuf comtés. Les insurgés marchèrent sur Londres, et se réunirent au norhbre de 100,000, à Blackhealh, 12 juin 1831. Us entrèrent dans la cité, s'emparèrent de la Tour, mirent à mort rarchêveque de Canlerbury, le trésorier et plusieurs autres grands personnages. Richard accéda à leur demande d'abolition de l'esclavage, de rachat des obligations des vilains, de libre -échange dans les villes à marché, etc. Ces concessions firent que beaucoup rentrèrent chez eux. Mais Tyler, devenu arrogant, fut tué dans une entrevue avec Richard par sir William Walworth, lord-maire de Londres. Les promesses faites au peuple ne furent pas tenues, et les insurgés furent punis avec une impitoyable sévérité. Richard épousa Anne de Bohême, fille aînée de Charles IV, empereur d'Allemagne. En 138-3, le roi, à la tête d'une grande armée, envahit l'Ecosse, mais sans rien accomplir de notable. Le duc de Gloucester, oncle du roi, se rendit maître du gouvernement, non sans que Richard tentât de secouer le joug. Gloucester l'emporta cependant, et fut rais, en 1386, à la tèie d'un conseil de régence qui avait toute l'autorité. En 1387, le roi chercha Vainement à recouvrer son pouvoir, lieux années plus lard, Richard fut plu- li ureus,
RICH
et cbangea ses ministres, y compris Gloucester lui-même. Une trêve de 23 ans fut conclue avec la France, et la reine Anne étant morte en 139i, il fut convenu que Richard épouserait en 1396 Isabelle, lillede Charles Yl, encore enfant. En juillet 1399, Henri de Bolinghroke, duc de Lancastre (que Richard avait d'abord banni pour dix ans, puis pour la vie), débarqua à Ravenspur, pendant que le roi était en Irlande. Richard revint, mais fut saisi, mis en prison, et déposé par le parlement, après qu'on eut obtenu de lui une renonciation àla couronne. Lancastre devint roi i-ous le nom de Henri IV. Richard fut détenu dans le château de Pontefract, et on suppose qu'il y fut assassiné par son gardien, sir Piers Exton. Il était faible de caractère; il dut sa chute à sa complaisance pour ses favoris, à son tempérament despotique et à ses folles prodigalités. — III. Dernier roi d'Angleterre de la famille des Plantagenels, né au château de Fotheringay le 2 oct. I4S2, mort le 22 août 1483.11 étaitle onzième enfant et le huitième fils de Richard, duc d'York, et de Cecily Neville, fille du comte de Westmoreland. Le duc d'York descendait par les femmes de Lionel, duc de Clarence, troisième fils d'Edouard III, elle trône d'Angleterre était alors occupé par Henri VI, arrièrepetil-fils de Jean de Gand, duc de Lanca-tre, quatrième fils d'Edouard 111. York devint le chef de parti qui cherchait à écarter la ligne des Lancastre; mais il fut vaincu et pris à Wakefield à la fin de 1400, et immédiatement mis à mort. Lorsque le frère aîné de Richard devint roi, en I iGl, sous le nom d'Edouard IV, Richard fut créé duc de Gloucester, et ensuite lord grand amiral et premier connétable d'Angleterre à vie, et premier président des tribunaux de la Galles du Sud. En 1 470, il accompagna le roi lorsque celui-ci s'enfuit en Flandre, après le triomphe de Vi'arwick et du parti de Lancastre, et il fut mis hors la loi par le parlement. Lorsque Edouard revint, Gloucester é'.ail à sa suite. A la bataille de Barnet, le 13 avril 1471, il commandait l'avanigarde de l'armée yorkisle. On lui confia le même poste à la bataille de Tewkesbury, 20 jours plus tard, et il reçut, en récompense de ses services, de hautes charges et de grands domaines. En 1472, il épousa lady Anne Neville, la plus jeune fille de W'arwick. En 1475, il accompagna Edouard dans son invasion de la France. La guerre ayant éclaté entre l'Angleterre et l'Ecosse, Gloucester fut créé lieutenant général du royaume; pendint l'été de 1482, il s'empara de Berwick, entra dans Edimbourg à la tête d'une grosse armée et obligea les Ecossais à accepter ses conditions de paix. Edouard IV mourut le 9 avril 148;t, et Richard prêta serment d'allégeance à son neveu, Edouard V. Mais, accourant dans le Midi, il s'empara de la personne du jeune roi et l'escorta dans la capitale. Le conseil d'Etat le nomma « protecteur et défenseur du royaume», titre que le parlement confirma. Il résolut dès lors de se faire roi, comme étant le seul moyen de ne pas devenir victime du parti de la reine. Les enfants d'Edouard IV furent déclarés illégitimes, et les états du royaume, ayant rejeté le jeune roi, demandèrent à Gloucester de monter sur le trône vacant. 11 devint roi le 26 juin 1483, sous le nom de Richard III. Ladestinéedesjeunesprincçs(vo3-. Edodard V) excita des murmures paiini le peuple, et le duc de Buckingham, qui avait été l'agent principal de l'élévation de Richard au trône, entra dans un complot pour le renverser. On devaitprendre pourroi lecomtedeRichmond, chef du parti de Lancastre. La conspiration échoua, et Buckingham fut exécuté. La reine douarière se laissa persuader de se remettre, elle et sa famille, entre les mains do Richard. En 1484, le parlement lui confirma son litre de roi. Le comle de Richmond, malgré plu-
RICH
sieurs échecs, voulut cependant essayer de nouveau de conquérir la couronne, .^vec l'aide du roi de France etdu duc de Bretagne, il débarqua à Milford Haven, le 7 août 1 485. Son armée, qui était considérable, en vint aux mains avec l'ennemi dans les champs de Bosworth, le 22 août. Plusieurs des officiers de Richard désertèrent sur le champ de bataille ou s'abstinrent de prendre part à l'action ; il tomba en combattant vaillamment. Richmond lui succéda sousle nom de Henri VU, et fut le premier roi de la dynastie des Tudors.
RICHARD DE BURY. Voy. Ai-.ngerville.
RICHARD PLANTAGENET, comte de Cornouailles, empereur d".\ilemagne, né à Winchester en 1209, mort en 127'2. C'était le plus jeune fils du roi Jean d'Angleterre, il prit part avec son frère Henri III aux guerres de France, et combattit avec les croisés en Palestine. En li-^ie, ilfut élu au trône d' .Allemagne et couronné à Aix-la-Chapelle en mai 12')7; mais il ne parvint pas à se faire n^connaitre généralement. Il se mêla aux troubles d'Angleterre, et fut fait prisonnier par Simon de Montfortàla bataille deLewes, le I 3 mai 12fi4.
RÎCH
Quia beaucoup de bien, qui possède de grands biens : un homme fort riche. — Est assez
niCHE QUI NF. DOIT RIEN, EST ASSEZ RICHE QUI EST
CONTENT. '-■ Etre riche comme Crésus, comme UN Crésus, être extiêmement rirhe. On dit familièreraentdans le même sens, Etre riche comme un juif, riche comme un puits, riche a MILLIONS. — Cet homme a fait un riche mariage, il a épousé une femme fort riche. — C'est un RICHE parti, se dit d'un jeune homme et plus urdinairement d'une leune fille très riche, qui esta marier. — Se dit, fig., en parlant des qualités personnelles : riche, en mérite, en vertus. — Il EST riche en ridicules, se dit d'un homme qui prête beaucoup à la raillerie. — Une riche taille, une taille au-dessus de l'ordinaire, et qui est bien proportionnée : cet homme, cette femme est d'une riche taille. — Abondant, fertile : lamoisson a été riche. — Fig. Une langue riche, une lani'ue abondante en mots et en tours. — De grand prix, magnifique : des meubles riches. — Se dit en parlant de certains ouvrages de peinture, de sculpture et d'architecture, et signifie, accompagné d'ornements précieux par la matière ou par le travail : ces rinceaux, ces arabesques
Il quitta définitivement l'Allemagne en 1269. \ sont riches. — S'emploie, fig., en parlant des
ouvrages d'esprit, etsignifie, fécond en idées, en imaf-'es : comparaison riche. — Versifie. Rimes riches, celles qui vont au delà de l'exactitude exigée : orage et courage, oreille et pareille, sévérité et témérité, couleur et douleur, utile et futile, sont des rimes riches. — Peint. Composition riche, composition remarquable par le nombre des figures, par ^expre^sioll de leurs traits, par la beauté de leurs formes, ptr la justesse et la variété de leurs attitudes. — Substantiv. Le riche et le pauvre. — Un riche malaisé, un homme qui a de grands biens, mais beaucoup de dettes, ou de charges,
RICHARD-LENOIR (François), manufacturier, né a Epinay-sur-Odon (Calvados) le 16 avril 1705, mort le 19 oct. 1839. Le premier il créa en France des manufactures pour le filage et le lissage du colon. 11 fut puissamment aidé par Napoléon 1<^'. — il('f/iarrf (Maurice). (V. S.)
RICHARDSON [ri-tchardd"-son]. I. (Charles), philologue anglais, né en 1775, mort en 1863. En 181,'i, parurent ses W((4^v(<('0HS of English Philoloç/y, où il soutenait les principes exposés par Home Tooke. Sou New Dictionary
Of the Enal'^h Language fut commence en ] ^^ ,^^^^^,.g .;, ^/^^^^^^ j^^^g^t ^ la gêne janv. 1.3,, et termine a la fin de 1837(2 vol. ; ^e mauvais riche, celui dont Noire-Seigneur
a parlé dans l'Evangile; et, par comparaison, '*•'; ; Un mauvais riche, un homme fort riche qui
n'a point de charité pour les pauvres.
janv. l^:j I, el lerraine a la nn ae ib:j/ (2 in-i"). H a aussi publié un volume sur l'étude des langues (0« the Study of Langiiages, 18o4), qui est une exposition des principes posés dans les Diversions ofPurley. — II. (James), voyageur anglais, né en 1809, moitié imars' RICHE Jean Baptiste, présidentdela répu- 185 LU visita de bonne heure l'Ali-'érie et les blique de Haïti, né au Cap-Haïtien vers 1780, Etats barbaresques, traversa le désert du Sa- mort à Port-au-Prince en 1847. Il appartenait hara jusqu'à Ghadmès et Gbat, et publia à la race nègre et prit une part active à la Truveis in the Grcat Désert of Sak'ara {[Si9, ^ guerre de l'Indépendance ha'ilien ne. Porté 2 vol.). A la tête d'une expédition gouverne- au pouvoir le i"' mars 1846 par une portion mentale, il quitta Tripoli avec Bartb et Over- du peuple, il eut à combattre des compétiweg en 18-30, et fut le premier Européen qui leurs qu'il parvint à faire disparaître, visita le désert pierreux de Hammadah, d'où | RICHEBOURG. un des meilleurs crus de la
il s'avança jusqu'au Bornou, où il mourut.
Bayle Saint-John a édité son ouvrage intitulé
Narrative of a Mission to Central A frica (1833,
2 vol.) — 111. (SiR John), naturaliste écossais ,
né en 1787, mort en 1863. Il fut chirurgien
et naturaliste des expéditions arctiques de ■ ,., ^ , ■• . . . i- ^ i
Franklm de 1819-'22, et de l82o-'27. En 1848, : «."i;^''' *,*'«« /^«^''V '"«" *Z''Jr '" '«'''«
il commanda une dés trois expéditions en- ,(16' I); Dictionnaire français. {i6S0), elc.
voyées à la recherche de Franklin; il revint î RICHELIEU, ch.-l. de cant., arr. et 22 kil.
en 1849. Son ouvrage le plus imfjortant est S.-E. de Chinon (Indre-et-Loire), sur la
\a. Fauna Boreali-Americana (lè29-'37, 4 vol. Mabie ; 2,318 hab. Le cardinal de Richelieu,
BourL'ugne. voi.-m ilu Romanée-Conti.
RICHELET I César -Pierre', lexicographe, né en 1631, mort a Paris en 1698. il a laissé : Diclionwtire des rimes dans im Jiouvel ordre (Paris, 1667, in-12); la Versification française
in-4°), où il eut pour collaborateurs Swainson el Kirby. 11 a aussi publié The Arctic Searching Expédition, a Journal of a Boat Voyage through Rupert's Land and theArcticSea{{'^':)\), et The Polar Régions {l»6\). - IV. (Samuel), romancieranglais, né en 1689, mort en 1769. 11 était imprimeur à Londres. Il avait plus de 50 ans lorsqu'il écrivit Pnmeii! (1741, 2 vol. I dont cinq éditions parurent dans la même année. En l748-'49, il publia The History of Clarissa Ihnlowe (8 vol.), qui fut presque aussitôt traduite en français et en allemand. Son dernier ouvrage de fiction est The History of sir Charles Grandison (17o3-'o4, 6 vol.) Mrs Barbauld a publié sa correspondance en 1804 (6 vol. in-12).
RICHARD-TOLL. I" poste français sur le Sénéi:al. à 145 kil. de Saint-Louis; 038 liab. Jardin d rssai.
■ RICHE adj. (auc.haut ail. richi, opulent).
l'érigea en duché-pairie (1631) et y construisit un magnifique château dont il reste à peine des vestiges.
RICHELIEU. 1 . (François du Plessis de), capitaine, père du célèbre cardinal de ce nom, no en 1348, mort à Gonesse en 1590. Il fut élevé à la cour de François 11 et de Charles I.\, se distingua à la bataille de .Montcontour, suivit le duc d'Anjou (depuis Henri III) en Pologne, el servit Henri IV qui le nomma capitaine de ses gardes. — IL (Alphonse-Louis DU Plessis db\ dit Cardinal de Lyon, fils du précédent, né à Paris en I .■)82, mort à Lyon en 1633. Evêque de Luçon à 22 ans, il se démit de sa charge en faveur de son frère et se retira à la Grande-Chartreuse, d'où le cardinal de Richelieu le fit sortir plus tard pour lui donner l'évêché d'Aix, puis celui de Lyon. Il devint cardinal et i-'rand aumônier de France -- 11! Aruiaud-Jear d'. Plessis, car-
RICH
dinal et duc dt], homme d'Etat (rançais, né à Paris le 5 sept. loSo, mort dans la niêrnc ville le -l déc. 1642. fl commença son éducation militaire sous le nom de marquis du Chillon, mais en 1607 il succéda à son frère comme évèque de Luçon. En 1614 il devint député du clergé aux états généraux, en 1615 aumOnier de Marie de Médicis, et en 1616 il entra an conseil comme secrétaire d'Etat pour l'intéiieur et pour la guerre. Après le meurtre du maréchal d'Ancre, il partagea l'exil de la reine à Blois; mais ayant essayé de la réconcilier avec le roi son fils, il fut relégué dans son diocèse de Luçon, et eu 1618 à Avignon, où il écrivit De la perfection dti Chrétien et d'autres ouvrages. Marie de .Médicis étant rentrée à lacour, rétablitRichelieu. Il fut créé cardinal en 162Î, rentra au conseil d'Etat, et bientôt après, malgré l'aversion persistante de Louis XIll, devint premier ministre. Ses projets pour la consolidation do la monarchie et la grandeur de la France englobaient la destruction des derniers restes de la féodalité, la soumission complète de la haute noblesse à la couronne, l'alfaiblissement du protestantisme et l'abaissement de la maison d'Autriche. \ celle-ci il enleva les passages de la Valleliue pour les donner à la Suisse (1626). La même année, il entama une guene contre les prolestants français et contre les Anglais, leurs alliés, et résolu! de frapper un coup décisif en assiégeant la Rochelle, leur plus redoutable place forte. Après une résistance désespérée, dans laquelle périrent 25,000 des 30,000 habitants de la ville, la place se rendit le "28 oct. 1628, et l'édil de Nîmes mit fin au pouvoir politique des protestants en France. Pour mettre à exécution ses desseins sur la haute noblesse, il emprisonna le maréchal d'Ornano, favori de Gaston d'Orléans, frère du roi, ce qui amena les princes à conspirer contre sa vie. Richelieu déjoua le complot, et lit décapiter le comte de Chalais, pendant qu'on arrêtait ou dispersait ses complices. François de .Montmorency, seigneur de Boiiteville, et le comte des Chapelles, payèrent l'un et l'autre de leur vie, en 1627, la faute d'avoir transgressé la loi contre le duel que le cardinal avait fait promulguer. Richelieu donna à Charles de Gonzague, duc de Nevers, héritier du duché de Mantoue, les moyens de revendiquer ses possessions par la force des armes. Cette guerre fut cause que Marie di- Médicis et Anne d'Autriche se réunire:n contre lui, et il fut renvoyé (1630). Ce fut une grande joie à la cour. Mais Richelieu arracha à la timidité de Louis XIII une réconciliation, et il envoya en esil Marillac, qu'on avait désigné comme son successeur. Le plus intluent de la famille des Marillac, le maréchal de ce nom, fut mis à mort. Marie de Médicis et Gaston d'Orléans formèrèntcontre lui de nouveaux complots, dont le résultat fut le bannissement de Marie en 1631; ses partisans partagèrent son sort ou furent Jetés en prison, et le ressentiment de Richelieu les poursuivit pendant plusieurs années. En 1631, lorsqu'il fut élevé à la duché-pairie, le duc d'Orléans et le maréchal duc de Montmorency organisèrent une nouvelle révolte ; mais ils furent vaincus a Caslelnaudary, et .Montmorency fut décapité. Dans la guerre de Trente ans, qui sévissait alors en Allemagne, Richelieu se mit du côté des protestants contre la maison d'Autriche, et aida Gu5tave-.\dolphe de ses subsides. Lorsque celui-ci tomba à Lulzeii (1632), il assura à la France de nouvelles possessions sur la rive gauche du Rhin. 11 déclara ensuite la guerre à l'Espagne, et assista à la prise de Pejpig'nan (1642j. A la fin l'Autriche se trouva humiliée, le Portugal séparé de l'Espagne, l'influence française prédominant en Catalogne, l'Angleterre en pleine révolution, et la France calme et prospère. Mais des intn-
RICH
gués de cour et des trahisons militaires menacèrent de nouveau Richelieu. La dernière conspiration de la noblesse fut un traité secret d'alliance conclu avec l'Espagne par les ducs de Bouillon et d'Orléans. Cinq- .Mars y fut impliqué, et exécuté à Lyon, avec son ami de thou, le 12 sept. 1642. Après avoir donné cette dernière preuve de son pouvoir, Richelieu, malade, revint à Paris triomphalement, deux mois avant sa mort, porté sur une litière qu'escortait une armée, et entouré d'une pompe extraordinaire. C'est lui qui fonda, entre autres institutions, l'Académie française, et qui agrandit la Sorbonne. On le regarde comme l'auteur de Mémoires dont la première édition complète parut en 1823, et de deux autres ouvrages autobiographiques. Ses Lettres, Instructions diplomatiques, etc., ont été éditées par Avenel (l8o3-'68, 6 vol.). — IV. (Louis-François-Armand DE 'Vigneron du Plessis, duc de], connu sous le nom de mnréchal de Richelieu, arrière-petit-neveu du cardinal, né à Paris le 13 mars 1696, mort le 8 août 1788. Marié à 14 ans avec M"e de Noailles pour laquelle il n'éprouvait aucun sentiment d'affection il parut à la cour et y brilla tellement que son père le fit mettre à la Bastille pour cause de galanterie et de séduction. Il en sortit 14 mois après, et alla faire ses premières armes sous Villars dont il fut l'aide de camp pendant la campagne de 1712. Sous la Régence, il fut enferme deux fois à la Bastille à la suite de duels et d'aventures galantes.
Délivré par le crédit de la marquise de Prie, il fut nommé ambassadeur à Vienne (172,ï), servit sous Berwick en 1733, se distingua aux sièges de Kebl et de Philippsbourg, épousa vers la même époque M"" de Guise, princesse de Lorraine, fut fait maréchal de camp en 1738 et devint le favori de Louis XV, dont il sut à propos flatter les passions. Il contribua au gain de la bataille de Fontenoy (174o), reçut l'ambassade de Dresde, puis celle de Gênes (I74S). En 17.'i6, au début de la guerre do Sept ans, il donna le conseil de l'expédition de Minorque et s'empara de Port-Mahon. L'année suivante, il remplaça dEstrées à l'armée du Rhin, repoussa le duc de Cumberland, conquit le Hanovre et pilla tout le pays. Il obtint alors le bâton de maréchal et le gouvernement de la Guienne. Devenu l'ennemi de M"* de Pompadour. il rentra dans la vie privée et s'y livra à tous les vices de sa jeunesse. A 84 ans, il épousa en troisièmes noces M"° de Roth. Bien qu'il sût à peine l'orthographe, il était membre de l'Académie française depuis 1720. Il fut l'inlinie ami de Voltaire; on a publié -.Mémoires du mnréchal de Richelieu (Paris, 1790, 4 vol.), et Vie privée du maréchal de Richelieu (1790-02, 3 vol. in-S), — V. (Armand-Emmanuel du Plessis, duc de) petit-fils du précèdent, ne à Paris en 1766, mort en 1822. 11 porta d'abord le nom de comte de Chinon. A 1 4 ans, il épousa M"= de Rochechouart qui mourut en 1830 sans lui laisser d'héritier. Le 5 oct. 1789, il se rendit à la cour de Russie, combattit la France dans les troupes russes et ne rentra qu'en 1814, après avoir refusé les offres brillantes du premier consul, et avoir été nommé par l'empereur de Russie gouverneur d'Odessa. En18l4, il fut fait pair de France et, en qualité de ministre des affaires étrangères, il signa le second traité de Paris(18lo) ; c'est à son intercession auprès d'Alexandre, que l'on dut que le territoire français ne fût occupé que pendant 3 ans, et, au congrès d'Aix-la-Chapelle, il obtint l'évacuation complète. II rentra dans la vie privée en 1821 .
* RICHEMENT adv. D'une manière riche, magniliquemenl : il est richernent vêtu. — M.iRiEii UNE FILLE RicHicuENi, lui faire épouser un homme qui a de grands biens; et, Poukvoin. BicHEUEisT SES ENFANTS, leur donner des
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établissements considérables. — Cette femme EST RICHEMENT LAIDE, elle est fort laide. — Ce POÈTE RIME RICHEMENT, il n'emp!oie ordinairement que des rimes très riches.
RICHEMONT (Artus de Bretagne, duc de).
connétable, deuxième fils de Jean V, duc de Bretagne, né en 1393, mort en 1458. Il fui fait prisonnier à Azincourt (1415), recouvra sa liberté et contribua puissamment à chasser les .\nglais de Normandie.
RICÏÏEPANSE (Antoine), général, né à Metz en 1770, mort à la Guadeloupe en 1802. 11 eut la plus grande part au gain de la bataille de Hohinlendeii et réprima en 1802 l'insurrection de la Guadeloupe. Son nom a été donné à une rue de Paris.
RICHER, chroniqueur, mort vers l'an 1010, Il était moine de Saint-Remi de Reims et écrivit nue Chronique assez exacte des événements qui ont eu lieu de SS2 à 998. Son manuscrit, découvert dans une bibliothèque de Baraberg en 1833, a été publié à Paris avec une traduction de J. Guadet (184.H, 2 vol in-S") et à Reims avec la traduction de Poinsignon (18').t, in-8°).
RICHER (Edouard) [ri-cbé], auteur français, né à Noirnioutiers eu 1792, mort à Nantes en 1834. Il devint adepte des doctrines de Swedenborg, et ses écrits sur ce sujet ont été réunis en 8 vol. (l832-'36). Il a aussi écrit des poésies et Voyage pittoresque dans le département de la Loire- Inférieure (Nantes, 1 820-'23, 2 vol. in-4''). Ses CEuvres littéraires ont été publiées à iXantes, en 1838 (7 vol. in-S") avec une notice biographique par Emile Souvestre.
RICHERAND (Anthelme, baron), physiologiste français, né à Belley en 1779, mort à Paris en 1840. Professeur de pathologie chirurgicale à la Faculté de médecine, il assista généi'eusement les malades et les blessés de toutes les nationalités pemiant l'occupation de Paris par les alliés, et fut créé baron et chirurgien en chef d'une partie de la garde nationale. Ses Nouveaux éléments de Physiologie (1801) ont été souvent réédités et traduits.
* RICHESSE s. f. Opulence, abondance de biens ; c'est le commerce qui fait la richesse de ce patjs-la. — Econ. polit. La richesse publique, le produit du sol, de l'industrie et du commerce il'un Etat. On dit, dans un sens anal., La richesse des nations. — Abondance des productions naturelles : la lichcssedu sol. — Se dit aussi en parlant de certaines choses dont la matière ou les ornements sont riches et précieux : voijez la richesse de ce vêtement, il est couvert de perles, de diamants. — Fig. Richesse de RIMES, exactitude, justesse de rimes portée au delà de ce qui suffit: la richesse des rimes contribue à la beauté des vers. — La richesse d'une langue, l'abondance d'une langue en expressionset en tours. — Peint. La RICHESSE d'une composition, le nombre, la belle ordonnance des figures, la beauté de leur expression, de leurs formes, de leurs attitudes. — pi. De grands biens : l'embarras des richesses.
' RICHISSIME adj. superlatif. Extrêmement liche : c'est unhomme richissime. (Fam.)
RICHMOND, ville du comté de Surrey (Angleterrej, a 16 kil. O.-S.-O. de Saint-Paul à Londres; 22,684 hab. On l'appelait, à l'origide, Schene ou Scheen, puis Slioen, et elle fut résidence royale sous Edouard T' et Edouard II. C'est Henri VII qui lui donna le nom qu'elle porte actuellement, de son litre de comte de Richmond, dans le Vorkshire. Elisabelh en fit son séjour favori.
RICHMOND [ritch'-monndd], capitale de la Virginie (Etats-Unis), et la plus grande ville de l'Elut, sur la rive septentrionale duJames,
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