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aîné, Sadi Carnot, enlevé par le choléra en 1832, lui causa une douleur qui ['éloigna un instant de ses travaux littéraires et philosophiques. Il visita l'Angleterre, la Hollande et la Suisse. Revenu en France, il figura parmi les défenseurs des accusés d'avril et fut élu député de Paris en 1839, puis réélu en 1842 et en 1846. Il appartenait alors au parti réformiste ou radical, dont il tenta inutilement le rapprochement avec la gauche dynastique, dans une brochure intitulée les radicaux et la charte (1847). Cette brochure, sorte de manifeste destiné à expliquer sa progression vers des idées plus modérées, souleva les récriminations des radicaux. Après la révolution de février, il dut à la mémoire de son père le portefeuille de l'instruction publique, essaya des réformes, se heurta au mauvais vouloir de l'Université, subit les plus injustes attaques après les journées de juin, et démissionna après un vote de défiance le 5 juillet 1848. 11 avait été élu à la Constituante par le département de la Seiue; mais il échoua aux élections générales et n'entra à l'Assemblée législative qu'à la suite d'élections partielles qui eurent lieu à Paris le 10 mai 1850. Après le coup d'Etat de décembre, le département de la Seine l'envoya au Corps législatif, avec Cavaignac (1852); mais il refusa de prêter serment et dut renoncer à son siège; les Parisiens le réélurent en 1857 et il opposa le même refus de prestation de serment. En 1863, élu dans la première circonscription de la Seine, il consentit enfin à jurer fidélité à l'empereur. En 1869, ses électeurs trouvant son républicanisme trop tiède, lui préférèrent Gambetta. A la suite du désistement de ce dernier, il se présenta de nouveau ; mais la candidature d'Henri Rochefort venait d'être posée et, celte fois encore son échec lut éclatant. Après la révolution du Quatre Septembre, il fut nommé maire du VIIIe arrond. de Pans et maintenu dans ces fonctions par les élections du mois de novembre suivant. Le 8 février 1871, les électeurs de Seine-et-Oise l'envoyèrent à l'Assemblée nationale, où il siégea sur les bancs de la gauche républicaine. En mars 1873, il présida le comité qui appuyait à Paris la candidature Rémusat contre Barodet. Le 16 décembre 1875, il fut élu sénateur inamovible et siégea au Luxembourg, à la gauche républicaine. Quelques mois avant de mourir, il vit couronner sa longue existence par l'élection de son fils, Sadi Carnot, à la présidence de la République. Aussitôt que son fils fut installé à l'Elysée, il sortit de sa circonspection ordinaire pour lui conseiller d'adopter une politique hostile au parti radical.— Carnot a donné des traductions de plusieurs œuvres de la littérature allemande : Gunima, nouvelle traduite de Van der Welde (1824) ; Chants helléniens, de Wilhelm Millier (1828). — Il a publié une foule d'ouvrages parmi lesquels nous citerons : Quelques réflexions sur la domesticité (1838); Des devoirs civiques et militaires (1838); Sur les prisons et le système pénitentiaire (1840); De l'esclavage colonial (1845); De la suspension des droits électoraux (1868); L'instruction populaire (en collaboration avec J. Simon, 1869) dans la Bibliothèque libérale; La Révolution française (1869-Î72, 2 vol.); Carnot s'est occupé pendant longtemps de préparer la publication des mémoires de son père, mémoires dont les volumes I ctll parurent en 1861-'64. Il a aussi publié les Mémoires de Grégoire (2 vol.) et, avec David d'Angers, ceux de Barère (4 vol., 1842-'43). Il a donne, en outre, des notices sur divers personnages de la Révolution, des discours, des mémoires, des brochures d'actualité, etc. Il a collaboré à l'Organisateur, au Producteur, au Globe, à la Liberté de penser, et à plusieurs autres publications.
CARO (Edme-Marie), académicien, né à Poitiers le 4 mars 1 S2<; , mort à Paris en juillet 1887. Il sortit de l'Ecole normale en 1845, fut
nommé agrégé de philosophie en 1848 et enseigna aux lycées d'Angers, de Reims et de Rouen, puis à la faculté de Douai (1854), à l'Ecole normale supérieure (1857) et à la Faculté des lettres de Paris (1867). Il entra à l'Académie française en 1876. 11 a laissé : Samt Dominique et les Dominicains (1850); le Mysticisme au rvnia siècle (1852); Etudes morales sur le temps présent (18531 ; l'Idée de Dieu et ses nouveaux critiques (1864); la Philosophie de Gœthe (1866); les Jours d'épreuve (1871), et plusieurs autres ouvrages empreints de sentiments catholiques, entre autres, une Vie de Pie IX, et de nombreux mémoires.
CAROLINES (Iles) ou Nouvelles-Philippines. Ce vaste archipel, qui ne comprend pas moins de cinq cents lies, git à l'est des Philippines, entre 5° et 12° de lat. N. et entre 135° et 162° long. E. 11 fut découvert en 1543 par Lopez de Villalobos, qui le nomma archipel des îles Carolines en l'honneur de Charles-Quint. Les Espagnols s'ensonttoujours considérés comme les légitimes propriétaires, mais ils ne l'ont jamais colonisé et n'y ont même fondé aucun établissement qui pût attester leur droit; ils y ont seulement envoyé des missionnaires. L'archipel, bien qu'il mesure plus de 3.000 fe.il- de long, ne renferme que de petites îles, ordinairement basses, des attolles, comme disent les géologues. On ne rencontre guère de collines, que dans l'île d'Yap, que l'on peut considérer comme la principale de toutes. Elles sont couvertes d'une luxuriante végétation tropicale et sont habitées par des peuples de race papouase, doux, hospitaliers et gouvernés par un grand nombre de petits chefs. Lorsque M. de Bismarck posa le fondement de l'empire colonial allemand, il jeta ses vues sur ce groupes d'îles, où plusieurs négociants allemands s'étaient établis. Le 9 mars 1885, le gouvernement espagnol, informé des projets du chancelier de fer, et obéissant à la pression de l'opinion publique, envoya des instructions au capitaine général des Philippines pour qu'il prit formellement possession des Carolines; c'est alors que se produisit l'incident d'Yap. Au moment où un officier espagnol, arrivé avec 3 navires de guerre, se préparait à débarquer dans cette île pour en prendre possession, le cuirassé allemand Iltis, arrivé trois jours après lui, débarqua des hommes et hissa le drapeau de l'empire, malgré les protestations des capitaines espagnols. Quand cet événement fut connu en Espagne, la surexcitation du peuple contrasta singulièrement avec la froideur du roi Alphonse XII, qui n'eut même pas la dignité de renvoyer à Berlin son costume de colonel de uhlans. Dans les rues de Madrid eurent lieu des scènes de désordre, le 2 sept. La légation allemande fut envahie et insultée; le drapeau de l'empire, qui venait d'y être arboré en commémoration de la victoire de Sedan, fut abattu, foulé aux pieds et traîné dans la boue; l'écusson impérial fut arraché de la façade de l'hôtel et brûlé à la Puerta del Sol. La démonstration se continua pendant toute la nuit suivante. Le gouvernement d'Alphonse XII, accusé d'être d'accord avec les Allemands et menacé d'une révolution, se vit forcé de faire annoncer qu'il destituait les commandants des trois navires de guerre qui se trouvaient à Yap au moment de l'incident. En même temps, M. de Bismarck informait le président du conseil espagnol qu'il s'agissait d'un simple malentendu, que le commandant de l'Iltis avait agi sans consulter les officiers espagnols et qu'il n'aurait pas planté le drapeau de l'empire s'il eût connu leurs instructions; enfin il offrait de faire vider le différend par un arbitrage et choisissait le pape Léon X1I1 comme arbitre. Le cabinet espagnol ayant accepté ses explications et cette offre, le pape rendit, le 18 nov., un jugement en vertu duquel l'ancien droit de souveraineté de l'Espagne était maintenu dans les
Carolines, en assurant aux Allemands des privilèges commerciaux particuliers dans l'archipel. Un acte mettant fin à cette question irritante fut signé le 17 déc. au Vatican, par le cardinal Jacobini et par les représentants de l'Allemagne et de l'Espagne.
CAR0LINIEN, IENNE s. et adj. Du pays appelé la Caroline ; qui appartient à ce pays ou à ses habitants.
CAR0L0RÉGIEN, IENNE (du nom latin Caroloregium) s. et adj. De Charleroi; qui se rapporte à Charleroi ou à ses habitants.
CARPE. — Pêche. La carpe se trouve dans toutes les- eaux douces, courantes ou dormantes; tleuves, rivières, lacs, étangs, marais même, tout lui est bon. Elle s'y envase pour passer l'hiver, et sort de son engourdissement dès le mois de février dans les rivières, quelquefois seulement en avril dans les étangs. De ce moment jusqu'à la fin de juin, la carpe se jette avidement sur l'appât, du lever au coucher du soleil. De juin à septembre, le meilleur moment du jour pour prendre la carpe est le matin et le soir; mais dans le milieu du jour, à moins d'une petite pluie, il n'y faut pas compter. La carpe est un poisson fort glouton, mais habile à flairer le piège; il importe donc de cacher son hameçon le plus complètement possible dans l'appât qu'on lui offre et qui sera : l'asticot, le ver blanc à queue, le ver de terre, le ver rouge, le chènevis, les fèves ou le blé cuit; une simple boulette de mie de pain, si elle n'avait pas le fâcheux inconvénient de se dissoudre promptement dans l'eau, surtout dans l'eau courante, serait peut-être le meilleur appât pour la carpe. La canne devra avoir 4 ou 5 mètres au moins, sauf le cas où le pêcheur opérerait de dessus un bateau. La ligne pourra être de crin et soie, pour le mieux; mais à l'occasion en cordonnet de soie ou de lin, munie ou non d'un moulinet, avec une grosse flotte de liège, et, en considération de la ruse de la carpe à éventer le piège, des hameçons aussi petits que possible, rarement au-dessus du numéro 5, montés sur do fortes racines. On amorce le fond dès la veille avec du blé, des fèves ou du chènevis cuits. La carpe hésite longtemps avant de tirer sur la ligne, ayant mordu, ou plutôt interroge l'appât et le mordille longtemps avant de se décider à le happer franchement : excepté dans une eau courante où il vaudra mieux piquer aussitôt que le poisson mordra, il faut laisser à la carpe le temps de s'ingérer l'hameçon et l'appât dont il est revêtu, et de s'enfuir avec, ce qu'indique le mouvement continu de la flotte, pour la ferrer d'un coup sec, aussitôt après lequel on lâche un peu de ligne. — Enfin il ne reste plus, le poisson pris, qu'à l'amener à terre avec toutes les précautions indiquées pour les poissons de grande taille et par conséquent de force exceptionnelle. On pêche également la carpe aux lignes dormantes; on la pêche enfin à toute sorte de filets; mais il en tombe peu dans les filets traînants. Dès que la carpe voit qu'elle est sur le point d'être prise par un de ces filets, elle s'enfonce dans la vase et le filet passe pardessus.
CARPENTIER (Antoine-Michel), architecte, né à Rouen en 1709, mort en 1775. Il entra à l'Académie d'architecture en 1772. Il a élevé les châteaux delà Ferlé et de Ballainvillers, ainsi que les bâtiments de l'Arsenal à Paris et continua la construction du Palais-Bourbon (aujourd'hui palais du Corps législatif).
CARPENTIER (Pierre), bénédictin de Saint- Maur, né à Charleville en 1697, mort en 1767. 11 lut prieur de Doncnery et donna sous le litre de Glossarium novum (Paris, 1766, 4 vol. in-fol.), un supplément au glossaire latin de Ducange. Son Alphabctum lironiaman (1747,
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in-fol.) est l'explication de l'écriture au temps de Louis le Débonuaire.
CARPENTRASSIEN, IENNE s. et adj. De Carpenlras; qui se rapporte à cette ville ou à ses habitants.
CARPOLOGIE s. f. (gr. karpos, fruit; logos, discours). Bol. Partie de la botanique qui a pour objet l'élude des fruits.
CARPOPHORE s. m. (gr. karpos, fruit; ohoros, qui porle). Bot. Prolongation du réceptacle en une petite colonne qui porte le pistil au-dessus du point d'insertion de la corolle et des étamines.
CARRÉ de veau à la broche. — Cuis. Parezle bien, après avoir eu soin de faire donner un coup de couperet dans les jointures des côtes; lardez de petit lard; liez sur la broche pour ne pas percer le filet, et faites cuire une heure et demie. Servez avec son jus dégraissé. — Carré de mouton a la bourgeoise. Parez un carré de mouton et mettez-le cuire, pendant deux heures, avec du bouillon, un bon verre de vin blanc, bouquet garni, ail, ciboule, persil, clous de girolle, sel et poivre. Liez la sauce avec un morceau de beurre manié de farine. Ajoutez un filet de vinaigre au moment de servir.
CARRÉ MAGIQUE. On appelle carré magique un carré divisé en plusieurs petits carrés égaux dans lesquels on place les termes d'une progression quelconque de nombres, ordinairement d'une progression arithmétique, de manière que les nombres de chaque bande, soit horizontale, soit verticale ou diagonale, forment toujours le même total. Pour savoir de combien de manières 9 personnes peuvent se ranger dans un chambre, il n'y a qu'à multiplier les 9 premiers chiffres les uns par les autres, c'est-à-dire le premier par le second, puis le second ainsi multiplié, par le troisième, et suivre jusqu'à 9; on trouvera que ces 9 personnes peuvent se ranger de 362,881 manières ; si elles étaientiO,ceserait 10 fois ce dernier nombre. Si l'on prie une personne de rangerles9premiersehilfres de tellesorle qu'il se trouve 1 5 de tous côtés, cette personne, qua nd elle ignore la manière d'opérer, passera des heures à y parvenir, à moins que le hasard ne vienne la seconder. Ce sera bien pis si on lui donne àarranger49 nombres; et pourtant on peut arriver à ce but en quelques minutes, quand on a étudié la manière de former les carrés magiques. Ces carrés sont dits magiques parce que les anciens leur attribuaient des vertus merveilleuses et qu'il formaient la base de plusieurs de leurs talismans. Un carré unique dans lequel on inscrivait l'unité, était, pour eux, le symbole de la déité, à cause de l'unité et de l'immutabilité de Dieu, ce carré étant, par sa nature, unique et immuable. Le carré de deux cases était le symbole de la matière imparfaite, à cause de l'impossibilité où l'on est de diviser un carré en deux cases carrées égales. Les carrés magiques, qu'ils soient en nombre pair ou en nombre impair, peuvent se former en classant tous les nombres sous trois titres différents et en appliquant à chaque titre séparé la règle qui lui est particulière. Tous Les nombres se placent dans l'une des classes qui suit : 1° tous les carrés en nombres impairs; 2° tous les carrés tu nombres pairs qui, divisés par 2, produisent un nombre impair pourquotient; 3» tous les carrés en nombre pairs qui, divisés par 2, produisent un nombre pair pour quotient. Avant de donner les règles pour former les carrés des classes ci-dessus, nous donnerons celle qui permet de trouver la somme de chaque colonne dans un carré quelconque, formé de chiffres qui se suivent en commençant par l'unité. On divise par 2 le nombre des cases parallèles, ajouté au cube de ce nombre; exemple : quand le carré est divisé
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en 9 cases, on a
=: 15; quand le carré
est divisé en 16 cases, on a ■' 1 " = 34; quand le carré est divisé en 25 cases, on a 5 \ 5* = 65. Celte règle permet de connaître d'avance quel total doit offrir une colonne quelconque d'un carré formé d'un nombre déterminé de case*. — Carrés en nombre impair. Sans nous attarder à une démonstration savante, nous allons donner les règles pratiques qui permettront à nos lecteurs de former n'importe quel carré magique en nombre impair de cases. Supposons que l'on ait à former un carré magique de 25 cases. Ce carré aurait 5 cases de côté et le total de chaque rangée devrait être, d'après
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la règle établie, de 65. Pour obtenir ce carré, traçons sur le papier un carré de 25 cases et à chacune de ses faces adaptons 4 cases détachées comme on (e voit sur notre fig. 1. Ecrivons obliquement nos 25 nombres dans leur ordre naturel. Nous commençons par la diagonale supérieure de dioiteetnous écrivons nos nombres de haut en bas; car l'on peut commencer par n'i m porte quelle diagonale extérieure et poser les nombres dans n'importe quel sens, pourvu que l'on continue ensuite dans l'ordre commencé. Ayant donc obtenu la fig 1, nous enlevons les nombres placés hors du carré, et les portons dans les cases vides intérieures qui sont diamétralement opposées à un nombre de cases égal au nombre de côtés du carré à former; cela nous donne la fig. 2, dans laquelle on trouve toujours 65, quel que soit le sens de la rangée que l'on additionne. Soit maintenant à composer un carré de 49 cases ou de 7 cases de côté; le total de chaque rangée devra être de 175, en vertu de la règle déjà établie. Suivant la même marche que pour les autres carrés, nous formons un carré de 49 cases; en dehors de ce carré, nous traçons sur chaque face 9 carrés extérieurs et nous inscrivons dans chaque carré, en diagonale, les nombres successifs de 7 en 7. Celte règle pour la formation des carrés magiques s'applique à n'iraporte quelle progression arithmétique ou géométrique de nombres. On peut former un carré en commençant par un nombre quelconque et en l'augmentant dans une progression déterminée. On suivrait la même marche pour les nombres en progression géométrique, toujours en écrivant en diagonale les nombres dans leur ordre de succession et en rentrant dans le carré, comme il a été dit, ceux
qui se trouvent en dehors. La méthode que nous venons d'établir permet de placer sous huit formes seulement une série de nombres d'après l'ordre dans lequel on écrit ces nombres en diagonale. Larèglesuivantepermetde former un carré magique de mille manières. On place 1 dans n'importe laquelle des petites cases; 2 dans la colonne perpendiculaire immédiatement adjacente à droite, sur une case quelconque, sauf les trois cases qui sont contiguës, horizontalement et diagonalemenl à la case marquée 1 (les cases parallèles supérieures et inférieures, prises ensemble, doivent toujours être considérées comme contiguës les unes aux autres, — c'est-à-dire que deux nombres consécutifs ne peuvent être placés dans la case perpendiculaire adjacente ni dans les cases parallèles immédiatement supérieures ou inférieures); et ensuite 3 se place dans la rangée perpendiculaire suivante à droite; sa distance horizontale relativement au 2 doit être égale à celle que le 2 occupe relativement au 1 — en ayant soin, quand on atteint lacase inférieure, si l'oncoinple en descendant,de laconsidérercommesi ellese trouvait immédiatement au-dessus de la case supérieure delà même colonne; et l'on reprend de cette case supérieure en continuant de compter. Quand on atteint la dernière colonne de droite, on la considère comme si elle était placée à l'extrême gauche. On va ainsi jusqu'à ce que l'on arrive à un nombre égal au nombre de cases qu'il y a dans une colonne. Le nombre suivant se place dans la 2e case horizontale à droite de ce premier multiple; on continue ensuite comme précédemment jusqu'à ce que l'on ait placé le 2° multiple du nombre de ca-es de la colonne. On écrit le nombre suivant dans la 2° case horizontale à droite de ce multiple et l'on agit de la même manière jusqu'à ce que l'on ait rempli toutes les cases. Quand on place un nombre au bas d'une colonne, on recommence à compter en haut de la colonne suivante. Ayant placé le 5 (nombre égal au nombre de cases d'une colonne), on porte 6 sur la même colonne horizontale, à 2 cases à droite du 5 (ici le 6 ne semble pas être à droite du S parce que nous sommes censés compter de gauche à à droite, sur un carré imaginaire qui serait la continuation et la répétition du carré H). Après le 6, passant dans la colonne de droite, nous arrivons au bas et reprenons en haut de cette même colonne pour placer le 7, et ainsi de suite. Disons maintenant quelques mots relativement aux propriétés des carrés magiques ainsi obtenus. 1° De l'un quelconque des quatre côtés, en commençant par n'importe quel nombre de l'une des cases, additionnons les nombres placés diagonalement dans un sens quelconque, nous arrivons toujours au même total. Il est bien entendu que, lorsque le nombre de carrés en diagonale ne donne pas le nombre total des carrés composant une colonne, nous considérons celte diagonale comme continuée parla diagonale d'un carré imaginaire adjacent qui serait en tout semblable à celui sur lequel on opère, el l'on arrive ainsi à avoir le nombre de carres voulu et à obtenirle total. 2° Si l'on enlève une ou plusieurs horizontales supérieures et qu'on les plaie au-dessous de la rangée inférieure, dans l'ordre où on lésa prises, le carré reste magique; de même si on prend une ou plusieurs langées horizontales inférieures pourles porter au-dessus de la rangée supérieure. 3° Si nous prenons une ou plusieurs colonnes perpe culaires soit à gauche soit à droite, pour les transporter du côté opposé, nous avons encore un carré magique. 4° Il résulte des servations précédentes que lorsqu on a obtenu un carré, il est facile d'en faire de nouveaux en transportant les rangées et les colonnes d'une extrémité à l'autre et en mettant en lignes horizontales ou verticales les lignes diagonales du carré; et ces nouveaux carrés ser-
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vent à en obtenir une infinité d'autres. On remarquera que pour la formation d'un nouveau carré à l'aide des diagonales, nous prenons un nombre quelconque de la première rangée et que nous complétons la diagonale. Pour le premier nombre de notre seconde rangée, nous prenons le nombre placé dans la première diagonale en sens inverse de la marche suivie pour former la première rangée; nous complétons la seconde rangée comme la première et continuons ainsi jusqu'à ce que le carié soit terminé. Le même carré peut ainsi servir à fournir des centaines de nouvelles figures; et celles-ci à leur tour deviennent la source d'autres carrés magiques à l'infini. La règle de formation et de multiplication des carrés magiques est exacte pour tous les carrés en nombre impair, sauf pour le carré de 3 X 3. Ce dernier, aussi bien, du reste, que tous les autres carrés impairs, peut se former en plaçant l'unité dans la cellule du milieu de la bande horizontale inférieure, en allant ensuite de gauche à droite, et en descendant diagonalement, avec l'attention d'enjamber les perpendiculaires et les horizontales comme il a été dit. Quand on a écrit 3 ou le multiple de 3, on place immédiatement au-dessus de ce nombre celui qui vient après, et l'on continue comme auparavant. D après cette disposition, le nombre moyen occupe le centre de la figure. — Carrés en tombre pair, quand le nombre des ca.-,es de n'importe quelle parallèle donne pour quotient un nombre impair si on le divise par 2. comme dans le carré ci-dessous :
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